Comment Biolie valorise les déchets pour fabriquer des ingrédients cosmétiques et nutraceutiques

La start-up Biolie, spécialiste de l’extraction enzymatique, valorise les coproduits de l’industrie agricole, agroalimentaire et forestière pour développer des actifs propres utilisés en cosmétique et pour les compléments alimentaires. Le point avec Nicolas Attenot, co-fondateur de cette start-up nancéenne.

Biolie valorise les coproduits agricoles, agroalimentaires et forestiers en traitant tout type de matière première végétale (graines, feuilles, tiges, racines, fleurs, fruits, légumes…). Des rafles de maïs pour élaborer un produit cosmétique aux propriétés cicatrisantes, des pétales de crocus issus de la production de safran transformés en un actif anti-âge ou encore des résidus de salades pour fabriquer un produit anti-vergétures… Mais aussi les aiguilles du sapin de Noël de la place Stanislas à Nancy qui servent de base pour des compléments alimentaires minceur.

Une société innovante reconnue sur le marché de la greentech

L’aventure commence avec l’élaboration d’un système d’extraction enzymatique, un procédé d’extraction végétale propre. « L’idée était d’exploiter cette technologie brevetée pour la mettre à disposition des industriels. Nous souhaitions travailler en local et en circuit court. Nous avons eu l’idée de valoriser les déchets provenant de l’industrie, ce qui présente un double intérêt environnemental et économique », explique Nicolas Attenot. Biolie crée des mélanges enzymatiques adaptés aux végétaux et aux objectifs d’extraction fixés qui permettent d’obtenir des ingrédients naturels originaux à partir des matières premières, le tout sans solvant organique.

Cette technologie qui vise à avoir un impact environnemental minimal répond aux principes de la chimie verte.Biolie libère tout ce qu’il y a dans la matrice afin d’obtenir des extraits huileux et aqueux, ainsi qu’un résidu solide appelé tourteau. Celui de salade est, par exemple, envoyé en méthanisation pour en faire du bio-gaz. Afin de limiter le transport vers les plateformes de méthanisation partenaires, la start-up vient d’installer une station de compostage pour valoriser ses tourteaux. 

Un acteur de l’économie circulaire

L’objectif de la startup : favoriser l’économie circulaire. « L’économie circulaire (ou up-cycling) est une notion de plus en plus à la mode en cosmétique. Depuis 2014, cela fait partie de notre ADN », souligne-t-il. « La bio-économie est un secteur en devenir mais un grand nombre de freins réglementaires empêchent son développement. Les changements passeront par des soutiens politiques pour faire bouger les lignes », insiste-t-il. Prochaines étapes pour la start-up déjà présente au Canada : devenir un acteur de référence de la greentech, vendre et étoffer son catalogue de produits et poursuivre ses efforts d’intensification commerciale en France et à l’export pour installer la technologie là où il y a la ressource en multipliant ses collaborations notamment en Amérique du Sud, en Afrique et en Australie.

Chiffres clés 

  • Création : 2012
  • 300 matières premières travaillées
  • 25 produits
  • 6 brevets
  • 33,3 % de l’activité à l’export en 2019

Article pour La Tribune / Bpifrance

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