Simplon forme au numérique les publics éloignés de l’emploi

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière Simplon, une école spécialisée dans les métiers du numérique qui s’adresse aux personnes éloignées de l’emploi – jeunes décrocheurs, demandeurs d’emploi et réfugiés.

« Nous avons importé le modèle des bootcamps qui existait depuis 2010 dans la Silicon Valley – former des personnes en quelques semaines au métier de développeur – en le modifiant pour nous adresser non pas à un public diplômé, mais à des personnes de niveau bac ou en dessous du bac. Chez Simplon, le numérique sert de levier d’insertion », explique Frédéric Bardeau, cofondateur. Ce « dingo de numérique depuis des années » a un parcours atypique : issu d’une formation en sociologie et en sciences politiques, ancien militaire, il est reconnu comme le spécialiste des Anonymous en France pour avoir écrit le premier ouvrage en français sur ce sujet. Après s’est employé à digitaliser les ONG durant une dizaine d’années, il a lancé cette école du numérique en mesurant l’impact social du numérique.

Des parcours d’insertion inclusifs 

Dotée de l’agrément « entreprise sociale d’utilité solidaire », Simplon forme gratuitement des demandeurs d’emplois et des salariés qui risquent de perdre leur emploi aux métiers du numérique (technicien IA, développeur, data analyste…). La start-up embauche également une partie des chômeurs pour continuer à les former. L’objectif : répondre à l’enjeu social de la fracture numérique et de la formation. « La gratuité intégrale est pour nous gage d’inclusion et d’égalité des chances », souligne Frédéric Bardeau. 

Au cœur de son projet, l’accessibilité numérique et l’innovation pédagogique. Certifiantes pour 90 % d’entre elles, ces formations accélérées (de 3 mois à 2 ans) sont ouvertes à tous sans limite d’âge, ni distinction de niveau scolaire ou d’origine territoriale. La start-up a développé un vaste réseau de « fabriques » dans des territoires défavorisés – milieux ruraux, Outre-mer, quartiers populaires – et à l’international.

Tech for good, good tech

Ces formations intègrent les notions de RGPD, d’éco-conception, d’accessibilité numérique, d’impact environnemental, de privacy, de cyber-sécurité, ainsi qu’une attention particulière portée à la représentation des femmes dans ces métiers peu féminisés. « Notre tech est intrinsèquement bonne. Pour nous, la tech for good, c’est aussi de la good tech », souligne Frédéric Bardeau. Prochains défis pour la start-up : étendre géographiquement ses formations en France et à l’international, et continuer à développer son impact sans modifier sa taille – en franchise et en partenariat.

Simplon en chiffres : 

  • Lancement de l’entreprise en 2013
  • 4 000 à 5 000 apprenants par an pour la formation gratuite destinée aux chômeurs 
  • 36% de femmes 
  • 65% de personnes ayant un niveau égal ou inférieur au bac
  • 75% de taux d’insertion dans les 6 mois
  • 255 formations 
  • Une centaine de lieux de formation dans 20 pays

Article pour La Tribune / Bpifrance

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