Les PME doivent monter en compétences sur le Green IT, facteur de croissance

Rendre son informatique plus verte. Une démarche responsable qu’un grand nombre d’entreprises françaises ont amorcé pour réduire leur empreinte environnementale et sociale liée au numérique. C’est également un levier de croissance pour les PME, d’où l’intérêt d’investir dans des compétences en Green IT.

Très complexe, le sujet du Green IT fait appel à un grand nombre de compétences, comme le souligne Romuald Ribault, vice-président de l’Alliance Green IT (AGIT) et spécialiste de la fin de vie des équipements. Pluridimensionnel, il recouvre la dimension écologique du numérique liée au gaspillage et à la destruction du matériel IT, la consommation énergétique relative aux équipements informatiques et l’aspect économique de durabilité de l’investissement.

Investir dans les compétences numériques

« Il y a du progrès : non seulement les PME ont pris conscience des enjeux liés au numérique responsable, mais on observe également un net passage à l’action depuis 2019 avec la mise en place des éco-gestes comme le paramétrage des imprimantes ou mise à l’arrêt des postes de travail le soir », affirme Romuald Ribault, s’appuyant sur le dernier baromètre Green IT qui vise à mesurer la maturité Green IT des entreprises et à alimenter la réflexion collective autour des usages du numérique. « Mais il y a encore un grand manque de compétences, ces entreprises sont un peu perdues sur la manière d’agir », nuance ce passionné de l’IT. De plus, cette démarche est à relativiser car les impacts du numérique sont liés à l’ensemble du cycle de vie d’un produit ou service numérique.

Afin de mesurer l’impact des mesures mises en place, « il faut investir dans une montée en compétences pour se constituer sa propre culture numérique et faire appel à des ressources externes », conseille Romuald Ribault. Selon lui, ces compétences constituent des leviers de croissance qui permettent aux entreprises de développer leur modèle économique ou de le transformer. « Les entreprises françaises ont accès à toutes les compétences et moyens nécessaires (notamment grâce au soutien de l’ADEME et des Chambres de Commerce et d’Industrie) pour placer le Green IT au cœur de leur stratégie. La France a toutes les clés pour développer une filière d’excellence en la matière. Ça vaut le coup d’investir sur ce sujet », déclare-t-il.

Conjuguer performance et responsabilité

Exemple d’engagement en matière de Green IT : l’agence OpenStudio, spécialisée dans les plateformes web sur-mesure. « Cette démarche est un vrai levier de croissance et un cercle vertueux qui conjugue responsabilité, éthique et performance. Plutôt qu’une contrainte, c’est l’opportunité de nous améliorer sur des techniques et de faire monter en compétences nos équipes », souligne Arnault Pachot, son dirigeant-fondateur. Rendre les sites internet plus efficients les rend également plus efficaces pour les utilisateurs avec un affichage plus rapide des pages. « C’est un axe d’amélioration éthique qui va dans le sens d’une excellence technologique », note-il.

Article pour La Tribune / Bpifrance

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