Algonomia : quand l’algorithmie révolutionne la fiscalité des grands groupes

La startup française, fondée en 2017, déploie des outils de suivi de la fiscalité et d’aide à la décision à destination des directions fiscales de groupes internationaux. L’objectif : leur permettre d’évaluer et d’anticiper l’impact des différentes réformes fiscales sur leur entreprise.

Forte d’une équipe pluridisciplinaire, Algonomia construit des solutions technologiques pour répondre aux cas d’usage en matière de fiscalité. Au fil de son évolution, des questions se posent : comment représenter le droit fiscal de manière algorithmique ? Comment calculer l’impact des réformes fiscales sur une entreprise mais aussi potentiellement sur une économie entière – sur la France, sur l’Europe – et construire des algorithmes qui permettent de faire ces estimations ?

Pour un meilleur pilotage de la gouvernance fiscale des groupes

Le caractère innovant d’Algonomia est double. En équipant les directions fiscales de groupes internationaux d’outils de suivi de leur fiscalité à travers le monde, la startup leur donne plus d’autonomie dans la collecte de données, l’analyse et le suivi des tâches. Grâce à l’algorithmie, la startup leur apporte également un outil d’aide à la décision pour qu’elles puissent contribuer à la performance de leur groupe. De responsables de la conformité, les directions fiscales deviennent ainsi partenaires de la direction financière dans la décision sur un certain nombre de sujets fiscaux (prix de transfert, fiscalité internationale…).

« Les directions fiscales n’ont pas les degrés de liberté, les données et les outils d’analyse facilement disponibles. Avec nos solutions, nous les équipons pour qu’elles se libèrent des tâches complexes non fiscales et puissent ainsi se concentrer sur leur valeur ajoutée comme la gestion des risques fiscaux, l’automatisation des calculs…», souligne Walid Eljaafari, CEO et co-fondateur. « Comme les algorithmes sous-jacents peuvent souvent être très complexe, nous investissons fortement dans l’ergonomie de nos interfaces pour les rendre facilement utilisables. » Autre bénéfice : l’entreprise leur fait gagner de temps sur l’organisation des process et l’automatisation.

Des solutions digitales innovantes

Bénéficiant de crédits d’impôt recherche, Algonomia mène d’importants travaux d’innovation. Le cœur de son équipe, dédié à la R&D (actuellement une dizaine de développeurs ingénieurs) construit la technologie et établit les solutions. Puis, les consultants en transformation digitale participent à leur implémentation. La startup se distingue par la pluridisciplinarité au cœur de la réalisation des tâches de conception. « Si nous avons une connaissance profonde de ces sujets, nous construisons nos solutions dans une approche itérative, au plus près des besoins de nos clients. Nous sommes vraiment à leur écoute », explique Walid Eljaafari.

La jeune entreprise propose des solutions qui s’adaptent aux structures organisationnelles et présente chaque trimestre à tous ses clients son calendrier de développement en fonction de leurs retours (maintenance évolutive). « Nous faisons de la haute couture », précise le CEO. « C’est toute la démarche que nous adoptons dans le design thinking, qui repose sur la notion d’empathie. C’est notre capacité à nous remettre en cause qui fait notre grande valeur ajoutée. »

Une vision technologique de la fiscalité de demain

Désormais, Algonomia souhaite mettre ses algorithmes en open source. « Nous sommes vraiment favorables à la transparence de l’algorithmie. Nous allons vraiment tout miser sur le fait que nous ne sommes pas une boîte noire magique, mais que tout soit auditable, questionnable et vérifiable. D’autre part, nous pensons que la législation fiscale devrait prendre la forme d’un algorithme plutôt que de textes, qui sont potentiellement ambigus et sujets à (ré)interprétations. Cela serait beaucoup plus performant que tous ces calculs soient automatisés. C’est un enjeu de sécurité juridique », affirme Walid Eljaafari.

Ce nouveau membre de la French Tech veut « faire rayonner la tech française » : « Nous sommes potentiellement amenés à traiter avec des clients internationaux puisque les problématiques fiscales internationales sont communes partout dans le monde », note le dirigeant. Ses ambitions : augmenter sa base de clients, renforcer son équipe de consultants et faire monter en puissance son équipe commerciale pour toucher le marché européen. À la rentrée, Algonomia sortira également une étude avec Fidal et l’Edhec, qui vise à « aider les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire à se positionner sur leur propre niveau de maturité parmi les groupes français et européens ».

> Lire l’article sur le site de La Tribune

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