Facil’iti : une solution d’accessibilité numérique pour les « handinautes » et les seniors

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Facil’iti qui commercialise depuis 2017 une solution innovante permettant d’améliorer l’accessibilité des sites internet et intranet.

« Les troubles visuels, moteurs et cognitifs des personnes en situation de handicap et des seniors affectent leur relation aux écrans et les empêchent de naviguer facilement sur internet. Facil’iti est né du désir de lutter contre cette exclusion numérique et de rendre internet accessible à tous », raconte Frédéric Sudraud, président et fondateur de Facil’iti, à Limoges. Ancien directeur marketing et développement chez Geodis, il reprend en 2003 les rênes de l’agence Iti Communication alors en dépôt de bilan et relance la croissance de l’entreprise avec la création de sa filiale Facil’iti. 

Un outil d’inclusion digitale 

Cette startup propose une expérience de navigation plus confortable aux personnes en situation de handicap et aux seniors en adaptant l’affichage des sites internet et intranet à leurs troubles visuels, moteurs ou cognitifs, permanents ou temporaires. Élargissement de la zone de clic pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, ajustement des contrastes pour les personnes souffrant de cataracte, grossissement des caractères pour les seniors… L’outil, qui a nécessité 5 ans de R&D et fait l’objet de constants enrichissements, ne modifie pas le code du site mais y apporte une surcouche visuelle indépendante programmée par un algorithme breveté.

« On fait le lien entre l’innovation digitale et l’inclusion sociale en prenant en compte l’individu », souligne Frédéric Sudraud. Accessible sur tout type d’appareil (ordinateur, tablette et smartphone) et gratuit pour l’internaute, il est très simple d’utilisation : une fois le profil configuré en fonction des besoins et des handicaps de la personne, l’affichage des pages est paramétré automatiquement sur les sites équipés. Et facturé 350 euros par mois aux éditeurs via un système d’abonnement. 

Une nouvelle forme d’accessibilité numérique au niveau mondial 

La solution Facil’iti a déjà été adoptée par 500 sites (des grandes entreprises du secteur bancaire, de l’assurance et de la grande distribution, mais aussi des collectivités et des sites d’État) et par 450 000 utilisateurs. Elle continue d’être déployée en France et à l’international, notamment en Asie et en Amérique du Nord.

La startup, classée 3e innovation mondiale dans la catégorie « services » au CES 2016, a reçu 23 récompenses du mondedu numérique, du handicap, de la silver économie, du e-commerce et de la RSE. Après avoir intégré Station F en 2018, la jeune pousse a rejoint cette année les incubateurs de Showroomprivé et de LVMH. Avec un chiffre d’affaires d’1,1 million d’euros, elle a agrandi ses locaux, prévoit d’embaucher de nouveaux collaborateurs et prépare une levée de fonds jusqu’à 10 millions d’euros pour soutenir sa croissance. L’humain et l’innovation étant au cœur de son ADN, elle s’est mobilisée durant la crise du Covid-19 en offrant l’outil aux organismes publics qui en ont fait la demande.

Chiffres clés :

  • Lancée en 2017
  • 500 sites 
  • 450 000 utilisateurs
  • 5 années de R&D 
  • + 18 000h de conception
  • 1 200 modifications possibles sur sites internet et intranet

Article pour La Tribune / Bpifrance

Brochure actions culturelles de l’Orchestre symphonique Divertimento

Édito  

La musique classique doit se jouer partout, dépasser les frontières culturelles et les appartenances sociales, démocratiser l’accès à la culture : tel est le credo de l’orchestre symphonique Divertimento, sous la baguette de sa cheffe Zahia Ziouani. Cet orchestre itinérant porte une action culturelle forte et engagée en faveur de tous les publics (scolaires, familles, détenus, migrants…) pour les sensibiliser à la musique classique, favoriser la transmission du patrimoine symphonique et encourager les pratiques musicales amateurs. Il valorise la musique comme lieu de partage propice à la découverte du monde et sa diversité, instrument fédérateur du vivre-ensemble et outil d’intégration sociale. Au cœur de son projet artistique, la pédagogie se décline également à travers son Académie, lieu de développement artistique des musiciens en formation, qui favorise leur insertion professionnelle au sein de l’orchestre. Un projet musical d’envergure, porteur d’émotions et de lien social.

Actions culturelles

Intro  

Dans un esprit d’ouverture et d’accès à la musique symphonique pour tous, l’orchestre Divertimento a conçu tout une série de formats pédagogiques sur mesure en partenariat avec les établissements partenaires pour se familiariser avec la musique symphonique : ateliers éducatifs, concerts commentés et participatifs, avant-concerts, conférences… Demandez le programme !

Ateliers

Musique 

Découverte

Destiné aux enfants, le cycle Découverte leur donne des clés pour écouter et comprendre la musique classique. L’occasion de découvrir l’univers symphonique, le rôle et le parcours des musiciens, celui de la cheffe d’orchestre, les instruments et leur facture, le répertoire et les compositeurs.

Durée : 10 séances de 2h  

Objectifs : Sensibiliser et rendre accessible le patrimoine de la musique classique, développer des valeurs éducatives (concentration, travail, rigueur, écoute, curiosité), transmettre des connaissances élémentaires liées à l’univers symphonique

Publics : Scolaires (maternelles, primaires, collèges et lycées en classe générale et/ou professionnelle)

Pratique  

Des ateliers font découvrir l’univers symphonique aux scolaires (rôle et parcours des musiciens, rôle de la cheffe d’orchestre, découverte des instruments et de leur facture, du répertoire, des compositeurs), leur permettent d’échanger avec les artistes et de s’initier à la pratique musicale collective amateur autour du chant et des instruments. 

Durée : 3 mois 

Objectifs : sensibiliser et rendre accessible le patrimoine de la musique classique, développer des valeurs éducatives (concentration, travail, rigueur, écoute, curiosité), transmettre des connaissances élémentaires liées à l’univers symphonique, ouverture culturelle, ouverture aux autres et sensibilisation aux valeurs éducatives (sens du collectif, concentration, travail et rigueur) à travers un parcours musical

Publics : scolaires (maternelles, primaires, collèges et lycées en classe générale et/ou professionnelle), classes relais

Création

À la découverte de l’univers symphonique, le volet création s’articule autour de la pratique musicale collective du chant, des percussions corporelles et/ou percussions traditionnelles et d’orchestre et de la création. 

Durée : Tout au long de l’année scolaire, modules de 2h hebdomadaires 

Objectifs : Initiation au chant et aux instruments de percussions, apprendre à jouer ensemble et à écouter l’autre, développer la créativité

Publics : Scolaires (maternelles, primaires, collèges et lycées en classe générale et/ou professionnelle)

Musique et sport

Ce parcours à la croisée de la musique et du sport offre des points de rencontre entre les disciplines et les publics. Au contact des artistes et des sportifs, les jeunes découvrent l’univers symphonique, développent leur savoir-être à travers des conférences, des ateliers de pratique musicale et sportive, ainsi que la création d’une chorégraphie sportive. 

Durée : Modules hebdomadaires de 2h tout au long de l’année

Objectifs : Sensibiliser à l’univers musical et sportif, développer des savoirs-être (écoute, curiosité, esprit collectif), accéder aux œuvres et aux établissements culturels et sportifs, faire se rencontrer les publics

Publics : Scolaires (collège, lycée)

Plume symphonique

Projet musical d’ouverture culturelle pour sensibiliser les jeunes à la musique classique, la Plume symphonique propose un travail sur la langue française qui fait la part belle à l’expression orale et écrite, associé aux percussions corporelles et d’orchestre. 

Durée : 6 mois à 1 an

Objectifs : développer des compétences par l’apprentissage du français à travers la musique et favoriser l’intégration sociale. 

Publics : Détenus en milieu carcéral, adultes issus de l’immigration, migrants et demandeurs d’asile, personnes en formation professionnelle

Musique au musée 

La musique s’invite au musée ! En partenariat avec des institutions culturelles, les solistes de l’orchestre, en petite formation, invitent les enfants à une balade musicale au cœur du musée. Immergés dans l’univers sonore du répertoire symphonique, les jeunes visiteurs découvrent les expositions et collections à travers les œuvres musicales. Peinture et musique se répondent et s’enrichissent au service de la compréhension des œuvres musicales. 

Durée : 2h 

Objectifs : Sensibiliser à la musique classique et à l’art pictural, développer des savoirs-être (écoute, curiosité), accéder aux œuvres et aux établissements culturels, faire se rencontrer les publics

Publics : Scolaires 

Concerts commentés

Concert éducatif

Dans le cadre de sa mission artistique et culturelle, ces concerts interactifs ou commentés offrent aux enfants une ouverture sur l’univers symphonique. Dans une approche pédagogique et participative, les jeunes se plongent dans une œuvre et le monde d’un compositeur, guidés par les explications de la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani. La plupart du temps, leur venue au concert est précédée d’ateliers préparatoires en classes avec les enseignants. 

Durée : 50 min (ponctuel) 

Objectifs : Sensibiliser le spectateur aux œuvres symphoniques, faire découvrir les compositeurs, rencontrer les œuvres et les artistes

Publics : Scolaires (maternelles, primaires, collèges et lycées en classe générale et/ou professionnelle) et classes relais

Concerts In Situ

Avec l’orchestre Divertimento, la musique classique s’invite à l’hôpital, en Ehpad ou en prison. Ces pauses musicales en petite formation emmènent les publics isolés ou exclus, souvent éloignés de la musique classique, à la rencontre des œuvres symphoniques. Outil de lutte contre l’isolement, la musique leur apporte un moment d’émotions et devient un vecteur de réinsertion sociale. Ces concerts sont suivis d’échanges avec les musiciens et la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani. 

Durée : 50 min (ponctuel)

Objectifs : Sensibiliser à l’univers symphonique

Publics : Tous publics, personnes en situation d’isolement ou d’exclusion (établissements de santé, résidents Ehpad, prisons…)

Concerts participatifs

L’orchestre invite le public à le rejoindre sur scène pour partager une expérience artistique collective. Mêlant professionnels et amateurs, ces concerts interactifs sont l’occasion pour tous de prendre part au spectacle et de devenir musicien d’orchestre, le temps d’un concert. 

Durée : Ponctuel

Objectifs : Ouverture culturelle à travers des concerts interactifs sur mesure

Publics : Tout public

Autour du concert

Générale ouverte 

L’orchestre Divertimento propose aux publics d’assister aux répétitions générales, dernière séance de travail avant la première représentation. C’est l’opportunité de prendre conscience du travail réalisé en amont d’un concert et de saisir l’atmosphère particulière d’une session de travail. Gratuites, ces répétitions générales ouvertes sont accessibles sur inscription et dans la limite des places disponibles. 

Durée : Ponctuel

Objectifs : Ouverture culturelle, comprendre le fonctionnement d’une répétition, découvrir le travail d’un orchestre et son environnement, rencontrer les artistes

Publics : Tout public

Bord plateau 

Se préparer à l’écoute d’un concert ou en prolonger le plaisir : tel est l’objectif des rencontres associées aux représentations musicales de l’orchestre Divertimento. Avant ou après le concert, les publics sont invités à rencontrer les artistes et la cheffe d’orchestre dans la salle de spectacle pour échanger sur leur travail, se familiariser avec les œuvres et l’univers du concert et les décrypter. Un rendez-vous privilégié à la fois intime et convivial autour de la représentation. 

Durée : 40 min (ponctuel)

Objectifs : Aider à la compréhension des œuvres

Publics : Tout public

Conférences

Pour sensibiliser le plus grand nombre à la richesse de la musique classique, la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani propose à un large public une série de conférences, tables rondes et entretiens sur l’histoire de la musique symphonique, les œuvres du répertoire, l’actualité de la vie musicale, les métiers du spectacle vivant… Des moments d’échanges privilégiés avec les professionnels de la musique et les artistes. 

Durée : Ponctuel

Objectifs : Ouverture culturelle

Publics : Tout public, des spécialistes aux plus néophytes 

Académie

Intro

Créée en 2008 pour favoriser la diversité, l’Académie Divertimento offre un lieu de pratique musicale collective et de développement artistique aux musiciens en formation. Dans un esprit d’exigence et de partage, elle forme chaque saison 500 élèves de conservatoires encadrés par les musiciens de l’Orchestre symphonique Divertimento, sous la direction de la cheffe Zahia Ziouani. 

La Pépinière

L’Académie, c’est aussi une Pépinière où grandissent les jeunes musiciens, élèves de conservatoires ou d’écoles de musique. Ils s’y forment à la pratique orchestrale en travaillant les grands classiques du répertoire symphonique de la saison musicale de l’orchestre Divertimento sous la supervision des enseignants. Répétitions et concerts sont ouverts au public au sein du conservatoire. L’occasion de consolider leur expérience de la scène et de déployer leur talent de musiciens d’orchestre. 

Durée : 1 à 3 ans tout au long de la saison musicale 

Objectifs : Améliorer la technique instrumentale et musicale, développer des savoirs-être et des compétences (sens critique, précision, esprit d’analyse, maîtrise d’un instrument)

Publics : Jeunes en formation musicale (2nd cycle minimum) issus de conservatoires ou d’écoles de musique

La Pré’Pro

Programme d’insertion professionnelle de l’Académie, la Pré’Pro offre aux jeunes musiciens en formation l’opportunité de bénéficier d’un accompagnement individuel sous forme de tutorat, encadrés par les chefs de pupitre de l’orchestre. Au travers de mises en situation pratiques, ces jeunes instrumentistes acquièrent de nouvelles compétences et découvrent les métiers du spectacle vivant. Ce cycle de préprofessionnalisation développe les opportunités de carrière dans le monde de la musique classique. 

Durée : 1 à 3 ans

Objectifs : Favoriser l’intégration professionnelle au sein des pupitres de l’orchestre, accroître les compétences dans une démarche d’excellence (sens critique, précision, esprit d’analyse), développer l’employabilité des jeunes musiciens dans l’univers musical professionnel

Publics : Jeunes en formation musicale professionnelle de niveau 3e cycle

La direction d’orchestre

Destinés aux jeunes diplômés des établissements supérieurs, l’Académie Divertimento forme les chefs d’orchestre de demain. Dispensés par Zahia Ziouani, les cours de direction d’orchestre font la part belle aux mises en situation professionnelles. Expériences scéniques de conduite de répétitions, apprentissage des techniques de direction d’orchestre, développement de qualités de communication, de psychologie et de relationnel… Les étudiants y acquièrent toutes les clés pour diriger un ensemble instrumental ou vocal. 

Durée : Ponctuel

Objectifs : Intégration professionnelle et excellence

Publics : Jeunes en formation musicale issus des établissements supérieurs de musique ayant déjà une pratique de direction 

X-Fab : la relocalisation des produits électroniques

Dans le cadre du plan de relance « Soutien à l’investissement dans des secteurs stratégiques pour la résilience de notre économie », X-FAB vient de recevoir une subvention de l’État d’un montant de 5,7 millions d’euros pour le développement et la mise en œuvre à l’échelle industrielle de procédés technologiques innovants. 

Premier groupe de fonderie analogique/mixte à fabriquer des tranches de silicium pour circuits intégrés analogiques-numériques en tant que fonderie pour le compte de clients, X-Fab a reçu 5,7 millions d’euros de subvention de l’État sur un projet total de 21 millions d’euros. 

Cela relève de la volonté de l’État de réindustrialiser et de transférer vers la France une partie de ses technologies asiatiques et de ses activités de l’automobile. 

Le support financier du Programme Résilience favorise la relocalisation de technologies automobiles à haute valeur ajoutée jusqu’alors fabriquées en Asie sur le site de X-FAB France. Il va permettre une mise sur le marché rapide d’une première gamme de technologies automobiles à forte valeur ajoutée et va accélérer sa compétitivité.  

« Ce support financier est un vrai bol d’air permettant l’accélération de nos efforts d’industrialisation », déclare Carole Mossant, Directrice Transformation et Relations Publiques. « Le transfert de technologie est complexe et long. Tout est une question de timing et nous devons absolument être prêts pour capturer la reprise et la croissance du marché. » 

Ce projet finance du temps d’ingénieur et de technicien pour l’industrialisation, les tests de qualification et dans une moindre mesure les amortissements liés à des équipements spécifiques à ces technologies. Cela permet des investissements en Recherche & Développement, l’industrialisation et à terme la production, mais aussi le maintien de l’emploi et de futurs recrutements. 

Conserver les compétences en France, protéger ses acteurs locaux. C’est une question d’indépendance et de souveraineté nationale et européenne. 

Un enjeu d’attractivité 

Ce support financier donne de la visibilité à la filière du semi-conducteur et de la micro-électronique, ses enjeux et sa valeur ajoutée. 

« L’État a été très à l’écoute des industriels. Dès le premier jour de la crise Covid, il y a eu une vraie réaction gouvernementale sur ces filières. Il y a une vraie connaissance du secteur et de ses enjeux », poursuit la directrice. 

X-FAB 

X-FAB est une fonderie spécialisée et leader dans le développement et la production de puces silicium pour circuits numériques ou analogiques intégrés. Située à Corbeil-Essonnes, l’usine de fabrication X-FAB France est la plus grande du groupe en Europe. Elle dispose de 15 000 m2 de salles blanches utilisées et d’une capacité d’expansion de 9 000 m2 supplémentaires pour répondre à la demande future

Chez X-FAB, nous combinons une solide expertise spécialisée dans les technologies avancées de traitement de signaux analogiques et mixtes avec un excellent service, un haut niveau de réactivité et de support technique ce qui fait de nous l’un des leaders mondiaux sur le marché du semi-conducteur.

Nous offrons à nos clients un large éventail de technologies et une capacité de fabrication suffisante pour répondre à la demande croissante sur les applications de signaux analogiques / mixtes. Nos tranches sont basées sur des technologies allant de 0,13 à 1 micromètre. Nous proposons également des technologies spécialisées telles que les procédés SiC et MEMS.

Les produits fabriqués à partir des technologies d’X-FAB sont principalement utilisés dans les domaines d’application de l’automobile, l’industrie, la communication et le médical.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Ervor : le dernier fabricant français de compresseurs d’air accéléré par Bpifrance

Basée à Argenteuil dans le Val-d’Oise, la PME spécialiste des compresseurs d’air depuis plusieurs décennies a intégré l’Accélérateur PME industrielles de Bpifrance en janvier 2020. Ce programme d’accompagnement intensif, qui s’étend sur 2 ans, vise à révéler le potentiel des PME françaises, les inscrire sur des trajectoires de croissance pérennes et les faire jouer collectif.

Dernier concepteur et fabricant sur mesure de compresseurs d’air en France, la société Ervor fait partie de la nouvelle promotion du programme Accélérateur PME industrielles de Bpifrance. Spécialisée à l’origine dans le démarrage pneumatique des gros moteurs diesel (groupes électrogènes de secours et moteurs de propulsion sur les navires), elle s’est repositionnée sur l’ingénierie de l’air comprimé depuis que Laurent Vronski, petit-fils du fondateur, en a repris les rênes en 1993. 

« La mission de l’accélérateur est double : injecter des vitamines aux entreprises en leur donnant accès à un programme très intéressant avec des formations de premier ordre et rapprocher des entreprises susceptibles de s’aider mutuellement à grandir », indique le PDG. 

Des synergies pour créer des solutions globales 

Pour Laurent Vronski, « Bpifrance joue un rôle de fédérateur et d’entremetteur très performant et agit comme une plateforme de mise en relation, à l’image d’une abeille qui transporte le pollen de fleur en fleur ». Le dirigeant a déjà participé à 2 réunions en plénière et suivi deux formations stratégiques, dont une sur le leadership et une autre sur les nouveaux business models. Et cela n’est que le début. « Cela incite à réfléchir sur des problématiques en groupes, permet de confronter des opinions et des expériences. Ce programme créé des synergies et permet d’attaquer des marchés avec une réponse globale en concevant des solutions à plusieurs », commente-t-il.

Un lieu d’échanges sur des problématiques communes

En « échangeant très librement » avec les autres dirigeants d’entreprises membres du programme, Laurent Vronski s’est aperçu qu’ils rencontraient des problématiques communes, même si elles s’articulaient dans des secteurs différents. Par exemple la gestion d’équipe ou la rapidité du changement des modèles. 

Selon le dirigeant, les espaces économiques se reconfigurent avec un baricentre qui se déplace vers l’Asie – un enjeu important pour Ervor. Des changements encore plus importants s’annoncent dans les 10 ans à venir : changement de comportements des clients avec des départs à la retraite imminents, changements géopolitiques, économiques… « On aura de plus en plus besoin de PME agiles et novatrices en termes de solutions. Chez Ervor, nous voulons grandir mais pas grossir. Le digital va continuer à modifier la manière dont nous menons nos affaires et concevons nos produits. L’idée est que désormais les entreprises chassent en meute », déclare-t-il.

Chiffres clés d’Ervor

  • Création : 1945
  • Effectifs : moins de 45 salariés
  • Des produits de 5 kg à 50 tonnes 
  • Export d’air dans 38 pays (90% de leur production)

Article pour La Tribune / Bpifrance

Travailler dans une entreprise sans bureau : l’exemple de B.LIV Champagne

Armonie Bellepeau Crochet, co-fondatrice de B.LIV Champagne, a fait le choix de ne pas avoir de bureau fixe. Avec une équipe répartie dans toute la France, elle souhaite prouver que ce modèle a un impact positif sur le fonctionnement de l’entreprise.

La crise sanitaire a fortement favorisé l’accélération du télétravail. Certaines entreprises en ont même profité pour adopter un fonctionnement en 100 % distanciel. C’est le cas de B.LIV Champagne, une marque initialement positionnée sur l’événementiel en B2B. Cette « Digital Native Vertical Brand » – entreprise née sur les réseaux sociaux par et pour les jeunes – s’est en effet réorientée durant le confinement vers le e-commerce et a fait le choix de ne plus avoir de bureau fixe. Un nouveau modèle pour l’entreprise qui offre de la flexibilité et la possibilité à ses salariés de travailler n’importe où.

Rapide retour en arrière. En 2014, Armonie Bellepeau Crochet découvre la fabrication du champagne lors de ses premières vendanges dans le domaine familial de son amie Estelle Hecht et tombe amoureuse du métier. De cette amitié et de cette passion commune naît B.LIV Champagne. Mais en 2020, la co-fondatrice devient digital nomade. Après être passée par Paris puis Bordeaux, elle a posé ses valises à Lisbonne. Ce qui ne l’empêche pas d’échanger en permanence avec ses équipes.

Apprendre à manager différemment

Répartis entre Paris, Lyon, Reims, le Sud de la France et Lisbonne, toutes les collaboratrices de l’entreprise travaillent à distance grâce aux outils digitaux collaboratifs (Slack, Notion…). Chefs de projets, freelances et stagiaires sont recrutés non sur des critères géographiques mais sur leurs compétences. La souplesse est également de mise en termes d’emploi du temps, que « chacun gère en fonction de ses besoins et de ses contraintes. Certains sont plus du matin, d’autres du soir. Si l’un de nous a envie de faire une sieste dans l’après-midi, c’est possible tant que les objectifs sont remplis à la fin de la semaine. Nous ne sommes plus à l’horaire mais à l’objectif », explique la dirigeante qui souhaite avant tout valoriser l’autonomie et la liberté. « Cela correspond à notre mode de vie et notre mode de fonctionnement », ajoute-t-elle.

Comme dans une entreprise classique, les équipes se réunissent régulièrement. Le vendredi soir, elles font le point sur les to-do lists de chacune et établissent leurs missions au mois et à la semaine. Le lundi matin, une session de brainstorming permet d’échanger sur leurs idées et projets. Des réunions sont organisées par mini-session d’une après-midi sur certains projets qui nécessitent un travail d’équipe. Et pour créer de la cohésion, elles se retrouveront mensuellement en séminaire en présentiel à partir du mois de mai sur le site de l’exploitation, à Berru en Champagne.

Ce fonctionnement requiert de « penser différemment et d’être plus disponible, mais c’est au service d’un bien-être général qui est génial », souligne Armonie Bellepeau Crochet. En tant que manager, elle se doit désormais de valoriser la responsabilité individuelle et de faire en sorte que ses collaborateurs prennent confiance en eux, loin d’un management infantilisant. « Nous leur apprenons à poser les limites », conclut-elle.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Medical Z mise sur le marché américain pour son développement

Leader mondial des vêtements compressifs post-opératoires, Médical Z propose une large gamme de produits destinés à faciliter la vie des patients (gamme pour grands brûlés, traitement des cicatrices, produits de chirurgie reconstructrice et esthétique…). 

Fondée en 1981 par André Zagamé, l’entreprise propose une large gamme de produits destinés à faciliter la vie des patients (gamme pour grands brûlés, traitement des cicatrices, produits de chirurgie reconstructrice et esthétique…). « À la demande des chirurgiens plastiques, mon père a développé une méthode industrielle pour fabriquer des vêtements compressifs destinés aux patients brûlés militaires, comme une seconde peau élastique sur mesure », raconte son fils Yann Zagamé. À son arrivée dans l’entreprise en 1993, après 5 ans de carrière dans l’informatique, il part à la conquête du marché américain.

De Seattle à San Antonio

« Les Américains ont vu nos produits lors de grands congrès mondiaux, notamment celui de la société des grands brûlés en 1987 », raconte-t-il. « C’est un marché de niche où tout le monde se connaît. Comme nous étions à la genèse de ce marché, il nous a été facile de nous faire connaître. Nous n’avons pas eu de problème d’image de marque. » La preuve, après des essais cliniques concluants, l’US Army a choisi les produits Medical Z pour équiper ses militaires grands brûlés.

L’aventure américaine démarre en 1989 avec une petite unité de production à Seattle. Mais cette localisation n’est pas optimale pour le développement de l’entreprise. En cause : le climat hivernal difficile mais surtout les 9 heures de décalage horaire avec Saint-Avertin en Touraine où la société a implanté son site de production français. Pour pallier ces problèmes, et se rapprocher de son plus gros client historique, l’entreprise déménage à côté du Centre des Brûlés militaires de San Antonio en 1993. Autres avantages de cette installation au Texas pour Medical Z : la présence de personnels qualifiés, un taux d’imposition et des prix de l’immobilier moins élevés que dans d’autres États.

Un deuxième site de production

Suite au déremboursement des vêtements compressifs avec l’Obama Care, Medical Z – qui jusque-là travaillait exclusivement pour le Centre des Brûlés – se tourne vers la chirurgie esthétique et plastique. « Ce segment représente aujourd’hui 80 % de notre activité industrielle et 100 % de notre rémunération », poursuit Yann Zagamé, parti en 2013 aux États-Unis pour y assurer le développement du groupe. Ses missions : trouver des nouveaux canaux de distribution, embaucher des commerciaux, former le personnel, etc. « Nous avons un représentant dans chaque État où nous sommes présents et dominons 100 % du process commercial », indique-t-il. Parallèlement, la PME a de nouveau déménagé son unité de production américaine à Houston. Depuis la fin du mois d’avril 2021, celle-ci a doublé pour atteindre 1 000m2 et 25 salariés supplémentaires.

Présent dans les 3 États clés de la chirurgie esthétique et plastique aux États-Unis (Californie, Texas et Floride), Medical Z souhaite étendre son périmètre en 2021 dans 5 autres États, où la population de chirurgiens américains est la plus importante : Illinois, Wisconsin, Caroline du Nord, Caroline du Sud et Pennsylvanie. Un salarié basé localement fera la promotion des produits auprès des PME. A terme, l’entreprise souhaite mailler l’ensemble du territoire américain avec la présence de 25 commerciaux.

Les clés du succès à l’international : adaptation et diversification

Présent dans une trentaine de pays, le groupe connaît une croissance de 7 à 8 % par an. Il affiche un chiffre d’affaires d’une dizaine de millions d’euros en Europe et de 2 millions de dollars aux États-Unis en 2020. Pour préserver cette croissance, l’entreprise se tourne, depuis quelques années, vers un nouveau marché : la chirurgie thoracique et viscérale. Elle a notamment développé, en 2019, une gamme de sous-vêtements dont un tout nouveau soutien-gorge post-mastectomie. L’entreprise adapte également ses produits aux réglementations locales, patronne ses produits en fonction des morphotypes locaux et réalise des recherches spécifiques en fonction des différentes techniques chirurgicales. Elle développe par exemple de nouveaux produits en phase avec des méthodes de chirurgie comme le transfert de graisse, beaucoup pratiqué aux États-Unis.

Article pour La Tribune / Bpifrance

La Manufacture Horlogère Vuillemin à l’heure de la French Touch

Fabricant de mouvements mécaniques d’horloges comtoises depuis 1969, la Manufacture Vuillemin reconnue depuis 2012 comme Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) et inscrite depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, s’exporte désormais à l’international.

« Notre stratégie consiste à proposer des produits qui ont 50% de mécanique et 50% l’âme française. La French Touch fonctionne très bien à l’international », affirme Philippe Vuillemin, gérant depuis 2010 de la Manufacture éponyme. Il faut dire que depuis la reconnaissance de l’entreprise comme EPV en 2012, puis son inscription depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, la marque aux savoir-faire d’excellence s’est assuré une renommée à l’international.
Les comtoises Vuillemin s’exportent aujourd’hui dans le monde entier (Suisse, Allemagne, Italie, Espagne, Norvège, Canada, Mexique, Chine, Hong-Kong, Australie…). « Nous aimerions nous développer davantage », déclare Philippe Vuillemin, travaillant actuellement sur un projet au Pérou.

Un process d’exportation qui passe également par une réflexion sur le packaging des montres. Pour faciliter leur transport, les horloges sont prêtes à poser. À la clé : pas de manipulation ni de risque de casse lors de l’envoi. Et en cas de problème, la Manufacture peut s’appuyer sur tout un réseau d’horlogers à travers le monde. « L’avantage de l’horlogerie est qu’elle est universelle. Il y a des réparateurs dans tous les pays du monde. »

Un second souffle pour l’horloge comtoise

Ce qui distingue l’horloge “Vuillemin” de sa célèbre grande sœur la comtoise, c’est la modernité de son design. Plus de cadran en émail ni de fronton en laiton : les mouvements sont apparents – « on voit le temps se faire », souligne le dirigeant. L’acier a été remplacé par de l’inox, le laiton par du plaqué or… « Nous avons une forte valeur ajoutée sur les matériaux », ajoute-t-il. Travaillant auparavant pour des designers, la Manufacture Vuillemin a désormais sa propre collection, composée d‘une vingtaine de modèles, qui s’étoffe avec 2 ou 3 nouveaux produits chaque année : un modèle dans la tendance déco de l’année, un autre doté d’un mécanisme assez innovant et une collaboration d’envergure avec un artisan d’art « coup de cœur » (ébéniste, marbrier…) dans un rayon géographique très proche.

« Après 40 ans durant lesquels le quartz était à l’honneur, c’est difficile de promouvoir à nouveau l’horloge mécanique », raconte Philippe Vuillemin. Site internet, réseaux sociaux, visites du showroom et de l’usine… La Manufacture s’applique à mettre en situation ses mécanismes horlogers dans une démarche pédagogique. Deux fois par an, elle expose au salon Maison et Objet qui lui donne accès à une clientèle internationale.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Brother’s Crêpes & Café : 4 frères à la tête d’une franchise à succès

Brother’s Crêpes & Café a été lancé en 2013 par 4 frères autour de valeurs familiales, du vivre ensemble, du bien vivre et du bien manger à moindre coût. Forte du succès de ses 2 premiers restaurants franciliens, cette enseigne de restauration rapide spécialisée dans la crêpe a évolué vers le développement en franchise.

« À l’origine du projet Brother’s Crêpes & Café, nous avions l’idée de lancer le Subway de la crêpe », raconte Nabil El Ouair, co-fondateur de Brother’s Crêpes & Café. « Nous avons rencontré une notoriété assez rapide », poursuit-il. En 2015, la fratrie ouvre son premier espace de vente à Courbevoie où elle a grandi. C’est un franc succès : un chiffre d’affaires de 650 000 euros, qui a quadruplé la 2e année – des « chiffres inattendus ». 

Le lancement de la franchise

En 2019, les dirigeants ouvrent la plus grande crêperie de France au pied du Sacré-Cœur, et se lancent dans la franchisation de leur concept – partie intégrante du projet initial – suivant un modèle sur mesure conçu avec des spécialistes de la franchise. Chaque frère a sa spécialisation : la franchise, les collaborations et l’exploitation du point de vente de Courbevoie pour Tarik ; la franchise, les process techniques, la R&D et l’exploitation du point de vente du Trianon pour Nabil ; le marketing, les réseaux sociaux, la charte graphique et le management des influenceurs pour Younes ; le référencement des produits pour Zak. « Nous avons la fibre métier et sommes passés par tous les postes, y compris crêpiers et caissiers », souligne Nabil. 

Les franchiseurs se rendent tous les mois dans les établissements pour effectuer un audit réglementaire, contrôlent tous les trimestres les denrées alimentaires et se sont engagés à lancer 4 nouveautés par an. De leur côté, les franchisés leur versent une redevance de fonctionnement à hauteur de 5% de leur chiffre d’affaires et 2% de redevance publicitaire. 

Une évolution organique pour un succès durable 

L’enseigne a ouvert le 8 mars dernier deux points de vente à Lille et à Saint-Cyr l’École. Prochaines ouvertures prévues au Kremlin-Bicetre d’ici le mois de mai, à Clermont-Ferrand et à Strasbourg en juin, à Marseille en septembre, puis à Chartres. « Les candidatures affluent, issues essentiellement de personnes en reconversion depuis le début de la crise sanitaire (contre des profils de responsables d’établissements auparavant). « Nous devrions avoir 6 nouveaux points de vente d’ici la fin de l’année », précise Nabil. « Ayant toujours aimé le travail bien fait, nous avançons doucement mais sûrement. L’idée est de mettre en place les fondations afin de poursuivre notre développement. Notre fierté serait d’aboutir à un réseau bien structuré et fonctionnel », lance-t-il. 

La fratrie travaille en parallèle sur le projet d’internationalisation avec un développement aux États-Unis et au Maghreb espéré pour 2022 – « c’est notre grand rêve », souligne l’entrepreneur, qui reçoit des demandes du Brésil, des États-Unis, du Japon, du Moyen-Orient et de Malaisie. Affaire à suivre… 

Article pour La Tribune / Bpifrance

SpaceSense, fer de lance du spatial français

Créée en 2019 par Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, la startup deeptech SpaceSense souhaite rendre les informations issues de l’imagerie satellite accessibles à toutes les industries.

Plus 1,3 million d’hectares monitorés de façon quotidienne dans une dizaine de pays, sur 3 continents. Grâce à une technologie basée sur l’intelligence artificielle (IA) et l’imagerie satellite, jusque-là uniquement utilisée par les industries militaire et pétrolière, SpaceSense simplifie l’utilisation des images satellites des sols. Pour développer une solution globale et personnalisable, Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, ont entamé deux collaborations d’envergure avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d’études spatiales (CNES).

Démocratiser le New Space

« Le CNES nous aide au plan technique en nous mettant en contact avec des laboratoires et nous offre l’accès à des financements. Dernier en date, le Fonds French Tech Seed de Bpifrance à hauteur de 250 000 euros », précise Sami Yacoubi. Dans le cadre de son incubation dans l’ESA Business Incubation Centre (BIC), la startup bénéficie des contacts de l’ESA et postule à de nombreux appels d’offres de la part de l’agence spatiale pour développer de nouvelles fonctionnalités. « Notre ambition est de démocratiser le New Space et d’être l’un des fers de lance du spatial français », déclare-t-il.

La startup vient de lever 1 million d’euros afin de financer leur technologie d’automatisation des modèles en cours de développement. Cette opération lui a également permis de recruter 2 docteurs en intelligence artificielle et en imagerie satellite, ainsi que 3 autres profils techniques très expérimentés, mais aussi de s’entourer d’experts sur ses 3 grandes problématiques – agriculture, spatial et IA.

Des cas d’usages dans les secteurs de l’agriculture

L’accès aux images satellites permet notamment de veiller à la santé des cultures (vérifier l’humidité des sols, détecter les zones où il y a un problème, observer les évolutions) afin d’aider les agriculteurs à baisser leur consommation d’eau et de fertilisants. C’est aussi une solution de contrôle en matière de stockage de carbone – « un sujet très tendance avec la création des labels bas carbone », comme le rappelle le co-fondateur. Parmi ses clients, des agritech qui accompagnent les agriculteurs via des applications mobiles ou desktop dans la digitalisation de leurs opérations et le monitoring de leurs actions.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Brasserie Mascaret, la pépite girondine

La brasserie artisanale Mascaret a été créée il y a 11 ans « contre vents et marées » par Fabrice et Pauline Rivière. La TPE girondine, qui emploie désormais 10 salariés dont 2 apprentis, produit la meilleure bière blonde bio du monde. Retour sur les réussites et les challenges de cette entreprise familiale. 

Bpifrance : Racontez-nous les débuts de la Brasserie Mascaret

Fabrice Rivière : Nous étions profondément convaincus d’avoir une âme d’entrepreneur. Brasseurs amateurs passionnés par la bière, nous nous sommes lancés en 2010 après avoir vécu 1 an et demi en Irlande du Nord. Au début, il n’y avait pas de brasserie en Gironde. Les gens pensaient que produire de la bière au pays du vin, cela ne pouvait pas marcher. Du jour au lendemain, on a affaire aux collectivités locales, aux banques, on se retrouve sous le coup de nombreuses normes qui relèvent de notre responsabilité. Arriver là où nous en sommes nous a demandé beaucoup de travail. Nous avons mis en place les outils pour y arriver. Étant très attachés au bio, nous avons fait énormément de pédagogie pour rassurer les clients en leur faisant goûter nos produits lors de portes ouvertes et d’animations sur des marchés et dans des magasins. Il y a eu beaucoup de succès mais aussi quelquefois des échecs.

Comment vous êtes-vous développés ?

F. R. Nous avons très rapidement fait face à une croissance assez forte qu’il fallait financer. À ce moment-là, on peut tomber dans un cercle vicieux : travailler beaucoup et investir peu. Nous avons embauché un salarié et avons peu à peu investi dans du matériel. Puis en 2017, la brasserie a pris une tout autre ampleur avec une capacité de production bien supérieure –3 000 hectolitres de bières par an. Nous nous sommes recentrés sur notre territoire en déménageant dans des locaux plus grands au Bouscat, une commune limitrophe de Bordeaux. Nous réalisons 80% de notre chiffre d’affaires en Gironde, l’essentiel en BtoC. Nous avons choisi de travailler en circuit court en installant notre outil de production au cœur de la zone urbaine, au plus près de nos clients. En tant que petite entreprise artisanale, nous sommes très fiers des 2 médailles d’or que nous avons reçues sur nos bières au concours mondial World Beer Awards 2019 et au Salon de l’agriculture de Paris en 2020. C’est le signe que nous sommes sur la bonne voie.

Comment avez-vous financé vos investissements ?

F. R. Au départ, nous avons dû hypothéquer notre maison. En 2017, la situation n’était plus la même : le bilan était propre, ce qui nous a permis de recevoir une subvention de la région Nouvelle-Aquitaine et de l’Europe pour l’achat de nouveau matériel, et de bénéficier d’un financement classique avec un pool bancaire. Au total, nous avons investi pour un montant d’1 million d’euros.

Quels sont vos challenges et vos projets actuels ?

F. R. Aujourd’hui, la question se pose de savoir si nous passons encore une autre marche : celle du marché national pour lequel nous sommes désormais sollicités, avant l’export. Car nos médailles nous portent au-delà des portes de la Gironde. Tous les feux sont au vert et nous pourrions aller plus loin. Malgré la crise, nous avons réussi à finir l’année en légère baisse. C’est très difficilement accessible pour une entreprise familiale de faire entrer des capitaux. Nous anticipons le risque mais restons optimistes. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Marion Dubois (Madame Piment) : « J’avais besoin de trouver du sens et de vivre mon rêve »

Passionnée par l’humain et baignée depuis de longues années dans l’univers de l’événementiel, Marion Dubois a créé Madame Piment début 2017. Son objectif ? Favoriser l’évasion et la création de lien à travers le jeu et l’imagination.

Bpifrance : Parlez-nous de votre parcours et du lancement de Madame Piment

Marion Dubois. Ma raison de vivre est de créer du lien à travers l’animation et le jeu. Comme j’ai souvent dû déménager, je devais sans cesse m’adapter et m’intégrer au sein de groupes. À 16 ans, j’ai découvert le secteur événementiel et le team building et rêvais déjà de créer mon agence d’événementiel. Après un master événementiel en école de commerce, j’ai travaillé en agence avant de monter mon entreprise. L’idée avec Madame Piment, c’est de créer des liens et d’ajouter du peps dans la vie des gens – ce côté pétillant qui reflète ma personnalité. J’ai suivi une formation dédiée à l’entrepreneuriat à la CCI et fait une étude de marché. Puis j’ai démarré mon activité en écoutant continuellement les besoins réels des entreprises pour évoluer.

Comment avez-vous adapté votre offre suite au premier confinement ?

MD. Étant une personne créative, le confinement m’a beaucoup boostée. Je me suis demandé ce que je pouvais mettre en place et me suis recentrée sur ma raison d’être. Pour remplacer le team building présentiel par un team building en ligne, j’ai créé avec un autre indépendant un escape game digital, qui a été l’un des premiers contenus événementiels digitaux sur le marché, avec un site vitrine dédié (https://escapegamedigital.com). Mais aussi des outils peu onéreux pour les entreprises, comme des animations courtes pour garder le lien entre salariés, des jeux d’ambiance ou des challenges qui font appel à la créativité et à l’esprit collaboratif des joueurs. Les clients ont été ravis de proposer un moment d’évasion, de rencontre et de partage à leurs collaborateurs en ces temps difficiles. Ils ont salué ma capacité d’adaptation et admiré mon dynamisme, ce qui contribue à nourrir l’image de créativité et d’innovation de Madame Piment.

Comment parvenez-vous à exister sur un marché très concurrentiel ?

MD. Nous avons bénéficié d’une belle visibilité en multipliant les revendeurs et en ayant recours aux influenceurs. Ce qui nous démarque est le relationnel client et le « fun » qu’on apporte. Testés et certifiés par des experts, nos produits sortent du lot, en particulier nos nos escape games digitaux. Face à une concurrence accrue, nous concevons pour ce 2ème confinement un escape game adaptable: un univers classique à un tarif compétitif  avec option de personnalisation (photos, anecdotes et produits habillés aux couleurs de l’entreprise)pour une expérience unique . A venir, la mise en place de nouveaux partenariats, l’agrandissement de l’équipe puis pour préparer le retour du présentiel la création d’offres axées sur la nature, l’authenticité et le sensoriel.

Pour suivre Madame Piment, rdv sur son site : www.madamepiment.fr/pimentreprise et réseaux sociaux @Madame Piment Un projet ? Contactez-la marion@madamepiment.fr

Article pour La Tribune / Bpifrance

Sonia Josse : « Talâme est un projet de transmission »

Entrepreneure dans l’âme, Sonia Josse a fondé Aynos, initialement une marque de chaussures grandes pointures femmes, devenue ensuite un atelier de stylisme et design de chaussures, puis Talâme, une agence 100% digitale d’accompagnement à la création d’entreprise et au développement des TPE. Humaine, positive et bienveillante, elle revient sur son parcours entrepreneurial atypique et sur la création de ces 2 entreprises. 

Bpifrance : Quels ont été les débuts de votre parcours entrepreneurial ? 

Sonia Josse. J’ai un parcours professionnel atypique. À la sortie de mon école de commerce en 2008 – en pleine crise économique –, je ne trouvais pas de travail. J’ai fait des petits boulots pendant 1 an ½ pour survivre, puis j’ai occupé un poste de chef de projet web pour des banques françaises et européennes, mais cela n’avait pas de sens à mes yeux. Après quelques années d’expérience, je me suis dit que j’étais enfin armée pour entreprendre. En 2015, j’ai eu l’idée de monter une entreprise de chaussures grandes tailles – moi qui chausse du 42-43. Je me suis faite financée par Crédit Agricole d’Île-de-France – pour qui j’ai tourné des spots valorisant leur accompagnement aux jeunes entrepreneurs  – et Initiative Seine Yvelines à hauteur de 130 000 euros sur 3 ans. De là est née Aynos. D’abord orientée vers le-commerce, l’entreprise a changé de business model pour la distribution puis le sur mesure. Depuis 2 ans, c’est un atelier de design qui travaille avec une quinzaine de petites marques qui veulent se lancer.

Parlez-nous de la création de Talâme 

SJ. Talâme, c’est une histoire d’amour, c’est mon bébé. J’adore entreprendre, c’est formidable ! Mais ça n’est pas si simple d’être bien accompagné. Quand on veut créer une entreprise aujourd’hui, les structures existantes vers lesquelles se tourner ont une approche essentiellement administrative. On n’a pas toujours accès à des entrepreneurs et on fait face à la solitude de l’entrepreneur. Avec Aynos, j’ai appris à entreprendre, à gérer des choses que je ne connaissais pas (gérer la clientèle, la concurrence qui évolue très vite, maintenir la confiance…). Je me suis dit que si j’en sortais vivante, il fallait que je transmette ces compétences. 

En quoi consiste votre activité ? 

SJ. Nous accompagnons des créateurs d’entreprise et des dirigeants de TPE/PME sur tous types de projets sans exclusion, de l’idée jusqu’au moment où ils se sentent prêts à se lancer et ce jusqu’à temps que l’entreprise soit solide. 

Il faut être très long-termiste dans l’accompagnement et proposer un programme complet. Nous ajoutons une mise en réseau (Talâme, c’est l’association du mont Tal, le volcan philippin, et Palam qui signifie « pont » en hindi). Nous créons des ponts, des passerelles de compétences : les entrepreneurs ne sont jamais seuls et peuvent parler à d’autres entrepreneurs.

Comment voyez-vous la suite de l’aventure ?

SJ. Talâme ayant une forte dimension sociale, je travaille à favoriser l’entrepreneuriat comme voie d’insertion professionnelle auprès de personnes éloignées de l’entreprise

(personnes sans emploi, femmes victimes de violences conjugales, jeunes issus de zones prioritaires…) et à développer des programmes sociaux et solidaires. Je travaille avec beaucoup d’acteurs de l’entrepreneuriat social. 

J’aimerais avancer sur la mise en réseau et poursuivre le mentorat dans des écoles, des centres décrochages scolaires…. Cela peut générer des vocations, de l’espoir. L’idée est d’entretenir l’étincelle qu’on a dans les yeux de ceux qui entreprennent. Il faut que les gens continuent d’être heureux. Moi je suis une entrepreneuse heureuse ! 

L’essor de l’apprentissage en ligne : quels effets sur le management d’entreprise ?

La crise a joué un rôle d’accélérateur sur la montée en puissance de la formation à distance. Modification de l’organisation et de la vie de l’entreprise, plus grande implication du manager dans la formation du collaborateur… La généralisation du e-learning change la relation entre managers et collaborateurs. 

Avec la crise, la digitalisation de la formation s’est accélérée à une vitesse sans précédent. Le digital est désormais le nouveau standard de la formation professionnelle – l’un des rares secteurs qui n’étaient pas encore digitalisés. C’est ce que révèle l’enquête réalisée cet été par Unow sur l’impact de la crise sur les compétences et les stratégies de formation des entreprises auprès de 600 fonctions RH et formation d’entreprises de plus de 250 salariés en France. Yannick Petit, CEO de cet organisme de formation spécialisé dans la formation en ligne, a observé cette année « une vraie bascule du marché » et un « changement de paradigme » : le pur distantiel a concerné en 2020 une grande majorité des formations contre 5 et 10% en 2019. « Intégrer du présentiel répondra désormais à un impératif pédagogique », indique Yannick Petit.

Des changements organisationnels 

Le management doit surmonter plusieurs obstacles : degré d’adhésion, temps de travail, freins stratégiques (récompenser et évaluer les différents niveaux de compétence)… Selon Laurent Villanueva, PDG d’E-Nov Training, une start-up toulousaine spécialisée dans le e-learning sur mesure, la formation en ligne nécessite un changement organisationnel. Le format digital permet une modularisation et une individualisation des parcours de formation. « Il est essentiel de proposer des formations adaptées qui correspondent à la culture, à la stratégie et aux moyens de l’entreprise », précise le dirigeant. La création d’une formation sur mesure découle ainsi d’une analyse du public cible (milieu social, situation géographique, niveau de connaissance des outils informatiques…).

Selon la même étude, 71% des répondants pensent que la modalité dominante sera désormais le blended learning, une formule hybride mixant présentiel et distanciel au sein d’un même parcours pédagogique. Pour Karim Ameur, ingénieur pédagogique et fondateur du jeune organisme de formation edset, « c’est le format idéal entre autonomie et accompagnement personnalisé ». 

Le nouveau rôle des managers L’essor des formations en ligne facilite le rôle des managers en « fédérant les collaborateurs et en boostant leur implication », selon Laurent Villanueva. « Le manager est beaucoup plus impliqué dans la formation de son collaborateur. Il devient une vraie partie prenante de sa montée en compétence en recevant des notifications de son évolution », ajoute Yannick Petit. Le manager a également pour rôle d’accompagner et de protéger le calendrier de son collaborateur afin de s’assurer du bon déroulé de la formation. Il lui faudra ainsi réorganiser les priorités pour rendre la formation compatible avec le travail.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Coup d’envoi du Big Tour à Vieux-Boucau : la fête de l’industrie française

Pour la deuxième année consécutive, la caravane du Big Tour sillonnera toute la France pour valoriser les entreprises du pays et insuffler à tous l’énergie d’entreprendre. L’enjeu cette année : revitaliser le tissu économique. Première étape mercredi 29 juillet à Vieux-Boucau dans les Landes.

La grande tournée française de l’entrepreneuriat débutera à Vieux-Boucau, en région Nouvelle-Aquitaine. « Le Big Tour répond à un objectif national : mettre en valeur l’industrie française avec sa modernité, ses besoins en recrutement et en compétences auprès d’une population jeune, à travers un message à son image (activités sportives, spectacles, concerts…). C’est une bonne idée de créer cet événement pour que les jeunes s’intéressent à l’industrie, cela reflète une image très positive du secteur qu’on aurait du mal à donner autrement. Le spectacle lui-même est facteur d’attractivité, c’est impressionnant. Les gens sont séduits », déclare Pierre Froustey, maire de la commune et Président de la Communauté de Communes de Maremne Adour Côte sud (MACS).

Valoriser les entreprises locales et raviver l’énergie entrepreneuriale

Le Big Tour sera l’occasion pour la commune de révéler aux yeux du territoire national ses richesses locales, notamment ses 10-15 entreprises les plus significatives dans l’agro-alimentaire, le monde du surf et le bâtiment. Cette station balnéaire incontournable des Landes a en effet des caractéristiques peu connues, avec une économie très forte portée par le tourisme, le commerce et l’industrie du bâtiment. Un territoire dynamique au plan démographique (70 000 habitants dans la communauté de communes avec une progression 4 fois supérieure à la moyenne nationale) dont le maire entend développer la puissance économique. C’est aussi un territoire innovant avec l’un des premiers espaces de construction virtuelle qui utilise la technologie du BIM (maquette numérique du bâtiment) et qui se distingue dans l’Économie Sociale et Solidaire. « Il faut valoriser la notion d’entrepreneuriat, surtout dans le contexte actuel : montrer qu’on peut adopter un état d’esprit positif, agir, rebondir, construire l’avenir et donner l’énergie d’entreprendre – autant de facteurs de limitation du risque sanitaire. Venez nous rejoindre lors du Big Tour, on va faire quelque chose de beau ! », lance-t-il enthousiaste.

Partenaire de la tournée cette année encore sur les 21 étapes, Live Nation présentera chaque soir plusieurs artistes dont les chanteurs Gaumar, Patrice et la danseuse Fauve Hautot, aux côtés de DJ et de musiciens locaux. Pour Angelo Gopee, Directeur Général de Live Nation, « c’est important d’aller à la rencontre des Français dans les villes et les petits villages pour présenter de nouveaux artistes. Le Big Tour est un événement collaboratif et participatif dans les régions. L’idée est de donner envie aux jeunes d’entreprendre et de continuer à montrer qu’il y a du positif, qu’on est solidaires et qu’on peut réaliser des choses. Il faut garder cette lueur d’espoir. » Depuis 2010, Live Nation est le 1er producteur de spectacles au monde (40 000 concerts, soit 1 concert tous les quarts d’heure et entre 1 500 et 1 600 concerts par an en France). La tournée du renouveau s’annonce festive ! 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Rachat de Moulin BTP par Razel-Bec : opération réussie

Après 59 ans d’existence, l’entreprise familiale Moulin BTP, présente sur le marché régional du BTP en région Auvergne-Rhône-Alpes, a été rachetée en février 2019 par le groupe Razel-Bec. Le point sur les étapes de cette acquisition avec Paul Moulin, ancien PDG de Moulin BTP.

Le bon acheteur au bon moment. Créée par Fernand Moulin en 1961 à Bourgoin-Jallieu, la PME familiale Moulin BTP a fait le choix de la cession pour prospérer dans le temps. Après avoir successivement intégré les 4 fils du fondateur – Jean, Guy, Paul et Christian –, elle a rejoint récemment le groupe Razel-Bec afin de pallier ses difficultés financières. Cette opération significative pour le marché du BTP français permet de pérenniser l’activité de l’entreprise Moulin BTP, qui trouve un nouveau souffle en s’adossant à une société solide financièrement. 

Du changement sans bouleversement

Le fils du fondateur, Paul Moulin, admet que ce rachat a suscité beaucoup d’interrogations de la part de ses équipes. « Les 6 premiers mois ont été sources d’inquiétude et de préoccupation. L’ajustement des méthodes de travail dans les services transverses (gestion, finance, RH…) a été le point le plus délicat ». Après quelques échanges et les jours qui passent, les salariés ont compris que leur quotidien n’allait pas être chamboulé et qu’il n’y aurait que quelques ajustements. « Globalement, nous n’avons rien changé et tout s’est bien passé. Nous avons redimensionné le parc matériel, réorganisé les services transverses, engagé un contrôle strict de la gestion des chantiers. »

« Le champ des possibles s’est élargi »

Près de deux ans après l’opération, l’intégration n’est plus un sujet – « nous avons trouvé le mode d’emploi », assure-t-il. « L’entreprise a plutôt bien rebondi et se montre très résistante face à la crise. Cela n’a pas été facile mais nous avons atteint nos objectifs. Aujourd’hui, toutes les actions menées portent leurs fruits. »

Grâce à ce rachat, le leader régional du BTP est mieux armé pour faire face à l’année 2021. Les équipes travaillent efficacement, ce qui permet aux dirigeants de se concentrer sur le développement. « Nous continuons à nous inscrire dans une politique de performance et une dynamique positive de croissance, avec des embauches et des investissements maîtrisés à la clé. Ce rachat a élargi le champ des possibles. Nous avons désormais accès à plus d’opérations », affirme Paul Moulin. Pour le groupe Raser-Bec qui a acquis 95 % des activités de Moulin BTP en région Auvergne-Rhône-Alpes, ce rachat permet de poursuivre sa stratégie de renforcement du maillage territorial et conforte sa présence en Isère, avec deux agences de travaux publics situées à Bourgoin-Jallieu et à Brignoud.

Chiffres clés : 

  • Création : 1961 
  • Effectif : 140 salariés 
  • 60 à 70% de commande publique 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Telaqua : la startup qui rend l’irrigation intelligente

Parmi les entreprises qui mettent le numérique au service de la planète, la startup Telaqua propose aux agriculteurs des solutions connectées pour optimiser l’irrigation de leurs cultures. 

Fuites, vannes qui ne se déclenchent pas, pression trop basse… La gestion de l’eau est un enjeu clé pour les agriculteurs. Pour pallier ces nombreux aléas, Telaqua leur permet d’optimiser leur consommation d’eau via une application simple et intuitive basée sur l’intelligence artificielle. Ces solutions connectées les aident à surveiller, piloter et automatiser leur système d’irrigation grâce à des capteurs connectés. L’objectif : limiter le gaspillage de l’eau et s’assurer que chaque plante reçoive la bonne quantité d’eau au bon moment.

Un déploiement à l’international dès sa conception

Ce projet d’irrigation connecté a été conçu par Nicolas Carvallo, franco-chilien et CTO de Telaqua, à la faveur d’échanges avec son père, expert en systèmes d’irrigation qui gère 10 000 hectares au Chili. « Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait un marché au Chili mais aussi en France et en Europe sur cette problématique. Nous avons réalisé les premiers prototypes en région PACA avant de lancer le projet », raconte Sébastien Demech, CEO, ingénieur de formation. Résultats au Chili : une consommation d’eau divisée par trois et une productivité multipliée par deux. Déjà présente au Chili, en France, en Espagne, au Portugal et en Côte d’Ivoire, la startup aixoise compte orienter son développement commercial vers la France et l’Espagne.

Telaqua installe des capteurs de pression, des sondes d’humidité et des vannes connectées. Moyennant un abonnement, l’utilisateur reçoit sur son smartphone des données de mesure de sa consommation d’eau et du débit, une alerte en cas de problème, et peut déprogrammer l’arrosage ou le reprogrammer s’il a plu. Très simple à utiliser, l’application ne nécessite aucun pré-requis ni formation préalable. Le système d’irrigation automatique est actuellement en phase de développement avec des laboratoires publics. 

Une levée de fonds pour industrialiser la solution  

En avril dernier, la jeune pousse a bouclé une levée de fonds de 400 000 euros avec MakeSense et 2 fonds d’investissement. « Notre solution est en phase d’industrialisation », explique Sébastien Demech. « Grâce à cette levée de fonds, nous avons investi massivement sur la partie produit pour commercialiser des milliers d’exemplaires et avons optimisé l’application en travaillant sur la R&D et l’intelligence artificielle. » Les 3 co-fondateurs comptent sur une deuxième levée de fonds en janvier 2021 afin de poursuivre l’industrialisation et commercialiser entre 700 et 1000 capteurs l’an prochain.

Chiffres clés : 

  • Lancement en avril 2018
  • 3 associés, 7 salariés
  • Une centaine de capteurs à travers le monde
  • Présent sur 3 continents
  • 80% de son chiffre d’affaires à l’international
  • Installation de chaque capteur en moins de 10 minutes 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Femmes dirigeantes : un enjeu de performance

Gouvernance féminisée et performance économique des entreprises semblent liées. Le point avec Dunya Bouhacene, Présidente de Women Equity Partners, initiative dédiée au soutien des PME de croissance dirigées par des femmes.

« Les PME dirigées par des femmes affichent des caractéristiques de surperformance avec une rentabilité en moyenne supérieure de 1,5 à 3,1% selon les secteurs, à celle des PME dirigées exclusivement par des hommes, et ce, à profil tout à fait comparable en termes de taille moyenne, répartition au sein des classes de chiffres d’affaires, ventilation sectorielle », indique Dunya Bouhacene. « Ces femmes excellent malgré de nombreuses contraintes de visibilité, de reconnaissance, de faible intégration dans les réseaux d’affaires traditionnels et de financement en capital. » Le programme Women Equity a pour mission de construire un écosystème favorable afin de majorer l’impact économique, financier, social et sociétal des entreprises dirigées par des femmes et ainsi concourir à l’émergence de champions régionaux, nationaux, et internationaux.

Les PME françaises dirigées par des femmes, des entreprises surperformantes

« Dans un horizon encore très genré, les dirigeantes de PME ont à déconstruire de nombreux biais et attendus pour se positionner. Il s’agit fréquemment de profils exceptionnels issus de la méritocratie républicaine et dotés d’une grande vélocité intellectuelle », explique Dunya Bouhacene. « Plus fortement diplômées en moyenne que leurs homologues, elles disposent d’une très fine connaissance de leur secteur d’activité après 15 à 20 ans d’expérience professionnelle. » 

Les chances de succès d’une entreprise s’accroissent en même temps qu’augmente le nombre de femmes dans sa gouvernance. Une étude de McKinsey publiée en 2013 montrait déjà que les entreprises dont la gouvernance est la plus mixte ont un résultat opérationnel de 48% supérieur à celles qui ont une gouvernance 100% masculine.

L’exemple de Daudin 

Chaque année depuis 10 ans, les Palmarès Women Equity saluent 50 entreprises aux performances remarquables dirigés par des femmes, sélectionnées parmi près de 40 000 PME et ETI françaises dont les chiffres d’affaires s’échelonnent entre 4 et 150 millions d’euros. Parmi ces top performers, focus sur l’entreprise Daudin, présidée par Stéphanie Jagu. Créée en 1833 et reprise par la famille Jagu en 2008, cette entreprise française spécialisée dans la fabrication de bases de vie de chantier et de remorques pour professionnels s’est considérablement développée depuis la prise de fonction de sa présidente, avec une croissance de 30% annuelle, un chiffre d’affaires de 13,5 millions d’euros en 2020 et un effectif passé de 9 à 56 salariés en 12 ans. L’objectif : atteindre 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et un effectif de 80 salariés d’ici 2024.

Mais si les PME ont intérêt à intégrer davantage de femmes dans leurs comités de direction, « la création reste la principale voie d’accès aux fonctions de direction pour les femmes », souligne Dunya Bouhacene.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Crypto-monnaies : le nouvel “étalon-or” des investisseurs selon Ledger

Après avoir battu records sur records, les cours du Bitcoin ou de l’Ethereum ont explosé fin 2020. Pascal Gauthier, CEO de Ledger, startup française de sécurité spécialisée dans les crypto-monnaies revient sur la très grande convoitise que génèrent ces actifs.

Il est loin le temps où crypto-monnaie rimait avec darkweb. Réservé aux initiés en 2009 lors de sa création, l’utilisation du Bitcoin – à l’instar de ses cousines Ethereum ou Ripple – semble s’être démocratisée, et ce de façon massive. D’après une étude de l’Université de Cambridge, le nombre d’utilisateurs de bitcoins a été multiplié par 3 en 3 ans : on compte aujourd’hui 101 millions de détenteurs – individus, entreprises et institutionnels – à travers le monde, contre 35 millions en 2018. Une augmentation vertigineuse que la crise sanitaire n’a pas freinée.

Le bitcoin, nouvel étalon-or ?

« Les crypto-monnaies sont une valeur de réserve et un vrai cas d’usage. Le bitcoin garde de la valeur au même titre que l’or. Investisseurs, entrepreneurs et spéculateurs parient sur un nouvel étalon-or », explique Pascal Gauthier, PDG de Ledger, rappelant que l’émission de bitcoins est limitée à 21 millions d’unités contrairement aux monnaies fiduciaires comme l’euro ou le dollar. Pionnier du bitcoin depuis 2014 et leader sur le marché des crypto-monnaies en France et dans le monde, l’entreprise sécurise la détention et les transactions en crypto-monnaies pour les utilisateurs individuels et les entreprises en concevant et commercialisant des portefeuilles physiques numériques appelés hardware wallets.

Mais, les crypto-monnaies, orientées vers la spéculation, restent des actifs d’investissement qui n’offrent « pas de garantie par nature ». En effet, ces monnaies virtuelles sont « des actifs spéculatifs et volatils sans retour sur investissement garanti, ce qui fait leur attrait et éloigne en même temps les personnes prudentes », souligne le dirigeant. Alors faut-il continuer à investir dans les crypto-monnaies ? Ledger « ne donne jamais de conseil d’investissement. Cela dépend de la stratégie de chacun. »

Un marché plutôt porteur

Malgré le risque inhérent à tout investissement, « le marché du bitcoin est plutôt porteur », souligne Pascal Gauthier. « On observe des usages dans le monde entier, notamment dans des pays où les systèmes bancaires ont échoué. En Argentine ou au Venezuela par exemple, les crypto-monnaies jouent un rôle de médium d’échange – et pas seulement de stockage de valeur. » Interrogé sur sa vision des crypto-monnaies à 5 ans, le patron de ce futur « géant mondial » nourrit des « espoirs de développement fort pour le bitcoin. Il s’agit d’une technologie, d’un protocole et d’un actif jeune. L’histoire est encore à construire. »

Chiffres clés de Ledger

  • Création : 2014
  • Effectif : 250 collaborateurs de plus de 25 nationalités 
  • Plus de 2 millions de hardware wallets 
  • Une cinquantaine de clients B2B
  • Plus de 165 pays dans le monde 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Fifty Truck, la plateforme intelligente de co-camionnage

30% d’espace vide dans les camions qui circulent sur les routes françaises. Une problématique que s’emploie à résoudre Fifty Truck. La start-up propose aux transporteurs une solution de co-camionnage grâce à des algorithmes d’optimisation de trajets basés sur l’intelligence artificielle. L’objectif : atteindre un taux de remplissage au plus près des 100%.

L’histoire de Fifty Truck commence en 2015 avec la transformation digitale du groupe de logistique IDEA à Saint-Nazaire, dont sa branche transport. « Nous sommes partis d’un constat : beaucoup de voyages se faisaient à vide dans le transport poids lourds. Or, chaque kilomètre parcouru par un camion représente 1 euro. L’idée était de trouver une solution technologique pour pallier ce manque à gagner », raconte Vincent Roux, fondateur de Fifty Truck. Le groupe IDEA, lui-même transporteur, devient alors le premier client de la jeune pousse.

Une solution digitale innovante 

« La plateforme simplifie les échanges entre expéditeurs et transporteurs », explique l’ancien dirigeant. « L’idée est de réduire les intermédiaires et le temps passé en recherche et planification, tout en améliorant la pertinence des rapprochements et en minimisant les consommations de CO2. » Après avoir rapidement rassemblé des données grâce à l’intelligence artificielle, Fifty Truck propose des livraisons aux transporteurs pour les aider à optimiser leur chargement et leur éviter ainsi de rouler à vide lors de leur retour sur site. 

Le transporteur lance une recherche de fret sur l’ensemble du parcours du véhicule ; l’outil calcule la pertinence de chaque résultat (kilométrage, détour, chargement) et identifie la réponse transport la plus adaptée auprès de transporteurs partenaires. Fifty Truck a développé ses propres algorithmes, en collaboration avec des sociétés spécialisées dans la cartographie. Cette solution augmente de 25% le taux de remplissage des camions, et proportionnellement la marge et le chiffre d’affaires. 

La digitalisation du secteur du transport 

Le secteur du transport doit se digitaliser, estime Vincent Roux, qui appelle de ses vœux « une interconnexion des systèmes d’information entre transporteurs pour une pleine exploitation des forces de transports ».

Fin 2019, Fifty Truck a été racheté par la bourse de frêt des professionnels B2PWeb, détenue par une majeure partie des transporteurs en France. B2PWeb entend fournir cet assistant d’exploitation à tous les transporteurs du marché pour leur permettre d’être plus efficaces économiquement et écologiquement, tout en veillant à leur laisser la main sur leurs données. L’objectif, à terme, est d’automatiser la création et la mise à jour des recherches de fret en temps réel et de transmettre les résultats sur l’interface de l’exploitant. 

Chiffres clés :

  • Création : 2017 
  • Effectif : 4 salariés
  • + 25% de remplissage des camions
  • 85 à 90 % des algorithmes développés en interne 
  • 1 milliers de transporteurs équipés

Article pour La Tribune / Bpifrance

Les PME doivent monter en compétences sur le Green IT, facteur de croissance

Rendre son informatique plus verte. Une démarche responsable qu’un grand nombre d’entreprises françaises ont amorcé pour réduire leur empreinte environnementale et sociale liée au numérique. C’est également un levier de croissance pour les PME, d’où l’intérêt d’investir dans des compétences en Green IT.

Très complexe, le sujet du Green IT fait appel à un grand nombre de compétences, comme le souligne Romuald Ribault, vice-président de l’Alliance Green IT (AGIT) et spécialiste de la fin de vie des équipements. Pluridimensionnel, il recouvre la dimension écologique du numérique liée au gaspillage et à la destruction du matériel IT, la consommation énergétique relative aux équipements informatiques et l’aspect économique de durabilité de l’investissement.

Investir dans les compétences numériques

« Il y a du progrès : non seulement les PME ont pris conscience des enjeux liés au numérique responsable, mais on observe également un net passage à l’action depuis 2019 avec la mise en place des éco-gestes comme le paramétrage des imprimantes ou mise à l’arrêt des postes de travail le soir », affirme Romuald Ribault, s’appuyant sur le dernier baromètre Green IT qui vise à mesurer la maturité Green IT des entreprises et à alimenter la réflexion collective autour des usages du numérique. « Mais il y a encore un grand manque de compétences, ces entreprises sont un peu perdues sur la manière d’agir », nuance ce passionné de l’IT. De plus, cette démarche est à relativiser car les impacts du numérique sont liés à l’ensemble du cycle de vie d’un produit ou service numérique.

Afin de mesurer l’impact des mesures mises en place, « il faut investir dans une montée en compétences pour se constituer sa propre culture numérique et faire appel à des ressources externes », conseille Romuald Ribault. Selon lui, ces compétences constituent des leviers de croissance qui permettent aux entreprises de développer leur modèle économique ou de le transformer. « Les entreprises françaises ont accès à toutes les compétences et moyens nécessaires (notamment grâce au soutien de l’ADEME et des Chambres de Commerce et d’Industrie) pour placer le Green IT au cœur de leur stratégie. La France a toutes les clés pour développer une filière d’excellence en la matière. Ça vaut le coup d’investir sur ce sujet », déclare-t-il.

Conjuguer performance et responsabilité

Exemple d’engagement en matière de Green IT : l’agence OpenStudio, spécialisée dans les plateformes web sur-mesure. « Cette démarche est un vrai levier de croissance et un cercle vertueux qui conjugue responsabilité, éthique et performance. Plutôt qu’une contrainte, c’est l’opportunité de nous améliorer sur des techniques et de faire monter en compétences nos équipes », souligne Arnault Pachot, son dirigeant-fondateur. Rendre les sites internet plus efficients les rend également plus efficaces pour les utilisateurs avec un affichage plus rapide des pages. « C’est un axe d’amélioration éthique qui va dans le sens d’une excellence technologique », note-il.

Article pour La Tribune / Bpifrance

L’ISO renforce sa pédagogie digitale

La crise du Covid-19 a accéléré les innovations pédagogiques à l’ISO. En témoignent l’ouverture de sa plateforme de formation en ligne, ISO Learning, à tous les étudiants, ainsi que le développement de l’enseignement hybride (articulé entre le présentiel et le distanciel). Ces initiatives marquent un tournant dans l’histoire de l’école, ancrée dans l’ère de la pédagogie digitale.  

L’innovation, une valeur forte pour l’ISO 

L’ISO est entré dans une nouvelle ère pédagogique qui fait la part belle à l’hybridation des modes d’enseignement, entre pratique, présentiel, classe virtuelle et e-learning. Dans une démarche d’amélioration constante de sa pédagogie digitale, l’ISO a mis en place de nouveaux outils pour optimiser l’expérience d’apprentissage à distance des étudiants et satisfaire les besoins des enseignants. Classes équipées de caméras et de micros pour retransmettre le cours en live, tablettes numériques pour réaliser des schémas, organisation d’évaluations en ligne via un outil dédié, création de chaînes de replays pour les vidéos des cours… Depuis son origine, l’école place l’innovation pédagogique au service des étudiants. L’objectif, à terme, est de proposer un enseignement à la carte. 

L’ISO rend sa plateforme de formation en ligne accessible à tous ses étudiants 

La situation récente a accéléré la généralisation de l’enseignement hybride à l’ISO. Les étudiants peuvent participer aux cours en présentiel ou en distanciel.  

Ils ont désormais accès à la plateforme ISO Learning pour suivre des modules en full e-learning ou en blended learning. Ce mode d’apprentissage mixte qui associe des cours en présentiel et en distantiel, couple les avantages du digital learning – apprendre à son rythme, où que l’on soit et sur tout support connecté – ordinateur, tablette ou smartphone – et ceux d’une formation classique en présentiel – la pratique sous le regard de l’enseignant.  

La formation en distanciel qu’elle soit en full e-learning ou en blended learning, est proposée tant aux professionnels en formation continue qu’aux étudiants de l’ISO, avec des modules différents en fonction du profil de l’apprenant. « Nous avons mis en place cet outil pour répondre au besoin de flexibilité et d’autonomie des professionnels, ils peuvent se former depuis leur lieu de travailou leur domicile », explique Julie Houdayer, Directrice de la Formation Professionnelle Continue du groupe ISO. Les étudiants en BTS Opticien-Lunetier bénéficient quant à eux d’un temps plus long dédié aux manipulations – « la pratique est nécessaire pour apprendre à maîtriser les gestes et les techniques », précise Gilles Magré, Directeur de l’ISO Lyon. Côté formation continue, « Nous continuons de développer des formations techniques en full e-learning et nous nous concentrons également sur la création de modules spécifiques en vente pour répondre aux attentes des opticiens », conclut Julie Houdayer.  

Bilan : étudiants et professionnels sont « très satisfaits» de « la plateforme [qui] correspond parfaitement à leurs attentes » – fiable, simple d’utilisation, offrant une navigation intuitive – et obtiennent « d’excellents résultats ».  

La classe virtuelle, un nouveau format pédagogique 

« La pédagogie numérique présente de nombreuses opportunités. Passée la phase d’adaptation pour trouver nos marques et l’outil qui nous convient, elle nous permet d’être plus efficaces de par sa polyvalence. À tout moment, je peux changer d’outil en passant d’une page internet à une vidéo, puis à un tableau blanc avant de revenir à un schéma tracé au début du cours. En ayant accès au récapitulatif et à ma prise de notes, et grâce au partage d’écrans qui permet de collaborer en instantané, les étudiants bénéficient de cours plus complets et moins magistraux », explique Axel Pouillon-Guibert, enseignante en optométrie et analyse de la vision à l’ISO Paris. Toujours au rendez-vous en matière d’innovation pédagogique, cette enseignante 4.0 est pleinement satisfaite du format digital mis en place à l’ISO. 

Des conditions favorables pour réussir 

À travers ces nouveaux formats pédagogiques (e-learning, classe virtuelle…), l’ISO continue d’accompagner ses étudiants vers l’excellence.  

Huit modules en e-learning et en blended learning sont déjà proposés,  dont les cours d’examens de vue, les premiers niveaux de contactologie, réfraction complexe et la basse vision. La formation est validée par des tests de connaissances et par la présence effective. Forum, questions, tutorat, webconférences, rendez-vous en live pour poser leurs questions, messagerie… « Les étudiants ne sont pas livrés à eux-mêmes ; l’accompagnement individuel est la clé du succès », souligne Gilles Magré.  

En classe virtuelle, les enseignants s’adaptent pour continuer à capter l’attention des étudiants par écran interposé. « Etre enseignant en 2020, c’est être un peu YouTubeur. On essaye de garder nos « followers » du début à la fin. C’est une façon différente de faire cours, de les intéresser, de les interpeller, de les faire participer », s’amuse Axel Pouillon-Guibert. « Les étudiants sont contraints de se responsabiliser face à toutes les possibilités de distraction ». Ainsi, pour prévenir le décrochage, elle les interroge oralement pour les faire participer au maximum pendant les cours virtuels. L’objectif : les rendre plus actifs et moins passifs !

Qu’ils soient en présentiel ou en distantiel, les cours à l’ISO ne manquent pas de convivialité. « Un matin à 8h, des étudiants en prépa optique m’ont fait la surprise de se déguiser… Le lendemain, je les ai fait rire en me déguisant à mon tour. Chacun devant son ordinateur, on a vécu un moment très sympathique », raconte-t-elle amusée.  

 En cette période de reconfinement, les récentes mesures gouvernementales imposent une nouvelle organisation avec l’ensemble des cours théoriques qui passent en classe virtuelle et les cours pratiques qui peuvent rester en présentiel… Un défi supplémentaire qu’étudiants et enseignants vont relever ensemble pour atteindre la réussite.  

Lire l’article sur le site de l’ISO

Econox : retour sur le rachat d’AD Coup

Acteur de l’économie circulaire, Econox fabrique des conteneurs de récupération pour tous types de déchets (textiles, ordures ménagères…). Retour sur le rachat de son prestataire AD Coup, sa restructuration, son financement et l’intégration des nouvelles équipes.

Basée à Bierne près de Dunkerque, Econox est spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de bornes de collecte design en acier – à l’origine notamment des conteneurs « Le relais » et du module Trilib’ à Paris sur le volet textile. En juin 2019, la PME a racheté AD Coup Littoral, entreprise de découpe laser alors en redressement judiciaire, devenu AD Coup by Econox. Les deux voisines étaient complémentaires, la découpe des pièces composant les containers en acier d’Econox étant systématiquement confiée à AD Coup.

Un rachat stratégique 

Grâce au soutien de Bpifrance, 2,6 millions d’euros ont été investis dans le rachat du fond de commerce et l’installation d’un outil complémentaire de peinture pour le grenaillage, la métallisation et le poudrage de certaines pièces métalliques. « Nous avons réussi à lever 2,6 millions alors que notre chiffre d’affaires s’élevait à 2,8 millions d’euros. C’était audacieux ! », s’enthousiasme Christophe Demassiet, son dirigeant-fondateur, qui développe toute une marque autour d’Econox (Econox Energie, Econox Production, etc.). « J’ai dû convaincre les banquiers et les partenaires du projet de l’intérêt d’acquérir AD Coup en termes de stratégie de développement commercial », indique-t-il. À savoir éviter la fuite de savoir-faire, mais aussi garantir aux clients d’Econox un produit de qualité et se diversifier. Et d’ajouter : « Bpifrance, qui m’a toujours accompagné, s’est porté garant auprès du pôle bancaire dans l’investissement du bâtiment ». Forte de 44 salariés sur les deux entités, Econox peut désormais faire face à de très grands volumes. Chiffre d’affaires prévu grâce à ces investissements : 8 millions d’euros.

10 des 14 emplois sauvés 

En rachetant AD Coup, Econox a sauvé 10 des 14 emplois que comptait la société. « Une entreprise se gère comme une famille. Il faut un chef, un pilote, un guide. C’est important de rassurer les collaborateurs ; notre politique de diversification des activités y contribue. Ils connaissent nos objectifs et sont motivés par le challenge que nous leur proposons », souligne le dirigeant. Ses objectifs sont de maintenir les emplois, de continuer à innover et à « s’amuser à apporter des solutions complètes clé en main ». Econox s’apprête à lancer un équipement capable de produire du fioul domestique à partir de plastiques non recyclables. « Je suis convaincu que tous les déchets devront être triés et revalorisés : les livres, les cheveux, les mégots, les déchets alimentaires… », conclut-il, confiant dans l’avenir d’Econox.

Chiffres clés d’Econox

  • Création : 2013
  • Rachat d’AD Coup : juin 2019
  • 10 emplois sur 14 repris
  • Levée de fonds de 2,9 millions d’euros 

Article pour La Tribune / Bpifrance

StockPro : l’application qui prévient le gaspillage dans le BTP

Bpifrance met régulièrement en lumière des entreprises technologiques à impact positif. Dans le secteur du BTP, StockPro est un acteur de la Tech for good qui contribue à faire bouger les lignes en matière d’écologie. Son application permet aux professionnels du bâtiment de piloter leur stock et de vendre leurs matériaux retours chantiers et fins de série afin de valoriser leur marge et de réduire leurs déchets. 

5 milliards d’euros de matériaux neufs issus des retours chantiers qui sont jetés chaque année. Un problème tant économique qu’écologique que Romain de Garsignies a voulu résoudre en cofondant StockPro. Cette application mobile a « une double proposition de valeur : c’est à la fois un outil de pilotage de stock pour réutiliser ses matériaux dormants et une plateforme professionnelle d’achat et de vente de matériaux neufs en stock », indique-t-il. Cet entrepreneur dans l’âme qui a cofondé plusieurs sociétés dans l’e-commerce, l’énergie solaire et le BTP s’est toujours intéressé au sujet du gaspillage. 

La 1ère place de marché de matériaux de réemploi en France

« Je crois à l’économie circulaire et à une approche collective qui associe tous les acteurs du réemploi – maîtres d’ouvrage et commanditaires », ajoute-t-il. Labellisée GreenTech verte par le ministère de la Transition écologique et solidaire, cette application engagée dans la lutte contre le gaspillage profite à toute la communauté du bâtiment (gérants du BTP, négociants, fabricants, architectes…) et intéresse désormais les distributeurs.

StockPro est également un canal de vente professionnel qui permet d’offrir une seconde première vie à des matériaux neufs invendus pour réaliser une marge supplémentaire, et de commercialiser les fins de séries.Pour mettre un produit en ligne sur la plateforme, l’utilisateur doit scanner le code-barre. Il peut choisir de le vendre ou non une fois le produit numérisé.

Devenir la plateforme référente de réemploi dans le BTP 

L’entreprise a rédigé une clause de réemploi de matériaux neufs que les maîtres d’ouvrage peuvent intégrer dans leurs appels d’offre afin de monitorer et d’encadrer le gaspillage des matériaux. « L’objectif est qu’aucun matériau neuf ne se retrouve dans la benne et d’imposer un pourcentage du marché en matériaux de réemploi », explique Romain de Garsignies. Durant le confinement, l’entreprise a rendu son application gratuite pour tous les professionnels du BTP. Son ambition : devenir la plateforme de référence en France en préemptant 20% du marché des matériaux de réemploi. Sa solution anti-gaspi sera bientôt adaptée au secteur hospitalier. 

StockPro en chiffres :

  • Lancement de l’application en juin 2019
  • Plus de 300 abonnés à l’application de gestion de stock
  • Plus de 10 000 utilisateurs
  • 110 000 matériaux en vente
  • 10 millions de matériaux référencés dans la base de données
  • 6 minutes d’utilisation moyenne sur l’application
  • 60% de réemploi pour chaque utilisateur de StockPro
  • 450 000 entreprises du bâtiment en France

Article pour La Tribune / Bpifrance

– Plus de 150 000 artisans

Success story d’Alexandra Rosso, coordinatrice en santé visuelle et basse vision

Coordinatrice en santé visuelle et basse vision, Les Opticiens Mobiles, ISO Marseille

« Ayant toujours voulu devenir un professionnel de la santé visuelle, je m’occupe de la vision de personnes fragiles et démunies à domicile »

Après le BTS Opticien Lunetier et le Bachelor des Sciences de la Vision à l’ISO Marseille, suivi d’un DU Basse Vision à l’Université de Nîmes, Alexandra Rosso a décidé de quitter le magasin pour exercer à domicile. Son poste lui permet de venir en aide aux personnes fragilisées, démunies et handicapées qui n’avaient pas accès à la santé visuelle.  Un choix de cœur qui l’épanouit.  

Objectif : devenir un professionnel de santé spécialisé

Après 2 années de PACES pour devenir ophtalmologiste, très intéressée par la santé visuelle, Alexandra Rosso se réoriente et intègre l’ISO Marseille dans le cadre du BTS Opticien-Lunetier en alternance. « Je me suis tournée vers l’ISO qui est réputée pour être la meilleure école d’optique française. C’est une école très professionnelle dont j’ai toujours été très contente, », explique-t-elle.

Une fois diplômée à Bac+2, elle choisit de se spécialiser en santé visuelle avec le Bachelor des Sciences de la Vision (BSV) à l’ISO Marseille, puis un DU en optométrie, basse vision et neurosciences en alternance l’année suivante à l’Université de Nîmes. « Le BSV et le DU m’ont permis de me qualifier en tant que professionnel de santé spécialisé, ce qui était mon objectif principal », explique-t-elle.

La découverte de l’optique à domicile : l’accès à la santé visuelle pour tous

À l’issue de son DU, Alexandra intègre Les Opticiens Mobiles en tant que coordinatrice en santé visuelle. « Je voulais mettre la santé visuelle au cœur de mon activité, je cherchais donc du côté des cabinets d’ophtalmologiePuis j’ai découvert Les Opticiens Mobiles sur Acuité. Je ne connaissais pas du tout ce réseau qui se développe de plus en plus dans toute la France. J’ai postulé et ai immédiatement intégré l’entreprise à Lyon. Tout est allé très vite. » 

Aujourd’hui, elle s’occupe du secteur PACA et est retournée vivre à Saint-Tropez d’où elle est originaire.  Son poste l’amène à sillonner toute la région. Faire partie des Opticiens Mobiles lui permet de travailler non seulement à domicile, mais dans les cliniques, les hôpitaux, les maisons de retraite et les pôles handicap. 

Une mission d’aide à la santé visuelle aux plus démunis

Alexandra a souhaité aller au-delà du magasin pour faire une différence dans la vie des personnes fragiles comme les personnes âgées. « Chaque jour, j’utilise mes connaissances pour faire des bilans de santé visuels. Ce qui me plaît le plus, c’est d’aider ces personnes à retrouver une meilleure vue et de les voir heureuses. Cela permet aux personnes les plus fragilisées d’avoir accès au sens le plus important – la vue – et d’améliorer leur quotidien. Dans les EHPAD, les personnes retrouvent une vie animée et des activités sociales. Mon activité fait toute la différence dans la vie des personnes handicapées aussi. Cela les aide énormément à se stabiliserNous créons énormément de lien humain. » 

Elle accompagne également d’autres opticiens franchisés. « L’optique à domicile n’est pas encore très connue. L’idéal serait d’améliorer notre visibilité dans la région et de développer le réseau pour l’accès aux soins pour tous », affirme-t-elle.

« Ce n’est que du positif » 

« Je conseille aux étudiants de l’ISO de s’accrocher, étudier, beaucoup apprendre et être consciencieux dans leur travail – tout repose sur les bilans visuels – et d’écouter leur cœur. Il a fallu que je me réoriente, j’ai fait énormément de route. Je ne regrette pas du tout d’avoir suivi mon idée de passer du magasin au domicile », raconte-t-elle.

« La réussite » : c’est le mot qui résume l’ISO pour Alexandra. « L’ISO Marseille est une vraie famille. J’y ai de merveilleux souvenirs – j’en parlais encore il y a quelques jours ! Entre la qualité de l’enseignement, les profs, les amis que j’ai rencontrés dont une très bonne amie du BTS OL que je vois toujours régulièrement, j’ai sincèrement vécu mes plus belles années d’études », s’enthousiasme-t-elle.

Lire l’article sur le site de l’ISO

La digitalisation des PME se poursuit

1 PME sur 3 sans site web en France, plus de 60% des PME qui ne gèrent pas leur visibilité sur les moteurs de recherche… Des chiffres qui en disent long sur le travail que ces entreprises ont encore à accomplir en matière de digitalisation, notamment par la mise en place d’un site web de qualité et d’une stratégie de référencement adaptée.

Même si de fortes disparités existent entre les secteurs d’activités et les zones géographiques, toutes les PME n’investissent pas dans leur présence sur le web. En effet, si la quasi-totalité des 100 PME les plus performantes en France disposent d’un site internet comme le mentionne Le Figaro, 34% des PME françaises n’ont toujours pas de site internet (soit 1 sur 3). C’est ce que révèle l’enquête de Bpifrance sur la transformation digitale des PME réalisée fin 2019 auprès de 1 800 dirigeants de PME et d’ETI. « Sur les 66% restants, une large part dispose d’un site non actualisé et inadapté au référencement naturel », précise Florence Delaune, facilitatrice web chez Marketing Digital Facile, pour qui « toute entreprise a intérêt à être présente en ligne. »

Des entreprises peu digitalisées en plein réveil 

Selon cette même étude, 87% des dirigeants de PME ne font pas du digital une priorité même s’ils y voient une opportunité. Seuls 10% des décideurs interrogés sont pleinement engagés dans la transformation digitale de leur entreprise. « Les dirigeants sous-estiment l’importance de la visibilité web et du référencement », explique Florence Delaune. « Pragmatiques, ils veulent mesurer la rentabilité de leurs investissements et en constater rapidement les bénéfices concrets. Sans calcul de la rentabilité, le digital est vu comme une dépense et non comme un investissement », renchérit Françoise Baron, co-fondatrice et dirigeante de Digital’Ease & Vous, qui s’attelle à calculer les gains des entreprises grâce au digital.

Mais il semble que la crise sanitaire accélère la digitalisation des PME. « Avec le confinement, un certain nombre d’entre elles ont pris conscience de la nécessité d’un positionnement en ligne », ajoute Florence Delaune. Même son de cloche du côté de Rémy Magne, consultant-formateur expert en digitalisation des pratiques et des processus, qui évoque « un réveil assez fort de la part des petites PME qui ne ressentaient jusque-là pas toujours le besoin de communiquer sur leur activité et sont désormais contraintes de rebondir. » 

Le référencement, un enjeu pour les PME

D’après une enquête de Google et YouGov réalisée auprès de 500 dirigeants de PME sur leurs préoccupations numériques, 60% des PME qui disposent d’un site internet ne gèrent pas leur référencement. Or, « le SEO / SEA représente 95% de la visibilité sur internet », indique Sami Ghodbane, directeur commercial de l’agence SEO.fr. En cause, la complexité du sujet et un manque de compétences en interne. « 80% de nos clients ne savent pas mesurer les effets de leurs investissements. C’est pourquoi nous les accompagnons dans la stratégie de référencement et le suivi des opérations », précise-t-il. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Datacup : l’accès aux ressources numériques sans Internet

Avec la DataCup, la startup Mind and Go met la technique au service de l’humain. Grâce à cet outil innovant, la startup donne l’accès à des ressources éducatives et culturelles même dans des zones sans réseau internet ni électricité.

« Lors d’une mission au Niger, le responsable du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés de Niamey nous a mis au défi de porter de l’animation culturelle dans les camps de réfugiés », raconte Florent Thomas, dirigeant de Mind And Go. Cet ancien consultant en transport de voyageurs devenu formateur en informatique a créé cette société de service en logiciel libre (SSL) pour améliorer la vie du plus grand nombre grâce à des produits innovants. De là est née la box DataCup

Du numérique en connecté ou en déconnecté

Encyclopédies, livres, podcasts, partitions, tutoriels, thèses, jeux… Cette box de la taille d’une valise propose plus de 2 500 ressources numériques libres de droits et/ou du domaine public sans réseau internet ni électricité. Tous les contenus sont sourcés, catalogués et sélectionnés par les clients en fonction de leurs missions. « Nous souhaitons apporter des solutions simples et robustes à des problématiques concrètes que rencontrent les structures du secteur culturel. L’idée est d’attirer toujours plus de public vers ces ressources dans un objectif pédagogique ou de divertissement », précise Florent Thomas. 

Composée d’un nano-ordinateur dernière génération, d’un disque dur et d’un point d’accès wifi, la DataCup donne accès à la plateforme my.datacup pour consulter et télécharger les ressources via un simple navigateur web, depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Le mode connecté permet simplement de synchroniser la box. « À l’heure du « tout connecté », nous jouons la carte du « déconnecté » », indique son co-fondateur. 

Un outil pour créer du lien social

Mind And Go s’inscrit dans une démarche éthique de partage et de co-construction. La DataCup a permis à des enfants nés dans des camps de réfugiés de voir pour la première fois des images de leur pays d’origine. « Nous cherchons en permanence à donner du sens humain à notre action. Nous sommes convaincus que l’apprentissage et l’utilisation du numérique comme outil de lien social sont fondamentaux pour le développement de toute société. Apprendre à s’informer, à éviter les pièges, se cultiver et se divertir font partie intégrante de l’éducation, qui doit se décliner avec le numérique », poursuit le dirigeant de la startup. Ses prochains défis : finaliser la plateforme publique et commercialiser la DataCup.

La DataCup en chiffres :

  • Lancement en 2016 
  • 6 mois de R&D technique et documentaire
  • Une autonomie de 7 heures
  • Un disque dur pouvant aller jusqu’à 2To de données

Article pour La Tribune / Bpifrance

Bpifrance Inno Génération 2020 : le renouveau et la liberté d’entreprendre à l’honneur

Ce jeudi 1er octobre se tenait la 6e édition de Bpifrance Inno Génération à l’Accor Arena. Marquant la dernière étape du Big Tour, la grande fête de l’entrepreneuriat français était en cette année particulière placée sous le signe de la liberté. Entrepreneurs, dirigeants et créateurs d’entreprises ont répondu présent à l’appel de Bpifrance pour rebondir, s’inspirer, faire évoluer leur business et comprendre les enjeux de demain. 

« Le grand renouvellement s’accélère. Nous sommes là pour le piloter sans céder à la peur. La liberté est le carburant de notre riposte », a lancé Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance après l’introduction de Patrice Bégay, directeur exécutif Communication et Bpifrance Excellence. Liberté d’innover, d’entreprendre, de prendre des risques et de changer le monde : tel était le fil rouge de Bpifrance Inno Génération 2020. Tout au long de la journée, 70 top speakers ont pris la parole sur la scène du Bang, parmi lesquels des entrepreneurs de haut vol – Xavier Niel (Free), Stéphane Richard (Orange), Alexandre Ricard (Pernod Ricard) et Tigrane Seydoux (Big Mamma) pour ne citer qu’eux –, mais aussi des artistes (Gérard Garouste), des journalistes (Stéphane Bern) et des personnalités françaises et internationales de tous horizons.

Pour cette édition exceptionnelle adaptée au contexte de la crise sanitaire, 1 000 personnes triées sur le volet étaient réunies dans l’enceinte de l’Accor Arena. Le format phygital de Big permettait ainsi de suivre l’événement en direct, en ligne ou sur l’application Bpifrance Inno Génération. Au cœur de l’événement, des rencontres, des masterclass et des débats autour de la French Fab, la French Tech, la French Touch, du climat… Cette année, de nouveaux espaces ont été créés pour accueillir les entrepreneurs : l’Agora pour suivre des conférences autour de l’international notamment, les Desks régions pour rencontrer les représentants des directions régionales de Bpifrance, le Parcours Connecté qui mettait en avant les services digitaux de Bpifrance (la banque Bel, l’espace d’échanges sur les PME Le Lab, l’assistant financier Ma Tréso…) et l’Antenne au cœur de la Place du Village où s’étaient installés Cnews, Les Indés Radios et La Tribune, partenaires médias de Big.

Le renouveau de l’économie française 

Le plus grand rassemblement business d’Europe visait à booster l’optimisme et à relancer la croissance. « Vous n’avez qu’un objectif, qu’un devoir : foncer. Tenez bon et accélérez. Continuez à regarder le monde en grand et l’avenir au loin. Le monde d’après a déjà commencé », a déclaré Emmanuel Macron sur la grande scène, avant de rappeler le plan de relance du gouvernement tourné vers la réindustrialisation du pays et la lutte contre le réchauffement climatique. Dans les gradins, le monde de l’entrepreneuriat s’est levé pour applaudir le Président de la République et son hôte le Président du Kenya Uhuru Kenyatta. En fin de journée, son Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire s’est exprimé à son tour avec ferveur sur la perspective d’une économie décarbonée et innovante et sur le « génie entrepreneurial des Français »

Entendu à Bpifrance Inno Génération 2020

Espace Accompagnement

Boevi Lawson, fondateur de l’application Hugmify : « J’ai créé une application de rencontres axée sur les activités à réaliser lors des rendez-vous. Je suis actuellement en recherche de financement et suis venu connaître la marche à suivre pour lever des fonds. »

Sur la Place du Village

Célia Martin, fondatrice de Papa poule, mama cool : « Ce projet consiste à fabriquer des éponges lavables pour remplacer les éponges industrielles. Je suis ici pour m’inspirer, créer du réseau et me nourrir de retours d’expériences. »

Bulle French Fab 

Hélène Le Diouron, porteuse du projet HarmoniElles : « Ce projet consiste à établir des bases de données des PME détenues par des femmes afin de pouvoir les identifier plus rapidement. J’ai participé à une table ronde intitulée « PME au féminin : 3 réseaux qui agissent pour la mixité ». »

Article pour La Tribune / Bpifrance

Simplon forme au numérique les publics éloignés de l’emploi

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière Simplon, une école spécialisée dans les métiers du numérique qui s’adresse aux personnes éloignées de l’emploi – jeunes décrocheurs, demandeurs d’emploi et réfugiés.

« Nous avons importé le modèle des bootcamps qui existait depuis 2010 dans la Silicon Valley – former des personnes en quelques semaines au métier de développeur – en le modifiant pour nous adresser non pas à un public diplômé, mais à des personnes de niveau bac ou en dessous du bac. Chez Simplon, le numérique sert de levier d’insertion », explique Frédéric Bardeau, cofondateur. Ce « dingo de numérique depuis des années » a un parcours atypique : issu d’une formation en sociologie et en sciences politiques, ancien militaire, il est reconnu comme le spécialiste des Anonymous en France pour avoir écrit le premier ouvrage en français sur ce sujet. Après s’est employé à digitaliser les ONG durant une dizaine d’années, il a lancé cette école du numérique en mesurant l’impact social du numérique.

Des parcours d’insertion inclusifs 

Dotée de l’agrément « entreprise sociale d’utilité solidaire », Simplon forme gratuitement des demandeurs d’emplois et des salariés qui risquent de perdre leur emploi aux métiers du numérique (technicien IA, développeur, data analyste…). La start-up embauche également une partie des chômeurs pour continuer à les former. L’objectif : répondre à l’enjeu social de la fracture numérique et de la formation. « La gratuité intégrale est pour nous gage d’inclusion et d’égalité des chances », souligne Frédéric Bardeau. 

Au cœur de son projet, l’accessibilité numérique et l’innovation pédagogique. Certifiantes pour 90 % d’entre elles, ces formations accélérées (de 3 mois à 2 ans) sont ouvertes à tous sans limite d’âge, ni distinction de niveau scolaire ou d’origine territoriale. La start-up a développé un vaste réseau de « fabriques » dans des territoires défavorisés – milieux ruraux, Outre-mer, quartiers populaires – et à l’international.

Tech for good, good tech

Ces formations intègrent les notions de RGPD, d’éco-conception, d’accessibilité numérique, d’impact environnemental, de privacy, de cyber-sécurité, ainsi qu’une attention particulière portée à la représentation des femmes dans ces métiers peu féminisés. « Notre tech est intrinsèquement bonne. Pour nous, la tech for good, c’est aussi de la good tech », souligne Frédéric Bardeau. Prochains défis pour la start-up : étendre géographiquement ses formations en France et à l’international, et continuer à développer son impact sans modifier sa taille – en franchise et en partenariat.

Simplon en chiffres : 

  • Lancement de l’entreprise en 2013
  • 4 000 à 5 000 apprenants par an pour la formation gratuite destinée aux chômeurs 
  • 36% de femmes 
  • 65% de personnes ayant un niveau égal ou inférieur au bac
  • 75% de taux d’insertion dans les 6 mois
  • 255 formations 
  • Une centaine de lieux de formation dans 20 pays

Article pour La Tribune / Bpifrance

Success story de Christel-Marie Dina Bollanga, coordinatrice de production et coloriste

Coordinatrice de production et coloriste chez Oliver Goldsmith à Londres, diplômée du BLC, ISO Paris

« Le Bachelor de Lunetier Créateur m’a permis de décrocher l’opportunité exceptionnelle d’intégrer une marque anglaise emblématique »

Durant le Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO Paris, Christel-Marie Dina Bollanga décroche un stage chez Oliver Goldsmith Sunglasses à Londres. Une marque anglaise fondée en 1926 qui allie designs originaux, touche de glamour et style rétro british. À la suite de son stage, elle est embauchée dans cette entreprise familiale en tant que coordinatrice de production et coloriste. 

Le Bachelor de Lunetier Créateur, la naissance d’une passion pour la lunetterie

« Au lycée, je ne savais pas vers quelles études m’orienter mais je m’intéressais aux métiers de la vision. J’ai découvert l’ISO au Salon de l’Étudiant, puis je me suis rendue aux portes ouvertes de l’école.

L’été avant la rentrée, j’ai eu l’occasion d’intervenir en renfort au rayon solaire d’un grand magasin d’optique sur l’avenue des Champs-Élysées, ce qui m’a confortée dans mon souhait de me lancer dans des études d’optique. J’ai poursuivi cette expérience en alternance durant mon BTS Opticien Lunetier.

Une fois diplômée, je me suis orientée vers le Bachelor de Lunetier Créateur afin d’élargir le champ des possibles sur le conseil d’enseignants à l’ISO.

Cette formation m’a énormément intéressée et ouvert l’esprit. J’ai apprécié chacun des cours qui m’ont apporté beaucoup de connaissances et de compétences en lunetterie et m’ont fait découvrir un grand nombre de marques de créateurs. J’ai particulièrement aimé la fabrication de montures et me suis pris de passion pour le design. Sans oublier les visites d’usines de fabrication française qui ont été très formatrices.

La découverte d’une marque optique de renom à Londres

J’ai effectué un stage de 3 mois au sein de la marque Oliver Goldsmith Sunglasses à Londres. Mon objectif était d’améliorer mon anglais et de découvrir le fonctionnement d’une marque optique dans un autre pays.

J’ai été séduite par les designs de ces produits, leur qualité et leur niveau de détail, mais aussi par l’histoire très riche de cette marque rétro qui a habillé le regard d’Audrey Hepburn et de Grace Kelly entre autres icônes du XXe siècle.

Ce stage m’a permis d’acquérir une expérience diversifiée, entre la vente, la production, la gestion des stocks et le travail des couleurs.

« Grâce au stage du Bachelor de Lunetier Créateur, j’ai décroché un poste chez Oliver Goldsmith Sunglasses »

À la faveur du départ d’une de mes collègues, j’ai intégré l’entreprise familiale en tant que coordinatrice de production et coloriste. C’était une opportunité en or que je ne pouvais pas laisser passer et l’occasion d’apprendre la gestion de production.  

Au quotidien, je m’assure que les prototypes soient conformes aux dessins techniques, vérifie la qualité des montures, choisis leurs couleurs, gère les stocks et analyse les ventes – j’identifie les couleurs qui ont bien fonctionné, celles que je préfère garder et en propose de nouvelles pour apporter une touche de modernité aux modèles historiques.

Par la suite, je souhaite continuer à travailler dans la lunetterie. J’ai même des ambitions entrepreneuriales pour les années à venir… Tout est possible ! »

Lire l’article sur le site de l’ISO

Tessan : un accès démocratisé aux solutions de téléconsultation

Tessan lutte contre les déserts médicaux grâce à ses cabines de téléconsultation implantées en pharmacie partout en France. Elle compte ouvrir plusieurs cabines innovantes dans d’autres secteurs de la santé comme l’ophtalmologie ou la dermatologie.

« Avec nos dispositifs médicaux connectés, on apporte une brique complémentaire de la télémédecine », déclare Jordan Cohen, CEO de Tessan. Passé par des études de finance et d’économétrie (ndlr : étude statistique des données économiques), cet ancien directeur général de Tradition des Vosges puis de Laguiole a fondé Pharma Express, un service de livraison de médicaments via une application mobile, avant de lancer Tessan. L’objectif de sa startup : pallier les problèmes de déserts médicaux, l’un des grands défis du système de santé français. Dans le contexte de la crise sanitaire, ces innovations, qui offrent des alternatives à la consultation traditionnelle pour les suivis préventifs, sont plus que jamais d’actualité.

Des dispositifs de télémédecine

Grâce à ces bornes de téléconsultation faciles d’utilisation et complètement insonorisées, les patients ont accès à un médecin en moins de 15 minutes, avec la possibilité d’être assistés par leur pharmacien. Tessan a noué des partenariats avec des groupements de pharmacies et des laboratoires pour démocratiser l’accès aux solutions de téléconsultation en France. « Ce service est en pleine expansion. Nous sommes passés de 3 à 30 personnes en moins d’un an », indique Jordan Cohen. Ces cabines connectées devraient bientôt être installées dans les centres hospitaliers pour traiter rapidement les cas les moins graves afin de désengorger les services d’urgences. La startup a également mis en place des centres de santé en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) dont un à Aubervilliers, et prévoit d’en implanter progressivement d’autres dans toute la France.

Des solutions clés en main pour les acteurs de la santé

Estampillée « Jeune Entreprise Innovante » (JEI), Tessan investit beaucoup dans l’innovation et la R&D. « L’innovation, ainsi que la transparence et l’intégrité, sont au cœur de nos valeurs », souligne le CEO. Tessan vient de lancer un service de téléophtalmologie chez l’opticien ou dans des centres pour remédier aux problèmes d’accès à une consultation d’ophtalmologie. D’ici la fin d’année, un service de dépistage et de prévention en dermatologie sera également disponible via des cabines dotées de dermatoscopes de grande qualité. « Nous nous appuyons sur notre forte capacité d’innovation technologique pour proposer des solutions clés en main aux acteurs de la santé. Nous voulons continuer de trouver les bonnes idées et rester agiles sur ce secteur qui doit continuer de se réinventer. » 

Tessan en chiffres :

  • Lancée en 2015
  • 7 dispositifs médicaux connectés pour un diagnostic médical complet
  • 85​ ​pharmacies et mairies​ équipées de cabinets médicaux en France
  • 5 téléconsultations par heure
  • ​Des patients de 7 à 90 ans (39 ans en moyenne)
  • 94% des patients autonomes lors de la consultation

Article pour La Tribune / Bpifrance

Comment Biolie valorise les déchets pour fabriquer des ingrédients cosmétiques et nutraceutiques

La start-up Biolie, spécialiste de l’extraction enzymatique, valorise les coproduits de l’industrie agricole, agroalimentaire et forestière pour développer des actifs propres utilisés en cosmétique et pour les compléments alimentaires. Le point avec Nicolas Attenot, co-fondateur de cette start-up nancéenne.

Biolie valorise les coproduits agricoles, agroalimentaires et forestiers en traitant tout type de matière première végétale (graines, feuilles, tiges, racines, fleurs, fruits, légumes…). Des rafles de maïs pour élaborer un produit cosmétique aux propriétés cicatrisantes, des pétales de crocus issus de la production de safran transformés en un actif anti-âge ou encore des résidus de salades pour fabriquer un produit anti-vergétures… Mais aussi les aiguilles du sapin de Noël de la place Stanislas à Nancy qui servent de base pour des compléments alimentaires minceur.

Une société innovante reconnue sur le marché de la greentech

L’aventure commence avec l’élaboration d’un système d’extraction enzymatique, un procédé d’extraction végétale propre. « L’idée était d’exploiter cette technologie brevetée pour la mettre à disposition des industriels. Nous souhaitions travailler en local et en circuit court. Nous avons eu l’idée de valoriser les déchets provenant de l’industrie, ce qui présente un double intérêt environnemental et économique », explique Nicolas Attenot. Biolie crée des mélanges enzymatiques adaptés aux végétaux et aux objectifs d’extraction fixés qui permettent d’obtenir des ingrédients naturels originaux à partir des matières premières, le tout sans solvant organique.

Cette technologie qui vise à avoir un impact environnemental minimal répond aux principes de la chimie verte.Biolie libère tout ce qu’il y a dans la matrice afin d’obtenir des extraits huileux et aqueux, ainsi qu’un résidu solide appelé tourteau. Celui de salade est, par exemple, envoyé en méthanisation pour en faire du bio-gaz. Afin de limiter le transport vers les plateformes de méthanisation partenaires, la start-up vient d’installer une station de compostage pour valoriser ses tourteaux. 

Un acteur de l’économie circulaire

L’objectif de la startup : favoriser l’économie circulaire. « L’économie circulaire (ou up-cycling) est une notion de plus en plus à la mode en cosmétique. Depuis 2014, cela fait partie de notre ADN », souligne-t-il. « La bio-économie est un secteur en devenir mais un grand nombre de freins réglementaires empêchent son développement. Les changements passeront par des soutiens politiques pour faire bouger les lignes », insiste-t-il. Prochaines étapes pour la start-up déjà présente au Canada : devenir un acteur de référence de la greentech, vendre et étoffer son catalogue de produits et poursuivre ses efforts d’intensification commerciale en France et à l’export pour installer la technologie là où il y a la ressource en multipliant ses collaborations notamment en Amérique du Sud, en Afrique et en Australie.

Chiffres clés 

  • Création : 2012
  • 300 matières premières travaillées
  • 25 produits
  • 6 brevets
  • 33,3 % de l’activité à l’export en 2019

Article pour La Tribune / Bpifrance

Success story de Romain Caillaud, Head of Studio

Head of Studio, diplômé du BLC, ISO Paris

« Le BLC est un tremplin : on nous met un pied dans le milieu, à nous de mettre le deuxième »

Romain Caillaud se découvre très tôt une fibre créatrice. Au cours du Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO Paris, il a consolidé ses compétences en design et enfabrication de montures. Durant son stage dans la boutique Lunetier Ludovic à Bruxelles lors du Bachelor de Lunetier Créateur, il a approfondi ses connaissances et créé une « masterpiece » qui lui a valu d’être remarqué au Silmo et au Mido, salons internationaux de la lunetterie. Aujourd’hui, il a décroché le poste de Head of Studio chez Cubitts à Londres. Une griffe au charme discret, spécialiste du sur-mesure.

L’optique, la découverte d’une passion

 » J’avais beaucoup aimé les stages que j’avais passés en magasin d’optique au lycée : je trouvais le métier d’opticien diversifié, entre la vente, les dimensions technique et commerciale et la mode. Après mon Bac S, j’ai donc opté pour le BTS Opticien-Lunetier. Commençant par me former en autodidacte, j’ai acheté des machines et fabriqué moi- même dans mon garage et ma chambre une dizaine de montures pour des proches. Je bidouillais. Ma première monture a nécessité 60 heures de travail ! « 

Apprendre le design de montures avec le Bachelor de Lunetier Créateur

Quand j’ai découvert le BLC, je suis monté à Paris pour suivre ce cursus reconnu par la profession. J’ai été formé sur la corne et l’acétate, mais aussi sur des logiciels comme Illustrator et Rhinoceros. J’ai pu visiter des usines dans le Jura et prendre la mesure de ce qu’est un processus de fabrication industriel – cela m’aide à travailler plus efficacement lors d’un développement de collection. 

Durant un an, j’ai effectué un stage Erasmus dans la boutique de Lunetier Ludovic à Bruxelles grâce aux partenariats de l’ISO. J’ai principalement travaillé à l’atelier pour dessiner et fabriquer des montures sur mesure en acétate, en corne de buffle, en bois et en métal. Une super expérience et une vision de Ludovic qui m’inspire toujours autant : ne jamais dire non, meilleur moyen de continuer d’apprendre.

Sur mon temps personnel, j’ai créé ma propre monture qui reflète tout mon savoir-faire en matière de design et de fabrication. La porter lors du Silmo et du Mido, c’était comme afficher mon CV sur ma tête ! Beaucoup d’acteurs de l’optique étaient impressionnés. C’était très encourageant pour la suite.

De Senior Workshop Product Manager à Head of Studio chez Cubitts

Grâce à ce stage, j’ai décroché le poste de Senior Workshop Product Manager chez Cubitts à Londres. Ma mission, durant un an, a consisté à développer l’atelier, augmenter la qualité de la production et le travail de la corne, qui représente un marché important pour les fabricants de lunettes.

Aujourd’hui, je suis devenu Head of Studio. Toujours en charge de la production de l’atelier, je suis aussi impliqué dans le développement de la collection Cubitts. C’est très enrichissant, j’en apprend tous les jours. 

Je suis également en charge du service sur-mesure, qui consiste à proposer à nos clients une monture unique correspondant à leurs désirs en leur assurant un parfait confort. Pour ce faire, j’effectue une douzaine de mesures, nous échangeons sur ce qu’ils souhaitent et sur ce que j’imagine pour eux. S’ensuit la création d’un design unique puis la fabrication. 

J’aime fabriquer les lunettes que je dessine. Pendant la fabrication, d’autres idées me viennent, ce qui me permet d’ajouter du détail et de rendre les lunettes encore plus uniques. Mes clients sont toujours agréablement surpris.

Grâce à cette expérience à l’étranger, j’ai fait des progrès significatifs en anglais, dont la maîtrise est un prérequis pour évoluer dans le milieu international de la lunetterie.

« Continuer à se former »

Mon conseil aux étudiants en création lunetière ? Créez une monture – seul moyen de marquer les esprits en présentant un objet concret aux employeurs – et faites-le plus de bruit possible avec votre design. Construisez-vous une identité propre avec un portfolio sur les réseaux sociaux (notamment sur LinkedIn) et n’arrêtez jamais d’apprendre.

Au mois d’avril, je vais suivre une formation sur le logiciel 3D Rhinoceros. La maîtrise de la 3D est très intéressante dans le développement de concept et de collection. Elle permet de prévisualiser le produit assez rapidement et très précisément.

Dans le futur, j’aimerais postuler à un titre de chef de produit ou de senior designer en lunetterie. Le BLC a été très formateur, m’a ouvert l’esprit et m’a donné l’opportunité de vivre aujourd’hui de ma passion. »

Lire l’article sur le site de l’ISO

La Londe-les-Maures : le Big Tour révèle une industrie innovante et porteuse

Ce mardi 25 août, la grande fête de l’entrepreneuriat se déroule à La Londe-les-Maures dans le Var, un territoire clé pour l’industrie manufacturière française, ouvert sur l’innovation. 

« On a dans notre région quelques éléments pour être des leaders mondiaux de l’industrie manufacturière », déclare Bernard Kleynhoff, Président de la Commission Économie, Industrie, Innovation, Nouvelles technologies et Numérique et Conseiller régional des Alpes-Maritimes. Amadeus, Arko Pharma, Airbus… La région a de quoi faire rêver les jeunes à tous les niveaux : « Nous avons un plan de reconquête régionale. Avec le Big Tour, on veut leur montrer qu’ils peuvent y trouver leur place et construire leur avenir ici dans l’industrie et les startups. Dans un contexte de réindustrialisation en France, on a besoin de reconstruire une industrie locale importante pour retrouver de l’autonomie industrielle, de l’indépendance et de la compétitivité. » 

Une industrie dynamique tournée vers l’avenir

Verallia est le leader européen et le 3e producteur mondial de l’emballage en verre pour les boissons et les produits alimentaires, avec 11 sites industriels et 2 500 salariés en France. « Nous voulons partager avec le public notre passion pour le verre, matériau d’exception sain et recyclable à l’infini, leur faire découvrir le verre d’emballage et les sensibiliser via un quiz (règles de tri, propriétés du verre, anecdotes sur les emballages en verre pour les boissons et les bouteilles alimentaires) sur la nécessité de l’économie circulaire pour réussir la transition vers une société neutre en carbone. Aucun emballage en verre ne devrait échapper au recyclage », affirme Michel Giannuzzi son PDG. En tant qu’acteur industriel français B2B assez peu connu du grand public, c’est l’occasion pour Verallia de mieux se faire connaître. « Nous sommes heureux de partager l’affiche du Big Tour avec des entreprises qui pourvoient des emplois, innovent et créent de la valeur sur le territoire français – preuve du dynamisme du tissu industriel français – et espérons que la tournée suscite des vocations. »

Sur le volet sportif, Christian Salomez, Président du Pays d’Aix Université Club Handball (PAUC), le club partenaire le plus important du handball français, se dit « fier d’être partenaire du Big Tour qui représente un enjeu de visibilité majeur » pour son club et ses 300 entreprises partenaires. « Nous remercions Bpifrance qui nous donne une force incroyable et une grosse dose d’optimisme durant la période que nous traversons. Nous trouvons beaucoup de dynamisme et de solidarité entre les membres partenaires. C’est très fort, très motivant et très encourageant. » Le PAUC entend présenter au public ses activités et ses nombreux projets (développement de la RSE au sein du club, académies de jeunes joueurs en Afrique occidentale et dans les DOM-TOM, implication des salariés des entreprises partenaires dans des actions sociales et éducatives en faveur des jeunes sportifs des différentes académies…).

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Savines-le-Lac : la montagne au cœur du développement économique des territoires

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, cap sur Savines-le-Lac, trésor du département des Hautes-Alpes entre lac et montagne, où le Big Tour fait étape aujourd’hui vendredi 21 août. 

« Nous sommes très honorés que le Big Tour fasse étape à Savines-le-Lac. C’est la reconnaissance par Bpifrance des territoires de montagnes », déclare Victor Berenguel, le maire de la commune. Renommé pour ses stations de sport d’hiver, le territoire des Hautes-Alpes est devenu une réelle destination nautique en été avec le lac de Serre-Ponçon – paradis de la voile et premier lac français en eau douce aux normes AFNOR – et le Parc national des Écrins. Développement durable, biodiversité, événementiel avec l’augmentation de la fréquentation touristique durant la saison estivale (qui représente plus de 40% du PIB des Hautes-Alpes)… « L’idée est de montrer à la jeunesse et aux familles que la montagne est au cœur du développement économique des territoires et qu’on va participer à l’innovation. Le Big Tour célèbre à la fois le savoir-faire français et la capacité d’oser, d’innover et d’entreprendre. Cet événement va ouvrir l’esprit à des jeunes et des familles et les motiver à oser entreprendre pour se développer », précise l’élu. Patrice Bégay, Directeur Éxecutif de Bpifrance complète, « susciter des vocations, donner l’envie, faire découvrir un monde que l’on ne connaît pas, choisir une formation, trouver un emploi, c’est ça le moteur de la tournée. »

L’entrepreneuriat à l’honneur 

Président fondateur du Groupe 6ème Sens Immobilier, promoteur et investisseur dans le résidentiel et le tertiaire, Nicolas Gagneux est également très fier que le groupe participe au Big Tour afin de « transmettre aux jeunes [sa] passion pour l’immobilier et [ses] valeurs d’entrepreneur, éveiller les talents d’aujourd’hui et de demain et leur donner des clés pour entreprendre ». À travers un film projeté à toutes les étapes du Big Tour, il entend partager son gout immodéré pour l’entrepreneuriat. « L’entrepreneuriat s’impose à tous les passionnés qui veulent être libre d’exprimer leur créativité et de pouvoir développer leurs idées de manière indépendante. Ayant de l’audace, prenant des risques, capable d’observer et de se remettre en question afin de mieux rebondir, l’entrepreneur va avoir encore plus d’importance dans le cadre de la relance. Je mesure la chance que j’ai d’être entrepreneur dans un pays comme la France, qui permet à ceux qui en ont l’envie et la volonté de pouvoir réaliser leur rêve de développer leur propre business ! », affirme-t-il.  

Le club USAP Basket, également partenaire de l’événement, contribue lui aussi à la relance économique de la région PACA. « Nous ambitionnons d’être le club de basket de haut niveau dans le département du Vaucluse », affirme Patrick Chêne son Président d’Honneur. Et de poursuivre : « Le sens de l’histoire est de nous développer grâce aux relations avec les entreprises, ce que Bpifrance nous aide à faire. Il s’agit de conjuguer la relation club de sport et entreprise de manière innovante – pas seulement en mettant leur nom sur nos maillots. Notre club se retrouve dans les valeurs défendues par Bpifrance, nous sommes donc solidaires de toutes leurs opérations. » Nul doute qu’avec le Big Tour, le « Business club des Partenaires » de l’USAP Basket devrait rapidement se développer.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour au Havre : la valorisation du Made in France

Ce samedi 15 août, le Big Tour met le cap sur la Normandie pour faire étape au Havre, capitale de la transition énergétique qui bénéficie d’un tissu industriel riche et diversifié.

La Havre est une ville portuaire et le premier port à conteneurs de France. Dans la grande zone industrielle adossée au port, elle abrite des industries très diversifiées (énergie, chimie, automobile, métallurgie, agro-alimentaire, collecte et valorisation des déchets…). Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO grâce à son architecture moderne et proposant une programmation culturelle attractive et un parcours artistique dans l’espace urbain, elle jouit d’une économie touristique en pleine croissance depuis une vingtaine d’années. Le Havre, capitale de la transition énergétique, s’oriente également vers les énergies marines renouvelables. « Une usine unique au monde de fabrication de pales et de nacelles d’éoliennes en mer va prochainement ouvrir en lieu et place d’une centrale à charbon », souligne Jean-Baptiste Gastinne, 1er adjoint au maire chargé du développement économique de la ville. « Ainsi, il nous a semblé naturel que le Big Tour 2020 fasse étape au Havre. Cet événement contribue à valoriser le savoir-faire industriel local dans la perspective d’y accueillir les industries du futur. »

Relocaliser en France 

Cette étape est l’occasion de « montrer à tous les entrepreneurs qu’il est possible de produire en France – avec 10 ans d’expérience, nous en sommes la preuve », indique Jean-Philippe Sionneau, responsable communication chez Le Coq Sportif. Grande marque du sport français et international fondée en 1882 dans l’Aube, Le Coq Sportif est l’équipementier de la team du Big Tour. « C’est important de participer à cette grande fête de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du savoir-faire français », ajoute-t-il. Après plus de 15 ans de production en Asie, la marque associée à toutes les grandes victoires du sport français a pris le parti depuis 2009 de rapatrier petit à petit près de 100% de sa production textile (tricotage et teinture) et de chaussettes en France, créant une centaine d’emplois directs dans son usine à Romilly-sur-Seine et indirects à Troyes. « Petit à petit, nous avons réussi à relocaliser la production, à créer et à pérenniser des emplois, à maintenir des métiers en voie de disparition comme celui de couturière, à valoriser le savoir-faire français et à faire vivre la filière dans tout le département (dont 2 entreprises qui déclinaient)Quand on veut, on peut ! »

Les visiteurs du Big Tour pourront également découvrir le STB Le Havre, club emblématique de basket qui fête ses 130 ans cette année. « Le basket est très ancien au Havre et un vecteur important de croissance. Bpifrance a créé une émulation, un rapprochement avec des entreprises autour de l’esprit sportif et défend les clubs de manière très active. L’idée est de développer le business, d’échanger des compétences et des expériences entre partenaires », précise Édouard Morlot son Président. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Quimper : redonner de l’énergie aux entrepreneurs

Aujourd’hui lundi 10 août, la grande tournée de l’entrepreneuriat fait étape à Quimper. L’occasion de faire rayonner les richesses de cette commune bretonne et de diffuser des messages positifs pour soutenir l’emploi et la vitalité économique du territoire.

Capitale de la Cornouaille, la ville de Quimper est connue pour son industrie textile et accueille notamment l’usine d’Eurosérum, quelques sièges d’entreprises comme Verlingue, ainsi que des entreprises du tourisme, de la construction navale et de transport maritime dans son port. À 15 km de la côte atlantique, proche de sites naturels tels que la Pointe du Raz et classée « ville d’art et d’histoire », elle attire de nombreux touristes l’été. Dans le cadre de la relance, la communauté d’agglomération de Quimper renforce son soutien aux plus petites entreprises, aux indépendants, aux associations et aux acteurs de l’ESS via un fond de 27,5 millions d’euros. La commune entend booster son dynamisme et son attractivité. Ses principaux axes de développement consistent à attirer de nouveaux habitants en préservant leur cadre de vie – c’est la 2e ville française où il fait le plus bon vivre selon un palmarès de 2017 –, créer 500 nouveaux logements par an pour construire la ville de demain et favoriser l’implantation d’entreprises pour maintenir son rang de 1èreagglomération comprise entre 70 000 et 100 000 habitants où il fait bon entreprendre (selon une étude de 2016). 

Un porte-drapeau de l’industrie française 

« Toutes les énergies, les industries, les compétences et les innovations doivent être déployés pour être de plus en plus attractif en France et à l’international en termes de formation, d’emploi, d’investissement et de vie sociale, surtout dans le contexte actuel », estime Thierry Geffroy, Président du Directoire du Groupe Samsic. Depuis sa création en 1986, le groupe dont l’une des filiales, SAMSIC Sécurité, accompagne le Big Tour, n’a eu de cesse d’être à la pointe de la technologie et de l’innovation dans les services. Ce partenaire, qui assure toutes les prestations de sécurité sur les 22 étapes de la tournée, prévoit d’emmener ses clients, salariés et amis institutionnels à la découverte de cette grande fête de l’entrepreneuriat. « Une société de service comme la nôtre doit être le porte-drapeau de l’industrie française et contribuer à redonner de l’énergie aux entrepreneurs », souligne-t-il. 

Avec près de 22 000 licenciés dans une centaine de clubs sportifs, Quimper est une ville très sportive. Le club de basket Union Jeanne d’Arc Phalange Quimper (UJAP Quimper), qui évolue en Pro B avec 12 joueurs professionnels, 2 entraîneurs et une trentaine d’équipes d’amateurs, compte lui aussi participer à la relance. Partenaire du Big Tour depuis sa première édition l’an dernier, le club y tient un stand toute la journée. « Cet événement est l’opportunité de se faire connaître et d’accrocher des partenaires plus importants. Notre stratégie s’oriente en effet de plus en plus vers le partenariat privé », indique Bernard Kervarec, son Président.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Saint-Malo : l’industrie de la relance verte

Aujourd’hui vendredi 14 août, le Big Tour installe sa caravane à Saint-Malo. L’occasion de découvrir le tissu économique local et de mettre en lumière notamment une start-up industrielle qui croit dans le recyclage. 

Le territoire du pays de Saint-Malo, constitué de plusieurs collectivités, s’étale de la Côte d’Émeraude (Dinard et Cancale) à Combourg dans l’arrière-pays, en passant par Dol et la Baie du Mont-Saint-Michel. L’économie locale est dominée par le tourisme qui génère 1/3 des emplois. C’est aussi un bassin industriel et artisanal dynamisé par quelques grands groupes tels que Timac Agro, spécialisée dans l’agrofourniture et la fertilisation, le groupe de prêt-à-porter Beaumanoir et les Thermes Marins de Saint-Malo. « Nous menons une réflexion sur le développement de l’économie locale pour favoriser l’implantation de start-ups dans le digital et le tertiaire », indique Jean-Virgile Crance, 1er adjoint au maire en charge du développement économique de Saint-Malo. « Il faut saluer tout le travail réalisé par Bpifrance pour soutenir les entreprises dans le cadre de cette crise sanitaire. Bpifrance a vocation à être mieux connue du grand public et notamment des jeunes. C’est vers eux qu’il faut tourner nos efforts », souligne l’élu. 

Une nouvelle vision de l’industrie de transformation des déchets

Paprec Group, leader français du recyclage avec 210 sites et plus de 12 millions de tonnes de déchets recyclés, a répondu présent à l’appel de Bpifrance pour présenter ses solutions au grand public via des animations autour de la valorisation des déchets et de la révolution numérique. Le groupe a en effet mis en place des technologies particulièrement performantes pour valoriser les déchets sous forme de nouvelles matières premières ou d’énergie. « Nous nous engageons au quotidien pour une planète plus verte et une société plus fraternelle en essayant de tracer un sillon qui nous est propre », déclare Sébastien Petithuguenin, son Directeur Général. « L’environnement est la lame de fond qui va revisiter l’ensemble de nos productions industrielles. L’industrie de transformation va devoir s’appuyer sur les matériaux issus du recyclage. Nous croyons beaucoup à l’éco-conception et avons la profonde conviction que la relance va être verte comme le souhaitent les citoyens », ajoute-t-il.

Saluant à son tour l’engagement remarquable de Bpifrance auprès des entrepreneurs durant la crise actuelle,Franck Danet, Président de Caen Basket Calvados, par ailleurs Directeur Général du cabinet d’expertise-comptable SOFICOM Walter France, estime qu’« il est important pour l’image du club d’être associé au Big Tour. L’objectif de ce partenariat est de professionnaliser le club. Chez nous, il n’y a pas de petit ou de grand partenaire. L’idée est de faire du business et de partager une passion commune pour le sport. »

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Larmor-Plage : l’industrie française à l’ère de la post-modernité

Aujourd’hui samedi 8 août, le Big Tour fait étape à Larmor-Plage, dans le Morbihan. L’occasion de découvrir les richesses industrielles de notre pays.

Larmor-Plage est une station de tourisme doté de très belles plages et du centre nautique de Kerguélen,première école de voile française. C’est aussi une ville d’agrément où il fait bon vivre, avec de plus en plus de résidences secondaires. Elle accueille des entreprises innovantes et dynamiques notamment dans le numérique. « C’est le territoire naturel des bureaux d’études, de la R&D, mais aussi des professions libérales et des services », précise Patrice Valton, le maire de la commune. « La vocation même du Big Tour nous colle à la peau : tourné vers l’avenir, porté par la French Touch et le savoir-faire de l’entrepriseCet événementd’ampleur va contribuer à développer la notoriété de Larmor-Plage à l’échelle nationale », se réjouit-il. 

Le haut-parleur de l’industrie et de la tech

Coup de projecteur sur Teréga, partenaire du Big Tour depuis sa première édition aux côtés de Bpifrance. Ce grand opérateur du réseau de transport de gaz implanté depuis 75 ans en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine (5 000 km de canalisations, 25% du stockage de gaz naturel, 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en France et 650 collaborateurs dans le Sud-Ouest) fera découvrir aux visiteurs du Big Tour une animation en 3D du fonctionnement des systèmes énergétiques d’aujourd’hui et de demain. « L’énergie entrepreneuriale est de plus en plus décentralisée, l’heure de la réappropriation des territoires a sonné », déclare Dominique Mockly son Président et Directeur Général. « L’association de l’industrie et de la technologie, à laquelle le Big Tour contribue, est essentielle pour la bonne santé du réseau économique des territoires. L’industrie d’aujourd’hui est différente de celle d’hier, nous sommes passés dans la post-modernité. Nos réseaux joueront sans doute un rôle de plus en plus important dans le développement de solutions locales. » Cet événement 100% fun qui attire les jeunes en associant dynamiques d’entreprises et plaisir montre aussi que « certains ont commencé à réaliser leurs rêves ».

Basé à Larmor-Plage, Pros-Consulte est spécialiste du bien-être au travail, sujet plus que jamais d’actualité. Leader des solutions numériques au service de l’humain, la PME qui propose aux salariés d’appeler l’un des 105 psychologues disponibles sur sa plateforme en ligne a multiplié par 3 son chiffre d’affaires l’an dernier.« Nous recevons énormément de demandes pour des interventions en entreprises, pour la formation et la plateforme d’écoute », note France Hétier, Directrice Générale. Au programme lors du Big Tour : présentation de l’activité, mise en avant du savoir-faire et de l’entrepreneuriat français et animation « à la sauce bretonne »avec le musicien Bernard Braz. « L’essence de cet événement est de booster l’énergie entrepreneuriale. Il n’a jamais été aussi facile d’entreprendre. Quand on n’a pas peur et qu’on croit en soi, on réussitTout est possible, le nouveau monde est à créer ! »  

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Biscarrosse : l’environnement à l’honneur

La 2e étape du Big Tour se déroule à Biscarrosse ce jeudi 30 juillet. Ce grand événement populaire fait la part belle à l’environnement. 

« Nous sommes très heureux de recevoir le Big Tour à Biscarrosse au sein de la Communauté de Communes des Grands Lacs », déclare Hélène Larrezet, maire de Biscarrosse. Cette station balnéaire qui bénéficie d’un patrimoine naturel exceptionnel (lacs et forêt) est une destination de tourisme balnéaire et d’écotourisme privilégiée. L’économie biscarrossaise est également tournée vers l’aéronautique (Centre DGA Essais de Missiles, un site unique en Europe, base aérienne de Cazaux…), avec une niche économique particulière liée à son passé industriel autour de l’hydraviation (Saint-Exupéry et d’autres grands noms de l’aviation française y ont pris leur envol pour les premières traversées transatlantiques). Autre grande caractéristique de la région, l’exploitation forestière – de la culture à la transformation du bois – grâce à la forêt des Landes. « Nous nous retrouvons dans les objectifs et les valeurs du Big Tour : la France qui gagne, qui produit de la qualité et axée sur la performance. Redynamisons-nous, ne baissons pas les bras. Transmettons un message positif aux jeunes, ouvrons-leur l’horizon ! », s’enthousiasme-t-elle.

S’émerveiller et agir pour la biodiversité 

Avec l’association Beauval Nature, le Big Tour est l’occasion de réfléchir sur l’écologie en s’émerveillant devant la beauté d’un tigre, la grâce d’une antilope ou l’agilité d’un singe via des vidéos tournées dans le ZooParc de Beauval. « Tout cela ne peut pas disparaître, alors nous agissons », lance Delphine Delord, la Vice-présidente. L’association est très impliquée dans des actions de préservation de la biodiversité mondiale et des espèces menacées, ainsi que des programmes de recherche scientifique qui visent à mieux connaître et protéger les animaux. « L’idée est de partager notre passion pour les animaux et la biodiversité, d’inciter les Français à venir au ZooParc – 4e plus beau zoo du monde avec 35 000 animaux – pour être en prise direct avec le monde du vivant et les sensibiliser sur la nécessité de prendre part à des actions en faveur de la biodiversité », affirme-t-elle. En parrainant un animal du ZooParc, chacun peut créer un lien avec lui tout en contribuant au financement des programmes de conservation (tous les fonds récoltés sont versés à l’association et utilisés sur le terrain).

Sur le volet sportif, le club Boxers de Bordeaux met en avant le hockey sur glace auprès de la population locale, économique et touristique à Biscarrosse, mais aussi à Vieux-Boucau et Arcachon. « Dans la métropole bordelaise, le hockey est le 1er sport de salle et le 3sport après le rugby et le foot », indique Thierry Parienty, Président du club et par ailleurs gérant de Voltéo, une chaîne nationale de magasins pour batteries et piles. Au programme : stand animé par des joueurs du club pour répondre aux questions du public, initiation et démonstrations sur la manière de tenir une crosse et de marquer des buts, ainsi que de nombreux lots à gagner.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour au Cap d’Agde : priorité à la réindustrialisation du pays

Avant-dernière étape du Big Tour ce jeudi 27 août : le Cap d’Agde, un territoire à forte attractivité touristique qui fait la part belle à l’écologie et à l’innovation pour attirer jeunes et investisseurs.

Avec 15 millions de visiteurs chaque année, le Cap d’Agde est la première station balnéaire française par sa capacité d’accueil, mais aussi une ville riche de 2 600 ans d’histoire. Engagée principalement dans 4 domaines – tourisme, agro-alimentaire, énergie et silver économie –, elle se veut innovante notamment dans le domaine environnemental (réutilisation des eaux usées pour arroser le golfe, parkings recouverts d’ombrières photo-voltaïques, utilisation de la géothermie dans les constructions…). « L’écologie pragmatique et opérationnelle est au cœur de notre stratégie », affirme Jérôme Cavaillès, directeur de cabinet de Gilles d’Ettore, le maire d’Agde. « Il faut réindustrialiser le pays. Pour relancer l’économie, nous avons besoin que les jeunes aient envie de s’investir dans l’innovation et la création d’entreprise. Nous soutenons cette dynamique impulsée par Le Big Tour. Nous avons créé la marque ombrelle « Invest In Cap d’Agde » pour attirer les investisseurs. Notre mantra ? Good life, fast business ».

Les PME françaises répondent présentes 

La présence au sein du Big Tour du groupe Aertec, spécialisé dans l’équipement et la maintenance des cabines passagers avec une forte activité dans le domaine aéronautique, illustre l’implication et l’énergie entrepreneuriale des PMEGoodies, maquettes d’avion fabriquées en impression 3D sous forme de puzzles pour attirer les enfants… « L’idée est de donner envie aux jeunes d’entreprendre, apporter de la motivation et montrer qu’on peut toujours rebondir. Il n’y a pas que les start-ups dans la high tech ! Et l’entrepreneuriat, ce n’est pas un diplôme qu’on acquiert, c’est un diplôme qu’on se donne à soi-même », lance Philippe Billebault, président fondateur qui emploie 240 salariés. Au mois de mars, il a pris le parti de se lancer dans la fabrication de masques pour remédier à la baisse brutale de l’activité – une bulle qui a éclaté début juin avec l’importation des produits asiatiques. Mais « ce marché redémarre et nous redressons peu à peu la barre », précise-t-il. La société est en train de réembaucher une quinzaine de personnes après avoir en recruté une quarantaine en contractuel dont elle a dû se séparer fin juin. Parallèlement, le groupe a investi près de 400 000 euros dans de nouvelles machines avec l’aide de la région Occitanie. 

Le Big Tour est aussi l’occasion pour le club Narbonne Volley de rencontrer des partenaires et de montrer au public les compétences de ses joueurs, dont certains feront découvrir aujourd’hui les gestes techniques du volley. « C’est un sport très pratiqué mais quand il est joué par des professionnels, c’est différent », affirmeJérémie Ribourel, son Président. Créé en 1963, ce club devenu professionnel en 2004 a déménagé en janvier dernier dans une aréna de 3 500 places. « Nous sommes entrés dans l’ère du sport business et du sport spectacle. Du jour au lendemain, nous avons réuni en moyenne plus de 1 900 personnes sur nos événements. Notre concept plaît beaucoup », s’enthousiasme-t-il. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Régis Saleur [Supernova Invest] : « Nous sommes des multi-spécialistes »

Supernova Invest est une société de gestion de fonds de capital-risque spécialisée dans la deep tech : des technologies de rupture, le plus souvent issues de la recherche publique, dans le digital (micro-électronique), la santé (dispositifs implantés, applications médicales…), l’énergie et l’environnement, ainsi que l’usine 4.0 (robotique, impression 3D…).

Bpifrance : Comment se déroulent les investissements ? 

Régis Saleur : Ce qui nous intéresse, c’est la croissance de sociétés très innovantes et souvent relativement jeunes (de moins de 10 ans). Nous intervenons en phase d’amorçage, de venture capital pour des sociétés entre 1 et 2 millions de chiffre d’affaires et en late stage pour les entreprises en forte croissance qu’on accélère pour les aider à se déployer à l’échelle industrielle ou à l’international. On étudie en moyenne 1 000 dossiers par an. Avec un fond, on finance 15 à 20 sociétés – on cherche à identifier les meilleures, celles qui ont le plus de potentiel. Jusqu’à présent, nous gérons 260 millions d’euros et avons investi dans plus de 150 entreprises dont 60 en portefeuille.

B. Quelles sont les étapes clés avant de décider d’investir ? 

RS. On étudie la proposition de valeur de la société, la technologie utilisée et la propriété intellectuelle, mais aussi l’activité historique et l’équipe. On cherche toute information utile en appelant notamment nos contacts pour se former une opinion sur l’entreprise. L’équipe formée par les personnes les plus séniors de la société présente un projet d’investissement au comité, on rencontre le management puis on décide de manière collégiale. Si le dossier est retenu, on fait une offre et on négocie les conditions d’investissement. On trouve assez systématiquement 2 ou 3 co-investisseurs, ce qui permet de mutualiser le risque. 

B. Avez-vous des anecdotes à partager ? 

RS. L’instruction d’un dossier prend environ 6 mois. Parfois, on met 1 an quand on identifie des startups intéressantes dans lesquelles on estime qu’il est trop tôt d’investir. On préfère alors observer d’abord la manière dont elles se positionnent sur leur marché. Il arrive que des fondateurs se séparent et cèdent leur société, ou au contraire qu’une startup surperforme et se fasse racheter avant de lever des fonds. À ce moment-là, on sait qu’on aurait dû être plus rapide. Cela m’est arrivé 2 fois avec le même fondateur.

B. Comment voyez-vous l’avenir de la deep tech ? 

RS. La deep tech nécessite de la recherche et correspond à des temps longs. On créé des actifs qui sont très concrets et tangibles, ce qui permet d’être plus résistant aux crises (les usines continuent de tourner). Moi qui ai investi pendant 10 ans dans le e-commerce, j’ai vécu la crise de la bulle internet, c’était beaucoup plus dur : on a remis tous les fondamentaux en cause, tout s’est arrêté. Aujourd’hui, on a besoin de faire la transition écologique et numérique. Le choc de la crise COVID est violent mais les fondamentaux sont toujours là. Ça me rend positif. Je suis content de travailler dans la deep tech.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Success story de Reza Abbas Farishta, docteur en optométrie

Docteur en optométrie, ISO Paris promotion 2007

« Je suis content d’avoir choisi l’ISO. Je ne pense pas que j’aurais été accepté à la faculté d’Orsay et ensuite, à l’université de Montréal si je sortais d’une école lambda !  »

Après son BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Paris, sa Licence Professionnelle d’Optique et sa première année de Master Biologie Santé spécialité Sciences de la Vision à la faculté d’Orsay Paris-Sud (Aujour’hui Paris-Saclay), Reza Abbas Farishta est parti étudier à l’Université de Montréal pour valider son diplôme de M2. Puis, il s’est lancé dans un double cursus de haut niveau : un Ph.D. (appellation anglo-saxonne du doctorat) en Sciences de la vision associé à un doctorat en optométrie. Optométriste, enseignant-chercheur, consultant pour les instances régulant l’optométrie au Canada. 

Le BTS Opticien-Lunetier à l’ISO, la naissance d’une vocation 

« J’ai suivi, après l’obtention de mon bac S, le BTS Opticien-Lunetier à temps plein à l’ISO Paris. Plusieurs de mes proches issus de la filière optique m’avaient donné de bons échos de la profession d’opticien : diversifiée, porteuse de choix multiples et de nombreuses opportunités de spécialisation. Je savais que si ces études me plaisaient, je poursuivrais ma formation.

Suite à mes recherches, mon choix s’est porté sur l’ISO en raison de son excellent taux de réussite au diplôme et de la possibilité de rester dans la capitale, ma ville de naissance. M’étant par ailleurs inscrit en fac d’histoire et de philosophie – deux disciplines qui m’intéressent d’ailleurs encore aujourd’hui –, j’ai finalement opté pour un cursus d’optique qui me garantissait un emploi et une certaine stabilité.

J’ai acquis de l’expérience professionnelle lors de mon stage d’optométrie à Londres durant le BTS. Mes objectifs ? Consolider mon anglais, développer mon réseau et découvrir l’optométrie dans un pays où cette discipline est reconnue.

Une spécialisation en optométrie

Une fois diplômé, j’ai été admis en Licence Professionnelle d’Optique à temps plein à l’Université d’Orsay Paris-Sud (devenue Paris-Saclay). J’ai effectué mon stage chez Grand Optical sur les Champs-Élysées et à Montparnasse aux côtés d’optométristes ayant suivi la même formation que moi.J’ai continué à me spécialiser avec le Master Biologie Santé spécialité Sciences de la Vision à l’Université d’Orsay – Paris Sud (devenue Paris-Saclay)…

Du M2 à la recherche et l’enseignement à l’Université de Montréal 

Puis, j’ai été accepté en M2 à l’Université de Montréal. C’est un programme que seuls 6 étudiants français inscris en M1 peuvent suivre, si l’on n’est pas résident ou citoyen canadien. Passionné depuis toujours par la recherche, je voulais faire un stage dans ce domaine : durant ma première année au Canada, je passais 4 jours par semaine dans la clinique universitaire de la vision de l’école d’optométrie de l’université de Montréal, et 1 jour sur mon activité de recherche. Les résultats étaient très intéressants, ce qui m’a permis de participer à des conférences internationales en Californie la même année et de publier mes résultats dans une revue de renom.

Une fois diplômé, on m’a proposé de faire un Ph.D au sein du Laboratoire des neurosciences de la vision – École d’optométrie, affilié à l’Université de Montréal, sous l’égide du Dr. Casanova, associé à un doctorat d’optométrie.

J’ai décidé de suivre ces deux cursus en parallèle, ce qui est plutôt atypique. J’ai travaillé sur mon Ph.D. pendant 2 ans, puis j’ai pris une pause pour poursuivre mon doctorat en optométrie (O.D) que j’ai obtenue en 2017, avant de reprendre le Ph.D. que j’achèverai cette année. Au Canada, l’optométriste est un professionnel de la santé qui a le titre de docteur, avec le droit de prescrire une correction optique et des médicaments thérapeutiques. Aujourd’hui, en parallèle de mes travaux de recherche à l’université, j’exerce en tant qu’optométriste dans une clinique privée à raison de 2 jours par semaines.

Je suis également chargé de cours à l’école d’optométrie de l’Université de Montréal depuis 8 ans. J’aime beaucoup l’enseignement! J’enseigne principalement la neurophysiologie de la vision et la dioptrique oculaire à des étudiants en doctorat d’optométrie.

 « Pour le BTS, je suis content d’avoir choisi une école de renom comme l’ISO »

Je suis content d’avoir fait mon cursus d’optique à l’ISO, une école reconnue pour ses formations d’excellence et sa renommée sur le marché. Je ne pense pas que j’aurais été accepté à la faculté d’Orsay en sortant d’une école lambda. Les professeurs que j’ai eu au BTS, surtout en analyse de la vision, nous ont vraiment bien formés pour nos échéances nationales et dans mon cas, pour intégrer la faculté d’Orsay. J’aimerais d’ailleurs exprimer ma gratitude envers mes professeurs, surtout envers Dr Gilberg et Madame Tollis, mes enseignants en examen de la vue et analyse de la vision, ainsi que Madame El Mouatz (professeur des Mathématiques) dont la famille habitait à Montréal et m’a bien accueilli durant mes premiers jours ici.

Mon conseil aux étudiants de l’ISO, surtout ceux qui veulent se spécialiser après le BTS : soyez parmi les meilleurs étudiants de votre promotion et ce, à toutes les étapes de votre parcours (BTS, Licence, Master). Appréciez l’excellence de vos professeurs, l’enseignement et l’expérience étudiante, ça va au-delà du simple cours enseigné en salle de classe ! Dernier conseil, développez votre réseau !

Cela fait maintenant 10 ans que je suis à Montréal. Il n’y a pas un jour où je regrette ma décision – à tous niveaux (professionnel, personnel, social…). Les gens ici sont très ouverts, il y a beaucoup d’opportunités (les opticiens français sont très prisés !) et d’espace professionnel pour grandir. C’est une super opportunité pour les étudiants et les professionnels de l’optique qui sont attirés par une expérience à l’étranger et par la pratique de l’optométrie en dehors de l’Hexagone.

Par la suite, j’aimerais développer ma pratique de l’optométrie en me spécialisant dans la gestion des patients atteints de traumatisme crânien et AVC et avoir un jour mon propre laboratoire de recherche afin de faire avancer les sciences de la vision ainsi que l’accès aux soins oculaires. »

Lire l’article sur le site de l’ISO

Here comes del sol : des formations en ligne de yoga du visage

Bpifrance soutient l’audace des entrepreneurs qui, comme Aurélia Del Sol, ont eu le courage de rebondir et de surmonter les obstacles. Après avoir créé 2 sociétés, cette Française qui vit en Australie depuis près de 2 ans a fondé début mars Here comes del sol, qui propose des cours de yoga du visage en ligne sous forme de programmes et d’abonnements, ainsi que des cours de yoga.

Bpifrance : Comment a débuté votre parcours dentrepreneure ?

Aurélia Del Sol. J’ai créé une enseigne à domicile qui s’appelait La Bonne Maison : la semaine, je donnais des cours de yoga et le week-end, je proposais des brunchs cachés. J’y ai rencontré Julie avec qui j’ai fondé Chez Simone, « l’appartement qui vous veut du bien » dédié au bien-être (sport, food et partage). On s’est lancé à corps perdu dans ce projet incroyable qui a généré une fatigue extrême. Ces 2 ans ½ d’entrepreneuriat ont été challengeants et enrichissants bien qu’éprouvants. Avec le recul, j’aurais adoré être coachée, prendre mon temps pour les décisions importantes, être plus pondérée… 

B. D’où vous est venue l’idée de créer Here comes del sol ? 

ADS. Après l’aventure Chez Simone, je suis partie en Australie. Un an et demi de grands questionnements et d’introspection loin de mes repères et face à moi-même. Qu’est-ce que j’allais faire ? C’est difficile d’enlever ses couches de protection. Dans un pays étranger, on ne peut se raccrocher à rien. J’ai compris que la solution était à l’intérieur de moi. Je me suis formée en yoga à Bali puis j’ai commencé à donner des cours en Australie. Je me suis alors demandé comment me différentier. « Use your mess to create a message », ai-je entendu dans un podcast. J’avais résolu en une semaine avec le yoga du visage un problème de mâchoires serrées, je me sentais beaucoup mieux. C’était magique ! J’ai voulu partager cette méthode au plus grand nombre, la rendre cool et accessible pour donner envie de revenir à soi. Je me suis formée en ligne avec une experte en Angleterre. J’y ajouté ce que je sais faire – respiration, méditation et beauty food – pour créer la méthode « Face soul yoga » : se nourrir à l’intérieur pour être bien dans ses baskets. 

B. Quelles ont été vos ressources pour lancer ce projet ? 

ADS. J’aime les challenges, je me suis dit : « vas-y, fais-le ». J’ai pris ma caméra, mon micro, j’ai acheté une caméra et créé un petit studio chez moi – cela ne représentait quasiment aucun investissement. Et les compétences dont j’avais besoin, je les ai créées. Au début, je refaisais les vidéos car je n’avais ni le bon son ni la bonne image. Maintenant, je connais mes forces et mes faiblesses. J’ai besoin d’un expert-comptable, d’un monteur et de me concentrer sur ma plus grande force : créer du contenu. Durant le confinement, ma communauté sur les réseaux sociaux qui était déjà importante a beaucoup grossi. J’ai fait des lives sur Instagram qui ont touché entre 1000 et 12 000 personnes. Rien n’est impossible. 

B. De quoi êtes-vous le plus fière ?

ADS. Lorsque des marques m’ont contactée pour des coachings privés, mon coach m’a aidé à identifier ma valeur et à accepter que j’avais des valeurs et que mes tarifs pouvaient être trop élevés pour certaines. C’était audacieux pour moi de ne pas dire oui à tout ! Aujourd’hui, Here comes del sol compte plus de 226 abonnés et plus de 1680 clients. Mon objectif est d’atteindre au moins 1 000 membres et de faire une application mobile, ou rendre encore plus simple l’accès au contenu.  Je veux démocratiser le yoga du visage et en simplifier l’accès. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

K-Ryole, les remorques électriques intelligentes

Qu’ils se soient lancés dans l’entrepreneuriat, aient eu le courage de rebondir après un échec, n’aient pas hésité à embaucher et à investir, tous ont un point commun : ils ont osé surmonter les obstacles. Bpifrance soutient plus que jamais l’audace des entrepreneurs. Rencontre avec Nicolas Duvaut, cofondateur et CEO de K-Ryole, qui conçoit et fabrique des machines électriques intelligentes : des remorques pour vélo en logistique urbaine et des chariots de manutention pour le BTP.

Comment est née l’idée de lancer K-Ryole ? 

Tout est parti d’un projet de vacances avec mon ami Gilles Vallier, que j’avais rencontré en école d’ingénieur : nous devions partir faire le tour de l’Amérique à vélo pour les vacances mais n’avons pas trouvé de solution efficace pour le transport de nos affaires. Nous avons alors creusé l’idée d’une remorque électrique. K-ryole a vu le jour en février 2016, après 8 mois de travail. 

Quel a été le mode de financement de votre entreprise ?

Nous avons démarré uniquement en fonds propres grâce à la vente de mon appartement et à l’aide de notre réseau dont nos anciens collègues et amis d’école. Nous avons également bénéficié de dispositifs d’État avec Bpifrance et l’ADEME, et de 4 prêts d’honneur. Nous sommes accompagnés depuis 1 an par l’IFP Énergies nouvelles (IFPEN).

Le jour où nous avons osé vendre nos appartements et quitter nos CDI pour lancer K-Ryole, ça a été un saut dans le vide. Mais quand on a une âme d’aventurier, les inquiétudes sont vite balayées. Finalement, le risque serait de ne pas en prendre. On aura vécu pleinement ce qu’on aura voulu accomplir.

Nous souhaitons nous développer en gardant notre âme. L’an dernier, nous avons levé 1,7 millions d’euros avec nos 200 actionnaires et généré un chiffre d’affaires d’1,3 million d’euros. Portés par des valeurs tournées vers l’humain, nous impliquons nos salariés dans la construction des projets de l’entreprise : board stratégique incluant des collaborateurs, démarche RSE portée par chacun d’entre eux, management horizontal, pôle RH pour améliorer leur bien-être au travail…

De quoi êtes-vous le plus fier ? 

Je suis fier d’apporter une solution pratique, écologique et économique à nos clients. Nous sommes partis d’un PowerPoint ; aujourd’hui, des acteurs majeurs du secteur industriel, de la grande distribution, du BTP, de la livraison – entreprises françaises et grands groupes du CAC 40 dont Vinci, Bouygues, Monoprix, La Poste, Lafarge, EDF, Casino et Biocoop – utilisent nos véhicules au quotidien.

Comment voyez-vous l’avenir de votre entreprise ?

Nous souhaitons que K-Ryole devienne un outil de référence qui remplace le véhicule utilitaire, ayant à cœur de concilier économie et RSE. Nous travaillons actuellement sur notre internationalisation en ciblant les pays où le coût de la main d’œuvre est élevée et le vélo déjà implanté (Europe du Nord, Australie, Japon, Canada et États-Unis sur la partie manutention). 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Romain Darcos, Président de l’ISO : « Nous entrons dans une nouvelle ère pédagogique »

Depuis la mi-mars, l’ISO s’est mobilisé pour s’adapter rapidement à la situation et optimiser ses outils afin d’assurer la continuité des apprentissages à distance. Forte de cette expérience, l’école entre dans une nouvelle ère pédagogique articulée entre présentiel et distantiel. Romain Darcos, Président de l’ISO, revient sur le déroulement de ces derniers mois et nous livre sa vision de l’avenir de l’enseignement à l’ISO.  

Romain Darcos - Président de l'ISO

Romain Darcos : J’ai été impressionné par les enseignants, qui ont été très réactifs et se sont montrés à la hauteur des enjeux, ainsi que par nos étudiants, qui ont été assidus et ont manifesté une réelle envie d’apprendre. Dès le premier jour du confinement à 8h, ils avaient cours. Aujourd’hui, nous partageons un sentiment de fierté collective. Nos étudiants sont fiers d’avoir bénéficié d’un tel niveau de suivi pédagogique. On a rempli notre mission.

RD : Début mars, on a conçu un plan de continuité pédagogique qui a fonctionné dès le début du confinement. On s’est adapté pour assurer le même niveau de service qu’à l’ordinaire. Ainsi, on a mis en place des outils pour permettre l’enseignement à distance et des évaluations régulières : accès à la plateforme ISO Learning pour le blended learning, accès gratuit à la suite Microsoft 365, Evalbox pour les évaluer en ligne tout en évitant la triche… Tous nos étudiants ont suivi les cours en direct avec leurs professeurs habituels. Grâce à nos échanges constants avec les enseignants et nos étudiants, on a très rapidement optimisé ces outils pour la conduite des devoirs et des évaluations. Dans notre démarche d’amélioration permanente, ces retours d’expériences réguliers ont été précieux.

  • Comment se passe la validation du BTS OL pour les étudiants en 2e année ?

RD : Cette année, il n’y a pas d’examen national : les étudiants sont évalués par un jury sur la base des notes obtenues durant l’année, des appréciations des enseignants et de leur employeur pour ceux qui suivent une formation en apprentissage. Je veille personnellement à ce que cette évaluation soit totalement impartiale, dans le plus strict intérêt de nos étudiants, et que ceux qui le méritent décrochent leur diplôme.

  • Comment se déroulera la rentrée prochaine ?

RD : On a prévu une rentrée décalée la deuxième quinzaine de septembre pour bien accompagner nos étudiants, pour notamment les aider à trouver un contrat d’apprentissage. On leur propose un programme de webinars avec des responsables RH de grands groupes optiques (Atol, Krys Group, Optic 2000…) et un cabinet de recrutement sur la rédaction d’un CV attractif, la préparation de son entretien en visio ou encore le travail de sa e-reputation. Et le recrutement continue. Un grand nombre de professionnels de l’optique participent aux ISO Job Meetings, que l’on a transformés en événements virtuels. Les opticiens embauchent, d’autant plus que le recrutement des apprentis est facilité grâce à une prime de l’Etat. Le virtuel est également entré dans nos procédures d’admission : les Journées Portes Ouvertes virtuelles, interactives et dynamiques, animées par les directeurs de nos 9 écoles, suscitent un réel engouement. Toutes les admissions sont maintenues. Petit à petit, les choses rentrent dans l’ordre. Ce sera une rentrée plus sereine pour tout le monde.

  • En quoi l’ISO est entré dans une nouvelle ère pédagogique et continue d’innover ? 

RD : Cette période a fait naître un nouveau mode d’apprentissage. On a mis en place en 2 mois ce qui aurait pris des années dans d’autres circonstances. On continuera d’optimiser la qualité de notre pédagogie grâce aux retours d’expériences des étudiants et des enseignants, tout en élevant notre niveau d’ambition digitale. On conservera une partie de nos cours en ligne et des outils digitaux déployés durant cette période (Evalbox, gamification de certains cours pour les rendre plus vivants, blended learning…) en parallèle de la pratique dans nos écoles. On proposera ainsi une pédagogie hybride, composée du meilleur des deux formats – présentiel et distantiel. Les étudiants bénéficieront toujours d’un accompagnement individualisé pour garantir la qualité de l’enseignement. Nos cours resteront également en direct et interactifs, avec la possibilité supplémentaire de les revoir en replay. La réussite de nos étudiants reste notre priorité.

Lire l’article sur le site de l’ISO

Recrutement : l’intelligence artificielle, un outil au service de l’humain ?

L’Intelligence Artificielle (IA) facilite le travail des recruteurs en permettant d’automatiser certaines tâches à faible valeur ajoutée. Pour trouver la perle rare, elle représente un atout à condition que l’humain reste au centre des échanges. 

L’IA se fait une place de plus en plus grande dans le secteur des ressources humaines. En 2017, 49% des entreprises prévoyaient déjà d’y avoir recours dans leur processus de recrutement, d’après l’étude Talent acquisition: Enter the cognitive recruiter réalisée par le cabinet Deloitte. Ces technologies interviennent à différentes étapes du processus d’embauche pour décortiquer et sélectionner les CV, faire passer le premier entretien et évaluer le discours des candidats.

Une aide à la sélection de profils 

L’IA est un outil efficace de sourcing et de présélection de candidatures, qui permet de mieux identifier les talents en adéquation avec le poste à pourvoir (sites de matching, applications de géolocalisation…). Preuve en est avec le groupe RH&M, qui utilise les services d’HelloWork, société spécialisée dans l’IA du recrutement. « Nous recevions de moins en moins de candidatures pertinentes, de quoi être sérieusement inquiets », raconte Delphine Lancel, directrice associée de cette TPE parisienne qui anime des réseaux de DRH. « Grâce à l’IA, j’ai reçu de nombreux CV conformes à nos attentes bien que très différents. J’ai été impressionnée par la qualité et la variété des candidatures reçues, et ainsi par la puissance de cette technologie. Le sourcing est si qualitatif qu’il semble être le fruit d’une sélection humaine. C’est ce dont on avait toujours rêvé mais qu’on n’arrivait pas à faire », poursuit-elle. S’appuyant sur un système de mots-clés et des critères de proximité, la technologie valorise les compétences plutôt que le diplôme, l’école ou le secteur d’activité. 

Selon une étude réalisée en France par le cabinet de recrutement Robert Walters, l’IA serait synonyme de gain de temps et d’argent pour 41 % des recruteurs. Elle a permis à RH&M de recruter en moins de 30 jours 3 personnes en CDI avec seulement 2 offres diffusées sur les plateformes – et une dizaine de salariés depuis 1 an ½.  

Vers le recruteur augmenté ?

Mais d’après le cabinet Robert Walters, 62% des candidats pensent que « l’usage de l’intelligence artificielle dans le processus de recrutement présente un risque de déshumanisation ou de manque de personnalisation ». Dans quelle mesure un robot peut-il apprécier la dimension culturelle de notre façon de parler et des éventuelles déficiences d’un candidat (appréciation d’un silence, évaluation d’une personne bègue ou au débit de parole lent…) ? Ainsi, il est nécessaire d’utiliser l’IA à bon escient pour préserver l’expérience candidat et éviter tout risque de dérapage. « Loin de remplacer le recruteur, l’IA le supplée, enrichit sa valeur et le rend plus stratégique », souligne Delphine Lancel, rappelant que « rien ne vaut une bonne discussion ». Si cet outil peut s’avérer très utile et performant, la prise de décision finale reste bien entre les mains de l’employeur. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Cursus d’optique à l’ISO : des formations sur et hors Parcoursup

Vous souhaitez vous orienter en santé ? Dans le paramédical ? Les propositions d’admission en phase principale sur parcoursup ne vous ont pas donné satisfaction ? 

Savez-vous que l’ISO propose des formations hors Parcoursup pour devenir un professionnel de la santé visuelle ? Pour tous les cursus d’optique à l’exception du BTS Opticien-Lunetier en apprentissage, vous pouvez postuler directement sur notre site, en parallèle de Parcoursup.

Des possibilités de formations en optique sur Parcoursup et hors Parcoursup  

L’admission se fait hors Parcoursup, en ligne sur le site internet ISO, pour nos 9 écoles d’optique. Vous obtiendrez une date d’entretien en 48h si votre candidature est admissible.

Je dépose ma candidature en ligne 

  • Vous n’avez pas encore validé de proposition d’admission sur Parcoursup ? 

Vous avez déjà fait un vœu pour le BTS Opticien Lunetier en apprentissage de l’ISO sur Parcoursup en phase principale d’admission et la réponse est « oui sous réserve de contrat » ? Vous pouvez contacter à tout moment l’école ISO de votre choix pour demander un entretien d’admission : Paris, Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Bordeaux ou Nantes.

Je contacte l’école ISO de mon choix

  • Vous souhaitez intégrer le BTS Opticien-Lunetier en apprentissage ? Vous pouvez postuler dès maintenant sur Parcoursup, nous recevons les nouveaux vœux confirmés en simultanée. Dès la validation de votre admission, nous vous aidons à trouver un contrat d’apprentissage. Pour l’ISO Toulouse et l’ISO Rennes, il faut déposer votre candidature directement sur le site de l’ISO.

Je fais un vœu pour l’ISO Paris, Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Bordeaux ou Nantes

Et pour en savoir plus sur :

  • nos formations en optique de bac à bac+5
  • notre réseau de 9 écoles et de 14 000 étudiants et diplômés
  • et la procédure d’admission

Participez à nos JPO virtuelles : Je m’inscris en JPO

Inscriptions hors Parcoursup : une procédure simple et rapide 

Validez dès maintenant votre admission à l’ISO en déposant votre candidature en ligne. La procédure est simple et rapide, sans liste d’attente. Vous décrochez un entretien et obtenez une réponse en moins d’une semaine.

 1. Je postule sur le site de l’ISO

2. Je reçois une réponse dans les 48h

3. Et une date d’entretien si mon dossier est admissible

4. Je reçois une réponse sur mon admission dans les 48h après mon entretien

5. Je bloque ma place pour la rentrée de septembre

Les équipes pédagogiques de ISO sont disponibles pour répondre à vos questions et vous aider à finaliser votre candidature : contactez l’école ISO proche de chez vous

La formation d’opticien-lunetier à l’ISO, c’est :

  • bénéficier d’un enseignement d’excellence délivré par des professionnels de haut vol, dans des conditions de travail qui favorisent la réussite de chaque étudiant,
  • s’ouvrir à l’international, grâce aux partenariats de l’ISO dans le monde entier qui donnent accès à de nombreuses offres de stages en magasins d’optique et expériences en cliniques d’optométrie à l’étranger,
  • intégrer une école optique de renom qui donne accès au réseau ISO qui ouvre des portes à ses étudiants et diplômés tout au long de leur carrière

De nombreux débouchés

L’optique est un secteur porteur, varié et axé sur l’innovation. En formation initiale ou en alternance, nos formations vous permettent d’accéder au BTS Opticien-Lunetier, et incluent tout un éventail de spécialisations BAC+3 ou BAC+5 selon l’orientation souhaitée.

Après l’obtention de votre BTS OL à l’ISO, vous pouvez opter pour l’insertion professionnelle (89% des jeunes diplômés trouvent un emploi en moins de 3 mois) ou pour la poursuite d’études. Dans ce cas, de nombreux débouchés s’offrent à vous : Santé Visuelle, Commerce, Marketing et Management, Création et Design et Industrie d’Optique. Suivre une formation en optique, c’est s’offrir de belles perspectives d’avenir !

J’accède à l’espace candidat

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Rogervoice : l’application qui rend la téléphonie accessible aux sourds et aux malentendants

6 millions de sourds et malentendants en France dont « 500 000 personnes que la surdité empêche de téléphoner au travail et dans la vie quotidienne », précise Olivier Jeannel, fondateur et CEO de Rogervoice. Inspiré par la sortie de Siri, cet ancien manager chez Orange lui-même malentendant depuis l’âge de 2 ans a « voulu complètement changer la donne :les Français passent en moyenne plusieurs appels par jour, le téléphone reste un canal de communication très utilisé », note-t-il. Comme le clame le slogan – « Mes appels, ma liberté » –, son application mobile permet aux malentendants de téléphoner en toute autonomie afin de ne pas dépendre d’un proche ni devoir se rabattre sur une alternative moins satisfaisante.

Un outil à fort impact sociétal 

Disponible sur iOS et Android, l’application Rogervoice se définit comme « la 1ère technologie pour sourds et malentendants qui accompagne gratuitement vos appels ». En mariant l’intelligence artificielle et l’humain, elle permet de sous-titrer en temps réel les propos d’un interlocuteur (reconnaissance et synthèse vocale) et d’assurer la traduction d’une conversation en langue des signes française (visio-interprétation) pour les 65 000 personnes malentendantes qui signent en France. Le service de sous-titrage automatique est gratuit et illimité entre deux personnes qui disposent de l’application, et payant sous forme d’abonnements et de crédits pour joindre les personnes qui ne l’ont pas. 

« L’inclusion sociale est notre raison d’être », souligne Olivier Jeannel, fier d’avoir créé un outil qui bénéficie à toute la société. « L’objectif est que toutes les personnes concernées en France puissent rapidement en bénéficier à moindre prix. » Soutenue depuis sa création par Bpifrance, Rogervoice facilite l’insertion professionnelle et l’accessibilité au travail.

L’accessibilité téléphonique, un enjeu pour les entreprises

Depuis 2018, la loi pour une République numérique en France oblige les opérateurs, les grandes entreprises et les administrations à rendre tout service téléphonique accessible. Ainsi, la solution a été choisie par les opérateurs membres de la Fédération française des télécoms (Orange, SFR, Bouygues Telecom…) pour donner accès gratuitement à une heure par mois de communication aux sourds et aux malentendants. Trente entreprises ont aussi fait confiance à Rogervoice pour rendre leur service client accessible. Un virage B2B pour la start-up qui propose désormais une déclinaison web de son application (deux lignes de code sont intégrées dans le back-office du site internet à équiper).

Durant la crise, Rogervoice a été plébiscitée grâce à la mobilisation de l’équipe pour rendre accessible le numéro vert mis en place par le gouvernement. Conçue dès l’origine pour l’international, l’application est utilisée dans 52 pays et disponible dans plus de 100 langues à travers le monde. Prochaine étape : l’international en B2B.

Chiffres clés

  • Lancée en 2015
  • 40 000 utilisateurs dans le monde entier
  • Déjà 1 million d’appels passés grâce à l’application 
  • + de 60 000 appels chaque mois 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Une prime de l’Etat pour trouver un contrat d’apprentissage

Dans le cadre du plan de relance de l’apprentissage, l’État met en place des aides pour favoriser le recrutement des apprentis. Ces mesures permettent de réduire les freins à l’embauche et de sécuriser le parcours des apprentis. De quoi rassurer les opticiens et les étudiants en recherche de contrat d’apprentissage. 

Une prime à l’embauche des apprentis pour les recruteurs 

Le gouvernement a dévoilé, le 4 juin dernier, son plan de relance de l’apprentissage. Parmi les mesures prévues, des aides substantielles destinées aux entreprises qui recrutent un apprenti à la rentrée prochaine. Les employeurs qui recruteront, entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021, un apprenti mineur se verront verser une prime de 5 000 euros. Ce montant s’élèvera à 8 000 euros pour toute embauche d’un apprenti de plus de 18 ans. Cette prime sera versée sans condition dans les entreprises de moins de 250 salariés.

« Le coût d’un apprenti sera quasi nul la première année », a souligné Muriel Pénicaud, la Ministre du Travail. Pour un employeur, recruter un apprenti n’impliquera ainsi aucun risque financier. Cette mesure s’applique à tous les contrats d’apprentissage.

À titre indicatif, un étudiant entre 18 et 20 ans en BTS Opticien-Lunetier en contrat d’apprentissage représente un coût mensuel de 701,68 € la première année et 832,23 € la deuxième année de formation (rémunération brute et cotisations patronales, sur la base du smic horaire au 1er janvier 2020 de 10,15 € brut / 35h par semaine).

Et une aide à la recherche d’emploi pour les apprentis 

Autre mesure de ce plan de relance : les apprentis en CFA sans contrat bénéficieront d’une inscription de six mois. Les apprentis en CFA qui n’auraient plus de contrat ou pas encore trouvé d’employeur pourront rester au CFA durant 6 mois (au lieu des 3 mois actuels).

Autrement dit, les étudiants qui intègreront l’ISO en formation en apprentissage à la rentrée septembre, auront donc jusqu’au 28 février 2021 pour trouver une entreprise.

Un plan de soutien à l’emploi des jeunes devrait également être présenté début juillet. Dans ce cadre, des mesures pour soutenir les recrutements en contrats de professionnalisation pourraient être envisagées.

L’ISO facilite les démarches des recruteurs et l’insertion de ses étudiants 

Pour vous aider à préparer la reprise, l’ISO vous accompagne dans tout le processus de recrutement en vous proposant :

  • des sessions de recrutement virtuelles dédiées à l’alternance : ISO Job Meeting Virtuel spécial alternance
  • un accès gratuit à la plateforme en ligne ISOlink pour diffuser vos offres de contrat en apprentissage et consulter les CV des étudiants et futurs étudiants : j’active mon compte recruteur
  • un accompagnement administratif pour le montage du dossier et du contrat d’apprentissage ;
  • des échanges réguliers avec les responsables pédagogiques pour que l’apprentissage de l’étudiant se déroule dans les meilleures conditions.

En parallèle, l’apprentissage se généralise dans le réseau des 9 écoles d’optique ISO. Pour la rentrée de septembre, les 9 écoles ISO proposent la Prépa Optique, le BTS Opticien-Lunetier et le Bachelor de Manager en Optique en apprentissage. Déjà proposés en contrat de professionnalisation depuis plusieurs années, l’ISO offre à ses étudiants et aux recruteurs une opportunité supplémentaire de formation en alternance.

> Pour toute question sur :

  • les formations en apprentissage : contactez l’école ISO de votre région
  • l’activation de votre compte recruteur sur ISOLink : contactez-nous à contact-link@iso.fr
  • pour en savoir plus sur le BTS Opticien Lunetier en apprentissage : je m’informe

Lire l’article sur le site de l’ISO

MSER rebondit durant la crise

Société de prestation de services spécialisée dans l’entretien en menuiserie et en serrurerie pour les bailleurs sociaux, le secteur hôtelier, les collectivités et les espaces de bureaux. MSER a su s’adapter à la crise en fabriquant et commercialisant des écrans de protection sanitaire dans son atelier de menuiserie. Christophe Mercier, son dirigeant, revient sur le lancement de cette nouvelle activité dans un contexte inédit. 

Bpifrance : Comment s’est passé pour vous le début de la crise sanitaire ?

Christophe Mercier. Il était très difficile pour nous de poursuivre nos interventions normalement. La priorité immédiate a été de protéger nos salariés et de rassurer nos clients en maintenant une capacité de travail pour répondre aux urgences liées à des problèmes de sécurité. En effectifs très réduits (2 ou 3 techniciens sur le terrain au début), on a tout de même réussi à assurer un service minimum. J’avais décidé de ne pas fermer totalement l’entreprise, ce qui était un bon signal vis-à-vis de nos clients. Au fil des semaines, on a reçu de plus en plus de demandes d’interventions, la confiance revenait progressivement. 

Quelles mesures avez-vous prises pour faire face à cette situation ?

CM. J’ai créé un planning de présence minimum dans les bureaux et recouru au travail à distance. Plus généralement, j’ai élaboré un plan de continuité d’activité qui décrit les règles de sécurité sanitaire à observer dans l’entreprise et chez les clients. J’ai affecté un « référent Covid » à chacun des clients récurrents de l’entreprise pour répondre à leurs questions, et utilisé les dispositifs de soutiens mis en place par le gouvernement. Et j’ai équipé les bureaux de système de séparation qu’on a nous-mêmes fabriqués, puis commercialisés face à la demande croissante.

Parlez-nous du lancement de ce nouveau produit 

CM. Avant la crise, nous n’avions jamais fabriqué ni commercialisé d’écrans de protection. Aujourd’hui, nous avons déjà équipé des loges de gardien, des bureaux, des écoles, des espaces de restauration et des zones de vie avec plusieurs centaines d’écran de protection. Ce produit est une alliance de bois et de plexyglass ou de verre. On le propose en 3 déclinaisons : en protection frontale, latérale (pour les centres d’appels, les espaces de coworking…) ou sous forme de paravent sur roulettes (pour les open spaces). Tout est fabriqué localement à Romainville en Seine-Saint-Denis. Notre atelier de menuiserie est de nouveau plein. Sans avoir compensé ce qui a été perdu lors du confinement, nous avons su créer quelque chose de nouveau dans le domaine de l’agencement mobile.

Quel bilan dressez-vous de cette période ? 

CM. L’adaptation permanente a été parfois délicate, il fallait vivre au jour le jour dans un climat général d’incertitudes et d’inquiétudes. Mais ce fut aussi une expérience incroyable avec de très bonnes surprises. Une période très riche au plan humain qui a révélé les motivations des hommes et des femmes. J’avais un noyau dur avec moi. Dans des environnements dégradés, on voit émerger des choses très positives : les élans de solidarité, la façon dont les personnes veulent contribuer, s’accrochent et sont créatifs. En tant que dirigeant, c’est rassurant.

Les jeunes veulent des entreprises engagées pour le climat

Dans la lignée de la suédoise Greta Thunberg et de la néozélandaise Chlöe Swarbrick à l’origine de l’expression « OK, Boomer », les jeunes de la génération Z font valoir leur engagement écologique y compris dans la sphère professionnelle. De plus en plus préoccupés par l’urgence climatique, ils attendent que les entreprises se montrent à la hauteur des enjeux environnementaux. C’est ce que révèle la 3e édition du baromètre « Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi » réalisée en décembre 2019 par Boston Consulting Group (BCG), la Conférence des grandes écoles (CGE) et Ipsos auprès de 4 112 étudiants et 2 083 jeunes diplômés.

Des attentes fortes vis-à-vis des entreprises 

Selon cette étude, près de 3/4 des étudiants et jeunes djplômés estiment que la RSE d’une entreprise est un critère important dans le choix de leur poste ; 30% le jugent même essentiel. Ils refuseraient même un poste dans une entreprise qui n’amorce pas la transition écologique. « Les jeunes talents issus des grandes écoles ne seront pas engagés par une entreprise, ils s’engageront pour une entreprise », déclare Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE.

Suspectées de greenwashing, les entreprises doivent plus que jamais montrer à la nouvelle génération qu’elles agissent par conviction et non par opportunisme. Le Manifeste étudiant pour un réveil écologique a recueilli depuis fin 2018 plus de 32 000 signatures d’étudiants de grandes écoles qui « ne veulent pas travailler au service de projets déconnectés de l’urgence écologique ». Sur son site internet lancé en novembre dernier, le collectif offre des outils pour aider les étudiants à choisir leur futur employeur selon la sincérité de sa démarche environnementale et inciter les entreprises à agir. 

Une volonté d’engagement dans le monde professionnel

En quête de sens au travail et tournée vers l’utilité sociale, 90% des jeunes interrogés par l’étude du BCG se déclarent prêts à s’impliquer dans le plan d’actions sociales et environnementales mis en place par leur employeur. Ils attendent néanmoins plus d’opportunités de s’engager et de formations sur les sujets RSE. 

La « génération climat » accepterait même de gagner moins pour travailler dans une entreprise écolo. Selon un sondage interne réalisé en février 2019 par Corentin Bisot, l’un des étudiants à l’initiative du collectif, « les étudiants de Polytechnique sont prêts à accepter une baisse de salaire significative pour intégrer une entreprise qui place la transition écologique au cœur de sa stratégie ». Sur 211 répondants volontaires, plus de la moitié accepteraient d’être payés jusqu’à 20% de moins. Les jeunes, moteurs d’un monde meilleur ?

Article pour La Tribune / Bpifrance

wenabi dynamise l’action solidaire en entreprise

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière la startup Wenabi qui facilite la mobilisation des salariés en faveur d’actions solidaires, de mécénat de compétences et de dons à des associations. 

« Développer une solution tech pour faciliter l’engagement solidaire ». Telle était l’ambition d’Emmanuel Bentejac, de Thomas Soucaille et d’Aristide Flandrin, 3 amis aux compétences très complémentaires – un expert en RSE, un financier et un profil tech – devenus en 2017 les cofondateurs et associés de wenabi.

Recréer du lien entre le monde associatif et le monde de l’entreprise

wenabi est une plateforme de mise en relation qui aide les associations à trouver des ressources en compétences, financement et/ou bénévoles. Après plusieurs mois de « test and learn », elle est officiellement lancée début 2018 dans une quinzaine de pays. Les associations y font remonter leurs besoins, les entreprises choisissent un programme d’engagement et les collaborateurs peuvent s’engager sur les missions solidaires qui leur tiennent à cœur. Entièrement gratuit pour les associations, ce service est facturé aux entreprises via un système d’abonnement. 

Dix grands groupes parmi lesquels Generali, Unibail-Rodamco-Westfield, Legrand, Sanofi, Total, Crédit Agricole Assurances, Vinci et La Poste, ainsi que de nombreuses TPE et PME, ont déjà rejoint la plateforme. « Nous proposons des missions réalisables à distance et du mécénat de compétences », affirme Stéphanie Osmont, Directrice de l’innovation sociale et environnementale du groupe La Poste, engagé depuis un an aux côtés de wenabi. Le groupe propose à ses salariés des formats courts, individuels et collectifs, tout au long de leur carrière : animation d’ateliers, journées citoyennes, hackatons solidaires, team building, ateliers de coaching, etc. Durant le confinement, un dispositif inédit d’entraide a été mis en place pour aider les équipes sur le terrain : plus de 700 collaborateurs se sont mobilisés.

Une plateforme de la tech for good 

Depuis mars 2018, wenabi a permis la réalisation de 50 000 heures d’actions solidaires. Innovante et engagée, la jeune pousse récompensée notamment par le prix Impact du Galion Booster en 2019 a levé 1 million d’euros auprès de Side Capital et Kima Ventures en octobre dernier. Prochains enjeux : rendre sa croissance pérenne, continuer à améliorer l’outil et augmenter sa visibilité. 

wenabi travaille à renforcer sa présence en France et à poursuivre son déploiement sur le marché européen et international. « La tech for good est un secteur en plein essor. D’ici 3 à 5 ans, nous voulons devenir la plateforme de référence de l’engagement sociétal des entreprises en Europe », déclare Emmanuel Bentejac. « L’engagement solidaire est devenu un sujet important pour les entreprises et leurs collaborateurs. Gageons qu’il le restera. » 

wenabi en chiffres : 

  • 2018 : lancement officiel de la plateforme 
  • 15 salariés 
  • 25 000 utilisateurs 
  • 50 000 heures d’actions solidaires en 2 ans 
  • + de 800 associations françaises et internationales 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Sensoria Analytics veille à la santé de votre cœur

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Sensoria Analytics dédiée à la prévention des maladies cardiorespiratoires.

« Chaque année, les pathologies cardiovasculaires tuent 18 millions de personnes dans le monde, soit 1 personne sur 3, dont la moitié n’a aucun symptôme antérieur. C’est un non-sens alors que des solutions simples existent », déclare Slah Aridhi, fondateur et CEO de Sensoria Analytics. Ingénieur en intelligence artificielle et en traitement de biosignaux, qui a coordonné des programmes complexes au Canada, aux État-Unis et en Europe, a créé une solution de prévention des maladies cardiorespiratoires baptisée CardioSensys.

Le premier outil de dépistage systématique du risque cardiovasculaire

Utilisant les dernières avancées de l’intelligence artificielle et du traitement des signes vitaux, CardioSensys permet aux médecins généralistes d’évaluer en moins de 2 minutes les risques d’accidents cardiovasculaires chez leurs patients. Intégré dans le parcours de soins classique, ce prédiagnostic simple, non-invasif, rapide et fiable permet de sauver des vies et de réduire le coût lié à la prise en charge de ces pathologies par le système de santé. « L’idée est de créer une prise de conscience d’abord chez le professionnel de santé puis chez le malade afin qu’il puisse lui-même se prendre en charge ».

Cet outil est composé d’un oxymètre puissant développé par la startup pour palier la piètre qualité des oxymètres sur le marché (« nous ajoutons de nouvelles fonctionnalités à un outil existant »), et d’un logiciel d’intelligence artificielle. « Outil de dépistage et non de diagnostic », il analyse 7 signes vitaux : saturation en oxygène, indice de tension artérielle et élasticité, taux respiratoire, indice de rigidité artérielle et rythme et la variabilité cardiaque. 

La santé digitale, un marché en pleine explosion

Encore à l’état de prototype même si « le cœur de la technologie est là », CardioSensys est en phase de précommercialisation. Des tests cliniques sont prévus cette année au CHU de Nice, ainsi que du beta testing auprès de nombreux médecins. « Nous nous adressons aujourd’hui aux médecins, puis nous ciblerons le grand public », précise Slah Aridhi. Après avoir levé 200 000 euros avec l’aide de Bpifrance et de l’incubateur Paca-Est (Sophia-Antipolis), il envisage une deuxième levée de fonds d’un million d’euros. « Avec la pandémie du Covid-19, le marché mondial de la santé digitale va exploser. Il devrait atteindre 509 milliards de dollars d’ici 2025 », note-t-il. « En France, les startups françaises en healthtech devraient générer un chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros en 2030 ».

Sensoria Analytics en chiffres

  • Lancement en 2017
  • Commercialisation de l’outil fin 2020
  • 7 signes vitaux clés analysés
  • Évaluation du risque cardiovasculaire en 2 minutes

Article pour La Tribune / Bpifrance

Aurizone : un GPS d’intérieur pour tous

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Aurizone qui propose un GPS d’intérieur conçu pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes au sein des bâtiments et s’adresse à tous ceux qui se perdent facilement dans de grands espaces.

« Notre désir était de rendre les bâtiments plus accessibles grâce aux progrès de l’intelligence artificielle », raconte CyrilCourtonne, cofondateur d’Aurizone. Ingénieur de formation, il a longtemps travaillé dans les télécoms avant de diriger une agence d’innovation digitale. Pour lancer sa startup, il s’est associé avec un architecte (à l’origine d’un bâtiment inclusif dans le cadre du programme « Réinventer Paris ») et un docteur en intelligence artificielle. 

L’application smartphone qui rend le monde plus accessible 

Dans le secteur du bâtiment, Aurizone représente « une innovation majeure : le GPS d’intérieur pour tous ». Fruit de la collaboration entre usagers, architectes et scientifiques, cette application a été conçue pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes dans les bâtiments. « Au démarrage, nous avons organisé des « labs Aurizone » pour recueillir les retours des utilisateurs malvoyants », relate Cyril Courtonne.

Disponible gratuitement sur Android et iOS, cette application intègre 3 fonctionnalités : la localisation, la découverte et le guidage. L’utilisateur est géolocalisé précisément à l’intérieur d’un bâtiment grâce à une cartographie précise des locaux et à l’analyse des signaux émis par le maillage de balises Bluetooth Low Energy – sans GPS. Il peut être assisté dans ses déplacements via une description en temps réel de son environnement. Il peut également être guidé pas à pas vers un point d’intérêt. Depuis peu, l’app propose en outre des contenus enrichis (mp3, textes et audioguide géolocalisés), une fonctionnalité validée par la société Streetlab au cœur de l’Institut de la Vision.

Un outil de guidage universel 

Utile à tous, Aurizone permet de mieux se repérer et s’orienter dans des environnements complexes – bâtiments publics, gares, musées, sièges sociaux d’entreprises… En France, le Palais de Justice de Paris, le Ministère des Armées, des boutiques Orange, des bâtiments L’Oréal, La Maison de Victor Hugo (Paris Musée) et la gare d’Aix-en-Provence en sont déjà équipés ; en Asie, des bâtiments à Singapour et à Bangkok. Prochains projets d’ici fin 2020 : une grande salle d’événementiel, des gares, et deux musées (pour la fonction audioguide). D’ici 2024, les Jeux olympiques à Paris « qui seront résolument inclusifs ». Très sollicitée à l’étranger, la startup parisienne, en pleine structuration, compte poursuivre son internationalisation.

Aurizone en chiffres : 

  • Lancée en 2017
  • 12 bâtiments équipés 
  • Une soixantaine de bâtiments équipés d’ici 2021
  • 1 million de mètres carrés couverts 
  • 3 000 utilisateurs récurrents 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le 17 mars, bientôt la « journée nationale des gestes audacieux » ?

Première journée de confinement en France, le 17 mars pourrait bien devenir dès l’an prochain la « journée nationale des gestes audacieux » sur l’initiative de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », en partenariat avec La Tribune. 

En réponse à la crise sanitaire du Covid-19 qui impose le confinement à travers le monde, l’association « Elles ! les femmes Audacieuses » propose aux Français d’adopter au quotidien un « geste audacieux » facile et accessible.

« En cette période difficile, de nombreuses initiatives voient le jour dans un élan de solidarité spontanée. Conscients de la nécessité d’un changement, nous sommes tous en train de modifier nos usages. La planète respire. La famille se retrouve. L’enjeu est de pérenniser ces actes de bienveillance, de générosité et d’altruisme et de les rendre naturels pour sortir grandis de cette épreuve », explique Virginie Atlan, fondatrice et présidente de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », par ailleurs Directrice de la Maison de la Métropole Nice Côte d’Azur et Région Sud. Une invitation à devenir plus « créatifs, solidaires, éthiques et responsables » pour construire un monde meilleur. « L’audace sera de ne pas oublier », peut-on lire sur le compte Instagram de l’association.

L’opportunité de réinventer l’avenir ensemble

Limiter l’usage du plastique au quotidien, aller au travail en vélo plutôt qu’en voiture, favoriser l’alimentation en circuits courts pour soutenir les producteurs locaux… « Il n’y a pas de petit geste, il y a une somme de gestes. Le plus important, c’est de se réinventer », souligne-t-elle.

Chaque année, le 17 mars, l’association mettra en lumière les initiatives solidaires et les actions publiques mises en place par les collectivités territoriales lors d’une remise de trophées. Entreprises, associations, citoyens et régions sont ainsi appelés à adopter tous ensemble de nouvelles pratiques bienveillantes.

Un réseau d’ambassadrices influentes

Sur Instagram, l’association publie des témoignages de « gestes audacieux », à commencer par ceux de ses ambassadrices. Parmi elles, Cécile de Ménibus, Luana Belmondo, Séverine Ferrer, Danièle Évenou, Laurie Cholewa ou encore Vanessa Demouy – dernière en date à avoir rejoint le mouvement. Personnalités issues des secteurs de l’audiovisuel, du spectacle, du cinéma et des médias, ces Audacieuses populaires donnent de la voix à cette démarche citoyenne. « Grâce à elles, nous sommes visibles auprès de 2 millions d’abonnés sur Twitter, Facebook et Instagram », se réjouit Virginie Atlan.

Des « geste audacieux » aussi simples qu’inspirants :

– la productrice de cinéma Alexandra Fechner se promet de « garder [toute l’année] l’esprit de communauté dans un souci de solidarité » ;

– pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la célèbre cheffe Luana Belmondo a décidé de vider désormais entièrement son frigo avant de refaire ses courses ;

– la journaliste Laurence Françoise a choisi, quant à elle, de limiter l’usage du téléphone portable au sein du foyer familial pour se reconnecter à l’essentiel : vivre le moment présent en pleine conscience avec ses proches.

Des actions soutenues par des mécènes de qualité

La « journée nationale des gestes audacieux » sera également l’occasion d’engager des actions sur l’ensemble du territoire en collaboration avec des mécènes. Pour déployer ces « gestes audacieux » à l’échelle nationale, l’association peut compter sur les directeurs régionaux de la Fondation ENGIE, sur le réseau des 900 agences Century 21 en France et sur l’entreprise bio Markal, mobilisée à ses côtés dans la mise en place d’actions antigaspis. « Nous sommes très exigeants sur la qualité des mécènes qui nous accompagnent », précise Virginie Atlan. Forte de plus de 600 membres, « Elles ! les femmes Audacieuses » poursuit sa mission de contribuer au changement par l’engagement positif. 

N’hésitez pas à partager vos « gestes audacieux » à l’adresse contact@elleslesaudacieuses.com. Suivez les audacieuses sur Instagram @elleslesaudacieuses

Article pour La Tribune

Le 17 mars, bientôt la « journée nationale des gestes audacieux » ?

Première journée de confinement en France, le 17 mars pourrait bien devenir dès l’an prochain la « journée nationale des gestes audacieux » sur l’initiative de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », en partenariat avec La Tribune.

En réponse à la crise sanitaire du Covid-19 qui impose le confinement à travers le monde, l’association « Elles ! les femmes Audacieuses » propose aux Français d’adopter au quotidien un « geste audacieux » facile et accessible.

« En cette période difficile, de nombreuses initiatives voient le jour dans un élan de solidarité spontanée. Conscients de la nécessité d’un changement, nous sommes tous en train de modifier nos usages. La planète respire. La famille se retrouve. L’enjeu est de pérenniser ces actes de bienveillance, de générosité et d’altruisme et de les rendre naturels pour sortir grandis de cette épreuve », explique Virginie Atlan, fondatrice et présidente de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », par ailleurs Directrice de la Maison de la Métropole Nice Côte d’Azur et Région Sud. Une invitation à devenir plus « créatifs, solidaires, éthiques et responsables » pour construire un monde meilleur. « L’audace sera de ne pas oublier », peut-on lire sur le compte Instagram de l’association.

L’opportunité de réinventer l’avenir ensemble

Limiter l’usage du plastique au quotidien, aller au travail en vélo plutôt qu’en voiture, favoriser l’alimentation en circuits courts pour soutenir les producteurs locaux… « Il n’y a pas de petit geste, il y a une somme de gestes. Le plus important, c’est de se réinventer », souligne-t-elle.

Chaque année, le 17 mars, l’association mettra en lumière les initiatives solidaires et les actions publiques mises en place par les collectivités territoriales lors d’une remise de trophées. Entreprises, associations, citoyens et régions sont ainsi appelés à adopter tous ensemble de nouvelles pratiques bienveillantes.

Un réseau d’ambassadrices influentes

Sur Instagram, l’association publie des témoignages de « gestes audacieux », à commencer par ceux de ses ambassadrices. Parmi elles, Cécile de Ménibus, Luana Belmondo, Séverine Ferrer, Danièle Évenou, Laurie Cholewa ou encore Vanessa Demouy – dernière en date à avoir rejoint le mouvement. Personnalités issues des secteurs de l’audiovisuel, du spectacle, du cinéma et des médias, ces Audacieuses populaires donnent de la voix à cette démarche citoyenne. « Grâce à elles, nous sommes visibles auprès de 2 millions d’abonnés sur Twitter, Facebook et Instagram », se réjouit Virginie Atlan.

Des « geste audacieux » aussi simples qu’inspirants :

– la productrice de cinéma Alexandra Fechner se promet de « garder [toute l’année] l’esprit de communauté dans un souci de solidarité » ;

– pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la célèbre cheffe Luana Belmondo a décidé de vider désormais entièrement son frigo avant de refaire ses courses ;

– la journaliste Laurence Françoise a choisi, quant à elle, de limiter l’usage du téléphone portable au sein du foyer familial pour se reconnecter à l’essentiel : vivre le moment présent en pleine conscience avec ses proches.

Des actions soutenues par des mécènes de qualité

La « journée nationale des gestes audacieux » sera également l’occasion d’engager des actions sur l’ensemble du territoire en collaboration avec des mécènes. Pour déployer ces « gestes audacieux » à l’échelle nationale, l’association peut compter sur les directeurs régionaux de la Fondation ENGIE, sur le réseau des 900 agences Century 21 en France et sur l’entreprise bio Markal, mobilisée à ses côtés dans la mise en place d’actions antigaspis. « Nous sommes très exigeants sur la qualité des mécènes qui nous accompagnent », précise Virginie Atlan. Forte de plus de 600 membres, « Elles ! les femmes Audacieuses » poursuit sa mission de contribuer au changement par l’engagement positif.

N’hésitez pas à partager vos « gestes audacieux » à l’adresse contact@elleslesaudacieuses.com. Suivez les audacieuses sur Instagram @elleslesaudacieuses

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Les cours à distance durant le confinement : retours d’expériences

Depuis le 16 mars – confinement oblige – les cours de l’ISO ont lieu à distance en visio-conférence. La mobilisation rapide de la direction et des équipes pédagogiques des 9 écoles ISO a permis d’assurer la continuité des apprentissages. Deux étudiants et une enseignante à l’ISO Paris nous racontent l’expérience des cours en ligne et de leur nouveau quotidien à la maison et nous livrent quelques conseils pour traverser cette période si particulière sans prise de tête ! 

L’ISO au rendez-vous

Depuis le début du confinement, tous les cours de l’ISO (à l’exception de la pratique – atelier et optométrie) sont assurés en direct via Microsoft Teams. « On a tous été très impressionnés par la rapidité et l’efficacité avec lesquels l’ISO s’est organisé face à la situation », s’accordent Nicolas Landemaine et Jean-Paul Doman, étudiants respectivement en 1ère et 2e année de BTS OL à l’ISO Paris.

« La situation avait été anticipée dès les grèves de décembre, grâce à la mobilisation de la direction de l’ISO Paris notamment, Anne-Sophie Tollis, et de toute l’équipe pédagogique », déclare Axel Pouillon-Guibert, enseignante d’optométrie et d’analyse de la vision à l’ISO Paris. A l’annonce des fermetures des écoles en Italie, les directeurs des 9 centres ISO ont partagé, enrichi et développé la procédure des cours et examens à distance.

Barème informatisé, corrections dématérialisées, plannings modifiés et adaptés pour assurer un quart d’heure de pause minimum entre chaque cours (et permettre ainsi à tout le monde de passer d’un cours à l’autre)… Tout a été mis en place pour assurer la poursuite des apprentissages dans les meilleures conditions.

Enseignants et directeurs mettent tout en œuvre pour optimiser l’enseignement dans cette nouvelle donne. « Nous faisons un point hebdomadaire tous ensemble pour partager nos bonnes pratiques et identifier des pistes d’amélioration avec l’outil de visio-conférence », raconte Axel.

Proximité avec les enseignants, bonne ambiance et soutien

Pour Jean-Paul, le format en direct avec le chat est idéal pour interagir avec les enseignants. « Au début, on n’osait pas trop parler, on s’excusait d’interrompre les profs durant leurs cours. Maintenant, on est à l’aise, on n’hésite plus à leur poser nos questions ». Il faut dire aussi que « les cours en webcam diffusés depuis le salon des enseignants, ça renforce le sentiment de proximité », souligne Nicolas avec amusement.

Une chose est sûre : les étudiants n’ont pas perdu leur bonne humeur. « En attendant le début d’un cours, un jour, on a fait un remake de « La France a un incroyable talent » ; une fille de ma classe nous a joué un morceau de guitare », raconte Jean-Paul, qui prend souvent le micro le matin avec d’autres camarades pour ambiancer la classe et débriefer leur quotidien en confinement. »

Et de poursuivre : « Il y a de la solidarité et du soutien entre nous. Le soir, on s’appelle souvent avec mes camarades pour répondre respectivement à nos questions – c’est notre habitude de travailler en groupe. »

Vie pro / vie perso : un équilibre à trouver 

À la maison, les possibilités de distraction (portable, ordinateur, télé…) sont nombreuses : Jean-Paul n’arrive pas toujours bien à se concentrer quand toute sa famille se retrouve dans le salon l’après-midi. Sans oublier pour certains comme Nicolas, confiné à la campagne, les aléas du réseau…

Du côté des enseignants, le télétravail n’est pas toujours facile non plus : certains collègues d’Axel Pouillon-Guibert doivent gérer leur vie de famille et les cours de leurs enfants, en plus d’assurer les cours en ligne pour l’ISO. « C’est une toute nouvelle organisation à mettre en place », note-t-elle.

Mais les avantages du distantiel ne manquent pas. Les étudiants « s’autorise[nt] plus à utiliser [leur] téléphone et répondre à [leurs] messages ». Jean-Paul ne se cache pas non plus que « certains matins, cela [l’]arrange de ne pas avoir à parler » ! Et dans un sondage posté sur le compte Instagram de l’ISO, « 87% des étudiants ont déclaré rester en pyjama jusqu’à la pause déjeuner ». Axel se souvient même qu’« un jour, une élève s’est endormie en plein cours. On l’entendait ronfler dans son canapé ! », rit-elle.

Comment rester focus ? 

« Mettez-vous en « mode école », dans de bonnes conditions de travail en vous installant à votre bureau, préparez vos supports à l’avance, et pour les alternants, mettez à profit le temps libéré par les jours non travaillés pour étudier », conseille l’enseignante.

Nicolas conseille de « rester sérieux et assidu » : « ne lâchez rien et ne prenez pas cette période comme des vacances, même si on est chacun chez soi : les examens vont bientôt arriver. » Son astuce pour se concentrer : travailler en musique.

Pour Jean-Paul, « le plus important est de garder le rythme ». Le matin, il se lève, prend son café puis sa douche avant de se mettre devant son ordinateur pour sa journée de cours.

Des conseils pour rester zen 

La formule gagnante pour Jean-Paul ? « Manger, regarder des séries et des films sur Netflix et dormir. Sans oublier l’activité physique comme la musculation à la maison. »

Pour Axel Pouillon-Guibert, c’est une question d’équilibre « entre le travail et des moments de détente, l’activité physique, la vie de famille, faire la cuisine, s’aérer si on a un espace extérieur, mais aussi faire du yoga et de la méditation », en s’accordant des pauses loin de tout écran pour laisser reposer ses yeux.

Nicolas conseille de « garder les 2 jours du week-end pour la détente, jouer à des jeux de société et prendre du temps avec ses proches. » « Un grand merci à l’ISO, aux enseignants et à toute l’administration qui ont fait un travail formidable pour que l’on puisse poursuivre normalement notre cursus. C’est un très beau travail au quotidien », conclut-t-il.

Lire l’article sur le site de l’ISO

Success story de Valentin Bageot, responsable de magasin créateur

Responsable de magasin créateur, diplômé du BLC, ISO Bordeaux

« Grâce au BLC, j’ai eu l’opportunité exceptionnelle de co-dessiner une monture qui a intégré la collection Naoned »

Ce jeune homme au tempérament passionné a bien été inspiré de s’orienter vers l’optique à l’ISO. Une filière dans laquelle il s’épanouit désormais en tant que responsable d’un magasin créateur de la marque Naoned, une collection 100% française de lunettes créée par un opticien nantais. Titulaire du BLC et créateur dans l’âme, il aspire à lancer un jour sa marque de lunettes et à ouvrir sa propre boutique. 

« Avec le Bachelor de Lunetier Créateur, j’ai trouvé ma voie »

« Après un Bac STI spécialité Développement Durable, j’ai suivi le BTS Opticien Lunetier à l’ISO Nantes. J’ai découvert l’optique lors d’une journée d’observation dans le magasin à côté de mon club d’aviron que je pratiquais à haut niveau. Les dimensions créative et commerciale du métier d’opticien m’ont plu, ayant toujours été attiré par les activités manuelles et par la vente. La notoriété de l’ISO et l’ampleur de son réseau m’ont aidé à faire mon choix.

Passionné par la création lunetière, je me suis tout naturellement orienté vers le Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO Bordeaux. Cette formation est idéale pour les amoureux du design et de la dimension artistique de la lunette, et plus globalement pour tous ceux qui veulent travailler chez un opticien créateur.

« J’ai co-dessiné une monture pour Naoned avec le designer de la marque »

En Bachelor de Lunetier Créateur, la lunette est au cœur des apprentissages : les matériaux, la provenance des produits, la conception d’une monture de A à Z dont leur fabrication, mais aussi le parcours client, l’aménagement d’un magasin, etc. On apprend à dessiner des montures. C’est à ce moment-là que j’ai pris toute la mesure du côté artisanal du métier.

J’ai beaucoup aimé ce cursus qui m’a ouvert des portes grâce au réseau de l’ISO. J’ai décroché un stage de 8 semaines chez Naoned Eyewear durant lequel je contrôlais la qualité des lunettes et dessinais des montures. Cette expérience m’a surtout donné l’opportunité exceptionnelle de dessiner un modèle qui a intégré la collection de la marque, en collaboration avec Jean-Philippe Douis, le fondateur et le designer.

Un contact privilégié avec des professionnels de l’optique

Tout au long du BLC, nous sommes au contact de professionnels de l’optique : intervenants, membres de jurys d’examens, voyage d’études à la rencontre de fabricants – des contacts qui me seront très utiles pour lancer un jour ma propre marque. Cette proximité avec les professionnels de l’optique contribue énormément à notre réussite.

Avant l’ouverture des portes du Silmo auquel j’ai participé avec Naoned cette année, j’ai pu échanger avec les membres du jury. Ça a été pour moi très facile de les approcher, alors que ce sont les plus grands acteurs de l’optique en France et en Europe.

Suite à mon stage, j’ai été embauché par l’enseigne. Il y a 3 mois, j’ai participé à l’ouverture d’un magasin Naoned près de Nantes dont je suis le responsable. Je m’occupe de la gestion des stocks, des montages, du conseil et de la vente. L’environnement familial et accessible de ce magasin me correspond parfaitement.

Je commence également à dessiner des lunettes pour une collection qui sera distribuée exclusivement dans les deux magasins de la marque dans la région nantaise – un atelier de fabrication dédié à la marque ouvrira cet été à quelques mètres du magasin.

« Continuer à me former avant de lancer ma propre marque »

Je souhaite acquérir un maximum d’expérience dans ce magasin pour être au plus près des demandes du client et continuer à évoluer. Par la suite, j’aimerais ouvrir mon magasin et lancer ma propre marque.

J’ai été très content d’étudier à l’ISO. L’ambiance y est familiale et l’approche ludique avec beaucoup de rigueur.Un de mes meilleurs souvenirs a été le voyage d’études dans le Jura à la rencontre de professionnels de l’optique dont j’ai admiré le savoir-faire. Sans oublier l’incroyable soirée des 30 ans de l’ISO dont je me souviendrai toute ma vie.

Lire l’article sur le site de l’ISO

L’ISO sur le podium du challenge Krys Group – GSC JUNIOR 2020

La 11ème édition du Challenge Krys Group, le concours annuel des écoles d’optique françaises, s’est déroulée du 16 au 19 janvier, à la station de l’Alpe d’Huez et a réuni étudiants, professeurs, directeurs d’école et professionnels de l’optique.

Ce challenge s’adresse à tous les étudiants en 2ème année de BTS Opticien Lunetier issus de l’ensemble des écoles françaises d’optique. Cette année, les écoles ISO Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy, Nantes, Rennes, Toulouse étaient représentées. Cette année encore, l’ISO se trouve en tête du classement !

Au programme : soutenance de rapport de stage sous la direction d’un jury d’experts, conférence Krys GROUP, speed-meeting avec des professionnels de l’optique et 2 journées de ski.

L’ISO encore et toujours sur le podium

Cette année encore, trois étudiants ISO se retrouvent sur le podium, dans l’ordre de classement :

  1. Éloïse Collin, étudiante de l’ISO Nancy prend la première place avec son sujetsur Les Lunettes fabriquées en France.
  2. Pierre Recoquillé, de l’ISO Nantes prend la deuxième place avec son sujet sur Les lunettes et les nouvelles technologies.
  3. Clara Dubois, étudiante de l’ISO Lille a présenté son sujet sur Les prismes et la dyslexie.

Un grand bravo à vous !

Après l’effort, le réconfort

Le Challenge Krys Group, c’est aussi un séjour convivial au pied des pistes de l’Alpe d’Huez : sessions de ski, spa & bien-être, dîners … Retour en images sur ce séjour à l’Alpe d’Huez !

Lire l’article sur le site de l’ISO

Success story de Thomas Pottier, Chargé Trade Marketing

Chargé Trade Marketing chez Zeiss, diplômé du BMO, ISO Lille

« Le BMO m’a donné accès à un réseau, à des conseils et donné la motivation pour lancer ma carrière chez un grand verrier »

Dès la fin du lycée, Thomas Pottier s’oriente vers le BTS Opticien Lunetier à l’ISO Lille, intéressé par le métier « complet et polyvalent » d’opticien. Une fois diplômé, il choisit de se spécialiser en management avec le Bachelor de Manager en Optique en vue d’obtenir un poste à responsabilité.  Grâce au BMO, il intègre facilement un MBA en marketing et acquiert deux expériences significatives : l’une chez le verrier Shamir France, l’autre en tant que Chargé Trade Marketing chez Zeiss Vision Care France où il s’épanouit actuellement.

Le BMO, « un tremplin pour rejoindre une grande entreprise »

« Après mon bac S, j’ai suivi le BTS OL à l’ISO Lille. J’ai été séduit par le métier d’opticien qui présente différentes facettes : la vente, la relation client, ainsi que les dimensions manuelle et esthétique. Mon choix s’est naturellement porté vers l’ISO, qui est l’école de référence dans le milieu. En y entrant, on accède au réseau et à la communauté ISO.

J’ai poursuivi ma formation avec le Bachelor de Manager en Optique, année durant laquelle j’ai travaillé en alternance chez Optic 2000 à Lille. Ce cursus de spécialisation m’a beaucoup aidé dans mon parcours : les enseignants et intervenants extérieurs étaient passionnants et nous ont donné beaucoup de conseils et de motivation pour décrocher de super postes.

« Très rapidement, j’ai été recruté par un verrier de renom »

J’ai souhaité poursuivre mon cursus en MBA marketing, ce qui a été facilité par ma formation en BMO. Grâce à ma spécialisation en optique, j’ai rapidement intégré les verriers Shamir pour mon stage de M1 en tant qu’assistant marketing, puis Zeiss Vision Care en alternance afin de valider mon MBA en fin d’année. 

Fort des recommandations de certains enseignants à l’ISO avec qui je suis resté en contact, j’ai présenté stratégiquement ma candidature à 2-3 entreprises qui me plaisaient le plus. La notoriété de cette école et les compétences que j’y ai développées ont été un atout dans mon parcours.

Au quotidien, je créé des supports et outils marketing pour aider les commerciaux à mettre en avant la marque et les produits Zeiss auprès des opticiens. J’accompagne également les enseignes dans leur communication.

« Tout est possible dans le secteur optique »

« Par la suite, je vise un poste à responsabilité dans la branche commerciale, idéalement chez Zeiss. Je souhaite poursuivre ma carrière chez un verrier car l’expertise en santé visuelle est essentielle pour un opticien.

Quand j’aurai une expérience solide dans le secteur – d’ici 5 ans je pense –, j’aimerais intervenir ponctuellement à l’ISO pour partager mon expérience et motiver les jeunes diplômés à poursuivre leurs études.

Mon conseil ? Donnez-vous des objectifs et ne vous mettez jamais de barrière. Tout est possible dans le secteur optique ! L’important est de faire ce que vous aimez et de vous donner les moyens d’atteindre vos objectifs.

L’ISO est une super école qui m’a permis de nouer d’excellentes relations. J’ai toujours plaisir à revoir certains enseignants et intervenants avec qui je suis resté en contact et qui sont fiers de mon parcours. Cela me donne envie de transmettre à mon tour mes connaissances et mon expérience du métier. »

Lire l’article sur le site de l’ISO

Success story de Yacine Zakraoui, directeur de magasin

Directeur de magasin, diplômé du BMO, ISO Paris

« Le BMO m’a permis d’accéder à un poste à responsabilité à l’âge de 23 ans. »

Après son BTS Opticien-Lunetier, Yacine Zakraoui a intégré le BMO« dans un élan de leadership ». Lors de cette année de spécialisation, ce « workaholic » a réalisé que « tout est possible avec de l’organisation, du travail et de la rigueur ». Du haut de ses 23 ans, il est désormais à la tête d’un magasin Optical Discount en région parisienne.

« Le BMO a toujours été dans ma ligne de mire »

« Après mon Bac S et une année de PACES qui ne m’a pas plu, je suis entré sur le marché du travail en devenant animateur sportif durant 1 an et demi. Mais comme j’aimais beaucoup étudier et que j’ai toujours été bon élève, je me suis décidé à reprendre mes études.

Étant hypermétrope depuis de longues années, je me suis découvert une passion pour l’optique. J’ai été séduit par la polyvalence du métier d’opticien – les dimensions esthétique, scientifique et technique. Pendant mon année de BTS Opticien-Lunetier, j’ai fait mes preuves dans un magasin haut de gamme à Paris. Puis, j’ai intégré le BMO à l’ISO Paris, une année incroyable dont j’ai adoré la pluridisciplinarité.

J’ai tiré parti autant que possible de cette année de spécialisation en développant notamment mon aisance à l’oral, ma confiance en moi et en travaillant mon réseau. J’ai particulièrement été sensible aux cours de développement personnel et de marketing. Quand Anaïs de Coster, diplômée du BMO en 2016, est venue témoigner de son expérience en tant que directrice de magasin, j’ai eu le déclic pour me lancer.

Un poste de directeur à 23 ans

Depuis 5 mois, je suis directeur d’un magasin Optical Discount en région parisienne. Dès mon arrivée, j’ai fixé des objectifs. Résultat : le chiffre d’affaires du magasin a augmenté de 11%. J’ai créé un corner sport, mis en place des partenariats avec des influenceurs et démarché les comités d’entreprise des sociétés voisines afin de leur proposer des offres promotionnelles pour leurs employés. Le BMO m’a beaucoup aidé à adopter les bons réflexes, à me poser les bonnes questions et à asseoir ma légitimité de directeur.

Au quotidien, mes missions sont variées : manager mon équipe, gérer les stocks, les dossiers avec les mutuelles, la formation, vendre, gérer les litiges clients, augmenter le chiffre d’affaires du magasin, négocier avec les fournisseurs, fidéliser les clients et gérer la communication du magasin avec mon N+1 au siège de l’enseigne. J’ai à cœur d’aider les collaborateurs à grandir. À mes yeux, la communication et la transparence sont clés.

« Je souhaite créer une franchise avec un concept innovant »

Pour la suite, j’ai beaucoup de projets. Je suis en négociation avec plusieurs banques pour lancer une chaîne de magasins au concept innovant, dans laquelle le client sera l’égérie, avec une relation client optimisée.

L’ISO a été pour moi une super expérience qui m’a fait rencontrer d’excellents professionnels. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre le BMO, une formation qui responsabilise et met en situation professionnelle. Il faut faire preuve de rigueur et être prêt à se challenger, mais on finit toujours par réussir si on fait des efforts ! J’ai beaucoup aimé l’esprit d’équipe et la relation d’égal à égal avec les enseignants. Et je garderai toujours en mémoire le gala des 30 ans de l’ISO durant lequel j’ai dansé sur une chanson de Beyoncé à côté du PDG d’Atol ! »

Libérer la parole des victimes de harcèlement sexuel

Le déclencheur d’un signalement de harcèlement sexuel ou d’agissements sexistes est le plus souvent une atteinte physique – une agression sexuelle. En réponse au signalement de tels faits, quelle attitude adopter en tant qu’employeur ? Une situation délicate auquel il faut faire face avec justesse.

En tant qu’employeur, comment accueillir la parole de la victime qui signale un fait de harcèlement sexuel ? À travers nos éclairages sur le 3e épisode du podcast Blâme, nous vous livrons quelques clés pour adopter la bonne posture et accompagner la victime.

Comprendre les ressorts d’un événement traumatique

Comme on l’a vu dans l’épisode précédent, il n’est pas rare que les victimes de harcèlement sexuel, d’une agression sexuelle et d’agissements sexistes mettent un couvercle sur leur souffrance. De nombreuses raisons peuvent conduire au silence : la honte, la peur de ne pas être cru(e), le manque de preuves, la crainte de subir des représailles professionnelles, l’incertitude quant à son avenir dans l’entreprise pour un(e) salarié(e) nouvellement embauché(e)…

Sans oublier les mécanismes psychiques inconscients qui bloquent la victime dans un état de sidération. Résultats ? Une incapacité à réagir et à parler, une amnésie partielle et une impression d’être spectatrice d’elle-même. Les violences sexuelles sont très traumatisantes, avec un risque de développer un état de stress post-traumatique, c’est-à-dire des troubles psychiques et comportementaux graves et durables (insomnies, dépression, tentatives de suicide, angoisse, perte de confiance, troubles du comportement alimentaire, troubles addictifs…).

L’agression sexuelle, un déclencheur de la parole

A contrario, la libération de la parole est permise par le sentiment de légitimité et de reconnaissance dans l’entreprise (comme la validation d’une période d’essai pour Céline dans le podcast), le climat de confiance instauré par l’employeur, l’escalade de la violence vécue et la présence de témoins. Il a fallu que Grégoire, désinhibé par l’alcool lors d’une soirée du séminaire de mi-année, tente d’embrasser Céline pour que celle-ci se confie à Émilie et à Isabelle sur les comportements répétés de leur collègue à son encontre.

Une agression sexuelle est définie par les articles 222-27 à 222-30 du Code Pénal comme « un acte à caractère sexuel sans pénétration commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il s’agit d’un attouchement imposé sur le sexe ou toute autre partie du corps considérée comme intime et sexuelle (fesses, seins, cuisses, bouche…). Comme le baiser forcé de Grégoire, par exemple. Ce délit est passible de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. S’il n’est, dans l’absolu, jamais trop tard pour dénoncer une agression sexuelle, la victime (majeure) doit déposer plainte dans un délai de 6 ans après les faits ; au-delà, il y a prescription.

Accompagner et faciliter le signalement des faits de harcèlement sexuel

Le processus qui conduit au signalement d’une agression sexuelle – passer de la souffrance et de la honte à la caractérisation de l’acte et à la dénonciation – est difficile pour la victime. C’est pourquoi il faut l’aider à raconter ce qui lui est arrivé et à mettre des mots sur la souffrance vécue en adoptant la bonne posture. Sa collègue Émilie crée un climat de confiance en assurant son soutien à Céline et lui confie qu’elle a elle-même vécu la même situation dans le passé. Grégoire est bel et bien un prédateur sexuel en série !

Pour le responsable RH ou le référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes, c’est plus compliqué. Maintenant qu’Isabelle est au courant, impossible de fermer les yeux sur les comportements déviants de Grégoire. Son rôle, lors de ce premier échange avec Céline, consiste à recueillir le signalement de la victime « à chaud » et de manière informelle. Elle doit non seulement avoir la bonne réaction, mais aussi agir en conséquence.

Si vous faites face à ce type de situation, vous pouvez utiliser les techniques de l’écoute active qui consistent à questionner la victime de manière bienveillante et authentique et à reformuler ses propos pour activer sa parole et clarifier son message. Instaurez confiance, respect et empathie avec votre interlocuteur pour qu’il puisse s’exprimer en toute liberté, sans pression ni jugement.

L’information est arrivée à votre connaissance – c’est un premier pas nécessaire. Reste à analyser les faits signalés et à mener l’enquête, mais aussi à accompagner la victime dans le retour au travail. Après l’événement qu’elle vient de vivre, Céline aura sans doute besoin de temps pour faire face à ce traumatisme.

Écoutez le troisième épisode du podcast « Blâme »

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Success story d’Hermès Pontet, designer de lunettes

Designer de lunettes chez Nathalie Blanc, ISO Paris

« Le BLC a été pour moi une révélation »

Issu d’une famille d’opticiens, Hermès Pontet « a fait de l’ISO [s]on Poudlard ». D’une nature très créative et passionné de design, il a suivi le BTS Opticien Lunetier à l’ISO Lyon puis le Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO Paris. Ayant eu la chance de rencontrer la créatrice Nathalie Blanc lors d’un voyage à New York, il est aujourd’hui designer de lunettes pour la marque Nathalie Blanc Paris.

Un cursus d’optique spécialité création lunetière à l’ISO

 « J’ai toujours été fasciné par l’univers des lunettes dans lequel je baigne depuis tout petit », raconte Hermès Pontet, fils, petit-fils et arrière-petit-fils d’opticien. Animé par la même vocation familiale, ce Marseillais d’origine s’est orienté vers le BTS Opticien Lunetier à l’ISO Lyon, une école qu’il a choisie « pour son taux de réussite et sa bonne réputation ». « J’y ai passé deux merveilleuses années qui ont été l’occasion de me dépasser et de faire des rencontres inoubliables », raconte-t-il.

Hermès se spécialise dans le design de lunettes avec le Bachelor Lunetier Créateur : c’est pour lui « une révélation ». La découverte des produits et du savoir-faire ancestral au cœur de l’industrie lunettière dans le Jura, les visites passionnantes d’usines et les rencontres avec les dirigeants de ces entreprises sont autant d’excellents souvenirs qu’il a gardés de son année de spécialisation. Il a « beaucoup aimé cette formation qui [lui] a permis de croire en [lui] et de repousser [ses] limites ».

Ses débuts pour la marque française Nathalie Blanc 

Il y a 3 ans, à la faveur d’un voyage en famille à New York durant les vacances d’avril, Hermès rencontre par hasard Nathalie Blanc – qu’il suivait déjà sur les réseaux sociaux – et lui demande un stage. Elle lui propose d’assurer dès le lendemain un salon d’optique à ses côtés ! Une rencontre décisive pour le designer. 

Elle-même diplômée de l’ISO, la créatrice prend sous son aile le jeune Hermès, alors étudiant en BLC à l’ISO Paris dans le cadre de son stage de fin d’études. Il se souvient de ses premiers pas dans la direction artistique : « Ma première mission a consisté à créer une vidéo de présentation de la nouvelle collection pour le Silmo. Nathalie m’a dit : « On a le caméraman, on a la mannequin, on tournera à telle date ». Résultat : j’ai écrit un scénario loufoque qui a beaucoup plu. » 

Créée en 2015, la marque de lunettes Nathalie Blanc Paris est un fleuron de la lunetterie française, symbole de l’artisanat, du savoir-faire et du luxe made in France. Lauréate du Silmo d’or en 2018, cette griffe plébiscitée par les célébrités et les influenceurs et distribuée dans plus de 800 points de ventes à travers le monde connaît aujourd’hui un succès fulgurant. Cette année, la créatrice est la nouvelle marraine de promo du BLC.

Un designer de lunettes touche-à-tout

Aujourd’hui, Hermès travaille sur toute la partie artistique de l’enseigne : la création des lunettes (nombre, couleurs…) et des étuis, la conception de la publicité sur le lieu de vente et les shootings photo pour les campagnes de publicité (le choix des mannequins, des tenues et des messages à faire passer…).

Il gère également la communication de la marque, notamment dans les magazines. « Nous allons paraître dans le Vogue de Noël, c’est une consécration », raconte-t-il fièrement. Mais aussi sur les réseaux sociaux : il sélectionne les blogueurs et les influenceurs en fonction de l’identité de la marque, chic et sophistiquée, à laquelle il prête même son image pour les campagnes de communication – « Instagram est le magazine le plus lu dans le monde ». Et prépare les salons à venir, dont les prochains à Hong Kong et à Munich. 

« Touche-à-tout » et « très curieux », Hermès « aime beaucoup apprendre et faire sans cesse de nouvelles choses ». Grâce à son poste polyvalent au sein de la marque Nathalie Blanc, il peut donner libre cours à son imagination. Une source d’inspiration pour les étudiants en Bachelor Lunetier Créateur et les créatifs dans l’âme.

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Témoignage d’un étudiant : Vincent Vuillaume, étudiant en Master Sciences de la Vision à l’Université Orsay

Assistant d’ophtalmologue, enseignant, chercheur en laboratoire, bénévole pour une mission humanitaire… Curieux de tout, Vincent Vuillaume fourmille d’idées pour son orientation professionnelle. Cet étudiant en Master Ingénierie de la Santé parcours Sciences de la Vision à l’Université d’Orsay – Paris Sud, diplômé de l’ISO Nancy, veut se rendre utile aux autres.

« Avant même d’intégrer l’ISO en BTS Opticien Lunetier, j’envisageais le métier d’optométriste : j’ai toujours considéré la vue comme un sens important, dont de nombreuses personnes en France et dans le monde sont partiellement ou totalement privées. Choisir un métier du secteur paramédical répondait ainsi à mon besoin de me sentir utile.

Très stimulé par mes études d’optique, j’ai choisi de me spécialiser en santé visuelle avec la Licence Professionnelle d’Optique* en alternance. L’optique offre énormément de débouchés et représente un marché en pleine expansion. Mon conseil : faites ce que vous aimez ! En santé visuelle, il n’y aura jamais trop de diplômés – les ophtalmologues sont débordés. Si cette branche vous intéresse, spécialisez-vous… avec la Licence, puis le Master.

En tant que professionnel de santé, je veux aider les personnes qui souffrent de déficiences visuelles au niveau national et même international. La myopie, qui affectera la moitié de la population mondiale d’ici 2050 – thème de mon mémoire de Licence – est un sujet de recherche passionnant que j’aimerais approfondir.

Mon stage d’un mois à Birmingham durant l’été m’a donné une meilleure connaissance du métier d’optométriste – l’Angleterre étant très avancée en la matière –, m’a fait gagner en confiance dans ma pratique et en indépendance au plan personnel.

Une expérience enrichissante qui a été l’occasion d’échanger avec des enseignants-chercheurs érudits et de rencontrer des étudiants venus des quatre coins du monde. Mais aussi de prendre conscience de l’importance de la psychologie dans la prise en charge des personnes.

Je n’ai que de bons souvenirs à l’ISO. Tout y est propice à notre réussite, avec un cadre sécurisant pour étudier et des enseignants très accessibles.

Actuellement étudiant à temps plein en Master 1 Ingénierie de la Santé parcours Sciences de la Vision, à l’Université Orsay – Paris Sud, je me laisse le temps de choisir entre plusieurs voies qui m’intéressent : la pratique de l’optométrie dans un pays anglophone, les métiers d’assistant d’ophtalmologue, d’enseignant et de chercheur en laboratoire, et des missions humanitaires. J’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice et suis ouvert aux opportunités. »

Summer programs 2019 : retours d’expérience sur les stages d’immersion clinique

New York, Sydney, Birmingham… Chaque année, l’ISO propose à ses étudiants en fin de spécialisation bac+3 en santé visuelle d’effectuer un stage à l’étranger durant l’été dans les universités partenaires du réseau ISO. L’objectif : découvrir la pratique de l’optométrie et de la contactologie dans un autre pays. Une opportunité professionnelle exceptionnelle, mais aussi une expérience de vie enrichissante à la découverte de nouveaux horizons. Retours d’expériences de 3 étudiants sur cette immersion en milieu hospitalier.

« Une expérience métier enrichissante et une summer school avec des étudiants de tous horizons »

« Ayant eu écho des stages à l’étranger dès le BTS Opticien Lunetier, je m’étais promis d’en faire un à la fin de la Licence Professionnelle d’Optique*. Étant assez à l’aise en anglais, je ne voulais pas me priver de cette expérience », raconte Vincent Vuillaume, parti à Birmingham cet été. L’environnement idéal pour pratiquer l’optométrie – en Angleterre, les prérogatives des praticiens sont plus étendues qu’en France –, ainsi que la commodité d’une ville située à 2h de Londres en train et facile d’accès depuis l’Hexagone, l’ont convaincu d’opter pour cette destination.

Durant les 3 premières semaines d’ateliers, Vincent y a approfondi toutes les facettes de l’optométrie (« y compris des choses qu’on n’a pas forcément l’occasion de voir en France, comme l’Optical Coherence Tomography ou la prise de pression »). La 4e semaine, il a amélioré sa connaissance du métier et mis ses connaissances en pratique sur des cas concrets. « Prendre en charge des personnes souffrant de maladies graves et parfois rares m’a fait prendre conscience de l’importance de la psychologie dans mon métier et m’a donné confiance dans ma pratique. Je suis désormais plus serein pour aborder des problèmes complexes mais aussi sensible au courage de ces personnes », raconte-t-il.

Ce stage a été riche en moments d’échanges et de rencontres avec des enseignants-chercheurs aux « connaissances pharamineuses » sur des sujets parfois pointus, ainsi qu’avec des étudiants venus du monde entier (Grèce, Danemark, Palestine, Singapour…). « C’est passionnant de découvrir d’autres cultures et des méthodes de travail différentes », souligne Vincent, désormais étudiant en 1ère année de Master Biologie Santé spécialité Sciences de la Vision à l’Université Paris-Sud. Ayant pour ambition d’être utile aux autres, il hésite entre l’optométrie à l’étranger, le métier d’assistant d’ophtalmologue, l’enseignement, la recherche et des missions humanitaires.

« C’est intéressant de découvrir la pratique dans un autre pays »

 De son côté, Pauline Babin a passé 2 mois en Australie – « une destination de rêve »  – dont 6 semaines de stage aux « missions intéressantes » : rencontre de patients à l’hôpital universitaire, travaux pratiques et cours d’optométrie et de contactologie classiques et avancés, aux côtés des étudiants de 5e et dernière année. Son coup de cœur ? Le cours d’optométrie pédiatrique (qui n’est pas proposé en France).

« C’était très agréable de travailler avec de vrais patients et de se sentir utile », raconte cette étudiante en 1èreannée de Master, notamment « le sentiment incroyable d’avoir pu aider une personne à retrouver la vue grâce aux lentilles adaptées ».

Elle a beaucoup aimé la ville de Sydney, la vie locale et « les Australiens très sympathiques et accueillants » au contact desquels elle s’est perfectionnée en anglais. Sans oublier son périple de 2 semaines dans le Nord du pays avec ses camarades de promo : visite de Brisbane, découverte de « paysages époustouflants », plongée dans une eau turquoise le long de la grande barrière de corail au milieu des grandes raies, balade sur la plus grande île de sable blanc au monde…

« Ce stage a vraiment été une expérience incroyable et s’est avéré bénéfique à tous les niveaux », conclut Pauline. Après l’obtention de son diplôme, elle compte acquérir de l’expérience en cabinet d’ophtalmologie et en magasin avant de tenter l’aventure humanitaire.

« Je suis encore plus motivée à obtenir mon Master et confortée dans mon projet professionnel »

Le goût du voyage, l’envie de découvrir la santé visuelle dans un autre pays, l’opportunité de progresser en anglais… Autant de raisons pour Laura Bousquet de s’envoler pour un mois de stage à New York.

« Je ressors grandie de cette expérience », déclare cette étudiante en 1ere année de Master, qui se destine à travailler en cabinet d’ophtalmologie ou en magasin sur l’adaptation de lentilles de contact et les examens de vue. À la clé : une motivation d’autant plus forte à décrocher son diplôme, un projet professionnel consolidé et une plus grande aisance linguistique.

Ce que Laura a le plus apprécié :

– les échanges enrichissants avec les docteurs,

– l’observation de pathologies particulières au service pédiatrie,

– les récapitulatifs hebdomadaires des cas rencontrés les plus intéressants, complétés par des recherches personnelles.

« N’hésitez pas à faire un stage à l’étranger, c’est une super opportunité ! », conseille-t-elle aux étudiants de Licence Professionnelle d’Optique.

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Identifier un agissement sexiste et un fait de harcèlement sexuel

L’affaire Weinstein et le mouvement balancetonporc ont conduit à un réveil majeur des consciences. Le monde de l’entreprise n’y a pas échappé. Il est temps de dire « stop » aux agissements sexistes et aux faits de harcèlement sexuel au travail. Mais dans les faits, le terme « sexisme » est assez vaste pour porter à confusion et ses manifestations peuvent être difficiles à cerner. Le 2e épisode du podcast Blâme vous éclaire sur ces notions.

Les manifestations du sexisme et du harcèlement sexuel au travail sont multiformes et complexes : elles peuvent être ressenties différemment selon les personnes qui les subissent et être lourdes de conséquences pour les individus qui en sont victimes. Comment distinguer drague lourde et agissement sexiste ? Quid du sexisme ordinaire sous couvert d’humour ? On fait le point sur ces notions à la lumière du 2e épisode du podcast Blâme.

Ce que dit la loi

Les agissements sexistes et les faits de violences sexuelles sont définis précisément dans le Code du Travail et le Code Pénal. Selon l’article L.1142-2-1 du Code du Travail, « nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ». L’auteur d’un agissement sexiste risque une sanction disciplinaire – et la responsabilité civile de l’employeur peut éventuellement être mise en cause en l’absence de mesures. Le harcèlement sexuel est par ailleurs un délit pénal (article 222-33).

Concernant le harcèlement sexuel, on en distingue deux types :

– les propos ou comportements à connotation sexuelle qu’un fait unique suffit à caractériser ;

– la pression grave dans le but d’obtenir un acte de nature sexuel qui nécessite la réalisation de propos ou comportements répétés (« harcèlement sexuel assimilé »).

La peine encourue est de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende (jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de circonstances aggravantes comme un abus d’autorité ou de faiblesse). Un signal fort pour rendre compte de la gravité de ces actes.

Drague lourde, humour ou sexisme ordinaire ?

Les remarques sexistes peuvent être difficiles à distinguer sous le masque de l’humour ou de la drague lourde. Le plus souvent, l’humour sexiste sexualise et disqualifie les femmes, les représente de manière stéréotypée et les réduit à leur corps et à un objet sexuel. Selon le rapport sur l’état du sexisme en France rendu en janvier 2019 par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, 89% des victimes d’actes sexistes sont des femmes et 38% des Français auraient été exposés à au moins une blague jugée sexiste au cours de l’année 2017.

Dans le 2e épisode du podcast, Céline est personnellement visée par les agissements sexistes de Grégoire et exposée quotidiennement à ce climat malsain dans lequel elle est de plus en plus mal à l’aise. Elle se sent même coupable d’avoir laissé cette situation s’installer sans en parler à une tierce personne dans l’entreprise. On est bien loin de la drague qui implique un consentement mutuel des deux parties. Bien qu’anodin en apparence, des agissements sexistes peuvent induire de graves conséquences : dévalorisation, censure, baisse de l’estime de soi, diminution du sentiment de compétence et de l’ambition…

La même source indique qu’« un homme sur trois trouve drôles les blagues sexistes », de même qu’« une femme sur sept » et ce « pour ne pas se sentir exclu(e)s : c’est une manifestation très concrète de domination. » Si un certain nombre de femmes se sentent mal à l’aise face à l’humour sexiste, elles n’osent souvent rien dire de peur de « manquer d’humour » aux yeux de leurs collègues (notamment masculins), et même rient (parfois jaune) pour « rester cool » et ne pas « passer pour une pimbêche », comme le pense Céline.

Instaurer un climat de confiance

Les victimes d’agissements sexistes ou de harcèlement sexuel sont souvent réticentes à signaler ce type de comportements, angoissées par les conséquences éventuelles de cette révélation. Pour que Céline se confie à Isabelle sur les agissements déviants de Grégoire, il faudrait qu’elle sache que son rapport d’étonnement n’aura aucune incidence sur la validation de sa période d’essai…

Il est temps de briser la loi du silence et de libérer la parole au sein de l’entreprise. Dans un climat de confiance, les salariés se sentiront à l’aise de partager ces événements avec une personne relai. Grâce au regard neuf du(de la) salarié(e) nouvellement embauché(e) sur l’entreprise, le rapport d’étonnement peut être un précieux outil de conduite du changement. Aux managers de favoriser la prise de parole y compris sur les sujets les plus sensibles.

Sensibiliser et sanctionner

Un haussement d’épaules ou un rire de complaisance. Telles peuvent être les réactions des victimes ou des témoins face à un agissement sexiste. Mais en réponse à ces actes, le manager doit recadrer l’auteur d’agissements sexistes ou de harcèlement sexuel, même si ce dernier a par ailleurs une valeur non négligeable dans l’entreprise. Une mission délicate qui n’en est pas moins nécessaire.

Pour prévenir ces situations à risque, il est également important de sensibiliser les salariés sur la nécessité de signaler tout agissement relevant de préjugés sexistes. La balle est dans votre camp !

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Grande finale du challenge ISO BMO x Krys Group : l’évolution des étudiants saluée par les professionnels

La Grande finale du challenge ISO BMO x Krys Group s’est tenue le 1er juillet 2019, en présence de responsables Krys Group, des responsables de formation du cursus management ISO et du Président de l’ISO. C’est l’aboutissement d’une année de parrainage du Bachelor de Manager en Optique par le groupement d’enseignes français. Bravo à l’équipe de l’ISO Paris qui a remporté ce challenge !

À travers l’étude de cas que Krys Group leur avait présenté en janvier dernier sur son site de fabrication à Bazainville, les étudiants des 4 promotions du BMO (ISO Lille, Nantes, Lyon et Paris) se sont mis dans la peau d’un coordinateur régional du groupe chargé de coacher un opticien multi-propriétaire en difficulté.

Accompagnées par un responsable régional Krys Group – Doniphan Samson à l’ISO Paris, Raphael Pourille à l’ISO Lille, Kévin Duval à l’ISO Nantes et Marc Ducret à l’ISO Lyon –, les 4 équipes demi-finalistes sélectionnées dans chaque centre BMO ont présenté leur analyse et leur plan d’action lors de la Grande finale du challenge le 1er juillet dernier, suivi de la remise de prix.

L’équipe de l’ISO Paris, formée par Raïssa Azeufack, Gaëlle Bihet et Amal, est arrivée en tête, puis celle de ISO Lille sur la 2e marche du podium, et enfin les étudiants de l’ISO Nantes en 3e place. Par ordre de classement, les 3 équipes finalistes ont remporté un Macbook Air, une tablette Apple et un casque Beats.

Un challenge pour « prendre de la hauteur »

« Les étudiantes de l’équipe lauréate ont beaucoup progressé dans leurs choix stratégiques et leur capacité de prise de parole. Cet exercice a été très formateur pour ces futurs managers », souligne Gaëlle Besse, Chef de Projet Développement RH Krys Group.

« Cette étude de cas m’a donné l’occasion d’analyser toutes les facettes du magasin (le marketing, la communication, le merchandising, les ressources humaines…) et de prendre de la hauteur, mais aussi de devenir beaucoup plus à l’aise à l’oral », raconte l’une des finalistes, Raïssa Azeufack, qui souhaite ouvrir d’ici 5 ans une clinique d’optique au Cameroun d’où elle est originaire. « Ce challenge nous a fait grandir et gagné en compétences », renchérit Gaëlle Bihet, qui vise quant à elle le siège d’une enseigne.

Les 3 étudiantes ont fourni beaucoup de travail, tant sur le fond que sur la forme, ont su faire preuve d’une motivation à toute épreuve et surtout y prendre du plaisir – autant de conseils « très bénéfiques » donnés par leur coach Doniphan Samson, qui a apprécié la grande implication des étudiants et leur foisonnement d’idées « à la hauteur de professionnels ».

Ce qui a fait la différence selon lui ? « Leur capacité à jouer le jeu et à prendre du recul, mais aussi à proposer une analyse rigoureuse, un plan d’action structuré, ainsi que des objectifs précis ».

Un partenariat gagnant-gagnant

Couplé au grand Oral du BMO qui réunissait plus de 50 professionnels de l’optique et 80 étudiants des 4 promos BMO, la Grande finale du challenge a été « un succès » et « un bel événement » caractérisé par un esprit d’émulation et une très bonne énergie (Gaëlle Besse).

« Les professionnels sont toujours très contents de ces épreuves. C’est une marque de reconnaissance du milieu de l’optique », analyse Élodie Dubois, coordinatrice nationale BMO. « Cet événement a été un vrai moment de convivialité, de rencontres et d’échanges. Une belle histoire s’est écrite entre Krys Group et les étudiants en BMO. »

Pour Krys Group, ce challenge a été l’occasion d’asseoir son rôle de partenaire pédagogique avec les écoles, mais aussi de déceler des talents. « Nous sommes très satisfaits de ce partenariat avec l’ISO et sommes prêts à renouveler ce type d’expérience », enchaîne Gaëlle Besse. « Les étudiants se sont reconnus dans les valeurs du groupe et nous avons créé du lien avec eux – nous avons d’ailleurs déjà reçu plusieurs candidatures pour travailler au siège. »

Pour Doniphan Samson, « le BMO est une formation très adaptée aux besoins du marché et proche de la réalité terrain ». Le coach « recommande ce cursus qui forme des managers de très bon niveau sans pour autant les formater » et « remercie l’équipe de l’ISO Paris, qui a été particulièrement disponible et à l’écoute, et en particulier Élodie Dubois. »

RDV à la remise de diplôme en septembre pour l’annonce du prochain parrain !

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L'Institut Supérieur d'Optique forme depuis 30 ans les experts des métiers de la vision.

Le BMO à l’heure du management responsabilisant avec GrandVision

Après avoir parrainé la promo 2018 du Bachelor de Manager en Optique à l’ISO, GrandVision (Générale d’Optique, GrandOptical et Solaris) a proposé cette année aux étudiants des 4 centres BMO – ISO Lille, Lyon, Paris et Nantes – une expérience autour du management responsabilisant. Grâce à ce partenariat durable entre l’ISO et le groupe leader mondial de l’optique, les futurs managers bénéficient d’échanges fructueux avec des professionnels de l’optique et d’une expérience de terrain supplémentaire.

« Le management responsabilisant vise à contribuer au développement personnel et professionnel des collaborateurs, dans un esprit de co-responsabilité », explique Stéphanie Villot, Responsable Communication RH chez GrandVision. « Le programme mis en place en BMO cette année avec l’ISO est très important pour l’avenir car il contribue à diffuser une vision moderne du management », poursuit-elle.

Échanges et étude de cas sur le management responsabilisant

Les étudiants en BMO à l’ISO Lille, Lyon, Paris et Nantes ont eu l’opportunité de découvrir ce nouveau modèle de management lors d’échanges avec des managers seniors GrandVision, suivis d’une étude de cas.

Morgane Colléaux-Royer, étudiante à l‘ISO Nantes inscrite l’an prochain en master de marketing, a trouvé « l’étude de cas […] très enrichissante pour confronter ses idées et évaluer sa capacité à convaincre ». Après ses études, elle envisage d’intégrer le service marketing d’une enseigne ou de fonder une agence de communication dédiée aux opticiens.

Margot Gomes Da Silva, étudiante à l’ISO Lille, a également apprécié cette expérience collective qui « a sollicité [s]es capacités d’écoute et d’argumentation, et sa faculté à trouver des compromis ».

Mises en situation et assessment

En avril et mai derniers, 24 étudiants issus des 4 classes du BMO ont été invités à vivre une demi-journée d’assessment avec des responsables RH de GrandVision. L’objectif ? Évaluer les compétences des étudiants en management responsabilisant au travers de mises en situation et leur permettre de recevoir un feedback immédiat de la part de professionnels.

Cet exercice individuel a été l’occasion pour Margot de « faire évoluer [s]a vision du management et de comprendre ce qui fonctionne aujourd’hui ».

 Ce « style de management centré sur l’humain » plaît particulièrement à Gaëlle Bihet, étudiante en BMO à l’ISO Paris et inscrite l’an prochain en master de ressources humaines en vue de postuler chez un verrier ou au siège d’une enseigne.

« Vis ma vie de manager » : les lauréats

Des étudiants sélectionnés par GrandVision vivront prochainement une expérience en magasin avec managers GrandOptical ou Générale d’Optique : un « vis ma vie de manager » sur le terrain !

Durant une demi-journée, le directeur et le directeur adjoint du magasin accompagneront individuellement chaque étudiant dans les rituels de management responsabilisant avec l’équipe du magasin (lancement de journée, préparation d’une réunion participative, entretien de coaching individuel, fédération de l’équipe, etc).

Un partenariat pérenne avec GrandVision

 « Nous apprécions beaucoup ces moments d’échanges et de rencontres avec les étudiants du BMO, qui sont impliqués, très à l’écoute et ont envie d’évoluer. Chaque année, Générale d’Optique et GrandOptical accueillent un grand nombre d’entre eux durant leur cursus en alternance et après l’obtention de leur diplôme. Nous avons à cœur de nous impliquer dans leur formation et de contribuer à leur vision du management », déclare Stéphanie Villot.

Et de conclure : « Nous réfléchissons déjà à de nouvelles modalités de partenariat avec l’ISO sur ce cursus pour l’an prochain, notamment – à la demande des étudiants – sur les problématiques d’audit. »

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Juliette Papin remporte la finale européenne du concours FORCE

Étudiante en Licence d’Optique à l’ISO Nantes, Juliette Papin a remporté la finale du concours EMEA FORCE 2019 le 11 mai dernier à Budapest, en Hongrie. C’est la première fois en 7 ans que la France décroche la première place de ce concours européen. Félicitations à Juliette !

Organisé chaque année par le laboratoire CooperVision, le concours FORCE (Future Ocular Research Creativity Event) voit s’affronter des étudiants en optométrie de différents pays sur un projet de recherche relatif aux lentilles de contact. Cette année, la 7e édition a accueilli des étudiants de 11 pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique (EMEA).

Juliette, lauréate de la finale EMEA FORCE CooperVision 2019

Lors de la grande finale le 11 mai dernier au Centre d’innovation CooperVision à Budapest, Juliette Papin s’est distinguée par la présentation dans un anglais impeccable de son étude sur « La variation des comportements phoriques, comparaison entre 2 lentilles : Addition VS Effet convexe », parmi les 14 étudiants en optométrie venus de tous horizons.

Bilan de son étude : elle a observé une diminution significative de l’esophorie pour la lentille multifocale ; quant à la lentille à effet convexe, elle pourrait avoir un effet sur les esophores et les myopes – il faudrait réaliser une étude complémentaire sur une cohorte plus importante pour que cette tendance se révèle significative.

Étudiante en Licence Professionnelle d’Optique, cette passionnée d’optométrie poursuivra sa formation en Master l’an prochain. Par la suite, elle envisage de passer le diplôme européen pour exercer peut-être à l’étranger, et aimerait également faire de l’enseignement.

Le concours FORCE de CooperVision ouvre des portes 

« Participer à ce concours a énormément apporté à ma formation et m’a beaucoup appris au niveau théorique et pratique. Je me suis sans cesse remise en question, interrogée sur le sens des résultats que j’obtenais, questionnée sur la façon de présenter les résultats de la manière la plus claire et la plus pertinente », raconte Juliette.

« À Budapest, j’ai rencontré des personnes passionnées, passionnantes et d’une bienveillance rare. J’ai eu la chance d’échanger avec les autres participants aussi bien sur le déroulement de leurs études que sur la pratique de notre métier dans leur pays », poursuit-elle. « Jamais je n’aurais pensé vivre une telle expérience, ressentir tant d’émotions en trois jours… C’est un souvenir inoubliable ! »

Sur un plan plus personnel, Juliette « [a] gagné en confiance en [elle] » et « ressor[t] grandie de cette expérience ».

Sa tutrice, Brigitte Couture, optométriste et professeure de contactologie à l’ISO Nantes, a beaucoup aimé accompagner Juliette jusqu’à la finale européenne, qui a été pour elle « une belle expérience sous le signe de l’émotion et du partage ».

La jeune lauréate remercie chaleureusement Brigitte Couture et Alexandre Meslé, chargé de l’organisation de la finale française et de l’accompagnement des étudiants et de leur tuteur au niveau européen, pour leur soutien et leurs conseils, mais aussi celles et ceux qui ont participé à son étude « sans qui rien n’eût été possible », ainsi que son ami Adrien Larmoire pour son indéfectible soutien.

D’ici quelques mois, elle publiera son étude dans le Journal de l’Optométrie Francophone (JOF). En janvier prochain, elle présentera son étude lors du Congrès d’Optométrie et de Contactologie (COC) à Paris, puis en plénière au Netherlands Contact lenzen Congress (NCC) deux mois plus tard, sur l’invitation de CooperVision Europe. En outre, elle est d’ores et déjà invitée à la finale FORCE EMEA 2020.

L’ISO Nantes sur le podium pour la 2e année consécutive

Chaque année depuis sa création en 2013, de nombreux étudiants de l’ISO participent à ce concours de renommée internationale. Certains ont même remporté la finale France et participé à la grande finale européenne :

  • Alexandre Meslé (ISO Bordeaux) en 2013,
  • Benoit Pelatan (ISO Bordeaux) en 2015,
  • Mehdi Yahiani (ISO Lille) en 2016,
  • Ludivine Willmann (ISO Nantes, numéro 2 du classement européen) en 2018.

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Pauline Ghesquier, 24 ans, opticienne : comment je contribue à la santé visuelle dans le monde

Après son Bac S, Pauline Ghesquier s’oriente vers un cursus optique en alternance. Au cours de sa formation, elle se découvre une passion pour l’aide humanitaire au profit de la santé visuelle dans le monde. À 24 ans, elle est aujourd’hui diplômée du BTS Opticien-Lunetier, d’un bachelor de management et d’une licence d’optique, en poste dans un magasin indépendant du Nord de la France. Rencontre avec une opticienne engagée.

Pauline Ghesquier a découvert l’humanitaire en 2015, mue par le désir de se mettre au service des autres. Après une première mission au Sénégal et une deuxième au Cambodge, elle travaille désormais sur un projet de lunettes recyclées en France, en parallèle de son poste d’opticienne en magasin.

« Ces deux expériences humanitaires ont été des périodes inoubliables qui m’ont permis d’échanger avec les populations locales et de les aider à améliorer leur santé visuelle. Leur sourire est ma plus grande source de joie », raconte-t-elle.

« Ma première mission humanitaire au Sénégal a été une expérience magique »

Ayant à cœur d’entrer rapidement sur le marché du travail, Pauline opte en 2012 pour le BTS Opticien-Lunetier en alternance à l’Institut Supérieur d’Optique de Lille pour devenir opticienne. Formant peu à peu le projet d’ouvrir son propre magasin, elle se spécialise en management avec le Bachelor de Manager en Optique à l’ISO Paris pour acquérir des compétences en gestion. « Ce cursus est génial ! J’ai passé une année extraordinaire entourée de personnes qui veulent changer le monde de l’optique. »

Puis, Pauline enchaîne les remplacements pour acquérir un maximum d’expérience dans différents magasins d’optique, « uniquement des petites boutiques qui valorisent le service et la proximité », précise-t-elle. Ayant à cœur d’apporter son aide aux personnes dans le besoin, elle devient membre de l’association humanitaire Peuples Humana.

Première opticienne à intégrer l’association, Pauline participe à une mission au Sénégal du 13 au 27 février 2016. Elle réalise 240 examens de vue dans 2 villages de Casamance, au sud-ouest du pays, et offre à la population locale une correction adaptée.

Elle est accompagnée par 13 autres bénévoles (médecins traitants, infirmières, aides-soignantes…) chargés des consultations médicales et des séances de sensibilisation au lavage des mains, des dents et à la contraception dans les écoles et collèges.

« J’ai aidé une fillette à rester scolarisée »

Son meilleur souvenir durant sa mission ? Sa rencontre avec une sénégalaise de 12 ans qui s’apprêtait à abandonner l’école en raison de ses problèmes de vue. Grâce à un examen de vue et une correction adaptée, Pauline a aidé cette fillette à reprendre le chemin de l’école. « J’ai eu le sentiment de l’avoir « sauvée”, cela m’a rendue heureuse. Lors des missions, on reçoit bien plus que ce que l’on donne », souligne-t-elle.

« Le sourire des petits cambodgiens a été ma plus belle récompense »

Encore plus motivée par sa soif d’apprendre de nouvelles connaissances en optométrie et en contactologie, elle opte pour la Licence Professionnelle d’Optique à l’ISO Lille où elle est admise en septembre 2016 et dont elle ressort diplômée deux ans plus tard. « Au lycée, je voulais faire des études courtes. En définitive, j’aurai fait 5 années d’études », dit-elle dans un éclat de rire. « Pour être en mesure de délivrer des conseils adaptés en santé visuelle, tout opticien devrait suivre ce cursus », estime-t-elle.

Sollicitée par une responsable pédagogique de l’ISO Lille avec l’association Les yeux des écoliers, elle part au Cambodge du 10 au 18 février 2019, portée par sa fibre altruiste et son goût du voyage. Sa mission consiste à contrôler la vision d’enfants cambodgiens entre 3 et 15 ans et leur proposer des lunettes adaptées à leur vue, aux côtés de trois étudiants en 2e année à l’Institut Supérieur d’Optique. « Ces enfants ont une joie de vivre extraordinaire et se satisfont de peu. C’était magique de voir tous ces sourires. Je suis rentrée le cœur léger », raconte-t-elle.

« Je suis heureuse de pouvoir concilier mes 3 passions : l’optique, l’humanitaire et les voyages »

Engagée pour la santé visuelle dans le monde, Pauline travaille également les lundis et mardis sur un projet de lunettes recyclées dans les universités de Lille. L’objectif : récupérer des lunettes non-utilisées auprès des étudiants pour pouvoir les revendre en seconde main en magasin. Une première.

« Après ces deux missions, j’ai encore plus envie de donner accès aux soins optiques aux personnes dans le besoin », déclare Pauline, désormais passionnée d’humanitaire. « J’ai reçu une excellente formation à l’ISO. Les enseignants – passionnés et ayant à cœur de nous transmettre leurs connaissances – y sont pour beaucoup ! »

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Success story de Rodolphe Moitron, délégué commercial

Diplômé du BTS Opticien-Lunetier de l’ISO Lyon, Rodolphe Moitron est aujourd’hui délégué commercial Rhône pour l’enseigne Zeiss, un poste dans lequel il s’épanouit depuis 13 ans. 

Après 2 premières années de médecine puis une première année d’orthoptie, j’ai décidé de faire des études d’optique, un secteur qui conciliait deux de mes domaines d’intérêt : le paramédical et le commercial.

J’avais entendu parler de l’excellente réputation de l’ISO, qui affiche chaque année de très bons résultats aux examens. Je me suis donc orienté vers une prépa à l’ISO Lyon pour me mettre à niveau en mathématiques et en physique-chimie avant d’intégrer le BTS dont je suis diplômé. J’ai complété mon cursus avec une année de formation supplémentaire en vente qui m’a beaucoup apporté dans mon métier.

Au bout de 7 ans en magasin, j’ai eu envie d’intégrer l’industrie du verre pour devenir commercial : c’est ainsi que je suis entré chez Zeiss il y a 13 ans. J’y occupe un poste de délégué commercial Rhône avec une double casquette : le suivi de nos clients opticiens (formation, présentation produits, aide au développement…) et l’acquisition de nouveaux clients. Un attaché commercial travaille également à mes côtés pour prendre en charge les tâches administratives et me seconder dans la relation clients.

Dans mon métier, rien ne me satisfait autant que de voir mes clients contents de nos produits et reconnaissants de l’aide que je leur apporte. Et surtout, je ne m’ennuie jamais !

Je garde un très bon souvenir de mes années passées à l’ISO, avec de bons enseignants très accessibles. Bon anniversaire à l’ISO, avec tous mes vœux pour continuer à former des entrepreneurs à succès du secteur optique !

Avis aux étudiants en optique : continuez à vous former après le BTS ! Vente, gestion, marketing, vente, optométrie et contactologie… Une année de spécialisation sera bénéfique pour parfaire vos connaissances dans votre branche de prédilection.

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Success story de Justine Machuque, Responsable Trade Marketing

Responsable Trade Marketing chez Essilor filiale France, Diplômée MBA, ISO Paris

«Le MBA m’a permis de faire évoluer ma carrière, du magasin vers l’industrie optique »

Justine Machuque décroche son BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Paris et, après plusieurs années d’exercice en magasin, poursuit sa formation avec le MBA Stratégies Commerciales et Marketing Santé pour donner une nouvelle orientation à sa carrière : intégrer un poste à responsabilités dans l’industrie optique. À l’obtention de son diplôme, elle intègre le service marketing client d’Essilor. 

Au lycée, Justine Machuque souhaite devenir opticienne, une profession paramédicale aux missions variées qu’exercent déjà plusieurs membres de sa famille. Son bac S en poche, elle s’oriente ainsi vers le BTS OL à l’ISO Paris qui affiche chaque année un excellent taux de réussite. Diplômée, elle est embauchée dans un magasin créateur haut de gamme près des Champs-Élysées. 

Après plusieurs années passées en magasin à un « poste très polyvalent et formateur », elle décide de monter en compétences en marketing et stratégie digitale avec le MBA de l’ISO. Un programme intéressant, un cursus en 18 mois, un format en alternance (3 jours de cours par mois)… La formation correspond parfaitement à ses aspirations

Le MBA, tremplin vers l’industrie optique 

« Grâce au MBA, j’ai pris de la hauteur. J’ai désormais une bonne connaissance du marché de l’optique, mais aussi de solides compétences en marketing dont je me sers au quotidien. Par exemple, la mise en place d’un plan marketing et l’analyse des besoins spécifiques d’un magasin par rapport au marché. C’est un cursus riche et intense qui offre de nombreuses opportunités d’échanges avec les enseignants et les intervenants », analyse Justine.

« Le voyage d’études en Chine a été également un moment clé de la formation et une expérience très enrichissante dont je garde un excellent souvenir. Cette ouverture à l’international m’a fait prendre conscience des spécificités du marché français, des opportunités que représente le marché chinois, et mettre en perspective certains acquis », raconte-t-elle.

Un poste à responsabilités dans l’industrie 

Depuis plus d’un an, Justine est Responsable Trade Marketing au sein de la filiale française d’Essilor. Elle gère au niveau local un portefeuille de clients partenaires, les accompagne sur leur stratégie marketing et communication et définit, met en place et suit les actions marketing communes entre Essilor et les magasins. Au niveau national, elle met en place des animations ponctuelles et sur l’année dans plusieurs enseignes et groupements.

Ce qu’elle aime le plus dans son métier ? La diversité de ses missions :

  • être « en contact permanent avec les opticiens, les agences de communications et les agences médias »,
  • « [s]e servir de [s]on expérience en magasin pour proposer aux opticiens des opérations marketing sur-mesure » et
  • « la dimension créative pour mettre en place de supports de communication ».

« Dans 5 ans, j’aimerais peut-être évoluer vers un poste à l’international », confie-t-elle.

Et de conclure : « J’ai fait toutes mes études supérieures à l’ISO et j’en suis 100% satisfaite ! L’ISO est un acteur majeur du secteur optique, une référence. La formation MBA répond parfaitement aux besoins et aux évolutions du marché, ainsi qu’aux attentes des professionnels ».

Pour en savoir plus sur le MBA Stratégies commerciales et marketing santé : présentation de la formation

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Voyage d’études : les étudiants du BLC au coeur de la lunetterie made in France

Les 11 et 12 mars derniers, les étudiants du Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO Paris et l’ISO Bordeaux ont rencontré des fabricants et visité des usines à Morez et Oyonnax dans le Jura, berceau de la lunetterie française. C’est la quatrième année que l’ISO organise ce voyage d’études dans les coulisses de la création lunettière.

L’objectif : faire découvrir aux futurs opticiens-créateurs et designers un savoir-faire artisanal unique au monde.

Les étudiants en BLC ont fait beaucoup de rencontres passionnantes, notamment avec :

  • les designers de Morel, qui leur ont présenté leur savoir-faire et leurs équipements innovants, et la directrice générale de l’entreprise, par ailleurs présidente du SILMO,
  • des ouvriers spécialisés dans la coloration et le traitement des métaux,

et ont découvert les étapes et les différentes techniques de fabrication de montures (métal et acétate).

« Je suis fier de travailler dans le milieu de l’optique »

Valentin Bageot, étudiant à l’ISO Bordeaux, a beaucoup aimé la rencontre avec les designers de Morel – « très contents de montrer leur travail [aux étudiants] » –, et la directrice générale qui « [leur] a présenté chacun de ses employés ». Il a pris la mesure de « tout le savoir-faire concentré dans ces deux communes françaises ». Fier de travailler dans le milieu de l’optique, il nourrit l’ambition de créer sa propre marque dans les années à venir.

« Avec toutes ces rencontres de gens passionnés, on n’a pas vu le temps passer »

Lui aussi étudiant à l’ISO Bordeaux et aspirant créateur, Arthur Salles a eu « l’impression de partir une semaine tellement ce voyage était intense et riche d’enseignements. Cela m’a ouvert les yeux sur la réalité du terrain », déclare-t-il. Ce qui l’a le plus intéressé ? La visite des usines Decoracet, avec la découverte du processus de fabrication des plaques d’acétate.

« C’est la première fois que je visitais un bureau de design »

Romain Husson (ISO Paris) a eu un coup de cœur pour la visite « très complète » des bureaux de design de l’entreprise Morel. Ces rencontres « très riches » avec des passionnés l’ont conforté dans son idée de partir travailler en région après ses études et de s’orienter vers le design. « Je pensais que la création d’une monture était plus automatisée ; en réalité, beaucoup de personnes participent à la fabrication d’une monture », souligne le jeune homme.

« J’ai été particulièrement intéressé par la dimension design et création de ce voyage » 

Alexandre Ducos, également à l’ISO Paris, a « trouvé très intéressant de voir les usines qui fabriquent les lunettes de la marque Théo » dont les étudiants ont visité en début d’année les bureaux de design à Anvers, en Belgique. Intéressé par la voie du community management, il a aimé rencontrer les community managers de Morel.

« Sans l’ISO, je n’aurais sans doute jamais eu l’occasion de visiter toutes ces usines »

Manon de Clermont-Tonnerre, de l’ISO Paris, a quant à elle beaucoup apprécié la rencontre avec le plus ancien ouvrier de l’usine Eyebrowear : « il a pris le temps de nous expliquer son métier avec beaucoup de passion, c’était une belle expérience humaine », se souvient la jeune fille, qui pense travailler dans un bureau de design une fois diplômée, mais hésite encore avec la communication, le marketing et le design d’espace. Elle « remercie l’ISO de [lui] avoir offert l’opportunité de faire toutes ces découvertes enrichissantes ! ».

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Les étudiants de l’ISO Lille en mission humanitaire au Cambodge

Du 10 au 18 février 2019, des étudiants, une responsable pédagogique et une diplômée de l’ISO Lille sont partis en mission humanitaire au Cambodge avec l’association Les yeux des écoliers. L’objectif : contrôler la vision d’enfants cambodgiens entre 3 et 15 ans et leur proposer des lunettes adaptées à leur vue.

Une mission globale de santé

« D’abord tourné essentiellement vers l’optique, ce voyage humanitaire est devenu une mission globale de santé », explique Carole Borie, responsable pédagogique à l’ISO et initiatrice de la mission.

Au programme :

  • examens de vue, prises de mesures et délivrance de lunettes par les étudiants,
  • montages et ajustages des lunettes,
  • prévention bucco-dentaire et médicale avec la distribution de médicaments, de brosses à dent et de dentifrice à chaque enfant,
  • activités scolaires, sportives et ludiques,
  • distribution de matériel sportif, pédagogique et récréatif,
  • cours de premiers secours aux enseignants.

Mathilde Tison, Virginie Tran et Alexandre Dubois, étudiants en 2e année de BTS OL, ont été accompagnés par Pauline Ghesquier, opticienne diplômée du BMO et de la Licence Professionnelle d’Optique à l’ISO Lille, pour réaliser les examens de vue.

Mission réussie 

« L’objectif d’examiner tous les écoliers (à l’exception des plus petits) a été rempli ; c’est une grande satisfaction », souligne Pauline Ghesquier. Au total,

  • 127 enfants ont été examinés en 4 jours,
  • 47 paires de lunettes ont été réalisées et délivrées aux enfants,
  • 80 lunettes loupes ont été distribuées aux habitants du village.

La réussite de cette mission est le fruit d’un travail commun de toute l’équipe, avec le soutien de l’association locale Brahma Kesa, de la directrice de l’école, de l’opticien local et des partenaires KNCO, Lapeyre, Essilor et l’ISO.

« En tant qu’étudiante, je me suis sentie très valorisée. J’ai pris confiance dans mes capacités », analyse Mathilde, qui se destine à la Licence Professionnelle d’Optique.

Une expérience riche en émotions

Durant 8 jours, l’équipe a participé à la vie locale et vécu des moments uniques d’échanges et de partage. « Le sourire des enfants a été notre plus belle récompense », raconte Pauline Ghesquier qui s’était engagée il y a 3 ans auprès de l’association Peuples Humana au Sénégal et prépare sa prochaine mission en Afrique du Sud avec sa famille. « J’aime donner aux gens et découvrir de nouvelles cultures. »

Prête elle aussi à repartir en mission, Mathilde s’enthousiasme : « L’accueil magique qu’on a reçu à l’école a fait s’envoler toutes mes appréhensions. Voir tout le bonheur qu’on a procuré à ces enfants m’a fait un bien fou. L’humanitaire est une expérience extraordinaire ! »

Alexandre renchérit : « Avec les enfants un lien fort s’est créé. » « À notre départ, ils sont tous venus nous faire un câlin et nous remercier. On s’est sentis unis ». Le dernier jour, l’équipe a organisé une kermesse : c’est une apothéose de joie.

De son côté, Virginie, franco-cambodgienne, « ne [s]’attendait pas à vivre tant d’émotions ». Cette mission lui a permis de revoir sa famille et de consolider son projet d’ouvrir un magasin au Cambodge dans les cinq prochaines années.

Pérenniser les actions au Cambodge

Carole ne tarit pas d’éloge sur l’implication des étudiants et de l’ensemble des bénévoles qui ont contribué au succès de la mission — qui est selon elle « la première mais assurément pas la dernière ». Forte de ce succès, l’association Les yeux des écoliers prévoit de pérenniser ses actions au Cambodge avec le soutien de l’ISO.

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Estelle Guilbaud, ingénieure d’études au laboratoire EthoS, ISO Rennes

D’un tempérament curieux et passionné, Estelle a choisi de conjuguer deux de ses plus grands centres d’intérêt, la recherche et l’optométrie, en devenant ingénieure d’études. Elle n’a pas non plus perdu de vue sa passion pour les chevaux puisqu’elle travaille actuellement dans un laboratoire d’éthologie humaine et animale, sur la vision du cheval.

Estelle Guilbaud adore son travail qui lui offre chaque jour des missions différentes : réfléchir au protocole, à la manière d’obtenir des données fiables et de les utiliser, les récolter sur le terrain… Son objectif ? Publier ses résultats dans une revue scientifique.

« La recherche m’a toujours beaucoup intéressée », raconte Estelle, qui lit depuis longtemps des articles scientifiques pour sa culture personnelle– sa mère est ingénieure en biologie et son père travaille dans les nouvelles technologies.

« Ce qui me passionne dans la recherche, c’est de réussir à créer de nouvelles connaissances afin d’aider à mieux comprendre l’environnement, la santé et les animaux », explique-t-elle.

Après son bac S (section européenne), Estelle enchaîne 2 années de médecine puis se tourne vers le BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Rennes, motivée par un stage en optique au collège qui lui a beaucoup plu.

La jeune femme projette d’exercer le métier d’opticien – le secteur paramédical allié à la dimension esthétique – qui lui tient alors à cœur. Aujourd’hui, elle est davantage intéressée par l’optométrie, la contactologie et la biologie.

Une spécialisation en optométrie et contactologie

Encouragée par ses professeurs, elle s’inscrit en Licence Professionnelle d’Optique (optométrie, contactologie) à l’Université Paris-Sud (Orsay). Elle fait son stage en cabinet d’ophtalmologie à Rennes, puis y est engagée en CDD pour le reste de l’été. Sur le terrain, elle pratique beaucoup, notamment avec des lentilles spécifiques, et décide de continuer à se spécialiser.

Elle poursuit sa formation avec le Master Ingénierie de la Santé, parcours Sciences de la Vision, qu’elle choisit d’axer sur la recherche – « un cursus très intéressant et complet ».

Son projet de recherche à l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées

Elle effectue son stage de Master 2 à l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées. « J’ai monté un protocole et effectué une expérimentation sur la latéralité et la dominance oculaire dans le cadre de l’utilisation d’un système de réalité augmentée », énonce-t-elle. L’objectif : comparer différents tests de dominance oculaire, et déterminer le plus fiable d’entre eux pour sélectionner l’œil sur lequel afficher les informations en réalité augmentée.

« Je connaissais bien la réalité augmentée grâce à mon rapport de stage de BTS OL et mon mémoire bibliographique de Licence d’Optique et souhaitais approfondir ce sujet dans le cadre de mon stage de Master », souligne-t-elle. « C’est une occasion incroyable de pouvoir contribuer à faire avancer une problématique de recherche durant 6 mois ».

Des projets plein la tête

Estelle travaille aujourd’hui en tant qu’ingénieure d’étude dans un laboratoire d’éthologie sur la vision et le comportement des chevaux. C’est un projet qu’elle a construit, puis présenté aux responsables de recherches qui lui ont proposé un contrat. En CDD jusqu’en juillet prochain, plusieurs voies se profilent pour la jeune diplômée. « Ma première idée est de poursuivre mes travaux actuels en thèse, ce qui intéresse le laboratoire dans lequel je travaille, mais je suis suspendue à l’obtention de financements ». Après sa thèse, elle pourra effectuer un ou plusieurs post-doctorat(s) à l’étranger.

Deuxième option : exercer en tant qu’opticien-optométriste en magasin ou en cabinet, un métier qu’elle trouve « extrêmement épanouissant et très complet – quand j’occupais ce poste dans un grand magasin à Rennes, j’ai particulièrement apprécié le contact avec les clients que je voyais en rendez-vous, et la polyvalence du métier », se souvient-elle. Et de conclure : « Il faut rester ouvert à un maximum de projets et croire en ses idées ».

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Caroline Abram, marraine de la promo 2019 du BLC à l’ISO

Après theo eyewear l’an dernier, c’est au tour de la célèbre Caroline Abram de parrainer la nouvelle promo du Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO. La créatrice française dont les collections aux formes ultra-féminines visent à « dédramatiser la lunette » accompagne les étudiants dans leur projet d’études.

Caroline Abram entretient une relation privilégiée avec l’ISO dont elle est elle-même diplômée. « Durant mes études, j’ai dû dessiner une monture pour Chantal Thomas et la fabriquer entièrement à la main », se souvient-elle.

Après être intervenue dans le cursus l’an dernier pour présenter sa marque aux étudiants, elle trouve « l’idée de parrainer la promo 2019 du BLC extrêmement intéressante ». 

Le projet d’études consiste à dessiner et à fabriquer une paire de lunettes, ainsi qu’un face-à-main, qui pourraient entrer dans les collections de la marque. « J’ai choisi ces deux éléments aux fonctions distinctes pour permettre aux étudiants d’aller au bout d’une ligne graphique, de développer un univers et de laisser entrevoir l’idée d’une collection », explique-t-elle.

Un accompagnement pas-à-pas

Caroline Abram conseille aux étudiants d’être « sans concession pour défendre leur projet : s’ils ont un coup de cœur sur une ligne ou un matériau, ils doivent aller au bout de leur idée. »

« Ils ont fait du bon travail ! », souligne la créatrice qui a « déjà repéré des dessins très intéressants et plusieurs modèles qui pourraient intégrer [s]a marque. » « Leur niveau est impressionnant. Ils sont particulièrement à l’écoute, investis et enthousiastes, mais aussi très débrouillards. Je vois que le projet leur plaît car ils jouent le jeu à fond ! », ajoute-t-elle.

Prochaine étape : les aider par ses conseils techniques à finaliser la conception de leur monture, avant le passage à l’atelier – car « une bonne fabrication repose avant tout sur un bon dessin ».

La créatrice à la conquête de l’Asie

De son côté, elle enchaîne les voyages en vue de comprendre les différents marchés sur lesquels sa marque est présente (Europe, Russie…) et s’attelle à la conquête du marché asiatique. « Les attentes et les traits du visage sont très différents selon les pays. Pour toucher le plus de femmes à travers le monde, je dois adapter mon coup de crayon à chaque population ; les femmes asiatiques ont par exemple un tempérament plus discret. »

Elle considère « le BLC [comme] un excellent cursus qui offre une grande variété de débouchés (opticien créateur, patron de magasin indépendant, opticien formé au design…). C’est une formation indispensable quand on aime les lunettes et qu’on veut faire partie de l’univers des amoureux des lunettes. »

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Mission humanitaire en Inde : une étudiante de l’ISO sur le terrain

Un mois après l’obtention de son diplôme du BLC à l’ISO Paris en 2018 dont elle a été nommée major de promo, Nolwenn Serré est partie en mission humanitaire en Inde avec l’association « Montagne du Bonheur » qui réunit médecins, dentistes, infirmières et opticiens.

Fondée en 2005, cette association à but non lucratif vient en aide aux habitants du Nord de l’Himalaya par des consultations médicales, des soins dentaires, des examens de vue, des médicaments et des lunettes.

En 2018, 4 missions itinérantes ont été menées dans les vallées isolées du Nord de l’Inde en présence pour chacune d’un ou deux opticiens. « L’activité d’optique, récente dans notre association, a été plébiscitée par les populations locales ; nous la pérenniserons », déclare le Docteur Philippe Morvan, président de Montagne du Bonheur.

Nolwenn Serré, en mission dans la région du Zanskar

Intéressée par l’humanitaire depuis plusieurs années, Nolwenn Serré a participé à une mission de 7 jours au Zanskar en août 2019, aux côtés de l’association. Accompagnée d’un conducteur, d’un cuisinier et d’un interprète local, elle a sillonné la vallée en 4×4 avec du matériel et plus de 1 000 lunettes classées en amont pour offrir des soins optiques aux habitants de 6 villages reculés. Initialement en binôme avec une autre opticienne qui a dû interrompre la mission en raison de problèmes de santé, Nolwenn a dû assurer l’essentiel des consultations seule.

Pour l’aider dans sa mission, l’ISO lui a prêté du matériel (pinces pour l’ajustage, lunette d’essai, test de lecture, skiascope) et mis ses locaux à disposition pour les réglages techniques (contrôle d’équipements et rhabillage des lunettes).

Une expérience valorisante

Comme le souligne le Dr. Morvan, « Nolwenn a permis à de nombreuses personnes de retrouver une vision correcte ». Au total, elle a mené 380 consultations au terme desquelles 65% des personnes consultées ont reçu des lunettes adaptées à leur vue. « Je me suis sentie utile et j’ai réalisé que j’étais capable de gérer la pression », raconte la jeune diplômée.

Outre le « super accueil » des locaux, elle se souvient d’une visite hors du commun dans un monastère à près de 4 000 mètres d’altitude : « J’ai apporté des soins à des nonnes bouddhistes (personnes âgées et enfants compris). Durant 2 jours, j’ai découvert leur vie ponctuée de prières, de la préparation des repas et même assisté au rasage de têtes. » Une expérience pour le moins inattendue !

Missions de l’été 2019 : appel à candidature

Cette année, l’association Montagne du Bonheur a prévu 4 missions au Spiti (juin et septembre), au Zanskar (juillet) et au Ladhak (août).

Avis aux étudiants en Master et aux diplômés de l’ISO qui souhaitent tenter l’aventure : l’association cherche des opticiens pour les missions de juillet, d’août et de septembre prochain. Pour vous inscrire, vous pouvez joindre le Docteur Morvan au 06.09.01.69.19 ou par mail : drphilippe.morvan@sfr.fr.

« L’objectif, à terme, est de mener 2 missions par an au Ladakh et au Zanskar (au printemps et en automne) et de laisser le matériel sur place », conclut le président de l’association.

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Julia Maggio, opticienne au showroom JF Rey et formatrice chez JF Rey Eyewear, ISO Marseille

Julia Maggio a suivi tout son cursus d’optique à l’ISO : le BTS Opticien-Lunetier, le Bachelor des Sciences de la Vision (BSV), puis le Bachelor de Lunetier Créateur (BLC). Forte de cette double spécialisation à Bac+3, Julia Maggio est devenue opticienne dans la boutique créateur JF Rey à Marseille et formatrice pour l’enseigne.


« Le BSV devrait être obligatoire pour devenir opticien »

Julia est porteuse de lunettes et familière du milieu de l’optique depuis ses 10 ans – elle se souvient du plaisir qu’elle avait alors à se rendre dans la boutique de son opticien, « un couple adorable ». Son Bac S en poche, la jeune fille s’oriente ainsi vers le BTS OL à l’ISO Marseille, qu’elle découvre sur des salons et aux journées portes ouvertes.

Sur le conseil d’un enseignant, elle se spécialise en contactologie et en optométrie avec le BSV à l’ISO. Par son format en alternance, cette première année de spécialisation lui a permis de « mettre un pied dans l’entreprise ». Selon elle, « cette formation complémentaire devrait être obligatoire car elle apporte des compétences indispensables à l’exercice du métier d’opticien, notamment en contactologie. »

Le BLC ou l’amour de l’art

Très tôt, Julia porte un vif intérêt à l’art et à la création. « J’ai une grande passion pour la céramique que je pratique depuis mes plus jeunes années, mais également pour la peinture et le dessin » – enfant, elle dessinait aux côtés de son grand frère architecte et accompagnait chaque année son père, féru de photo et d’aquarelle, dans les musées parisiens.

Elle s’oriente ainsi vers une deuxième spécialisation : le BLC à l’ISO Bordeaux, une année qu’elle a trouvé « géniale ». « J’ai apprécié la liberté de déployer mon propre univers (créer une monture estampillée avec mon logo et un concept-store) et découvrir des matières aussi intéressantes que le morpho-visagisme et l’histoire de l’art », raconte-t-elle.

« Opticien est l’un des rares métiers qui allient la dimension de santé et la mode »

Forte de sa double spécialisation qui lui confère un profil très complet, Julia est recrutée en tant qu’opticienne dans la boutique Jean-Francois Rey, créateur phare à Marseille depuis 45 ans, dans le Vieux-Port de la cité phocéenne. « C’est une super opportunité de travailler pour une marque française, qui plus est locale. J’ai une incroyable qualité de vie qui m’incite à rester vivre ici », souligne cette jeune marseillaise d’origine et de cœur.

Chez JF Rey, service haut gamme et conseil sur mesure sont de rigueur. « J’adore mon métier, une profession de santé qui me met au contact des gens et de la mode. » Ses missions quotidiennes vont des tâches classiques de l’opticien – examens de vue, conseil, atelier, gestion des mutuelles, service après-vente, vitrines… – à l’animation des réseaux sociaux de l’enseigne (Instagram et Facebook).

Elle forme également des opticiens sur les produits créateur, l’histoire de la lunetterie et le processus de fabrication d’une monture, et se déplace dans les écoles ISO pour présenter la marque aux étudiants. « J’ai toujours plaisir à retourner à l’ISO où je suis très bien accueillie ; c’est comme une grande famille », raconte-t-elle.

Son plus grand rêve ? Créer sa marque de lunettes. Pour suivre la future créatrice, rendez-vous sur son compte Instagram : @juliamaggio

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Challenge ISO BMO 2019 x Krys Group : les futurs managers et entrepreneurs à l’épreuve

Le 8 janvier, les 85 étudiants des 4 promotions du Bachelor de Manager en Optique des ISO Lille, Nantes, Lyon et Paris se sont rendus sur le site de fabrication de verre CODIR de Krys Group, à Bazainville, pour la présentation du groupe et de l’étude de cas sur laquelle ils vont s’affronter cette année, dans le cadre du parrainage du BMO 2019 par Krys Group. L’occasion pour eux de visiter le site de production et la plateforme logistique du groupement d’enseignes français.

 Une étude de cas pratique

 Le challenge annuel entre les 4 promos du BMO repose sur une étude de cas dont la réponse sera présentée devant un jury au mois de juillet. Cette étude de cas met les étudiants dans la peau d’un coordinateur régional Krys chargé d’accompagner un opticien multi-propriétaire en difficulté dans le redressement de son activité. Tout au long de l’année, chaque promo est coachée par un responsable régional Krys.

 D’un point de vue pédagogique, l’objectif est double : offrir aux étudiants l’opportunité de mettre en pratique leurs connaissances à travers une mise en situation réaliste, mais aussi d’échanger avec des professionnels de l’optique et de développer leur réseau.

« Cette étude de cas vise à faire converger les enseignements transverses que les étudiants acquièrent durant leur formation – management, marketing, finance et capacité d’anticipation – et à valider leur capacité à prendre la parole en public et à convaincre le jury », explique Élodie Dubois, coordinatrice pédagogique BMO à l’ISO.

Grâce à ce partenariat, l’ISO bénéficie du regard d’un leader de l’optique sur le BMO.

Un partenariat gagnant-gagnant

Pour Krys Group, « le parrainage avec l’ISO s’inscrit, à court terme, dans une démarche pédagogique : former ces étudiants à devenir de bons entrepreneurs et managers en leur partageant nos bonnes pratiques », déclare Gaëlle Besse, chef de projet du Développement des Ressources Humaines Réseau de l’enseigne.

Cette collaboration implique d’autres enjeux pour le groupe, comme le développement de sa marque employeur – garantir son attractivité auprès de futurs diplômés bientôt sur le marché du travail – « et le renforcement de notre partenariat avec l’ISO».

Une initiative qui répond, à long terme, à une logique de recrutement : « les diplômés du BMO pourront devenir des collaborateurs dans l’une des 3 enseignes Krys Group (Krys, Lynx Optique et Vision Plus) ou des adhérents associés à la coopérative. »

Les étapes du challenge

Les 4 écoles ISO constitueront des équipes jusqu’à 3 personnes. Lors d’un premier rendez-vous avec leurs coaches, les équipes de chaque école leur présenteront un début de plan d’action, ce qui leur permettra d’affiner leur diagnostic et de réorienter au besoin leur recommandation. Puis, 4 équipes seront pré-sélectionnées dans chaque école par un responsable de l’ISO et une équipe sera sélectionnée par les coaches dans chaque école pour concourir à la finale.

Le 1er juillet, le jury composé des coaches et de membres de la direction Krys Group et ISO récompensera 3 équipes lauréates après la présentation orale de leurs résultats. « Les étudiants seront évalués sur leur capacité à détecter les problèmes, à identifier des solutions à court terme et à proposer un plan d’action concret », précise la coordinatrice du BMO. « Ils sont très motivés, conscients que ce concours peut leur ouvrir des portes dont celles de leur premier emploi ».

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Romain Mercadier, opticien créateur de la marque La Brique & La violette, ISO Toulouse

Déjà propriétaire d’un magasin créateur fondé il y a 6 ans avec sa compagne Marine Bes, également diplômée de l’ISO Toulouse, Romain Mercadier s’est lancé il y a moins d’un an dans une toute nouvelle aventure : la création de La Brique & La Violette, une marque de lunettes originales 100% made in Toulouse.


Sa formation en optique

Intéressé par les disciplines scientifiques et le secteur paramédical, Romain Mercadier se réoriente vers l’optique après une première année de médecine infructueuse. Pour suivre le BTS Opticien-Lunetier, il choisit l’ISO Toulouse en raison de son excellente réputation, avant de décrocher sa Licence d’Optométrie à l’Université d’Orsay – Paris Sud. Sur les bancs de l’ISO, il rencontre Marine Bes qui partage sa passion pour l’optique.

Et puis c’est le déclic : « J’ai découvert le design de montures il y a 10 ans en travaillant dans un magasin créateur indépendant près de Toulouse », raconte-t-il. « La propriétaire était passionnée par les montures originales, qui n’étaient alors pas encore dans l’air du temps ».

De la création sur mesure à la naissance de sa marque

Il y a 6 ans, alors que Romain et Marine viennent d’ouvrir leur magasin créateur, le jeune Opticien commence en parallèle à créer des modèles sur mesure, à la demande de clients. « Quand je voyais un visage, je savais tout de suite ce que j’avais envie de dessiner », explique-t-il. « Les gens sont une source d’inspiration inépuisable d’où naissent toutes les idées ».

Ayant à cœur d’élargir sa clientèle, il crée sa propre marque, La Brique & La Violette – c’était pour lui la « suite logique ». Ses montures se distinguent par leur « design coloré et joyeux » et leur « originalité tout en étant faciles à porter ». Sa première collection est inspirée de 14 modèles en acétate réalisés pour des clients au cours des 6 dernières années.

Des lunettes « fabriquées et assemblées dans l’atelier familial », un nom qui fait référence à deux symboles toulousains, un fonctionnement à la commande qui réduit les stocks… Le créateur revendique l’ADN artisanal, local et éco-responsable de sa marque.

Une marque en pleine ascension

Pour la faire connaître, il communique sur les réseaux sociaux et rencontre des Opticiens indépendants reconnus dans la profession – il vient de passer un contrat avec son 30e client. Pour faire face à la demande croissante (et augmenter ses capacités de production), il a récemment emménagé dans un plus grand atelier et embauché une personne qui y travaille à temps plein. « Si quelqu’un m’avait dit que j’en serais là aujourd’hui, je ne l’aurais pas cru », note-t-il.

Ces prochains mois sont une « période charnière pour la marque », avec de nouvelles embauches prévues à l’atelier, le recours à des commerciaux et l’acquisition de machines spécifiques à la production de lunettes en métal. L’objectif ? « Développer la marque à l’international en 2020 en [s]e positionnant sur des salons reconnus dans le monde entier ».

Ses conseils

« Si on veut réussir, il faut être investi à 100% et accepter de prendre des risques », affirme le jeune entrepreneur, qui jongle entre la fabrication de montures à l’atelier (4 jours par semaine), le démarchage commercial (1 ou 2 jour(s)), l’administratif et la communication.

De ses années à l’ISO, Romain garde de « super souvenirs », se rappelant de « l’esprit familial » et « d’enseignants très compétents, passionnés et sachant transmettre leur passion ». « Suivez votre instinct », recommande-t-il aux futurs créateurs.

> Retrouvez la success story sur le site de l’ISO

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Témoignage de Léa Delaye, étudiante à l’ISO Paris partie en stage à Sydney

Mon stage à l’étranger m’a permis de mûrir mon choix d’orientation professionnelle et de relever un challenge personnel.

Au terme de ma première année de BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Paris, je suis partie 6 semaines en stage dans un magasin créateur à Sydney, grâce aux contacts de l’ISO. Mes motivations ? Pratiquer mon anglais, découvrir le système de santé australien et voyager, mais aussi me mettre au défi à titre personnel.

Durant cette toute première expérience en magasin d’optique, j’ai alterné mes missions entre la vente (principalement l’accompagnement des clients dans le choix de leur monture et de leurs verres – ma mission préférée) et l’atelier. J’ai eu la chance de travailler dans un magasin équipé d’un atelier, ce qui est rare en Australie.

Mon stage s’est déroulé dans d’excellentes conditions : le magasin proposait des montures magnifiques, dont un grand nombre de marques françaises de créateurs comme Anne et Valentin ou Lucas de Staël. Mes collègues et mon maître de stage se sont montrés très accueillants, et les clients adorables. Les Australiens sont très ouverts et aiment beaucoup la France. Les profils d’opticiens français sont très recherchés en Australie.

J’ai découvert que le diplôme d’opticien australien est très différent du diplôme français : les opticiens – appelés optical dispensors – sont formés à la vente mais pas à l’optométrie ni à l’atelier (auquel une autre personne est dédiée). Au sein du même magasin, les clients passent des mains de l’optométriste à celles de l’opticien.

J’ai également profité de ce séjour en Australie pour faire quelques visites touristiques : j’ai notamment visité Sydney, découvert de sublimes plages de sable blanc et me suis émerveillée dans le parc national des Blue Mountains, à 2h de Sydney.

Ce stage à l’étranger est un plus sur mon CV. Il m’a permis de progresser dans ma maîtrise de la langue, en particulier sur les termes techniques de l’optique, prendre de l’avance sur la 2e année de BTS et découvrir de belles marques de créateurs. Très satisfait de mon travail, mon maître de stage m’a même proposé de m’embaucher à la fin de mes études !

J’ai relevé mon défi personnel en sortant de ma zone de confort, mais aussi gagné en ouverture d’esprit et en confiance en moi. Si c’était à refaire, je repartirais sans hésiter. Avant de postuler, je ne me suis pas beaucoup posé de questions, j’ai foncé : c’est une belle opportunité à saisir !

L’an prochain, j’aimerais poursuivre mon cursus en Bachelor de Manager en Optique dans l’idée d’ouvrir un jour mon propre magasin.

> Lire le témoignage sur le site de l’ISO

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Stages ISO à l’international : un atout pour les étudiants et les diplômés de Licence

L’ISO offre l’opportunité à ses étudiants et diplômés de la Licence professionnelle d’optique d’effectuer 1 ou 2 mois de stage à l’étranger. Cette immersion dans un environnement différent leur est bénéfique tant pour leur future carrière que pour leur enrichissement personnel, avec à la clé la découverte d’une nouvelle culture et une expérience linguistique. De retour respectivement d’Australie, de Chine et de New-York, Thibault Zickler (ISO Nancy), Renaud Rabatel (ISO Lyon) et Céline D. (ISO Paris) font le bilan de leur stage à l’international.

Découvrir le fonctionnement de l’optométrie à Sydney

Étudiant à l’ISO Nancy, Thibault Zickler est parti à Sydney du 5 juillet au 31 août derniers. Durant 2 mois, avec des étudiants de l’ISO, il a partagé son temps entre les cours à l’University of New South Wales et la pratique aux côtés des étudiants en 4e et 5e année d’optométrie. « Nous avons découvert des protocoles différents et manipulé du matériel réservé en France aux ophtalmologues (comme les fonds d’œil) », raconte Thibault.« Pour moi, c’est un vrai plus d’avoir fait 2 mois de stage à l’étranger. »

Au plan personnel, il a profité de la vie étudiante à Sydney et s’est fait des amis avec qui il est resté en contact. « Durant nos 2 semaines de tourisme, nous avons fait un road trip de Sydney à Brisbane, sillonné la côte, admiré la Blue Mountain et visité des réserves animalières. J’ai tellement apprécié cette expérience que cela m’a donné envie de travailler en Australie ! »

S’enrichir de la culture chinoise à Wenzhou

Renaud Rabatel a lui aussi « saisi l’opportunité fabuleuse d’aller voir comment les optométristes travaillent dans un pays aussi lointain et de découvrir une autre culture ». Habitué des voyages, cet étudiant de l’ISO Lyon est parti en stage à Wenzhou, en Chine, du 22 septembre au 19 novembre. Son objectif ? Préparer sa carrière à l’étranger – il hésite encore entre la Suisse et l’Allemagne.

Durant son stage au Wenzhou Medical College, Renaud a assisté au traitement de nombreuses maladies oculaires et à des actes chirurgicaux. « Les Chinois sont très organisés et efficaces. Ce stage m’a permis d’apprendre à poser un diagnostic plus rapidement sur les maladies les plus répandues », indique-t-il, précisant qu’il a « dû [s]’imposer et faire preuve d’initiative, étant entouré en permanence de 5 et 20 personnes en attente de traitement ».

« Nous avons reçu une initiation au chinois, ce qui m’a permis de mieux échanger avec les locaux – en sus de l’anglais qui est indispensable. Comme je faisais l’effort de parler quelques mots dans leur langue, les Chinois étaient ravis d’échanger avec moi. Grâce à ce stage, j’ai gagné en confiance en moi », précise-t-il. « J’ai adoré découvrir ce pays et cette culture. J’ai découvert le mode de vie et la gentillesse des Chinois, mais aussi leur sens de la démesure. Cela requiert une certaine ouverture d’esprit mais permet également d’en gagner. »

Vivre le rêve américain à New-York

Étudiante à l’ISO Paris, Céline D. a toujours rêvé de partir vivre aux États-Unis. Elle a ainsi profité de son cursus à l’ISO pour concilier ses études et son rêve américain : grâce à son bon niveau d’anglais, elle est partie découvrir la pratique de l’optométrie à la Suny University à New-York, du 4 au 30 août. Elle a visité différents magasins d’optique où exercent des optométristes et pratiqué sur des cas concrets – « une expérience très enrichissante ».

Elle explique qu’aux États-Unis, les ophtalmologues et les optométristes travaillent main dans la main, de manière complémentaire. Les optométristes reçoivent une formation plus poussée qu’en France, obtenant in fine un niveau Doctorat. Ils traitent l’ensemble des pathologies oculaires, exceptées celles qui nécessitent une intervention chirurgicale. 

« J’ai appris à faire des tests complémentaires (glaucome, pression d’œil) que les optométristes ne pratiquent pas en France. Cela m’a confortée dans mon envie de travailler aux États-Unis ou au Canada », souligne-t-elle. « J’ai adoré vivre ces quelques semaines à New-York, ainsi que parler anglais. Les New-Yorkais sont très sympathiques. C’était une magnifique opportunité à saisir et un super stage! »

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Voyage d’études : les étudiants en MBA découvrent le marché de l’optique en Chine

Les étudiants en MBA Stratégies Commerciales et Marketing Optique et Santé sont partis à la découverte du marché de l’optique en Chine, du 18 au 29 octobre dernier. Entre visites de magasins et excursions touristiques, Paola Ibrahim, Cassandre Vyncke et Patrice Danger, étudiants à l’ISO Paris, dressent le bilan de leur voyage d’études dans l’Empire du Milieu.  

Des visites en magasins d’optique

Durant ces 11 jours, les opticiens managers et entrepreneurs ont appris à mieux connaître le marché chinois. Au programme : visites de magasins d’optique et rencontre des équipes et directeurs en présence d’une guide-traductrice.

Ils ont découvert le fonctionnement de différentes enseignes, notamment :

  • Tongxie (5 magasins) à Kunming,
  • Quanye (dans le top 3 du secteur optique en Chine avec 250 magasins) à Chongqing,
  • Bao Dao, le leader chinois (1 500 magasins).

« Nous avons été très bien reçus par les équipes et les directeurs de magasins, qui ont montré beaucoup d’intérêt pour nos recommandations et nos méthodes de travail », déclarent Cassandre et Paola.

Les spécificités du marché chinois

En raison d’une myopie galopante, la Chine compte beaucoup de porteurs de lunettes et 30% des personnes équipées portent des lentilles.

En magasin, les rôles sont bien distincts : d’un côté les vendeurs exclusivement dédiés à la vente des équipements et très peu orientés vers le conseil ; de l’autre, les optométristes en blouse blanche qui délivrent eux-mêmes les ordonnances. « On est loin de la polyvalence des opticiens français », note Cassandre. Le client passe directement des mains de l’optométriste à celles du vendeur, au sein du même magasin.

De plus, l’optométrie y occupe une place prépondérante, avec 50% de la surface totale des magasins dédiés à cette activité, des examens de vue très poussés et de nombreux équipements de pointe équivalant au matériel des ophtalmologues français. Paola souligne que « les Chinois veulent être à la pointe en matière d’optométrie ».

Le recours massif à l’application WeChat rend le parcours de soin notablement différent. Réseau social le plus utilisé en Chine avec plus de 963 millions d’utilisateurs par mois, c’est l’outil incontournable pour le suivi médical (par exemple l’envoi de la fiche d’examen de vue et de la facture), mais aussi pour régler les achats de la vie quotidienne.

Mais dans l’espace de vente, « ils ont 50 ans de retard par rapport à la France » : pas de table de vente, d’outils digitaux ni de tablettes pour les prises de mesure.

Le merchandising y est également très différent puisque les fournisseurs et les laboratoires monnayent l’espace de vente dédié à leurs produits. Résultat : des lunettes peu mises en valeur et des marques posées pêle-mêle, les unes à côté des autres. Selon Patrice, « on a du mal à distinguer une cohérence et des univers à part entière ».

Une immersion dans la culture chinoise

Destination dépaysante pour les étudiants, la Chine leur a dévoilé sa culture millénaire riche et fascinante.

  • À une centaine de kilomètres au sud-est de Kunming, les étudiants ont d’abord visité la forêt de pierre de Shilin, un site très réputé composé d’aiguilles rocheuses de plusieurs mètres dues à l’érosion par le vent depuis 200 millions d’années. « C’est la visite qui m’a le plus marquée », raconte Paola, qui a beaucoup apprécié « l’atmosphère magique de ce labyrinthe minéral où l’on croise des locaux en tenue traditionnelle. »
  • Puis à Chongqing, la ville aux 32 millions d’habitants, ils ont été très impressionnés par le spectacle du métro qui traverse de part en part un immeuble d’habitations.
  • Enfin, la « très belle balade » en bateau à Zhouzhuang, une petite ville ancienne à 1h30 de Shanghaï, souvent considérée comme la plus belle ville de canaux en Chine, restera gravée dans leur mémoire.

« Cette expérience très enrichissante a été l’occasion d’admirer une variété d’univers incroyable, de l’hyperville très dense aux villages les plus reculés, mais aussi de sortir de ma zone de confort », précise Patrice. Paola y a gagné, quant à elle, une plus grande ouverture d’esprit – un bilan partagé par une grande majorité d’étudiants partis en voyage d’études ou en stage à l’étranger.

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SOLEO 2018 : missions accomplies

L’association humanitaire SOLidarité Étudiant Optique (SOLEO) vise à « faciliter l’accès aux soins en matière de dépistages visuels et d’équipements optiques dans des espaces non pourvus d’une action qualitative ». Romane Lotigié, Marion Mérique et Delphine Caserio, ainsi que Corentin Armanet, reviennent sur les missions auxquelles ils ont participé cet été en Côte d’Ivoire et en Arménie.

SOLEO en Côte d’Ivoire

Créée en 2014 par Marine Avont, opticienne diplômée et ancienne étudiante de l’ISO Lyon, et gérée par des étudiants de l’ISO Lyon, l’association propose  des missions humanitaires à l’étranger plusieurs fois par an : Tunisie, Maroc, Arménie, Côte d’Ivoire…

Du 5 au 20 août 2018, Romane Lotigié, Marion Mérique et Delphine Caserio sont parties en Côte d’Ivoire pour leur première expérience humanitaire avec deux autres bénévoles de l’association.

Ces étudiantes en 2e année de BTS Opticien Lunetier à l’ISO Lyon se sont engagées dans l’association dès leur 1ère année d’études pour mettre en pratique leurs compétences dans un cadre différent.

Durant 9 jours de consultations en partenariat avec l’association locale Clavia, elles ont :

  • effectué 450 examens de vue dans 6 villes et centres de dépistage (école, prison, congrès…), parcourant au total 1 118 km,
  • dépisté environ 150 cas de cataracte et autres pathologies optiques,
  • distribué quelque 300 équipements optiques, ainsi que des lunettes loupes.

Objectifs dépassés en Arménie

Étudiant en 2e année de Licence Professionnelle d’Optique à l’ISO Lyon, Corentin Armanet est devenu bénévole dans l’association dès sa 2e année de BTS OL, encouragé par la présidente Chloé Joly. Sa principale motivation ? Apporter son aide et se sentir utile aux populations défavorisées.

Pour la 2e année consécutive, il est parti en mission en Arménie aux côtés de SOLEO du 11 au 24 août dernier. Avec ses collègues et un ophtalmologue, il a réalisé des examens de vue et des montages.

Les résultats ont dépassé leurs attentes :

  • plus de 500 dépistages optiques ont été effectués,
  • environ 300 lunettes destinées aux enfants ont été montées,
  • 1 200 lunettes loupes ont été distribuées aux adultes.

« Lors de cette mission, je me suis rendu compte que mes compétences acquises en Licence m’étaient très utiles », déclare Corentin. Le jeune homme a « ressenti beaucoup d’empathie pour ces populations qui vivent encore au milieu des ruines, suite au séisme survenu en 1988 ». L’an prochain, il aimerait partir au Cambodge, tout comme Marion et Delphine.

Avis aux étudiants : SOLEO a besoin de vous

L’association grandit et a besoin de nouveaux bénévoles pour continuer à se développer. Vous souhaitez vous investir dans une association locale, engagée et bienveillante ? Venez soutenir SOLEO, dont l’ISO est partenaire, et participer aux missions à l’étranger ! Pour devenir bénévole, vous pouvez leur écrire via la  page Facebook de l’association.

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Victorien Guyon, InStore Specialist chez Luxottica, ISO Lyon

« Le BMO a été une année très enrichissante durant laquelle j’ai mûri le projet de travailler dans l’industrie »

Diplômé du Bachelor de Manager en Optique à l’ISO Lyon, Victorien Guyon a été recruté par Luxottica pour gérer les magasins en réassort automatique de l’enseigne sur le secteur Nord. Durant ses études, il a commencé à s’engager auprès de l’association humanitaire de l’ISO Lyon, SOLEO, avec laquelle il est parti en mission en Tunisie. Rencontre avec un jeune salarié de l’industrie optique qui souhaite donner la part belle à son engagement humanitaire.

Le BMO, « l’année la plus enrichissante de mon parcours » 

Après son Bac S, Victorien Guyon s’oriente vers le BTS OL pour devenir opticien. « La richesse de ce métier repose sur sa polyvalence, entre commerce, technique et santé. »

Puis il poursuit en BMO, une année très enrichissante durant laquelle il mûrit le projet de travailler dans l’industrie. « Je crois beaucoup dans l’avenir des cursus Bachelors. Avec les évolutions du métier, se spécialiser me paraît aujourd’hui une évidence. Il faut être capable de s’adapter », déclare-t-il.

Son entrée dans l’industrie optique

Six mois après l’obtention de son diplôme, Victorien est repéré par un chasseur de tête pour travailler chez Luxottica en tant qu’InStore Specialist (animateur réseau) à Lille. « L’ISO m’a ouvert un grand nombre de portes ; je ne les remercierai jamais assez ».

« Je pilote les magasins qui fonctionnent en réassort automatique sur le secteur Nord (de Lille à Caen) en intervenant sur la partie marketing. » Ses missions vont du conseil sur la gestion des stocks (temps d’exposition des marques, personnalisation d’assortiments…) à l’organisation des campagnes de communication dans les magasins, en passant par l’implantation de marques.

« Travailler dans l’industrie permet d’avoir un point de vue plus global sur le secteur. J’ai pris plus de recul notamment sur l’approche des clients finaux. »

La course 4L Trophy : « une solidarité exacerbée »

« Parcourir 6 000 km, de Biarritz au Maroc, à bord d’une Renault 4L a été une très bonne expérience jalonnée de moments inoubliables. J’ai été très touché par l’esprit d’entraide entre les participants (y compris entre eux) et les habitants. Ce sont les moments de ma vie où j’ai vu le plus de solidarité humaine. »

Son engagement humanitaire auprès de l’association SOLEO

Poussé par des amis bénévoles, Victorien s’engage à son tour dans l’association SOLEO, créée en 2014 par une opticienne diplômée et ancienne étudiante de l’ISO Lyon, dont il est aujourd’hui responsable des relations publiques. Aux côtés de cette association, il a eu l’occasion de partir en mission humanitaire en Tunisie, pour réaliser des examens de vue et fournir des équipements optiques adaptés aux populations défavorisées.

« Cet engagement est très intéressant au plan professionnel et technique : vu le manque de matériel, il faut souvent se débrouiller avec les moyens du bord. Humainement, cela permet de grandir et de relativiser par rapport à notre situation en Occident : l’essentiel de ce que j’ai appris en termes de sagesse personnelle m’a été enseigné par les personnes les plus démunies. Et sur place, je me suis fait des amis merveilleux », raconte-t-il.

Dans les mois à venir, Victorien envisage de retourner quelques mois à Lyon pour s’accorder une pause et s’impliquer davantage dans l’association – il participera à de nouvelles missions l’été prochain –, avant de retourner plus tard dans l’industrie.

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Première édition des ISOlink Awards : 3 talents « made in ISO » récompensés

Les ISOlink Awards mettent en lumière des parcours inspirants parmi les diplômés de l’ISO. Pour la première édition de ce concours, la cérémonie de remise des trophées s’est déroulée lors de la soirée #ISO30ans, le 30 septembre 2018. Maxime Balouzat, Gwénaël Merlio et Ophélie Girard – les 3 lauréats – reviennent sur cet événement qui récompense leur succès.

Maxime Balouzat, 29 ans, entrepreneur multipropriétaire 

Les lauréats des ISOlink Awards 2018 ont des parcours remarquables à la mesure de leurs ambitions professionnelles. Du haut de ses 29 ans, Maxime Balouzat est co-propriétaire de 4 magasins du groupe Afflelou – bientôt 5 – avec son associé rencontré à l’ISO Lyon. Pour ce diplômé du BTS Opticien-Lunetier, « remporter un trophée des ISOlink Awards est très valorisant ».

Ses projets pour l’avenir ? La poursuite de son activité en tant que franchisé Afflelou et le développement de ses magasins. « J’aimerais également continuer à inspirer les étudiants de l’ISO en leur présentant l’enseigne Afflelou et en échangeant avec eux sur mon quotidien d’entrepreneur ».

Gwénaël Merlio, L’Opticien qui bouge

Gwénaël Merlio a « un parcours atypique : 10 ans passés en magasin d’optique et la création il y a 5 ans de [s]a propre activité d’optique à domicile », L’Opticien qui bougeIl estime, lui aussi, que « le trophée des ISOlinks Awards est une reconnaissance très gratifiante », soulignant au passage que « la soirée #ISO30ans était très réussie ».

À court et moyen terme, Gwénaël a de multiples projets : « étendre les services de son entreprise à 10 villes supplémentaires d’ici la fin de l’année, ouvrir une centrale d’achat d’ici le mois de janvier, ainsi qu’un centre de formation pour les opticiens à domicile, et aider les salariés à soulager leur vue dans le cadre de formations en entreprise ».

Mais aussi « continuer à développer et à faire connaître l’optique à domicile » notamment auprès des étudiants de l’ISO. « C’est une perspective d’avenir pour les diplômés de l’optique, avec une approche différente de l’exercice en magasin ».

Ophélie Girard, chargée de marketing digital et opérationnel chez Hoya

Diplômée du BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Lyon, du Bachelor de Manager en Optique puis d’une école de commerce, Ophélie Girard est aujourd’hui chargée de marketing digital et opérationnel chez Hoya.

« Le concours des ISOlink Awards est une excellente initiative. J’y ai participé pour montrer aux étudiants que le diplôme d’opticien offre de nombreuses opportunités notamment dans le digital », explique-t-elle. « La force de l’ISO est de créer une communauté et un réseau d’acteurs du marché de l’optique ».

Un grand merci à nos partenaires Zeiss, Luz Optique et BienVu pour leur participation à cette toute première édition des ISOlink Awards !

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Remise de diplômes de Bachelors et MBA : une cérémonie inédite au SILMO

Pour la première année, une cérémonie de remise de diplômes exceptionnelle a réuni les jeunes diplômés des 3 Bachelors (Bachelor de Manager en Optique, Bachelor de Lunetier Créateur, Bachelor des Sciences de la Vision) et MBA (MBA Stratégies Commerciales et Marketing Optique et Santé) de l’ISO et leurs parrains le 30 septembre dernier au SILMO. Cet événement a été le point d’orgue d’une année en connexion permanente avec le monde professionnel. Rencontre avec les majors de promo.

Tout au long de l’année, les étudiants en cursus de spécialisation bac+3 étaient accompagnés par des parrains de renom.

  • GrandVision a mobilisé les étudiants du BMO sur une étude de cas concrète et les a vus s’affronter lors de la grande finale du Challenge ISO – GrandVision 2018 au mois de juin.
  • Parrain du cursus BLC, Theo Eyewear a proposé aux étudiants de dessiner et de réaliser une monture afin de leur apprendre à maîtriser tout le processus de création et leur montrer l’importance du travail à la main dans le métier de lunetier créateur.

De nouveaux parrains pour les promos 2019

Deux  nouveaux parrains prestigieux sont présents aux côtés des Bachelors 2019.

  • Le groupe leader d’enseignes d’optique françaises Krys Group parraine la promo du BMO.
  • La créatrice Caroline Abram dont les collections aux formes ultra-féminines visent à « dédramatiser la lunette », accompagne les étudiants en BLC pour leur projet d’études.

Nolwenn Serré, major de promo du BLC à l’ISO Paris : « Le BLC m’a ouvert les portes de l’artisanat d’art »

Récemment diplômés, les 3 majors de promo des cursus de spécialisation ont de grands projets en préparation. À commencer par Nolwenn Serré, major du BLC à l’ISO Paris, qui a « beaucoup travaillé durant toute cette année ». La jeune femme monte actuellement son atelier de façonnage et travaille sur la création d’un modèle de lunettes en collaboration avec l’atelier Paëlys, spécialisé dans la marqueterie de paille – un métier d’art peu connu.

« Le BLC m’a ouvert les portes de l’artisanat d’art. Je n’aurais jamais pensé suivre cette voie si je ne m’étais pas spécialisée en création lunettière à l’ISO ». Nolwenn a beaucoup apprécié l’ancrage du cursus dans la réalité du terrain, notamment avec tous les intervenants professionnels, ainsi que « les modules artistiques qui ont apporté un vrai plus à [s]a formation. » Animée par la passion du design, elle espère réaliser bien d’autres projets haut de gamme avec des ateliers artisanaux.

Maïté Renouard, major de promo du BLC à l’ISO Bordeaux : « J’ouvre mon atelier de fabrication de lunettes »

Après 10 ans passés à différents postes dans le secteur optique (y compris la gestion de magasin) puis une pause d’un an et demi à l’étranger, Maïté Renouard a intégré le cursus BLC à l’ISO Bordeaux. Son travail et sa motivation lui ont valu le titre de major de promo.

Avec énergie et persévérance, elle travaille depuis plusieurs mois à l’ouverture d’un atelier de fabrication de lunettes, prévue d’ici la fin de l’année. Tous ses produits seront uniques, conçus dans une démarche de savoir-faire artisanal. La reconnaissance de la qualité de sa monture (réalisée dans le cadre du BLC) par Toon de Theo Eyewear a été un signal très positif pour se lancer à son compte.

« Le BLC offre de formidables opportunités, notamment l’occasion de rencontrer un grand nombre de professionnels que l’on n’aurait jamais pu côtoyer autrement. Ce cursus m’a permis de concrétiser mon projet », indique-t-elle.

Caroline Venera Ventura (ISO Lille), major du cursus BMO au niveau national : « Le BMO a été pour moi une année tremplin »

Caroline Venera Ventura, étudiante à l’ISO Lille, s’est beaucoup investie dans son projet d’études, ce qui lui a permis – avec la victoire de son équipe dans le Challenge GrandVision BMO – de devenir major du BMO au niveau national. « J’y ai mis du cœur », souligne la jeune femme. Dans le cadre de son année de spécialisation en management à l’ISO, elle a monté une association baptisée « Lunettes Associations » qui vise à récolter des anciennes montures de marques en bon état et à les revendre à prix cassés sur un site de dépôt-vente dont elle est partenaire. Pour mener à bien ce projet qu’elle espère pérenne, le soutien de l’ISO lui a été précieux.

« Le BMO m’a ouvert beaucoup de perspectives et m’a donné la confiance nécessaire pour parler devant un auditoire, en particulier grâce aux mises en situation. Ce cursus m’a révélée ! » 

Et maintenant, au tour des promos 2019 de tracer leur propre chemin !

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Stages Erasmus : 3 étudiants témoignent de leur expérience à l’étranger

Grâce à la charte Erasmus + signée par toutes les écoles ISO, les étudiants en BTS et en spécialisation Bac+3 à l’ISO peuvent effectuer un stage dans le pays européen de leur choix. Baptiste Pourcher a porté son dévolu sur l’Espagne, Elias Mitri a choisi l’Italie et Christel-Marie Dina Bollanga la ville de Londres. Apports professionnels et personnels, culturels et linguistiques, différences avec le marché de l’optique français… Ces 3 étudiants dressent un bilan de leur expérience de stage à l’étranger.

« Avec ce stage en Espagne, j’ai confirmé mon choix d’ouvrir un magasin d’optique et d’audio-prothèses »

Baptiste Pourcher, étudiant en BTS à l’ISO, a effectué un stage dans un magasin indépendant d’optique et d’audio-prothèses à Jávea, à 1h de Valence.

Désireux d’appréhender le marché de l’optique en Espagne, Baptiste a travaillé d’abord en atelier, puis en espace de vente. Il a relevé plusieurs différences avec le marché français : par exemple, les vendeurs espagnols sont plus proches de leurs clients et les tutoient systématiquement ; beaucoup d’Espagnols demandent à négocier le prix des lunettes, à cause du système de remboursement qui est assez différent du nôtre – le client doit en général payer l’intégralité de son équipement.

« Ce stage m’a permis de mettre en pratique mes compétences en ajustement de monture notamment et m’a apporté une plus grande confiance en moi. Il m’a surtout conforté dans mon choix d’ouvrir un magasin qui proposera ce double service pour faire face au vieillissement de la population française et à la demande grandissante en équipements optiques et en audio-prothèses ».

 « Je suis entré dans les coulisses d’une jeune marque créatrice italienne »

Étudiant franco-libanais en Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO, Elias Mitri a fait son stage à Trévise, en Italie, auprès de la marque Soya, créée il y a 4 ans par Matteo Pontello (la marque travaille entre autres pour Cartier, Fendi et Loewe). « J’aime particulièrement l’Italie et le design italien », raconte le jeune Franco-libanais. « Les Italiens ont une vision avant-gardiste, ils osent la couleur et les formes extravagantes. »

Pendant 2 mois, il a participé au lancement de la nouvelle collection, approfondi sa connaissance des logiciels de création, découvert en détail le processus de création, les sources d’inspiration du créateur (entre musées et boutiques vintage) et tissé « une vraie relation humaine avec l’équipe », « considéré même comme un membre de l’entreprise et de la famille à part entière. » Le jeune homme a profité de son stage pour explorer les environs de Trévise et visiter Venise en pleine Biennale. À l’aise en anglais, il n’a pas ressenti la « barrière de la langue ».

« Ce stage m’a conforté dans mon projet de lancer d’ici 2 à 3 ans ma propre marque créatrice qui portera ma double culture. En attendant, je souhaite proposer mes services en design de lunettes comme freelance à différentes marques et suis déjà en pleine négociation avec une entreprise. »

« J’ai découvert de l’intérieur le fonctionnement d’une marque anglaise »

Après 2 ans d’alternance chez Grand Optical Champs Élysées, Christel-Marie Dina Bollanga, étudiante en Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO, a voulu découvrir le marché de l’optique dans un autre pays, mais aussi se dépayser et pratiquer son anglais. Direction Londres pour un stage chez Oliver Goldsmith – une marque anglaise créée en 1926 qu’elle a connue par l’intermédiaire d’une intervenante dans son cursus de formation.

Elle a partagé son temps entre le magasin (2 jours par semaine) et le bureau (3 jours hebdomadaires) en tant que coordinatrice de production. Sa mission principale ? Choisir les couleurs des montures des prochaines collections. « J’ai beaucoup appris sur la production de lunettes et me suis rendue compte qu’il y a un énorme travail derrière chaque design de monture. »

« Au plan culturel et linguistique, j’ai fait des visites très intéressantes de musées et de galeries et cette immersion m’a fait beaucoup progresser en anglais. À mon retour, j’ai obtenu le TOEIC haut la main. »

« Côté administratif, mes démarches ont été facilitées par l’ISO qui m’a mise en relation avec une conseillère Erasmus et m’a permis d’obtenir une bourse », précise Christel-Marie. La jeune diplômée « encourage tous les étudiants à faire un stage à l’étranger. C’est une super expérience qui dépayse, fait grandir et rend plus autonome. »

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Journée de la Vision Krys Group : une mission humanitaire à visée pédagogique

Du 15 au 24 octobre, les écoles ISO ont participé pour la 2e année consécutive à la Journée de la Vision Krys Group. Lors de cet événement organisé dans les écoles d’optique, en partenariat avec le Secours Populaire, des personnes en situation de précarité et sorties des parcours de soins ont reçu un équipement optique adapté à leur vue grâce à la mobilisation des étudiants en 2e et 3e années de l’ISO. Les lunettes correctrices sont offertes par la Fondation Krys Group.

Récit d’une étudiante, d’une enseignante et d’un représentant du Secours Populaire.

Une centaine d’étudiants ISO, seuls ou par groupe de deux, ont pris en charge individuellement près de 60 personnes dans le besoin : examens de vue, choix de monture selon leur morphologie et leur correction, prise de mesure, rédaction de bons de commande pour les verres et les montures.

 « Cette action m’a confortée dans mon choix de reprise d’études et de spécialisation », Céline Thérène, étudiante en BSV à l’ISO Marseille

Diplômée de la 1ère promo du BTS OL à l’ISO Marseille en 2008, Céline Thérène a décidé de reprendre ses études et de se spécialiser en santé visuelle, une dimension du métier qui la passionne, après 10 ans d’exercice en magasin. Étudiante en Bachelor des Sciences de la Vision à l’ISO Marseille, elle a pour projet de travailler auprès d’un ophtalmologue.

Sa participation à la Journée de la Vision était pour elle « une évidence », ayant à cœur de « donner le sourire aux gens en les aidant à soulager leur vue ». « J’ai vécu de riches moments d’échanges et de partage avec des personnes que je n’aurais pas pu rencontrer en dehors de mes études à l’ISO. » Céline sait déjà qu’elle vivra d’autres expériences dans l’humanitaire.

« Un double intérêt humanitaire et pédagogique », Axel Pouillon-Guibert, enseignante à l’ISO Paris

Aux côtés des étudiants, Axel Pouillon-Guibert, enseignante d’optométrie et d’analyse de la vision, souligne le double intérêt humanitaire et pédagogique de l’événement. « Ces futurs opticiens ont mis en pratique leurs compétences en toute solidarité et ont pris conscience que ce qu’ils apprennent à l’école a une vraie utilité sociale. »

« Un partenariat à pérenniser avec l’ISO », Patrique Gaffuri, responsable des partenariats au Secours Populaire

« Les étudiants ont fait preuve de beaucoup d’empathie, de sérieux et de professionnalisme », souligne Patrique Gaffuri, responsable des partenariats de la Fédération des Bouches-du-Rhône du Secours Populaire.

« Les personnes prises en charge ont été très touchées par l’accueil qu’il leur a été réservé. Un grand merci pour cette action qui nous permet d’atteindre nos objectifs de solidarité ! » Et d’ajouter : « Ce partenariat formé avec l’ISO pour la Journée de la Vision Krys Group est précieux pour nous ; nous espérons pouvoir le pérenniser. »

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Finale Challenge GrandVision : les étudiants de l’ISO impressionnent le jury

Le 26 juin, la grande finale du Challenge GrandVision BMO a vu s’affronter les 4 équipes finalistes des écoles ISO Lille, Lyon, Nantes et Paris lors d’une épreuve orale dans les locaux de l’ISO Paris. Pour les étudiants en Bachelor de Manager en Optique, cet événement constitue le point d’orgue d’une année en connexion avec le monde professionnel sous le parrainage de GrandVision France. Félicitations à l’équipe de l’ISO Lille qui a remporté la victoire !

GrandVision France, parrain de la promo 2018 du BMO

Partenaire de l’ISO, GrandVision a accompagné la promo 2018 du Bachelor de Manager en Optique en tant que parrain du cursus. Dans le cadre de ce partenariat avec le grand distributeur optique, les étudiants des écoles ISO Lille, Lyon, Nantes et Paris se sont disputés la victoire en répondant à une étude de cas lors de la Finale Challenge GrandVision BMO, le 26 juin dernier.

Pour sélectionner les lauréats, un jury de choix composé de :

  • Joao Inacio, reponsable développement RH GrandVision,
  • Vincente Freida, responsable RH business partner chez GrandVision,
  • Sophie Bouchetard, directrice régionale Générale d’Optique région Rhône-Alpes,
  • Nathalie Zelmati, chef de Projets formation chez GrandVision,
  • Othilie Perrin, directrice des ventes Générale d’Optique.

Ce jury de professionnels a été « unanimement bluffé par l’implication des étudiants, la qualité de leur travail et de leur prestation, leur niveau d’analyse et leur capacité à s’approprier le sujet », souligne Othilie Perrin.

ISO Lille, l’équipe lauréate

Emmanuelle Regnier, Fanny Cloet et Caroline Venera Ventura, trio gagnant de l’ISO Lille, sont « très fières » de leur victoire. Ces étudiantes ont su faire la différence par leur excellente cohésion de groupe, l’équilibre entre leurs interventions respectives, l’originalité de leur sketch sur les bonnes et mauvaises méthodes managériales, ainsi que la parfaite maîtrise de leur sujet.

En récompense, toutes les trois ont reçu un iPhone 8 et chacun des finalistes a remporté une journée en immersion au siège de l’enseigne, ou sur le terrain avec un directeur de région GrandVision ou un directeur de magasin.

À la rentrée de septembre, Fanny rentrera sur le marché du travail « en espérant devenir rapidement directrice de magasin et même directrice régionale », tandis que Caroline poursuivra sa formation en Master Études et Business des Entreprises pour devenir chef de produit au service marketing d’une grande enseigne.

Un partenariat gagant-gagnant

Ce concours a été l’occasion pour les étudiants de « progresser et de s’enrichir au contact de professionnels ». Une porte d’entrée privilégiée dans le monde du travail. Il s’inscrit également dans l’orientation pédagogique du BMO qui « prépare les étudiants à la vie en entreprise grâce à l’’analyse de situations concrètes de management. »

Satisfaits de leur collaboration, GrandVision et l’ISO, « sur la même longueur d’onde et unis autour des mêmes valeurs » (Othilie Perrin), sont prêts à renouveler prochainement l’expérience.

La directrice des ventes Générale d’Optique « souhaite à tous les diplômés du BMO de s’épanouir dans leur travail – c’est le secret d’un bon manager, à la fois leader et coach. »

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Karine Babaloni, Diplômée du BTS Opticien-Lunetier, ISO Toulouse, Opticienne au Canada 

« Mon travail au Canada me plaît énormément, d’autant que les opticiens français y sont très appréciés. »

Diplômée du BTS Opticien-Lunetier, Karine Babaloni a quitté la France il y a quelques mois pour partir travailler à Trois-Rivières, dans la partie francophone du Canada. Après avoir décroché son équivalence pour exercer dans la Belle Province, elle est aujourd’hui très sollicitée, étant l’une des seules opticiennes du magasin sur 12 employés. Rencontre avec une passionnée d’optique et de voyages.

L’optique et le voyage, deux passions naissantes

Après un bac STI génie mécanique, Karine Babaloni entre en école d’ingénieur, mais cette voie ne la satisfait pas. Elle interrompt ses études au profit de « petits boulots ».

Porteuse de lunettes depuis son plus jeune âge, elle connaît bien l’opticien de la famille qui lui fait alors découvrir le métier et lui en fait apprécier tous les aspects. Suite à ces échanges, elle se réoriente vers l’optique à l’ISO Toulouse, où elle intègre la classe préparatoire durant 4 mois puis le BTS Opticien-Lunetier dès la rentrée de février. « J’ai apprécié de pouvoir valider ma première année d’optique en quelques mois seulement grâce à ce cursus en accéléré », déclare la jeune femme.

Une fois diplômée, elle poursuit son cursus avec un DU d’optométrie en alternance et s’envole pour 6 mois aux États-Unis à la faveur d’une opportunité personnelle. À son retour, sur la proposition d’un enseignant de Licence qui avait pour projet de faire un voyage à l’étranger, elle prend la gérance provisoire de son magasin spécialisé dans les verres de contact – 2 mois à ses côtés, suivis de 3 mois en totale autonomie. Une expérience qui lui plaît beaucoup !

Beaucoup de travail mais peu de stress 

Changement de vie en perspective ! Emballée à la lecture d’une offre de poste publiée sur Facebook, elle saisit l’opportunité de partir travailler pour une enseigne canadienne à Trois-Rivières, près de Montréal. Après un entretien à distance avec le directeur général de l’entreprise, elle obtient en 3 semaines son visa pour le Canada. « Mes motivations étaient d’abord personnelles : je souhaitais continuer à voyager et découvrir un pays que je ne connaissais pas. »

À son arrivée, elle entreprend de passer l’équivalence du diplôme d’opticien, une étape nécessaire pour exercer son métier au Canada. En 2 mois, elle suit 45 heures de cours de contactologie et 5 heures de déontologie afin de décrocher le précieux sésame. « Au début, je ne pouvais ni faire d’ajustements, ni prendre de mesures car j’avais un poste de conseillère avec pour unique mission d’orienter les clients sur le choix de leur monture », explique-t-elle.

« Les opticiens français sont les bienvenus au Canada ! » 

Désormais l’une des seules opticiennes de son magasin, Karine est très sollicitée notamment pour les prises de mesure. Son nouvel environnement de travail lui plaît énormément : elle travaille beaucoup mais sans stress car « les Canadiens sont faciles à vivre et adorent les Français. Nous sommes d’autant mieux accueillis ici que le pays souffre d’un déficit d’opticiens. Trois de mes amies et collègues dont 2 rencontrées à l’ISO Toulouse sont d’ailleurs en pleines démarches pour me rejoindre ».

L’exercice du métier d’opticien est assez différent de la pratique en France: ni mutuelle, ni sécurité sociale ; des ventes « plus rapides et plus faciles ». De plus, « la plupart des Canadiens prennent soin de leurs yeux, recherchent des équipements optiques de qualité et y mettent le prix ».

Côté formation, Karine souligne une différence notoire entre les 2 pays : l’optométrie est très peu enseignée au pays des Caribous. « En France, nous sommes beaucoup mieux formés sur cette dimension de l’optique, connaissons mieux les problèmes visuels et savons mieux les expliquer aux clients ».

Une nouvelle vie commence 

Montréal, Québec, Boston… La jeune femme en profite pour voyager quand elle le peut. À Trois-Rivières, elle profite des nombreux parcs et de la nature omniprésente. « La vie est tranquille ici. La population, assez âgée, a les moyens de bien vivre. Mon nouveau cadre de vie est super. Et même l’hiver, à -40 °C, il y a plein d’activités à faire. Le seul bémol est que je m’enrhume plus souvent ! », dit-elle en souriant.

« Pour l’avenir, j’aimerais bien rester au Canada, y devenir directrice de magasin, monter ma propre entreprise ou bien rester à mon poste actuel. En fait, je profite surtout du moment présent ! » Avec son permis de travail Jeunes Professionnels, Karine peut rester 2 ans au Canada. D’ici janvier prochain, elle pourra lancer les démarches pour obtenir sa résidence permanente.

« Je garde un excellent souvenir de mes années à l’ISO. L’ambiance avec les enseignants et les élèves était géniale, tout comme les enseignants qui m’ont vraiment donné envie de travailler. » Des bancs de l’ISO à son expatriation au Canada, Karine a suivi sa voie vers l’épanouissement.

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Clémence SERVASIER, de retour de stage à Bruxelles, ISO Bordeaux

« Un stage à l’étranger est un atout à valoriser sur un CV. »

Grâce à mon expérience de stage chez Kinto près de Bruxelles avec le programme de mobilité Erasmus +, j’ai confirmé mon projet de travailler dans un atelier de design et développé mes compétences en création lunettière.

Passionnée par la création de lunettes, Clémence Servasier prépare le diplôme du Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO Bordeaux. Lors d’un stage de fin d’études de 2 mois en Belgique, elle a vécu le quotidien d’un designer chez Kinto. Cette expérience à l’étranger lui a permis de développer son talent créatif avec le design de sa propre monture pour la nouvelle collection de la marque belge, et de découvrir la création lunettière dans un environnement différent.

« Après mon Bac S, je me suis orientée en fac de biologie mais, insatisfaite dans cette voie, j’ai décidé d’intégrer directement le marché du travail. Durant cette pause d’un an, je me suis intéressée au métier d’opticien dont la polyvalence et toutes les facettes – vente, atelier, dimension paramédicale… – m’attiraient. Je me suis inscrite en BTS Opticien-Lunetier à La Rochelle. Mon envie de me lancer dans la création s’est affirmée lors d’un stage de 15 jours dans la boutique familiale de Sabine Be. Cette designer m’inspire beaucoup. J’ai alors commencé à dessiner mes premières lunettes, avec une prédilection particulière pour les modèles atypiques.

Puis, contrainte à redoubler ma 2e année de BTS OL, j’ai postulé à l’ISO Bordeaux pour mettre toutes les chances de mon côté. Le fruit de mes recherches était en effet sans appel : l’ISO a une excellente réputation, proposant des cours de haut vol et affichant des taux de réussite élevés aux examens. Après avoir décroché le précieux diplôme d’opticien, j’ai réussi à intégrer la formation du BLC. Ce cursus correspondait en tous points à mes attentes et m’a beaucoup appris, en particulier sur le logiciel Illustrator, outil quotidien du créateur lunettier, et en matière de design d’espace.

Pour mon stage d’études, je me suis rendue au SILMO pour distribuer un maximum de cartes de visite. Parmi plusieurs propositions, la marque belge Kinto m’ouvrait les portes de son petit atelier bruxellois. J’ai tout de suite accepté l’invitation : un stage à l’étranger, c’est une super opportunité et un atout à valoriser ensuite sur un CV !

Grâce au programme de mobilité Erasmus +, j’ai participé durant 2 mois à la création de la collection femmes de Kinto, qui se distingue par des détails élégants et tend vers le haut de gamme. J’ai moi-même créé un modèle qui fera partie intégrante de la collection et travaillé sur le choix des couleurs pour d’autres modèles. J’ai également travaillé sur le design des étuis et sur la création des supports de publicité pour la collection femmes sur le lieu de vente. Cette expérience m’a permis de découvrir le quotidien d’un créateur dans un bureau de design à Bruxelles, d’apprendre à connaître les attentes de leur cible, mais aussi au plan personnel, de vivre dans la capitale belge. J’ai apprécié l’ambiance à l’atelier, tout comme le travail en équipe et les réunions quotidiennes avec les designers. J’en ressors grandie !

Si j’en avais les moyens, je lancerais tout de suite ma propre marque de lunettes ! En attendant, je cherche un poste dans un bureau de design pour la rentrée prochaine. Je fais également de la photographie en noir et blanc, mon autre passion. Je partage mes créations sur mon compte Instagram (noireblanc17), qui est suivi par un certain nombre de créateurs. Ce réseau social est pour moi une grande source d’inspiration. Je conseille à tous les futurs étudiants en BLC d’y suivre leurs designers préférés.

Mes 2 années passées à l’ISO ont été très enrichissantes et formatrices : les équipes pédagogiques sont géniales et en tant que passionnée de création, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre le cursus du BLC ! Bon anniversaire à l’ISO !

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Trouver la maison qui me correspond

Vous avez décidé de faire construire votre maison, mais les questions se bousculent dans votre tête : plans sur catalogue ou sur-mesure ? Maison moderne ou traditionnelle ? De plain-pied, à combles ou à étages ? Quels matériaux de construction choisir ? La conception d’une maison est un formidable terrain de jeu pour l’imagination, mais elle doit tenir compte de différents facteurs et répondre à certains critères, en particulier le terrain, le mode de vie de la famille, le budget, le plan local d’urbanisme et parfois les architectes des Bâtiments de France. Voici nos conseils pour vous aider à choisir la maison de vos rêves.

Élaborer un plan de construction

Le plan de constructionest un document essentiel à la réussite de votre projet, qui requiert conseil et accompagnement. Il faut d’abord définir qui va construire votre maison : un constructeur ou un architecte ? Le constructeur de maisons individuelles vous accompagnera de A à Z en vous aidant notamment à choisir votre maison et en s’occupant de tout le volet réglementaire. Il vous proposera ainsi de choisir parmi des modèles d’habitations prédéfinis sur catalogue et vous assurera la livraison de votre maison dans les délais et au tarif convenus.

Vous n’avez pas le coup de cœur parmi les plans proposés sur catalogue ? Si vous en avez le budget, un architecte pourra réalisera des plans sur-mesure parfaitement adaptés à votre mode de vie et à vos goûts (vous serez obligés d’y faire appel si la surface de votre maison est supérieure à 170 m²). Le recours à un architecte offre plus de liberté durant l’avancement du chantier mais moins de sécurité au maître d’ouvrage. Quelle que soit votre décision finale, n’hésitez pas à comparer les plans proposés et à vérifier que celui que vous aurez choisi soit bien conforme à vos attentes.

Une question de style

C’est le moment tant attendu de personnaliser votre maison. Côté style, on peut s’orienter vers une maisonmoderne selon les tendances actuelles : des formes épurées, cubiques, une toiture terrasse ou végétalisée, de grandes baies vitrées en PVC ou métalliques donnant sur l’extérieur, et à l’intérieur des cloisons réduites au minimum au profit de pièces spacieuses, ouvertes et lumineuses.

Ou bien une maison traditionnelle qui reprend les codes caractéristiques de votre région en termes de matériaux et d’enduit de façade, de couleur et de forme de toit… L’essentiel est que tous ces éléments soient pensés dès le début pour être intégrés à la structure du bâti.

Choisir la forme et le type d’architecture de sa maison 

Maison en triangle, en carré, en rectangle, en L ou avec des façades asymétriques… Le choix de l’architecture de votre maison dépendra de vos goûts, mais aussi des contraintes imposées par le terrain, et éventuellement des normes sismiques, notamment près des montagnes et sur la façade Atlantique.

Aussi, comment choisir entre une maison de plain-pied, une maison à combles et une maison à étages ? Nous avons posé la question à Alexandre Sion, responsable marketing de Maison Pierre, l’un des leaders de la construction de maisons individuelles : « Pour une maison fiable et pérenne dans son environnement, certains styles architecturaux sont à privilégier. La maison de plain-pied sera par exemple tout indiquée si vous habitez sur la façade Atlantique, où l’on retrouve très peu de maisons à étages. En revanche, en-dessous de la diagonale Nantes – Lyon, la maison à combles est à bannir en raison des faibles pentes, alors qu’elle a la cote dans le secteur Nord – Loire où les pentes sont plus élevées. Votre âge sera également un facteur à considérer : si vous avez plus de 45 ans et qu’il s’agit de votre dernière (ou avant-dernière) acquisition avant la retraite, vous aurez plus de facilité à bien vieillir dans une maison de plain-pied ».

Sélectionner les matériaux de construction

Parpaing, brique, préfabriqué, bois, ciment… Concernant les matériaux de construction, vous avez l’embarras du choix. S’ils ont tous leurs avantages et leurs inconvénients (le parpaing est bien imperméable à l’eau mais très peu isolant contre le froid ; la brique offre une excellente isolation mais elle est friable…), ils doivent êtreconformes à la norme RT2012.

Que vous choisissiez une maison en bois, en brique ou en préfabriqué, sachez que ses fondations seront toujours en parpaing, le matériau le plus sécuritaire. Votre choix dépendra aussi de la zone géographique de construction : le parpaing et le ciment sont plus courants dans le Nord de la France, tandis que la brique est omniprésente dans le Sud en raison du coût moindre de ces matériaux là où les carrières sont localisées.

Nous espérons vous avoir aiguillés dans le choix de votre future maison. Et maintenant, place à votre imagination !

> Article réalisé pour le blog de Logic-immo

Focus sur les maisons connectées

Vous souhaitez vous lancer dans la construction d’une maison connectée et en savoir plus sur ses nombreux avantages ? La maison connectée, dite aussi maison intelligente, est une solution accessible à tous qui simplifie la vie de ses occupants. Sécurité, gestion optimisée des performances énergétiques, aide aux tâches quotidiennes, mais aussi accessibilité et autonomie à domicile… Le point sur des technologies innovantes à forte valeur ajoutée.

L’innovation au service de votre confort et de votre bien-être

Facile d’utilisation et riche de possibilités, une maison connectée, ça change la vie ! Maintenir la température ambiante de votre maison afin de préserver la qualité de l’air intérieur, gérer l’intensité de la lumière lampe par lampe, arroser le jardin, ouvrir et fermer le portail, allumer et éteindre les interrupteurs, commander le système de son… Il est désormais possible de piloter votre logement en temps réel, sur place ou à distance, grâce à une seule et même interface depuis votre smartphone ou votre tablette.

Le facteur a un colis à vous déposer ? Rien de plus simple : vous lui ouvrez la porte du garage depuis votre bureau. Vous avez oublié de mettre l’alarme lors de votre départ en vacances ? Pas de panique, votre téléphone vous permet de l’activer où que vous soyez. Bienvenue dans la maison intelligente à commande centralisée ! Vous êtes plus serein et restez maître de la situation, même en cas d’imprévu.

La maison connectée vous permet également d’automatiser certaines tâches en programmant vos appareils à l’avance. Le matin, vos volets s’ouvrent à l’heure que vous désirez, la machine à café prépare votre boisson préférée, les ampoules connectées vous réveillent en douceur comme au lever du soleil et les enceintes diffusent votre playlist « bonne humeur » : le rêve pour bien débuter vos journées !

Et dès l’installation du premier objet connecté, tout peut évoluer. Le système domotique est une base ouverte à laquelle on peut aisément ajouter d’autres équipements au fil du temps. Ainsi, votre maison connectée est une solution évolutive qui s’adapte à votre budget et à vos besoins tout au long de la vie.

La sécurisation de votre maison

Une maison connectée vous fera gagner en confort mais aussi en sécurité, notamment en cas d’absence prolongée. Une alarme connectée est en effet un atout majeur pour prévenir le risque d’intrusion. Pendant les vacances – période propice aux cambriolages –, vous pouvez simuler une présence à votre domicile en programmant les ouvertures et les fermetures des volets, ainsi que les lumières, et en répondant à l’interphone depuis votre lieu de villégiature si quelqu’un sonne à la porte. Ces équipements peuvent être complétés par l’installation d’une caméra de surveillance en intérieur et ou extérieur afin de surveiller à distance votre home sweet home.

Une consommation énergétique optimisée

Autre objectif de la maison connectée : l’économie d’énergie. L’automatisation des tâches allégera votre facture énergétique en vous permettant de limiter les dépenses inutiles. Vous pouvez repérer les appareils énergivores en contrôlant la consommation énergétique de vos appareils. De plus, lorsque les capteurs ne détectent aucune présence chez vous, les éclairages s’éteignent automatiquement et le chauffage est réduit au minimum. Finies les lumières allumées dans les pièces inoccupées et la maison inutilement chauffée lorsque personne n’est présent ! Vous gérez mieux vos consommations d’énergie et faites un geste pour la planète.

Une accessibilité renforcée

Pour les personnes à mobilité réduite et les personnes âgées, certains équipements sont également un atout en termes d’accessibilité. Des capteurs et interrupteurs automatiques qui facilitent le cheminement dans la maison, une alarme sonore et un système d’appel aux services secours en cas de détection de fumée, des éclairages et des volets intelligents, favorisent l’autonomie des personnes dépendantes et rassurent les proches. 

À vous d’identifier les équipements qui vous seront utiles au quotidien ! Alors, prêts à vous lancer dans la construction d’une maison connectée ?

> Article réalisé pour le blog de Logic-immo

Concours FORCE de CooperVision : une étudiante de l’ISO sur le podium du classement européen

Du 11 au 13 mai derniers, le laboratoire CooperVision a réuni des étudiants à partir de la 3ème année d’écoles et d’universités d’optique européennes autour du concours FORCE (Future Ocular Research Creativity Event). Pour cette 6e édition, face à 15 étudiants en optométrie et contactologie de 11 nationalités différentes, Ludivine Willmann, étudiante en Licence Professionnelle d’Optique à l’ISO Nantes, a fait briller les couleurs de l’ISO en montant sur la 2ème marche du podium et en obtenant les félicitations du jury lors de la finale européenne – c’est la première année que la France atteint cette place. Bravo à Ludivine !

Pour participer à ce concours annuel, les étudiants ont pour mission de mener une étude portant sur la contactologie en lentilles souples, entre septembre et avril. Leur présentation est soumise à un jury de professionnels chargé de sélectionner le meilleur projet au niveau national, en fonction notamment de la pertinence du sujet, de l’analyse des résultats et du protocole mis en place.

« Un projet rondement mené »

Après avoir remporté la finale nationale, Ludivine Willmann a représenté la France avec une étude portant sur « le taux de cillement et le confort visuel en activité sur écran d’ordinateur équipé de lentilles souples hydrogel VS lentilles souples silicone-hydrogel ». « Son projet est très actuel tant sur le plan scientifique qu’industriel car le marché se tourne de plus en plus vers le silicone-hydrogel », poursuit Alexandre Meslé, chargé de l’organisation de la finale française et de l’accompagnement des étudiants et de leur tuteur au niveau européen – il s’est lui-même rendu jusqu’à la finale européenne lors de sa participation au concours en 2013.

Présentés en anglais, les travaux de Ludivine ont impressionné les membres du jury européen grâce à sa prestation orale, sa maîtrise de la langue, sa rigueur et l’intérêt des résultats auxquels elle est parvenue.« Ludivine a été bluffante. Elle a un excellent niveau et elle n’est qu’en Licence ! Je suis impressionné par l’excellence de tels étudiants formés à l’ISO », s’exclame Alexandre.

« Ce concours m’a motivée à poursuivre mes études »

Le concours lui a permis de rencontrer un grand nombre d’optométristes parmi lesquels « des professionnels de haut vol dont [elle] ignorai[t] jusque-là l’existence », mais surtout de prendre confiance en elle : « entendre de grands noms de l’optique me dire que mon sujet était solide et que j’avais du potentiel m’a rendue fière et même heureuse », raconte-elle.

Les portes de l’optométrie lui sont désormais grandes ouvertes : d’ici quelques mois, elle publiera son étude dans le Journal de l’Optométrie Francophone (JOF) et présentera ses travaux en plénière au 38e Congrès d’Optométrie et de la Contactologie (COC) en janvier 2019 à Paris.

Alors qu’elle ne pensait pas jusque-là poursuivre ses études, Ludivine compte désormais s’inscrire après sa Licence en Master à l’étranger. « La Licence est une année charnière durant laquelle beaucoup d’étudiants s’interrogent sur une éventuelle poursuite d’études », souligne Alexandre, qui est intervenu en DU d’optométrie et de contactologie pendant un an et demi à l’ISO Bordeaux, où il a effectué ses études, puis a été embauché en tant qu’optométriste chez CooperVision suite à son résultat au concours FORCE. « C’est grâce à cette compétition que j’ai pris la décision de poursuivre mes études jusqu’au Diplôme Européen d’Optométrie car cela m’a ouvert les yeux sur toutes les possibilités et le potentiel de recherche en optométrie à l’échelle européenne. »

Motivation, investissement et rigueur

Des conseils pour les futurs étudiants en Licence qui hésitent à se lancer ? Pour Alexandre, le principal mot d’ordre serait : « Osez ! ». « Cette compétition est tout à fait accessible. Avec un sujet astucieux, de la volonté, de la rigueur et de l’investissement, on peut atteindre les sommets de la finale européenne. Et on y fait de merveilleuses rencontres ! », déclare Alexandre.

« Au début, je n’y croyais pas mais finalement, l’expérience m’a passionnée. Lancez-vous et croyez en votre projet. Il faut se dire qu’on n’a rien à y perdre mais tout à y gagner ! », conclut Ludivine.

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métiers de l’optique.

Cécile Bon, diplômée BTS OL, ISO Nancy, Directrice de la Maison Bonnet

« Ce qui me plaît le plus dans la haute lunetterie, c’est l’opportunité d’apprendre à connaître la personnalité de mes clients afin de leur apporter un conseil sur mesure. » 

À la recherche d’un profil scientifique, la Maison Bonnet m’a recrutée pour mon expertise en optométrie.

Quelques mois après l’obtention de son Master d’Optométrie à l’Université d’Orsay – Paris Sud, Cécile Bon est nommée directrice de la Maison Bonnet. Cette institution internationalement reconnue dans la lunetterie de luxe est la seule maison qui fabrique des lunettes sur mesure en écaille de tortue dans le monde. La jeune femme, diplômée de l’ISO Nancy, nous raconte son quotidien au sein de cette prestigieuse enseigne historique. 

L’intégration d’une grande maison d’optique 

Vivement intéressée par l’optique et la physique, Cécile Bon s’oriente après son bac S vers le BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Nancy. Selon le projet qu’elle établit dès le début de ses études, elle poursuit son cursus en Licence puis en Master d’Optométrie à l’Université d’Orsay.

En quête d’un profil scientifique, Franck Bonnet – arrière-petit-fils du fondateur Alfred Bonnet – la contacte après avoir repéré son annonce de recherche de poste sur le site d’Acuité. À peine diplômée, Cécile devient ainsi opticienne-optométriste et directrice de la Maison Bonnet Paris.

Unique en France et dans le monde, la Maison Bonnet habille depuis 1930 le visage des grands de ce monde : couturiers (Yves Saint Laurent), architectes (Le Corbusier…), hommes politiques (Jacques Chirac, François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing…), acteurs et actrices (Yvan Attal, Valérie Lemercier…) et autres personnalités d’hier et d’aujourd’hui. Depuis 4 générations, cette maison fondatrice de la « Haute Lunetterie » entretient le savoir-faire de l’écaille de tortue, ce qui lui a valu le titre de Maître d’Art. Aujourd’hui, elle propose en outre des montures en corne de buffle et en acétate.

« Au sein de la Maison Bonnet, nous avons chacun notre domaine d’excellence : je suis spécialisée en optométrie ; d’autres travaillent en atelier et d’autres encore dans le showroom. Pour ma part, j’ai un rôle scientifique avec la prise en charge des examens de vue, mais aussi administratif, ainsi qu’une mission de conseil, au cœur de notre activité. Mon métier requiert à la fois de la rigueur, un grand sens de l’organisation et beaucoup de passion », souligne Cécile Bon.

Au service de ses clients et de ses étudiants 

« Selon moi, le luxe tient beaucoup à la relation privilégiée que nous entretenons avec nos clients – une relation très particulière que j’apprécie énormément. La Maison Bonnet s’est développée dans un esprit artisanal et familial ; les clients se sentent ici à l’aise, comme chez eux. » 

Prochaine étape pour la Maison Bonnet : l’ouverture d’un magasin à Londres d’ici le début de l’été. Cécile travaille actuellement à l’obtention d’une équivalence pour pouvoir exercer dans la capitale britannique. « Je m’y rendrai fréquemment pour les examens de vue et la formation afin d’y assurer le même service qu’à Paris », tout en restant à la tête de la boutique parisienne.

En parallèle, la jeune directrice donne des cours de Travaux Pratiques (TP) et de Travaux Dirigés (TD) d’optométrie en Licence et en Master à Orsay à raison d’un jour par semaine. « L’enseignement me permet de transmettre mes connaissances et de les mettre à jour continuellement », déclare-t-elle. « Mes conseils pour réussir ? S’investir à fond dans ses projets et travailler à se différencier. » 

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Gwenaël MERLIO, Diplômé BTS OL, ISO Paris, Fondateur de L’Opticien Qui Bouge

« Mon ambition ? Positionner l’optique à domicile comme un service supplémentaire au profit de la santé visuelle des Français en termes de confort et de bien-être. »

Ancien étudiant à l’ISO Paris, Gwenaël Merlio est aujourd’hui à la tête de « L’Opticien Qui Bouge ». Ce service d’optique à domicile vient d’être élu Meilleure Initiative Santé 2018. Une consécration pour cet entrepreneur passionné.

Un opticien qui fait bouger les lignes

« Étant porteur de lunettes depuis que je suis tout jeune, j’ai été assez tôt en contact avec des opticiens. Conforté par mon stage de 3e en magasin d’optique sur tous les aspects du métier, j’ai eu ainsi dès l’âge de 12-13 ans un projet professionnel clairement défini : devenir opticien », raconte Gwenaël Merlio.

Son bac STI Génie Optique en poche, il s’oriente donc vers un BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Paris. De ses 2 années à l’ISO il garde un excellent souvenir : ses enseignants étaient « très à l’écoute » et sa promotion « géniale ». Une fois diplômé 2 ans plus tard, il est recruté dans un magasin Alain Affelou en région parisienne puis se voit muté à Toulouse en tant que directeur adjoint. Il passe alors 8 ans à la tête de différents magasins dans le sud de la France.

En 2013, il fonde « L’Opticien Qui Bouge », un service d’opticien à domicile qui s’adresse principalement aux personnes âgées et à mobilité réduite, ainsi qu’aux familles avec des enfants en bas âge et aux personnes qui n’ont pas le temps de se déplacer en magasin.  « L’optique à domicile induit une approche différente de l’exercice en magasin : une grande capacité d’écoute vis-à-vis d’une clientèle plutôt âgée, et un goût certain pour la route, qui fait partie intégrante du métier », précise-t-il.

Une évolution à grande vitesse

« D’avril 2013 à 2018, tout a évolué à une vitesse inimaginable ». Ses projets, en cours ou à venir, sont nombreux :

  • développer des contrats d’agents commerciaux payés à la commission (10 personnes ont déjà signé un contrat d’un an à partir de septembre-octobre 2018, 3 à 4 nouveaux commerciaux rejoindront le réseau chaque trimestre) ;
  • créer une centrale d’achat tournée vers les opticiens de l’enseigne d’ici la fin de l’année, qui sera accessible, à terme, à tous les opticiens à domicile en France ;
  • ouvrir, début 2019, un centre de formation en partenariat avec Pôle Emploi afin de former des opticiens déjà diplômés ;
  • ouvrir 20 nouvelles concessions d’ici le premier trimestre 2019 (l’enseigne est déjà présente à Toulouse, Poitiers, Niort, Troie, Lille, Châteauroux et à Mont-de-Marsan).

La consécration d’un service à valeur ajoutée

Après 5 ans d’existence, L’Opticien Qui Bouge a reçu, en avril dernier, le trophée de la meilleure innovation « Santé/E-santé » SilverEco 2018. Pour Gwenaël Merlio, « ce prix est une reconnaissance de la valeur ajoutée du service, ainsi que du dynamisme de l’entreprise ».

Selon lui, les facteurs clés de la réussite sont la motivation – « croire en son projet pour donner envie aux banques puis aux clients de vous accompagner » – et l’investissement – « prendre le temps de concevoir son projet ». Il conseille ainsi à tous les étudiants de bien réfléchir à leur futur métier pour pouvoir s’épanouir dans leur activité.

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Série 30 ans ISO : épisode 3

Fort de ses 30 ans d’existence, l’ISO donne la parole à des étudiants qui célèbrent leur 30e anniversaire cette année. Ce mois-ci, Anne-Sophie Chapelle, étudiante en MBA Stratégies Commerciales et Marketing Optique et Santé à l’ISO Paris, et Christelle Cano, étudiante en BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Toulouse, nous racontent leur parcours, leur passage à la trentaine et leur vision de l’optique. Interview croisée.

Quel est votre parcours ?

Christelle Cano : j’ai exercé comme coiffeuse pendant 10 ans – une activité que j’ai dû interrompre pour des raisons de santé. Je me suis donc réorientée vers la filière optique, mon mari étant opticien-optométriste et diplômé de l’ISO. J’ai passé mon Bac Pro et suivi le BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Toulouse. Entre-temps, nous avons repris un magasin ensemble, puis en avons ouvert deux autres à 2 ans d’intervalle.
Anne-Sophie Chapelle : Pour ma part, après un Bac Sciences et Technologies de la Santé et du Social (ST2S), j’ai travaillé en tant qu’aide-soignante dans des hôpitaux et des maisons de retraite, puis en tant qu’auxiliaire de vie durant 2 ans. J’ai alors décidé de reprendre mes études à l’ISO Paris, en prépa puis en BTS. J’ai poursuivi mon cursus avec le BMO pour évoluer rapidement vers une carrière de manager. J’ai déjà passé 5 ans dans différents magasins d’optique. Avec cette expérience en première année en MBA, je sens que j’ai passé un cap : on sort du contexte du magasin pour analyser le marché d’un point de vue stratégique. Le niveau est encore supérieur au BMO. C’est passionnant !

Pourquoi vous êtes-vous réorientées vers des études d’optique ?

Christelle Cano : Avec mon mari, je baignais déjà dans le métier d’opticien, le choix des études d’optique a donc été une évidence pour moi.
Anne-Sophie Chapelle : J’ai choisi de reprendre mes études pour stabiliser ma vie professionnelle. Mon objectif est de devenir responsable de secteur pour remettre à flot des magasins, ou travailler au département marketing et commercial ou ressources humaines au siège d’une enseigne.

Trente ans, qu’est-ce que cela vous évoque ?

Christelle Cano : Pour moi, 30 ans est un cap : je ne me sens plus si jeune !
Anne-Sophie Chapelle : À l’inverse, je suis plutôt contente d’avoir 30 ans, c’est pour moi un événement assez joyeux. Ayant un cercle d’amis plus jeune que moi, je ne me sens pas vieillir !

Comment allez-vous fêter vos 30 ans ?

Anne-Sophie Chapelle : J’ai célébré l’événement avec mes amis. Nous avons loué une maison à la campagne avec piscine lors du week-end de Pâques. C’était une bonne occasion pour se retrouver !
Christelle Cano : De mon côté, je vais organiser une grande fête avec mon mari au mois de septembre car nous fêtons respectivement nos 30 et 40 ans.

Quelle est votre devise dans la vie ?

Anne-Sophie Chapelle : J’en ai deux : d’une part, « Carpe Diem », sourire à la vie et apprécier chaque petit plaisir simple ; d’autre part, être « maître de [son] destin, capitaine de [son] âme » (pour reprendre un passage du poème Invictus de William Ernest Henley récité par Nelson Mandela).

Quelle est votre vision de l’optique ?

Christelle Cano : L’optique est un secteur intéressant, l’opticien a des missions valorisantes comme aider des personnes dans le besoin.
Anne-Sophie Chapelle : La profession est en train de changer. Les opticiens doivent s’adapter aux évolutions du secteur et continuer à valoriser leur métier.

Quels sont vos vœux pour vos 30 ans ?

Anne-Sophie Chapelle : À titre professionnel, j’aimerais trouver un poste stimulant, qui me correspon