Dix œuvres d’art à voir à Paris

Les 10 tableaux et installations artistiques que nous vous présentons ici figurent parmi les plus célèbres au monde – à voir au moins une fois dans sa vie. Attention chefs d’œuvre !

1. La Joconde, de Léonard de Vinci

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Nul besoin de présenter Mona Lisa : qu’on l’aime ou pas, c’est sans doute le tableau le plus connu dans le monde. Se frayer un chemin au milieu des objectifs des touristes relève de la performance. Mais à force de jouer des coudes, vous réussirez peut-être un jour à percer le mystère de cette grande dame – qui sait ?

Où la rencontrer : au Musée du Louvre. Where else ?

2. Impression, Soleil Levant, de Claude Monet

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Tout en jeux de lumière et en contrastes de gris et d’orangés, cette toile qui représente l’ancien avant-port du Havre au lever du jour n’est rien moins que le chef d’œuvre le plus représentatif de l’impressionnisme. C’est également la toile la plus emblématique de Monet.

Pour admirer ce bijou : direction le Musée Marmottan-Monet.

3. La Vénus de Milo

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Majestueuse, altière, superbe… Mais où sont passés ses bras ? Figurez-vous que cette sculpture grecque qui pourrait représenter la déesse Aphrodite fut trouvée dans le sol par un paysan grec sur l’île de Milo. Au moment de sa découverte, ses bras manquaient et, à part quelques retouches minimes, elle a été laissée intacte. C’est l’un des chefs d’œuvre les plus connus du musée et son plus beau joyau d’art grec.

Pour la voir grande nature : il faudra s’armer de patience dans la queue du Musée du Louvre.

4. Les Nymphéas, de Claude Monet

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Ce tableau vous est sans doute tout aussi familier que les œuvres que l’on vient de vous présenter, mais l’avez-vous déjà vu en vrai ? Présentée à 360° dans 2 pièces ovales dédiées du musée, l’œuvre complète est composée de 8 panneaux qui figurent les 4 saisons. Pour prolonger la visite, on vous recommande de visiter l’ancienne demeure de Monet à Giverny, entourée de son magnifique jardin d’eau d’où le peintre a réalisé ce tableau. À prévoir pour un prochain week-end de printemps.

Où admirer ce tableau : au Musée de l’Orangerie, dans le jardin des Tuileries.

5. Le Penseur, d’Auguste Rodin

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Cette sculpture en bronze de Rodin représente un homme au corps nu et musclé, en pleine méditation. Plus précisément, elle figure Dante, l’auteur de La Divine Comédie, méditant sur son œuvre. Conçue à l’origine pour La Porte de l’Enfer, elle est devenue une œuvre autonome et monumentale, avec quasiment 2 m de hauteur. Une des sculptures les plus célèbres qui soient.

Où contempler ce colosse : au Musée Rodin.

6. Le Déjeuner sur l’herbe, d’Édouard Manet

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Un scandale ! C’est l’effet que produisit cette scène champêtre lorsqu’elle fut présenté au public en 1863. Ce qui choquait tant ? Le sujet, un nu féminin entouré de deux hommes en costume. Avec cette toile, Manet signe une œuvre provocante en forme de manifeste, et sans doute le premier tableau moderne.

Où (re)découvrir cette toile : au Musée d’Orsay.

7. Le Bal du Moulin de la Galette, de Jean Renoir

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Ce tableau dépeint un dimanche après-midi typique au Moulin de la Galette, dans la quartier de Montmartre, à la fin du 19e siècle. Les ouvriers ont coutume de s’y donner rendez-vous pour danser, boire et manger. Observez les effets de la lumière, mais aussi le mouvement et la joie qui transparaissent ! Assurément un autre chef d’œuvre de l’impressionnisme.

Où admirer cette scène de vie : au Musée d’Orsay.

8. La Fontaine Stravinsky, de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely

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©parisladouce.com

Avec ses 16 sculptures mécanisées, noires ou colorées, sirènes pulpeuses et oiseaux de feux, toutes animées par des jets d’eau, la fontaine Stravinsky (dite aussi fontaine des Automates) attire l’œil des passants du quartier de Beaubourg. Sonore, ludique et toujours en mouvement, elle apporte une note de joie et d’exubérance dans le paysage urbain.

Où voir cette fontaine surréaliste : place Igor Stravinsky, à côté du Centre Pompidou.

9. Les colonnes de Buren, de Daniel Buren

©Flickr

©Flickr

Les Deux Plateaux, mieux connue sous l’appellation des colonnes de Buren, est une installation à ciel ouvert tout en marbre noir et blanc et ornée de rayures verticales, classée monument historique. Avec ses 260 colonnes tronquées présentées comme sur un damier, cette œuvre urbaine de 3 000 m² nous invite à jouer et à retrouver notre âme d’enfant : on peut y grimper, y prendre la pause et investir le lieu à notre guise. Un pied de nez à l’architecture classique du Palais Royal.

Où retrouver cette installation contemporaine : dans la cour d’honneur du Palais Royal.

10. La Chambre de Van Gogh à Arles, de Vincent Van Gogh

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Dans une lettre envoyée à son frère Théo, Vincent Van Gogh s’explique sur son intention en peignant ce tableau : « Les murs lilas pâle, le sol d’un rouge rompu et fané, les chaises et lit jaune de chrome, les oreillers et le drap citron vert très pâle, la couverture rouge sang, la table à toilette orangée, la cuvette bleue, la fenêtre verte… J’avais voulu exprimer un repos absolu par tous ces tons divers. » On est fasciné par les perspectives troublantes de cette toile.

Où visiter La Chambre de Van Gogh à Arles : il existe 3 versions de ce tableau : la 1ère est au Musée Van Gogh à Amsterdam, la 2e à l’Institut d’Art de Chicago et la 3e… au Musée d’Orsay à Paris.

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Les plus beaux marchés de Paris

Chics ou populaires, halles couvertes ou tréteaux, à Paris, vous pouvez faire vos emplettes sur 82 marchés différents, de quoi satisfaire tous les goûts. Aujourd’hui, on vous présente ceux qui valent le détour. Prenez votre caddie (ou votre panier, choisissez votre camp) et suivez-nous.

Marché Raspail

Le marché d’Aligre

Son ambiance effervescente, la rue adjacente très bon marché, le magnifique marché aux puces pour chiner et la gouaille des commerçants sont autant de raisons de filer au marché d’Aligre dans le 12e arrondissement (dit aussi marché Beauveau).

Dans notre panier : de la viande du boucher star Michel Brunon (qui fait partie des best of des adresses parisiennes recommandées par Alain Ducasse), du poisson de pleine mer de Patrick Dubuisson, approvisionné quotidiennement à Rungis, des baguettes au sésame et au pavot de Monsieur Moisan, et du fromage de Langlet-Hardouin (parmi les quelque 350 références, le choix a été dur!). Bobo le marché Beauveau ? Peut-être, mais authentique tout de même.

En pratique : le marché d’Aligre (halle Beauveau, Place d’Aligre, 12e, métro Ledru-Rollin) est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 9h à 13h et de 16h à 19h30, et le dimanche jusqu’à 13h30.

Marche Aligre

Le marché des Enfants-Rouges

Il est bon de se retrouver à Paris comme dans un petit village, d’assister à une vie de quartier avec ses petits commerces de proximité. Derrière les stands, une vingtaine de primeurs, fleuristes et traiteurs officient dans ce petit coin du Marais, le plus vieux marché couvert de Paris.

Des tables sont disposées à l’extérieur pour une pause à la cool. On sirote une citronnade bien fraîche et/ou on savoure un petit plat venu d’ailleurs concocté par l’un des traiteurs du marché. Les Enfants Rouges offrent un aller simple pour Marrakech, Rome, Beyrouth ou Tokyo ; les globe-trotters y trouveront leur bonheur. Quant aux plus gourmands, ils s’accorderont un dessert de choix : les divines crêpes d’Alain Miam Miam. On en redemande.

Dans notre panier : rien, on a tout mangé sur place !

En pratique : le marché des Enfants-Rouges (39 rue de Bretagne, 3e, métro Filles du Calvaire) est ouvert tous les jours sauf le lundi, du mardi au samedi de 8h30 à 19h30, et le dimanche de 8h30 à 14h.

Marche des Enfants Rouges

Le marché Saint-Martin

Dans ce petit marché couvert, on trouver un nombre réduit de marchands, mais beaucoup de stands de restauration sur le pouce. Pour une envie de burger, on file au Réfectoire, un food truck garé dans la halle Saint-Martin. Ou bien au « Comptoir de Brice », qui propose les fameux burgers de Brice Morvent, ex-candidat de Top Chef, mais aussi une délicieuse pizzetta à la truffe.

Avec ses soupes, ses salades parfumées et ses pad thaï, le traiteur Thaï Street Food nous emmène à Bangkok. Dépaysement assuré !

Dans notre panier : de la viande de boucherie-traiteur à l’ancienne, du couscous, des pad thaï, de la charcuterie d’outre-Rhin de l’épicerie allemande « Der Tante Emma-Laden », qui importe tous ses produits d’Allemagne. Mais pas de dessert (les bouches sucrées seront déçues ici).

En pratique : le marché Saint-Martin (31-33 rue du Château d’Eau, Xe, métro Château d’Eau) est ouvert tous les jours sauf le lundi, du mardi au samedi, de 9h à 20h, et le dimanche, de 9h à 14h.

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Le marché Saint-Quentin

Des commerçants qui se lèvent aux aurores pour chercher des fruits et légumes ultra-frais à Rungis et qui vous accueillent avec le sourire en vous appelant par votre prénom ? Bienvenue dans un des plus beaux marchés de la capitale !

La halle Saint-Quentin et ses armatures de fer (tout en briques roses et fonte verte à l’extérieur) abritent un splendide marché haut en couleurs. C’est la plus grande halle de la capitale. Ici on trouve de tout : primeurs, fleuristes, bouchers, fromagers, poissonniers, quincaillers… sans oublier un kiosque sans gluten et un cordonnier.

Une fois encore, vous pouvez prendre une pause pour déguster les petits plats d’un des douze traiteurs du monde, sur les tables placées sous les arcades vertes, au fond de la halle.

Dans notre panier : un peu de tout, des produits sans gluten, et même des chaussures ressemelées.

En pratique : le marché Saint-Quentin (85 bis boulevard Magenta, 10e, métro Gare de l’Est) est ouvert du mardi au samedi, de 8h à 20h, et le dimanche de 8h à 13h30.

Marché Saint-Quentin

Le marché Raspail

Le cliché du marché le dimanche, c’est à Raspail que vous le vivrez (il n’est ouvert que ce jour-là…). Depuis 1989, c’est la star des marchés bio de la capitale, fréquenté par une clientèle chic 100% « biobo ». Fruits et légumes, viandes, fromages, pains, traiteurs, vins, fleurs… On y trouve une cinquantaine de petits producteurs de bouche mais pas uniquement.

Dans notre panier : de la viande du boucher Jacques Lessieu, qui choisit ses bêtes selon les régions d’élevage et la qualité des sols. Les autres jours de la semaine, vous pouvez vous rendre dans sa boutique du 5eme arrondissement (70 rue Claude-Bernard).

En pratique : le marché Bio Raspail (entre les rues du Cherche-Midi et de Rennes, 6e, métro Notre-Dame-des-Champs) est ouvert le dimanche de 9h à 15h.

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Paris en courant

Faire son jogging en découvrant les plus beaux monuments de la capitale, en voilà une excellente idée ! En groupe avec un coach joggeur ou en solo, le sightrunning vous permet de visiter la ville pendant votre séance de sport. Voici 3 idées de running tour dans la capitale pour fouler le pavé parisien en musclant vos guiboles + vos neurones.

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Idée de circuit numéro 1 : le Paris historique

Ce parcours vous fera passer par certains des plus beaux monuments du centre de Paris. Commencez par un tour au jardin des Tuileries. Puis dirigez-vous place de la Concorde : reprenez votre souffle puis admirez l’Obélisque de Louxor, le plus vieux monument de Paris… qui date du XIIIe siècle avant Jésus-Christ ! Puis offrez-vous le luxe de fouler la plus belle avenue du monde : l’avenue des Champs-Élysées bien sûr ! Empruntez le mythique Pont Alexandre III (lire notre article consacré aux Ponts de Paris). Profitez-en pour admirer une partie de la façade du Musée du Louvre. Puis retour au jardin des Tuileries. La boucle est bouclée.

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Idée de circuit numéro 2 : les Berges de Seine

Cet itinéraire charmant vous donne l’occasion de (re)découvrir l’Est parisien, entre péniches et écluses. Commencez votre circuit vers Quai de la Rapée. Au Port de l’Arsenal, les bateaux de plaisance s’offrent à votre regard jusqu’à la Place de la Bastille. Empruntez le square du boulevard Richard Lenoir, puis mettez le cap sur le Canal Saint-Martin. En passant devant l’Hôtel du Nord, remémorez-vous le célèbre film éponyme de Marcel Carné (« Atmosphère… atmosphère… Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? »). Passez ensuite à côté de l’hôpital Saint-Louis, puis sur le quai de Valmy. Au Point Éphémère, prenez le pouls du street art. Après un passage par la Rotonde de la Villette, direction la Villette avec la Cité des Sciences et la nouvelle Philharmonie de Paris. Vous pouvez enfin reprendre votre souffle !

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Idée de circuit numéro 3 : les joyaux de la Rive Droite

Démarrez votre séance de footing vers le métro Saint-Paul. Faites le tour de la Place des Vosges où se côtoient autant de monuments historiques que de célébrités. Puis faites un tour dans le Maraisjusqu’au Centre Pompidou, dans le quartier des Halles. Mettez ensuite le cap vers Palais-Royal, puis parcourez la Place Vendôme, le temple du luxe, tout comme la Place de la Madeleine. Traversez ensuite la Place de la Concorde, avant de finir cette ballade sur « les Champs » et ralentissez la foulée au niveau du Petit et du Grand Palais. Promis, tous ces beaux monuments vont vous donner des ailes !

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Les nouveaux quartiers branchés de Paris

Par ici, ça bouge ! La capitale ne reste jamais bien longtemps en place. De nouveaux bars qui font jaser le tout-Paris, le relooking de gares en lieux hype et hop ! Certains quartiers deviennent un jour « the place to be ». Quel est le dernier rooftop à la mode ? Où traîner ses guêtres pour être à la pointe de la tendance ? On vous dit tout sur les nouveaux quartiers branchés.

Le quartier de la Goutte d’Or

En 2014, la Halle Pajol (26 esplanade Nathalie Sarraute), ancien hangar de la SNCF, rouvre ses portes. Elle abrite à la fois la plus grande auberge de jeunesse de la capitale, un jardin, des ateliers de coworking, la boulangerie Bob’s Bake Shop, un café et des petites boutiques tendance, tout cela dans un bâtiment à énergie positive. Aujourd’hui, le quartier de la Goutte d’or n’a plus rien à prouver de son ADN hipster.

Les adresses déjà cultes : à la Halle Pajol, il y a Les petites Gouttes (12 esplanade Nathalie Sarraute), un resto-bar-terrasse-boîte de nuit idéal pour bruncher. Succès oblige, l’endroit est souvent bondé. On vous aura prévenu(e) ! Dans un autre style, la récente Brasserie Barbès (2 boulevard Barbès) fait beaucoup parler d’elle. Un restaurant + un bar bobo + un rooftop + un dancing = un établissement chic et le symbole de la renaissance du quartier, encore très populaire.

Et comment ne pas parler de La RE-cyclerie, qui abritait autrefois l’ancienne gare d’Ornano ? À la fois ferme urbaine, bar (avec terrasse pour les beaux jours) et lieu de vie quotidienne, c’est LE rendez-vous culturel branché du 18ème. Preuve en est que les anciennes gares relookées ont la cote !

Clichy-Batignolles

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Attention travaux ! Le quartier Clichy-Batignolles se métamorphose : prolongement de la ligne T3 du tramway, chantier de la zone d’aménagement concerté (ZAC) Clichy-Batignolles avec le futur Palais de Justice, aménagements de logements pour 6 500 habitants… Bref, une petite ville est en train de naître !

Les coureurs et les familles se donnent rendez-vous quotidiennement dans le parc Martin Luther King, les freelances s’affairent dans les espaces de coworking (comme BeCoworking, rue de la Jonquière)… et bientôt la ligne 14 ! Cet écoquartier a décidément du potentiel.

Les adresses déjà cultes : Vous trouverez forcément votre bonheur rue des Dames, un micro-quartier bouillonnant de vie. Au Bistrot des Dames, une institution du quartier, les habitués profitent du jardin intérieur comme d’un vrai coin de campagne. On peut même venir en après-midi siroter un cocktail dans ce havre de paix à l’écart du tumulte parisien. Un petit coin de paradis très couru… mais chuuuut !

Pour se sustenter, on lève notre chapeau à Lucien La Chance, une cave à tapas à la française (8 rue des Dames). Et pour boire un verre, mention spéciale aux « Caves populaires », un bar très animé qui ne manquera pas de vous séduire (au numéro 22 de la même rue). A découvrir !

Sopi (South-Pigalle)

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Autrefois connu pour ses sex-shops et ses cabarets, le quartier sud de Pigalle, dit « So-Pi », est aujourd’hui un lieu propice aux afterworks et offre un concentré de nouveaux bars et clubs tendance. Nouvelles terrasses, nouvelles galeries, nouveaux spots pour vivre la nuit… En passant par le sud du Boulevard de Rochechouart, puis la rue des Martyrs jusqu’à la rue Frochot, vous découvrirez un Paris arty et festif à souhait. La renaissance du quartier !

Les adresses déjà cultes : Le Kremlin (6 rue André Antoine) est l’endroit rêver pour siroter un cocktail au nom imprononçable à base de vodka, dans un décor soviétique tout droit sorti de l’ex-URSS. Dans un style plus anglosaxon, découvrez vite le Pigalle Country Club (59 rue Jean-Baptise Pigalle), un ancien bar à filles transformé en un bar musical, en plus d’être un micro-label qui publie ses propres vinyles.

Pour les petites gourmandises, on file chez Rose Bakery (46 rue des Martyrs), une pâtisserie-salon de thé à l’anglaise où tout est fait maison et bio. On y court pour leur brunch, l’un des rares où l’on trouve des légumes bio. Et pour finir, un hôtel tendance vient d’ouvrir, entièrement inspiré du film « The Grand Budapest Hotel » de Wes Anderson, Le Grand Pigalle Hôtel (29 rue Victor-Massé).

Le Canal de l’Ourcq

Canal de l'Ourcq

Nouveau haut-lieu du street art, le canal de l’Ourcq est un musée à ciel ouvert. Jetez un œil aux œuvres de Jacques Villéglé, de Seth, du Cyklop ou encore de Jace. Des visites sur le Paris du street art vous sont proposées pendant tout l’été.

Ses berges sont aussi propices à la détente et à la promenade. A vélo: au départ de Pantin, le canal est bordé d’une piste cyclable, idéale pour les petits virées du week-end. En bateau : les navettes fluviales de L’été du Canal prennent fin le 23 août, mais on peut toujours louer un bateau électrique et sans permis au Marin d’eau douce.

Les adresses cultes : même s’il n’est pas tout nouveau, le Point Éphémère, dit « Centre de dynamiques artistiques », fait toujours son petit effet. Cet ancien magasin de matériaux de construction est aujourd’hui une salle de spectacle underground, où s’enchaînent les expositions, les concerts et les ateliers d’artistes. Un lieu très vivant, une mine d’or pour les curieux et les oiseaux de nuit, à l’image de Paris. On applaudit !

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Paris éphémère : les spots incontournables du moment

Ground Control II (26 ter rue Ordener, 18e arrondissement) est l’événement éphémère le plus attendu de la saison. Jusqu’au 15 octobre, ce bar « libre et curieux » pose ses valises dans un dépôt désaffecté de la SNCF. Que dites-vous de voir d’anciennes voies transformées en friches à jardiner,  en terrain de pétanque ou… en poulailler ? Au programme : concerts, expositions, projections, happenings, mais aussi un bar et des restaurants. Tout cela dans un décor industriel de plus de 2 000 m2 ! Plus d’infos ici.

Un insta-cat ? Attention, plus que quelques jours pour découvrir le 3ème bar à chats de la capitale, Café Chat Purina One (5 rue de Turbigo, 1er arrondissement), dû à une marque de nourriture féline. Ce bar où l’on peut caresser les matous (et interroger des spécialistes), est ouvert jusqu’au 23 juin. Avis aux amateurs de félins !

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Les bars d’hôtels

Les hôtels tirent le filon de l’éphémère, à commencer par le Lounge Bar View, le rooftop du Novotel Paris Vaugirard Montparnasse. Ce bar investit jusqu’au 30 septembre le 7ème étage de l’hôtel, avec à la clé, l’incroyable vue panoramique sur la capitale.

De même, l’hôtel Renaissance Paris Vendôme (4 rue du Mont Thabor, 1er arrondissement) a redécoré entièrement son bar pour proposer Le Jardin Vendôme, jusqu’au 14 juin, à l’occasion de la 9ème édition du salon « Jardin, jardins des Tuileries ». Un bar niché dans un décor peu commun, ponctué de pièces inédites (mobilier de jardin en rotin provenant de la Manufacture Perret et Vibert, vase ornemental de la Manufacture de Choisy-le-Roi…). Insolite !

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Les boutiques éphémères

Du 16 au 21 juin, rendez-vous à L’Appartement (Royal Ponceau, 11, rue du Ponceau, 2e arrondissement). Un collectif d’artistes mettent en vente une sélection de vêtements, accessoires, livres, photographies, objets de décoration, tout droit sortis du passé mais néanmoins dans l’air du temps. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Et du 23 au 28 juin (au début des soldes d’été, qui débutent officiellement le 24 juin), La Boutique éphémère vous propose de dénicher de quoi vous faire plaisir, parmi une sélection mode, cuisine, déco et enfants, et tout cela sans vous ruiner ! Pour une pause rafraîchissement, on pourra même s’offrir à boire… au Café Ephémère ! On regrettera bien vite que l’été soit si court…

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Découvrir les régions de France sans quitter Paris

Paris vous réserve de belles surprises. À commencer par l’ « identité régionale » de certains de ses quartiers. Partez à la découvertes des spécialités lyonnaises ou provençales… au cœur de la capitale. Embarquez pour un dépaysement dans nos régions !

Montparnasse, « La Petite Bretagne »

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Suite à l’afflux de milliers de bretons au XIXe siècle, les XIVe et XVe arrondissements sont désormais les plus bretons de Paris. Fulgence Bienvenüe, le fondateur du métro parisien, était d’ailleurs breton, d’où le nom de la station Montparnasse Bienvenue !

Dans ce quartier, vous y trouverez des crêperies, des bars, une librairie, une épicerie, et même une école bretonne. Sans oublier la Maison de la Bretagne, la digne représentante (économique et culturelle) de la Bretagne à Paris – pour découvrir par exemple les écrivains ou le cinéma bretons.

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La fête de la Saint-Yves est un événement incontournable de la vie bretonne à Paris. Chaque année, rendez-vous à la Saint-Yves, le patron breton (le 19 mai), pour assister aux festivités organisées par la mairie des XIVe et XVe arrondissements. Au programme : marchés de produits régionaux, concerts et parade en costumes traditionnels.

Les bonnes adresses lyonnaises

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« Aux Mauvais Garçons » (4 Rue des Mauvais Garçons, 4e arrondissement), vous trouverez de quoi vous sustenter à la mode lyonnaise : salade lyonnaise, saucisson brioché, quenelles de brochet, tripailles, tarte aux pralines roses… Pour s’encanailler avec goût !

Un bouchon ? Essayez « Les Fils de la Ferme », une adresse saluée par les gourmets (5 Rue Mouton-Duvernet, 14e arrondissement Paris). Tradition et raffinement sont les maîtres mots de ce restaurant tenu par deux frères dont un ancien disciple de Georges Blanc.

Du côté du 17e, poussez la porte de « Chez Fred » (190 bis Boulevard Pereire), vous ne serez pas déçus. Authentique bouchon lyonnais depuis 1945, il offre un accueil chaleureux, une carte traditionnelle pour des prix raisonnables. Que demander de plus ?

Enfin, si vous êtes à la recherche de bonne charcuterie, direction la « Charcuterie Lyonnaise » (58, rue des Martyrs, 9e arrondissement). Cette belle maison propose des spécialités de première qualité : quenelles, rosette, saucisson de Lyon… Vous avez l’embarras du choix.

Le marché provençal

Première Provence Pression, une bonne adresse provencale à Paris

Au cœur du Marais, il fait bon flâner dans l’épicerie « Première Provence Pression » (7 rue Ste-Croix de la Bretonnerie, 4e arrondissement). Avec son charme tout provençal, cette boutique ne vous laissera pas indifférent(e). Paniers, bocaux, conserves… tout est beau. Goûtez les navettes, confectionnées quotidiennement sur place.

Et vous, quelles sont vos adresses régionales préférées dans la capitale ?

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Quelles expos voir à Paris ce printemps ?

« Les Tudors » au Musée du Luxembourg

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La famille des Tudors s’invite au Musée du Luxembourg jusqu’au 19 juillet pour notre plus grand bonheur. En contrepied de l’image qu’en donnent traditionnellement le cinéma et la littérature, cette exposition vous dévoilera (sans concession) les secrets du mythe des Tudors. Une première en France.

On y va pour : se plonger dans l’histoire d’une dynastie emblématique qui régna sur l’Angleterre à l’aube de la Renaissance.

Le « peintre des peintres » au Grand Palais

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La grande rétrospective que le Grand Palais consacre à Vélasquez jusqu’au 13 juillet est l’occasion de (re)découvrir le plus célèbre peintre de l’âge d’or espagnol. Très moderne, le « peintre des peintres » – tel que le surnommait Manet – a su se jouer des codes tout en représentant le pouvoir en place (il fut le peintre officiel de Philippe IV).

On y va pour : admirer l’un des plus beaux nus de l’histoire de la peinture, « La Toilette de Vénus », dans laquelle la déesse est portraiturée… de dos !  Un pied de nez aux codes établis.

« L’enfant terrible de la mode » au Grand Palais

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Jean Paul Gaultier s’offre une rétrospective magistrale jusqu’au 3 août dans les salles voisines du Grand Palais. Avec audace, il a vêtu les hommes en marinières et en jupes, mis les sous-vêtements sans dessus dessous, fait défiler Beth Ditto et un homme en mariée. Découvrez ses plus belles créations de 1970 à nos jours.

On y va pour : s’immerger dans l’univers extravagant et impertinent du pape de la mode, à travers une exposition réalisée en collaboration avec la Maison Jean Paul Gaultier à Paris.

« La Môme Piaf » à la BNF

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Si vous avez aimé le film « La Môme », vous aimerez certainement l’exposition consacrée à Edith Piaf jusqu’au 23 août à la BnF. Un must si vous aimez Paris et l’une des plus célèbres chanteuses du XXème siècle français. Vous y découvrirez  comment cette jeune fille du peuple est devenue plus qu’un vrai symbole en incarnant une véritable ode à l’amour.

On y va pour : voir « La Vie en rose ». « Non, vous ne regretterez rien » !

« Les clefs d’une passion » à la Fondation Louis Vuitton

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Si la vocation première de la Fondation consiste à soutenir et à promouvoir la création contemporaine, l’exposition d’art moderne « Les clefs d’une passion » marque le début d’une longue série d’expositions dédiées à l’histoire de l’art. Matisse, Léger, Delaunay, Mondrian… On ne se lasse pas d’admirer les œuvres des plus grands artistes du XXe siècle. Un haut-lieu culturel parisien à découvrir sans plus tarder !

On y va pour : voyager sans quitter Paris, grâce aux prêts des plus grands musées internationaux (le MoMA et le Guggenheim de New York, la Tate Modern de Londres, le Musée Pouckhine de Moscou, le Munch Museum d’Oslo…).

Save the date!

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Et pour profiter de toutes ces expositions à moindre frais, on réserve sa soirée du samedi 16 mai pour profiter de la Nuit européenne des musées. Durant toute la nuit, on se cultive, on s’émerveille… et c’est gratuit ! Tout le programme ici (valable également sur les collections permanentes des musées partenaires).

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3 quartiers de Paris qui font rêver les touristes

Montmartre, le quartier de la Tour Eiffel, Saint-Germain-des-Prés… Ces quartiers aux noms évocateurs attirent les touristes des quatre coins de la planète. On vous emmène aujourd’hui à la rencontre de ces 3 quartiers incontournables de la capitale.

Une balade romantique sur la butte Montmartre

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Le Sacré-Cœur est l’un des sites les plus visités de la capitale. Le quartier très prisé de la butte Montmartre est propice à de belles balades. Du sommet de la butte, admirez la vue imprenable sur la ville. Pour vous y rendre, vous pouvez au choix arpenter les ruelles pittoresques de la butte, ou bien gravir les 270 marches menant à la Basilique du Sacré-Cœur, dont une petite visite s’impose, si le cœur vous en dit (oui, c’était facile) !

Une visite incontournable du quartier de la Tour Eiffel

20090430-parisLe quartier de la tour Eiffel ne manque pas d’attraits non plus. Vous pouvez faire un tour au Musée du Quai Branly, puis remonter la Seine en direction du monument qui constitue LE symbole de Paris, l’incarnation de la France à l’étranger : la tour Eiffel. Du haut de ses quelques 300 mètres, la Dame de fer offre une vue à couper le souffle sur les plus beaux monuments de la capitale. Pour monter dans la tour, il faudra vous armer de patience, à moins de réserver vos billets sur internet pour éviter la longue file d’attente. Accordez-vous ensuite une pause salutaire au Jardin du Champ-de-Mars.

Une balade culturelle au cœur de Saint-Germaine-des-Prés

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Saint-Germain, c’est tout un poème… Ce quartier vivant est très apprécié pour ses terrasses, ses boutiques, ses galeries et ses ruelles pittoresques. Pour apprécier l’atmosphère unique de ce quartier, vous pouvez simplement vous asseoir à une terrasse d’un de ses cafés mythiques (le Flore, la Brasserie Lipp, Les Deux Magots…).

Et oui, le Paris touristique a toujours de quoi nous faire rêver !

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Paris fait les tendances

La grisaille saisonnière vous gagne ? On vous livre les adresses des nouveaux hotspots qui vont vous redonner la pêche.

Tables et cafés à la mode, espaces culturels en vogue… Découvrez les nouveaux lieux parisiens dans l’air du temps, pour un pied de nez à la morosité ambiante.

Après avoir séduit San Francisco, Londres ou Melbourne, la vogue des coffeeshops fait des ravages dans la capitale. Essayez donc Holybelly, un cofeeshop ouvert par des Français revenus de Melbourne, côté Canal Saint-Martin. Au menu : du bon café importé de la nouvelle Brûlerie de Belleville, des plats faits maison (bonite de Saint-Jean-de-Luz laquée au soja et légumes croquants, sandwich jambon de Paris, tomme au foin, huile de truffe et petite salade, pumpkin & apple pie…) et un grand sens de l’hospitalité, s’il vous plaît (19 rue Lucien Sampaix, Paris 10e, sans réservation).

HolyBelly

Parmi les nouvelles tables parisiennes proposées par de jeunes chefs, le Restaurant Caffè Stern tient le haut du pavé. Prenez une ancienne boutique de graveur (un certain Stern), bijou du passage des Panoramas classé monument historique. Magnifiez-le sous l’œil du designer Starck lui-même (petits salons aux boiseries sombres, animaux empaillés…). Ajoutez le chef star de la péninsule italienne, Massimiliano Alajmo. Vous obtiendrez un café-restaurant italien dans le top des meilleures adresses parisiennes d’Alain Ducasse ! A bon entendeur… (47 passage des Panoramas, Paris 2e, 01 75 43 63 10).

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Pour une pause réconfortante, le salon de thé Lily of The Valley vaut le détour. S’il offre un vaste choix de très bons thé, c’est pour ses excellentes pâtisseries bio (carrot cakes, tarte aux fruits, cookies sans gluten…) et sa déco renversante qu’on y va, avec son plafond couvert de plantes, le clou du lieu (rue Dupetit-Thouars, Paris 3e) !

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Côté consommation locale, on lève notre chapeau à Julien et Joseph, les cofondateurs des boutiques « Au bout du champ », qui proposent depuis peu une nouvelle façon de consommer les fruits et légumes. Avis aux « locavores » : ces boutiques en libre-service (grâce à des casiers), ouvertes 7j/7, de 8h à 22h, offrent des produits frais et de saison, issus de l’agriculture paysanne, cultivés dans un rayon de 100 km et récupérés le matin même. Une initiative responsable qui va vous changer d’ère (Levallois-Perret, 4 rue Camille Pelletan et Paris 17e, rue des Dames).

Au bout du champ

Par ici les news culture

Cela n’a pas pu vous échapper, un nouveau lieu d’exception dédié à l’art contemporain vient d’ouvrir ses portes au bois de Boulogne : laFondation Louis Vuitton. Pour y découvrir la collection permanente (Ellsworth Kelly, Olafur Eliasson, Christian Boltanski…), ou l’exposition temporaire consacrée à la construction de l’édifice signé Franck Gehry (jusqu’au 16 mars 2015), ou encore pour les concerts et les performances… Vous n’avez que des bonnes raisons de vous y rendre (8 avenue du Mahatma Gandhi, Paris 16e).

Fondation Louis Vuitton

Vous avez toujours rêvé de participer à une vente aux enchères, mais vous trouvez les prix inaccessibles ? Sous l’impulsion de Cédric Mélado et Lucie-Éléonore Riveron, la Maison FauveParis fait un pied de nez aux classiques maisons d’enchères parisiennes pour attirer une clientèle jeune et novice. Des expositions longues (de deux à quatre semaines), des ventes organisées le soir, un mix de styles et d’époques (street art, jouets anciens, objets asiatiques…) et un beau catalogue conçu comme un magazine d’art. Paris n’a pas fini de vous surprendre.

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Au fil des ponts de Paris

Que serait Paris sans la Seine ni ses ponts ? Certainement pas la plus belle ville du monde ! Ses 37 ponts offrent un balcon avec vue sur les plus beaux monuments de la capitale. Passerelles entre deux rives, monuments d’architecture, vitrines de la ville, témoins de l’histoire passée et à venir… ils sont devenus, au fil du temps, des personnages à part entière. Venez, nous vous les présentons !

Du plus célèbre au plus romantique en passant par le plus américain et le plus photogénique, nous vous proposons de découvrir les ponts les plus emblématiques de Paris.

Commençons par la passerelle Simone-de-Beauvoir. Réservée aux circulations « douces » (piétons et cyclistes), son architecture unique vous fera néanmoins voir la vie comme des montagnes russes.

Passerelle Simone de Beauvoir

Déambulons ensuite vers le pont Neuf, qui est, comme son nom ne l’indique pas, le plus vieux pont de Paris. Imaginez que ce pont date du XVIIe siècle !

Pont Neuf

En continuant vers l’Ouest, nous voici arrivés au pont des Arts, dit « Pont des Amoureux » en raison des innombrables cadenas que les couples du monde entier y accrochaient en symbole de leur amour, selon une coutume bien établie. Mais désormais, c’est terminé (préservation du patrimoine oblige). On pourra toujours se consoler en prenant des « selfies » en amoureux (« Love without locks »)…

Pont des Arts

On ne vous présente plus le pont Alexandre III, l’un des symboles de la capitale (avec la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe) et parmi les plus connus au monde. Admirez-y la vue panoramique sur les Invalides, le Petit et le Grand Palais, ainsi que sur la tour Eiffel ! Sous le pont, une boîte de nuit branchée s’est installée pour le plus grand bonheur des fêtards (le Showcase, 2000 m² de dancefloor).

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Le pont le plus (tristement) « people » ? Assurément le pont de l’Alma, qui a vu s’éteindre la princesse Diana lors d’un accident de voiture, le 30 août 1997. C’est aujourd’hui un lieu de recueillement pour tous les admirateurs de « Lady Di », au pied de la Flamme de la Liberté, réplique grandeur nature de la flamme de la Statue de la Liberté.

Pont de l'Alma

Poursuivons notre promenade par le pont Bir-Hakeim : avec ses deux étages (le premier pour les voitures et les piétons et le viaduc au-dessus pour le métro), il est sans doute l’un des plus photogéniques. De nombreuses scènes de film et de séries y ont été tournées (InceptionBenjamin GatesDexter…). Vous y apprécierez la vue dégagée sur la Tour Eiffel. Un lieu privilégié pour faire de la photo.

Pont de Bir-Hakeim

Plus loin, on aperçoit la silhouette de la Statue de la Liberté… Eh oui, il s’agit d’une réplique de la célèbre statue construite par Bartholdi ! Avec les tours du quartier Beaugrenelle, ce monument donne à la capitale française de faux airs de New York. Le pont de Grenelle est définitivement le pont le plus américain de Paris.

Pont de Grenelle

La promenade touche à sa fin avec le plus haut pont de Paris, lepont du Garigliano (18 mètres au-dessus du niveau de la Seine). Depuis 2006, il accueille une œuvre d’art à ciel ouvert, « Le Téléphone », de Sophie Calle et Franck Gehry, une grande cabine téléphonique en forme de fleur. Mais plus pour longtemps : la Mairie de Paris projette de la déplacer…

Pont Garigliano

Enfin, voici le 38ème pont de Paris, le pont-trampoline, conçu en 2012 par le cabinet d’architecture Atelier Zündel Cristea, dans le cadre du concours « Un pont à Paris » sur le thème du bonheur urbain (3e prix du concours). 94 mètres de long, 30 mètres de large, trois bouées en membrane PVC et un filet de trampoline au centre… Si ce pont ne verra sans doute jamais le jour, il mérite au moins le titre du pont le plus gonflé de la capitale !

Pont trampoline

 

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Le street art fait son show

À l’occasion de la FIAC, grande messe de l’art contemporain, le collectionneur d’art Nicolas Laugero Lasserre (par ailleurs directeur de l’Espace Pierre Cardin et fondateur du club « Artistik Rezo ») assurera lui-même, ce samedi 25 octobre, la visite guidée de l’exposition consacrée à sa collection personnelle à la Maison des Arts de Créteil.

Présentée jusqu’au 13 décembre prochain, cette 30ème exposition du jeune collectionneur intitulée « In/Out » réunit une cinquantaine d’œuvres d’une trentaine d’artistes, talents émergeants et grandes pointures du street art (peinture, collage, pochoirs, mosaïque…).

Lors de cette visite exceptionnelle, c’est en collectionneur passionné qu’il parlera de ses œuvres fétiches, parmi lesquelles la célèbre affiche de soutien à la candidature de Barack Obama en 2008 par l’Américain Shepard Fairey, les rats atomiques de Roa, le pied de nez à la publicité de Mr. Propre par Dran, mais aussi les œuvres de Banksy,  JR, Invader et Jef Aérosol, pour ne citer qu’eux.

Nicolas Laugero Lasserre devant une fresque de 10m réalisée pour l'exposition par Gris1 et Térez
Nicolas Laugero Lasserre devant une fresque de 10m réalisée pour l’exposition par le duo Gris1 et Térez

Une collection itinérante

Reconnue pour sa qualité et sa diversité, la collection de Nicolas Laugero Lasserre se caractérise par son itinérance. N’ayant pas l’écrin nécessaire dans le petit appartement parisien du collectionneur, ses œuvres voyagent dans tout l’Hexagone, des galeries aux foires d’art contemporain en passant par les mairies, jusqu’en Belgique. Chaque exposition est un record d’audience attirant néophytes et initiés. « J’ai un stock », confesse-t-il. « Je cauchemarde quand ça reste dans le stock ».

Le stock ? Plus de 300 œuvres de street art, qu’il considère comme « LE mouvement artistique du début du XXIe siècle. » Sa « collectionnite aigüe » le pousse même, en 2011, à vendre son appartement afin d’agrandir sa collection. Interrogeant les clivages sociaux et les rapports humains, c’est la portée sociale et politique de cette forme d’art qui l’intéresse, plus que son esthétisme.

Vue d'ensemble de l'exposition In/Out
Vue d’ensemble de l’exposition « In/Out »

« Plus que d’argent, une collection est question de passion »

Nicolas Laugero Lasserre partage sa collection par plaisir de faire rayonner l’art, mais aussi pour tenter d’insuffler aux jeunes générations le goût de se lancer dans la même aventure. « Partager et transmettre cette passion de l’art est devenu pour moi une priorité », déclare-t-il, aimant à rappeler que « l’on peut acheter de très bonnes œuvres à quelques centaines d’euros ».

Ce collectionneur humble et inspirant prône l’art pour tous et considère la culture comme « salvatrice, parce qu’elle est irremplaçable pour ouvrir les esprits, les rendre plus tolérants et aussi les distraire ». Selon lui, « il faut désacraliser l’art. Et ce mouvement accessible au plus grand nombre, né dans la rue, permet à tous de se l’approprier. » Nul doute que cette exposition fera naître des vocations…

Obama par Shepard Fairey
Shepard Fairey, « Vote » (2008), sérigraphie couleur, 5000 ex.
Dran, "Mr Propre" (2011), peinture aérosol et brush (acétone) sur toile
Dran, « Mr. Propre » (2011), peinture aérosol et brush (acétone) sur toile
JR, "The wrinkles of the city" (2011)
JR, « The wrinkles of the city » (2011)
Jef Aerosol, "Sitting Kid" (2008), pochoir
Jef Aerosol, « Sitting Kid » (2008), pochoir

« In / Out »
Jusqu’au 13 décembre
Visite guidée par Nicolas Laugero Lasserre : samedi 25 octobre, de 10h à 11h30

Maison des Arts de Créteil (Place Salvador Allende, Créteil)
Du mardi au samedi, 13h-18h30, et les soirs de représentation
Entrée libre

Au Mouffetard, la marionnette fait sa rentrée

Le Mouffetard – théâtre des arts de la marionnette entame une nouvelle saison réunissant les générations sous le signe de l’audace et du cosmopolitisme. Avec sept nouvelles créations pour les petits et les grands, la programmation 2014-2015 atteste du dynamisme et de la créativité de la nouvelle garde marionnettique internationale.

Le théâtre de marionnettes est un art mal connu, souvent réduit à un divertissement enfantin. Bien des spectacles de marionnettes sont certes destinés aux jeunes, mais une vaste production s’adresse aussi à un public d’adultes, portée avec exigence et créativité par des artistes de la scène contemporaine.

C’est ce qu’illustre la nouvelle programmation du Mouffetard – théâtre des arts de la marionnette qui, depuis sa naissance en 1992, ne cesse de réunir les publics autour de spectacles pour tous les âges. Si Couac d’Angélique Priant se destine aux bambins de 3 ans, le Mouffetard propose cette année des pièces tout public parmi lesquelles Krabat de Michael Vogel et Christiane Zanger, ainsi que le spectacle d’lka Schönbein, Sinon je te mange.

Dans un esprit d’ouverture à l’international, cette nouvelle saison promet également de faire découvrir aux spectateurs des créations issues des scènes norvégiennes, belges et américaines. Sans oublier la 8e édition de la Biennale internationale des Arts de la Marionnette, le rendez-vous annuel incontournable du théâtre de marionnettes.

Soleil couchant ou le théâtre de marionnettes réinventé

À l’occasion du lancement de la programmation 2014-2015, le Mouffetard présente Soleil couchant, créé en février 2014 par la compagnie belge « Tof Théâtre« . Cette pièce à destination des adultes offre le spectacle émouvant d’un vieil homme veuf au crépuscule de sa vie, appréhendant avec chagrin le temps qui a passé.

Sur la plage, il s’affaire, malhabile et tremblant sous l’effet de la maladie, accumulant les maladresses et les signes de la démence sénile – il renverse de la bière sur sa chemise en portant un verre à ses lèvres, coupe le pan trop long de sa cravate et essuie tour à tour son nez, ses lunettes, son verre et sa cravate avec son vieux mouchoir usé.

Soleil Couchant, Tof Théâtre, Mouffetard

Mais, sous le masque de la marionnette, derrière les yeux hagards et l’expression figée, apparaissent les émotions d’un personnage sensible. Sans un mot, ce vieillard nous dit tout – de lui, du temps qui passe – du temps qui fuit –, de son amour vivace pour sa défunte épouse. Égrenant sa vie dans une poignée de sable qu’il fait couler lentement comme un sablier, la nostalgie du temps passé l’étreint. Ce personnage profondément humain apparaît comme un homme amoureux, recueilli dans le souvenir de celle qu’il aime encore, humant son parfum sur un foulard qui semble lui avoir appartenu.

Soleil couchant perturbe les règles traditionnelles du théâtre de marionnettes en offrant le marionnettiste au regard du spectateur par la manipulation à vue. Ce parti pris est d’autant plus audacieux que le marionnettiste prête ses propres bras et jambes à la marionnette. Dans ce procédé inhabituel et fascinant qu’est la manipulation directe, la personne et le personnage font corps. Preuve en est que le théâtre de marionnettes n’a pas fini de nous surprendre.

Soleil couchant au Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette

Mouffetard – théâtre des arts de la marionnette
73 rue Mouffetard, 75005 Paris

Niki de Saint Phalle, une « nana » radicale

Audacieuse, engagée, radicale… C’est ainsi qu’on découvre l’œuvre de Niki de Saint-Phalle dans la rétrospective qui lui est consacrée au Grand Palais jusqu’au 2 février prochain. En deux cents œuvres et archives (dont beaucoup inédites), se décline la personnalité explosive d’une artiste aux partis pris forts et assumés. La violence, dans tous ses états et toutes ses dimensions : c’est l’angle inédit qu’a choisi Camille Morineau, la commissaire de cette exposition très attendue, la plus grande dédiée à l’artiste depuis vingt ans.

« Domestiquer ses dragons »

À coup de couteaux, hachoirs, armes et autres objets contondants, le thème de la violence ponctue le travail de Niki de Saint Phalle comme un leitmotiv obsédant. L’épisode de l’inceste paternel, dont la petite fille de onze ans fut victime, la marque au fer rouge et la pousse droit dans les bras de l’art : « Peindre calmait le chaos qui agitait mon âme. C’était une façon de domestiquer ces dragons qui ont toujours surgi dans mon travail. » (Harry and me. The family years, 1930-1960). Pour échapper aux affres de la dépression, elle écrit et surtout, s’adonne à ses pinceaux et à ses gouaches, devenant l’une des premières plasticiennes féminines du XXe siècle. « J’ai eu la chance de rencontrer l’art parce que j’avais, sur un plan psychique, tout ce qu’il fallait pour devenir une terroriste », conclut-elle avec le recul des années.

La Mort du Patriarche (1972), Niki de Saint Phalle
La Mort du Patriarche (1972)

Dans son oeuvre, le thème de la violence a la part belle et rares sont ses contemporains à y accorder un tel intérêt. Première femme plasticienne, Niki de Saint Phalle est aussi l’une des premières artistes femmes à peindre la violence. Comme le souligne la commissaire de l’exposition, c’est un « double scandale, une double provocation ». Le patriarcat, le racisme, l’inceste, l’Eglise… Autant de prétextes pour tirer sur le monde qui l’entoure – jusqu’à sa propre peinture.

Heads of State, Study for King Kong (1963)
Heads of State, Study for King Kong (1963)
Grand Tir - Séance gallérie J (1961), Niki de Saint Phalle
Grand Tir – Séance gallérie J (1961) : la performance consistait à tirer sur des panneaux où étaient fixés des objets symboliques (objets en plastique, galets, grains de café) et des poches de peinture multicolore recouverts de plâtre blanc, provoquant une explosion de couleurs.

Une héroïne et ses Nanas

« J’ai décidé très tôt d’être une héroïne. L’important était que ce fut difficile, grand, excitant ! » (Traces. Une autobiographie). C’est ainsi que Niki de Saint Phalle crée, dès 1965, les Nanas, ces sculptures de femmes-monuments à l’image de l’héroïne qu’elle veut être. Vêtements colorés, formes opulentes, sauts de chat désinvoltes… Ces déesses calypiges évoquent en tout point la joie et la liberté. Mais elles n’en portent pas moins l’esprit revendicateur de l’artiste. Niki de Saint Phalle invente une féminité différente des standards de l’époque, loin des couvertures de magazines des Elle et Vogue pour lesquels elle posa. Ces femmes surdimensionnées représentent, selon elle, « le monde de la femme amplifié, la folie des grandeurs des femmes, la femme dans le monde d’aujourd’hui, la femme au pouvoir ». Appelant de ses voeux un « Nana Power », l’artiste anticipe les problématiques féministes.

Les Trois Grâces (1995-2003), Niki de Saint Phalle
Les Trois Grâces (1995-2003)

Et parfois, la féminité fait peur, comme dans la série des Mariées qui met en scène des mort-vivantes côtoyant la destruction. L’œuvre de Niki de Saint Phalle oscille sans cesse entre joie et tragédie, ce qui la rend si fascinante et mystérieuse.

Cheval et la mariée (1964), Niki de Saint Phalle
Cheval et la mariée (1964)

L’art pour tous

Passionnée de culture populaire, cette « sacré nana » voulait proposer un art accessible au plus grand nombre, ambition qui prit forme dans ses grands projets architecturaux publics élaborés en collaboration avec son mari Jean Tinguely. Fontaines, parcs pour enfants, jardins ésotériques et maisons habitables furent érigés pour toucher un public hors des musées, comme La Fontaine Stravinsky (Paris, 1983) ou Le Jardin des Tarots (1978-1998). Ces œuvres à ciel ouvert rappellent à la postérité l’incroyable fusion amoureuse et artistique de ceux que l’on a coutume d’appeler les « Bonnie and Clyde de l’art ».

Vue du Jardin des Tarots (Capalbio, Italie)
Vue du Jardin des Tarots (Capalbio, Italie)


Le Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

Nouvelle carte traiteur du Marais

Le Traiteur du Marais : collection automne-hiver 2014-2015

À l’abri des regards indiscrets, dans un hôtel particulier du XVIIe siècle situé au cœur du Marais, siège un traiteur parisien de prestige auquel les plus grandes marques françaises confient l’organisation de leurs événements : Le Traiteur du Marais. Pour la rentrée 2014, la maison présente deux nouvelles cartes inventives dédiées à la gastronomie et à la mixologie. Une collection de pièces gastronomiques et cocktails haute couture à l’image de ses illustres clients – parmi lesquels Kenzo et Swarovski.

De nouvelles pièces cocktails aux saveurs inédites

Créées par le chef Vincent Bessou, les pièces cocktails, mises en vedette sous des cloches de verre tels des bijoux précieux, se dévorent déjà avec les yeux. Et le palais n’est pas déçu. Parmi la sélection des quinze petits fours couture, la régressive « Sucette Foie Gras Tagada » associe des saveurs inédites, réveillant nos amours enfantines et flattant notre plaisir d’un mets fin. L’amuse-bouche « Écrin céleri pistache » nous invite au mariage heureux d’un fruit et d’un légume. Sans oublier la pièce star de la soirée, baptisée « Survivor » : une mignardise à base de verre de farine, ingrédient insolite qui en surprendra plus d’un. En réinventant sa carte avec tant d’audace, Le Traiteur du Marais confirme ainsi son positionnement : à l’avant-garde des tendances gastronomiques.

Des cocktails « made in France »

Premier traiteur parisien à proposer une offre « Mixologie », Le Traiteur du Marais a misé sur la crème de la crème des chefs barmen en s’associant à Stephen Martin, meilleur mixologiste français 2009. Son concept ? Faire revivre la tradition des limonadiers des XIXe et XXe siècles. Ce virtuose du cocktail (et du coquetel) – le coquetel est au bar français ce que le cocktail est au bar américain – a récemment ouvert un bar, le premier à Paris entièrement consacré au cocktail (« À la française », 50 rue Léon Frot dans le 11e arrondissement). Une collaboration à la pointe de la tendance.

Issus d’une sélection 100% française des meilleurs spiritueux de notre patrimoine (curaçao breton, calvados normand, absinthe, vermouth, whiskys….), les créations de cette nouvelle carte se dégustent comme le nectar des dieux. Un breuvage rafraîchissant ? Le coquetel « Herba Fresca » (Suze, gin français, eau tonique, concombre et spray d’essence de romarin). Un classique revisité ? « Le Boulevardier à la française », né en 1927, composé de cognac, de Suze, de vermouth rouge et de zeste d’orange. Un péché mignon ? « La Parisienne », coquetel floral et fruité : purée de framboises, liqueur de crème de Noyaux, liqueur d’Aloe Vera et spray d’essence de romarin. Les cocktails les plus « trendy » de la rentrée !

Coquetel Herba Fresca
Le coquetel « Herba Fresca » © Hervé Goluza BD

Le Traiteur du Marais, le luxe du palais

Fondé en 2004 par Cédric Moindrot (groupe Reynier Marchetti), Le Traiteur du Marais propose un service sur mesure adapté à tous types d’événements professionnels et privés : lancements de produit, soirées de gala, fashion weeks, journées presse, cocktails dînatoires, mariages… de la composition de la carte à la mise en scène finale. Il estampille les événements parisiens les plus « hype » de sa signature gastronomique unique, alliant créativité, raffinement et originalité et distillant un ingrédient magique dont il a le secret : le rêve.

Le Traiteur du MaraisLe Traiteur du Marais
81 rue des Archives, 75003 Paris – 01 42 36 05 35
infos@traiteur-marais.com

Partie d’échecs

Il est 21 heures 30. Dans cet écrin de culture qu’est le théâtre du Petit Hébertot, les spectateurs piaffent d’impatience dans l’attente du lever de rideau. Rotterdam la nuit, drame écrit et mis en scène par Charif Ghattas, va bientôt les plonger dans une tension latente.

Nous sommes dans un hôtel de Rotterdam où trois sœurs sont réunies par la mort imminente de leur mère. Mais le vrai drame se joue dans cette chambre, entre ces trois sœurs : là, éclatent jalousie, rancœurs et non-dits.

Malgré leurs différences, toutes trois expriment le même besoin d’être aimées et reconnues. Mais les tentatives d’exprimer leur amour les unes pour les autres restent vaines. La bataille des ego mène à l’agonie. Ces retrouvailles avortées signent la mort de la relation sororale, piégée dans les incompréhensions et les mésententes. La mère s’éteint, tout comme disparaît la possibilité d’une communication future entre le trio infernal.

Cette pièce évoque avec justesse la déliquescence des rapports familiaux et l’échec de la communication. Le repli sur soi, le rire mesquin et le sarcasme mènent inexorablement ces trois soeurs au silence et au rejet.

Une huis-clos familial porté avec brio par trois jeunes actrices, Célia Catalifo, Juliette Dol et Coralie Emilion. Une pièce poignante, bouleversante par ses échos à l’histoire personnelle de chacun d’entre nous. Rotterdam la nuit ou le drame d’une nuit où tout bascule.

Rotterdam la nuit
Théâtre Le Petit Hébertot
78 boulevard des Batignolles – 17ème arr.
Une pièce proposée par Artistik Rezo.