Facil’iti : une solution d’accessibilité numérique pour les « handinautes » et les seniors

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Facil’iti qui commercialise depuis 2017 une solution innovante permettant d’améliorer l’accessibilité des sites internet et intranet.

« Les troubles visuels, moteurs et cognitifs des personnes en situation de handicap et des seniors affectent leur relation aux écrans et les empêchent de naviguer facilement sur internet. Facil’iti est né du désir de lutter contre cette exclusion numérique et de rendre internet accessible à tous », raconte Frédéric Sudraud, président et fondateur de Facil’iti, à Limoges. Ancien directeur marketing et développement chez Geodis, il reprend en 2003 les rênes de l’agence Iti Communication alors en dépôt de bilan et relance la croissance de l’entreprise avec la création de sa filiale Facil’iti. 

Un outil d’inclusion digitale 

Cette startup propose une expérience de navigation plus confortable aux personnes en situation de handicap et aux seniors en adaptant l’affichage des sites internet et intranet à leurs troubles visuels, moteurs ou cognitifs, permanents ou temporaires. Élargissement de la zone de clic pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, ajustement des contrastes pour les personnes souffrant de cataracte, grossissement des caractères pour les seniors… L’outil, qui a nécessité 5 ans de R&D et fait l’objet de constants enrichissements, ne modifie pas le code du site mais y apporte une surcouche visuelle indépendante programmée par un algorithme breveté.

« On fait le lien entre l’innovation digitale et l’inclusion sociale en prenant en compte l’individu », souligne Frédéric Sudraud. Accessible sur tout type d’appareil (ordinateur, tablette et smartphone) et gratuit pour l’internaute, il est très simple d’utilisation : une fois le profil configuré en fonction des besoins et des handicaps de la personne, l’affichage des pages est paramétré automatiquement sur les sites équipés. Et facturé 350 euros par mois aux éditeurs via un système d’abonnement. 

Une nouvelle forme d’accessibilité numérique au niveau mondial 

La solution Facil’iti a déjà été adoptée par 500 sites (des grandes entreprises du secteur bancaire, de l’assurance et de la grande distribution, mais aussi des collectivités et des sites d’État) et par 450 000 utilisateurs. Elle continue d’être déployée en France et à l’international, notamment en Asie et en Amérique du Nord.

La startup, classée 3e innovation mondiale dans la catégorie « services » au CES 2016, a reçu 23 récompenses du mondedu numérique, du handicap, de la silver économie, du e-commerce et de la RSE. Après avoir intégré Station F en 2018, la jeune pousse a rejoint cette année les incubateurs de Showroomprivé et de LVMH. Avec un chiffre d’affaires d’1,1 million d’euros, elle a agrandi ses locaux, prévoit d’embaucher de nouveaux collaborateurs et prépare une levée de fonds jusqu’à 10 millions d’euros pour soutenir sa croissance. L’humain et l’innovation étant au cœur de son ADN, elle s’est mobilisée durant la crise du Covid-19 en offrant l’outil aux organismes publics qui en ont fait la demande.

Chiffres clés :

  • Lancée en 2017
  • 500 sites 
  • 450 000 utilisateurs
  • 5 années de R&D 
  • + 18 000h de conception
  • 1 200 modifications possibles sur sites internet et intranet

Article pour La Tribune / Bpifrance

X-Fab : la relocalisation des produits électroniques

Dans le cadre du plan de relance « Soutien à l’investissement dans des secteurs stratégiques pour la résilience de notre économie », X-FAB vient de recevoir une subvention de l’État d’un montant de 5,7 millions d’euros pour le développement et la mise en œuvre à l’échelle industrielle de procédés technologiques innovants. 

Premier groupe de fonderie analogique/mixte à fabriquer des tranches de silicium pour circuits intégrés analogiques-numériques en tant que fonderie pour le compte de clients, X-Fab a reçu 5,7 millions d’euros de subvention de l’État sur un projet total de 21 millions d’euros. 

Cela relève de la volonté de l’État de réindustrialiser et de transférer vers la France une partie de ses technologies asiatiques et de ses activités de l’automobile. 

Le support financier du Programme Résilience favorise la relocalisation de technologies automobiles à haute valeur ajoutée jusqu’alors fabriquées en Asie sur le site de X-FAB France. Il va permettre une mise sur le marché rapide d’une première gamme de technologies automobiles à forte valeur ajoutée et va accélérer sa compétitivité.  

« Ce support financier est un vrai bol d’air permettant l’accélération de nos efforts d’industrialisation », déclare Carole Mossant, Directrice Transformation et Relations Publiques. « Le transfert de technologie est complexe et long. Tout est une question de timing et nous devons absolument être prêts pour capturer la reprise et la croissance du marché. » 

Ce projet finance du temps d’ingénieur et de technicien pour l’industrialisation, les tests de qualification et dans une moindre mesure les amortissements liés à des équipements spécifiques à ces technologies. Cela permet des investissements en Recherche & Développement, l’industrialisation et à terme la production, mais aussi le maintien de l’emploi et de futurs recrutements. 

Conserver les compétences en France, protéger ses acteurs locaux. C’est une question d’indépendance et de souveraineté nationale et européenne. 

Un enjeu d’attractivité 

Ce support financier donne de la visibilité à la filière du semi-conducteur et de la micro-électronique, ses enjeux et sa valeur ajoutée. 

« L’État a été très à l’écoute des industriels. Dès le premier jour de la crise Covid, il y a eu une vraie réaction gouvernementale sur ces filières. Il y a une vraie connaissance du secteur et de ses enjeux », poursuit la directrice. 

X-FAB 

X-FAB est une fonderie spécialisée et leader dans le développement et la production de puces silicium pour circuits numériques ou analogiques intégrés. Située à Corbeil-Essonnes, l’usine de fabrication X-FAB France est la plus grande du groupe en Europe. Elle dispose de 15 000 m2 de salles blanches utilisées et d’une capacité d’expansion de 9 000 m2 supplémentaires pour répondre à la demande future

Chez X-FAB, nous combinons une solide expertise spécialisée dans les technologies avancées de traitement de signaux analogiques et mixtes avec un excellent service, un haut niveau de réactivité et de support technique ce qui fait de nous l’un des leaders mondiaux sur le marché du semi-conducteur.

Nous offrons à nos clients un large éventail de technologies et une capacité de fabrication suffisante pour répondre à la demande croissante sur les applications de signaux analogiques / mixtes. Nos tranches sont basées sur des technologies allant de 0,13 à 1 micromètre. Nous proposons également des technologies spécialisées telles que les procédés SiC et MEMS.

Les produits fabriqués à partir des technologies d’X-FAB sont principalement utilisés dans les domaines d’application de l’automobile, l’industrie, la communication et le médical.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Ervor : le dernier fabricant français de compresseurs d’air accéléré par Bpifrance

Basée à Argenteuil dans le Val-d’Oise, la PME spécialiste des compresseurs d’air depuis plusieurs décennies a intégré l’Accélérateur PME industrielles de Bpifrance en janvier 2020. Ce programme d’accompagnement intensif, qui s’étend sur 2 ans, vise à révéler le potentiel des PME françaises, les inscrire sur des trajectoires de croissance pérennes et les faire jouer collectif.

Dernier concepteur et fabricant sur mesure de compresseurs d’air en France, la société Ervor fait partie de la nouvelle promotion du programme Accélérateur PME industrielles de Bpifrance. Spécialisée à l’origine dans le démarrage pneumatique des gros moteurs diesel (groupes électrogènes de secours et moteurs de propulsion sur les navires), elle s’est repositionnée sur l’ingénierie de l’air comprimé depuis que Laurent Vronski, petit-fils du fondateur, en a repris les rênes en 1993. 

« La mission de l’accélérateur est double : injecter des vitamines aux entreprises en leur donnant accès à un programme très intéressant avec des formations de premier ordre et rapprocher des entreprises susceptibles de s’aider mutuellement à grandir », indique le PDG. 

Des synergies pour créer des solutions globales 

Pour Laurent Vronski, « Bpifrance joue un rôle de fédérateur et d’entremetteur très performant et agit comme une plateforme de mise en relation, à l’image d’une abeille qui transporte le pollen de fleur en fleur ». Le dirigeant a déjà participé à 2 réunions en plénière et suivi deux formations stratégiques, dont une sur le leadership et une autre sur les nouveaux business models. Et cela n’est que le début. « Cela incite à réfléchir sur des problématiques en groupes, permet de confronter des opinions et des expériences. Ce programme créé des synergies et permet d’attaquer des marchés avec une réponse globale en concevant des solutions à plusieurs », commente-t-il.

Un lieu d’échanges sur des problématiques communes

En « échangeant très librement » avec les autres dirigeants d’entreprises membres du programme, Laurent Vronski s’est aperçu qu’ils rencontraient des problématiques communes, même si elles s’articulaient dans des secteurs différents. Par exemple la gestion d’équipe ou la rapidité du changement des modèles. 

Selon le dirigeant, les espaces économiques se reconfigurent avec un baricentre qui se déplace vers l’Asie – un enjeu important pour Ervor. Des changements encore plus importants s’annoncent dans les 10 ans à venir : changement de comportements des clients avec des départs à la retraite imminents, changements géopolitiques, économiques… « On aura de plus en plus besoin de PME agiles et novatrices en termes de solutions. Chez Ervor, nous voulons grandir mais pas grossir. Le digital va continuer à modifier la manière dont nous menons nos affaires et concevons nos produits. L’idée est que désormais les entreprises chassent en meute », déclare-t-il.

Chiffres clés d’Ervor

  • Création : 1945
  • Effectifs : moins de 45 salariés
  • Des produits de 5 kg à 50 tonnes 
  • Export d’air dans 38 pays (90% de leur production)

Article pour La Tribune / Bpifrance

Travailler dans une entreprise sans bureau : l’exemple de B.LIV Champagne

Armonie Bellepeau Crochet, co-fondatrice de B.LIV Champagne, a fait le choix de ne pas avoir de bureau fixe. Avec une équipe répartie dans toute la France, elle souhaite prouver que ce modèle a un impact positif sur le fonctionnement de l’entreprise.

La crise sanitaire a fortement favorisé l’accélération du télétravail. Certaines entreprises en ont même profité pour adopter un fonctionnement en 100 % distanciel. C’est le cas de B.LIV Champagne, une marque initialement positionnée sur l’événementiel en B2B. Cette « Digital Native Vertical Brand » – entreprise née sur les réseaux sociaux par et pour les jeunes – s’est en effet réorientée durant le confinement vers le e-commerce et a fait le choix de ne plus avoir de bureau fixe. Un nouveau modèle pour l’entreprise qui offre de la flexibilité et la possibilité à ses salariés de travailler n’importe où.

Rapide retour en arrière. En 2014, Armonie Bellepeau Crochet découvre la fabrication du champagne lors de ses premières vendanges dans le domaine familial de son amie Estelle Hecht et tombe amoureuse du métier. De cette amitié et de cette passion commune naît B.LIV Champagne. Mais en 2020, la co-fondatrice devient digital nomade. Après être passée par Paris puis Bordeaux, elle a posé ses valises à Lisbonne. Ce qui ne l’empêche pas d’échanger en permanence avec ses équipes.

Apprendre à manager différemment

Répartis entre Paris, Lyon, Reims, le Sud de la France et Lisbonne, toutes les collaboratrices de l’entreprise travaillent à distance grâce aux outils digitaux collaboratifs (Slack, Notion…). Chefs de projets, freelances et stagiaires sont recrutés non sur des critères géographiques mais sur leurs compétences. La souplesse est également de mise en termes d’emploi du temps, que « chacun gère en fonction de ses besoins et de ses contraintes. Certains sont plus du matin, d’autres du soir. Si l’un de nous a envie de faire une sieste dans l’après-midi, c’est possible tant que les objectifs sont remplis à la fin de la semaine. Nous ne sommes plus à l’horaire mais à l’objectif », explique la dirigeante qui souhaite avant tout valoriser l’autonomie et la liberté. « Cela correspond à notre mode de vie et notre mode de fonctionnement », ajoute-t-elle.

Comme dans une entreprise classique, les équipes se réunissent régulièrement. Le vendredi soir, elles font le point sur les to-do lists de chacune et établissent leurs missions au mois et à la semaine. Le lundi matin, une session de brainstorming permet d’échanger sur leurs idées et projets. Des réunions sont organisées par mini-session d’une après-midi sur certains projets qui nécessitent un travail d’équipe. Et pour créer de la cohésion, elles se retrouveront mensuellement en séminaire en présentiel à partir du mois de mai sur le site de l’exploitation, à Berru en Champagne.

Ce fonctionnement requiert de « penser différemment et d’être plus disponible, mais c’est au service d’un bien-être général qui est génial », souligne Armonie Bellepeau Crochet. En tant que manager, elle se doit désormais de valoriser la responsabilité individuelle et de faire en sorte que ses collaborateurs prennent confiance en eux, loin d’un management infantilisant. « Nous leur apprenons à poser les limites », conclut-elle.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Medical Z mise sur le marché américain pour son développement

Leader mondial des vêtements compressifs post-opératoires, Médical Z propose une large gamme de produits destinés à faciliter la vie des patients (gamme pour grands brûlés, traitement des cicatrices, produits de chirurgie reconstructrice et esthétique…). 

Fondée en 1981 par André Zagamé, l’entreprise propose une large gamme de produits destinés à faciliter la vie des patients (gamme pour grands brûlés, traitement des cicatrices, produits de chirurgie reconstructrice et esthétique…). « À la demande des chirurgiens plastiques, mon père a développé une méthode industrielle pour fabriquer des vêtements compressifs destinés aux patients brûlés militaires, comme une seconde peau élastique sur mesure », raconte son fils Yann Zagamé. À son arrivée dans l’entreprise en 1993, après 5 ans de carrière dans l’informatique, il part à la conquête du marché américain.

De Seattle à San Antonio

« Les Américains ont vu nos produits lors de grands congrès mondiaux, notamment celui de la société des grands brûlés en 1987 », raconte-t-il. « C’est un marché de niche où tout le monde se connaît. Comme nous étions à la genèse de ce marché, il nous a été facile de nous faire connaître. Nous n’avons pas eu de problème d’image de marque. » La preuve, après des essais cliniques concluants, l’US Army a choisi les produits Medical Z pour équiper ses militaires grands brûlés.

L’aventure américaine démarre en 1989 avec une petite unité de production à Seattle. Mais cette localisation n’est pas optimale pour le développement de l’entreprise. En cause : le climat hivernal difficile mais surtout les 9 heures de décalage horaire avec Saint-Avertin en Touraine où la société a implanté son site de production français. Pour pallier ces problèmes, et se rapprocher de son plus gros client historique, l’entreprise déménage à côté du Centre des Brûlés militaires de San Antonio en 1993. Autres avantages de cette installation au Texas pour Medical Z : la présence de personnels qualifiés, un taux d’imposition et des prix de l’immobilier moins élevés que dans d’autres États.

Un deuxième site de production

Suite au déremboursement des vêtements compressifs avec l’Obama Care, Medical Z – qui jusque-là travaillait exclusivement pour le Centre des Brûlés – se tourne vers la chirurgie esthétique et plastique. « Ce segment représente aujourd’hui 80 % de notre activité industrielle et 100 % de notre rémunération », poursuit Yann Zagamé, parti en 2013 aux États-Unis pour y assurer le développement du groupe. Ses missions : trouver des nouveaux canaux de distribution, embaucher des commerciaux, former le personnel, etc. « Nous avons un représentant dans chaque État où nous sommes présents et dominons 100 % du process commercial », indique-t-il. Parallèlement, la PME a de nouveau déménagé son unité de production américaine à Houston. Depuis la fin du mois d’avril 2021, celle-ci a doublé pour atteindre 1 000m2 et 25 salariés supplémentaires.

Présent dans les 3 États clés de la chirurgie esthétique et plastique aux États-Unis (Californie, Texas et Floride), Medical Z souhaite étendre son périmètre en 2021 dans 5 autres États, où la population de chirurgiens américains est la plus importante : Illinois, Wisconsin, Caroline du Nord, Caroline du Sud et Pennsylvanie. Un salarié basé localement fera la promotion des produits auprès des PME. A terme, l’entreprise souhaite mailler l’ensemble du territoire américain avec la présence de 25 commerciaux.

Les clés du succès à l’international : adaptation et diversification

Présent dans une trentaine de pays, le groupe connaît une croissance de 7 à 8 % par an. Il affiche un chiffre d’affaires d’une dizaine de millions d’euros en Europe et de 2 millions de dollars aux États-Unis en 2020. Pour préserver cette croissance, l’entreprise se tourne, depuis quelques années, vers un nouveau marché : la chirurgie thoracique et viscérale. Elle a notamment développé, en 2019, une gamme de sous-vêtements dont un tout nouveau soutien-gorge post-mastectomie. L’entreprise adapte également ses produits aux réglementations locales, patronne ses produits en fonction des morphotypes locaux et réalise des recherches spécifiques en fonction des différentes techniques chirurgicales. Elle développe par exemple de nouveaux produits en phase avec des méthodes de chirurgie comme le transfert de graisse, beaucoup pratiqué aux États-Unis.

Article pour La Tribune / Bpifrance

La Manufacture Horlogère Vuillemin à l’heure de la French Touch

Fabricant de mouvements mécaniques d’horloges comtoises depuis 1969, la Manufacture Vuillemin reconnue depuis 2012 comme Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) et inscrite depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, s’exporte désormais à l’international.

« Notre stratégie consiste à proposer des produits qui ont 50% de mécanique et 50% l’âme française. La French Touch fonctionne très bien à l’international », affirme Philippe Vuillemin, gérant depuis 2010 de la Manufacture éponyme. Il faut dire que depuis la reconnaissance de l’entreprise comme EPV en 2012, puis son inscription depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, la marque aux savoir-faire d’excellence s’est assuré une renommée à l’international.
Les comtoises Vuillemin s’exportent aujourd’hui dans le monde entier (Suisse, Allemagne, Italie, Espagne, Norvège, Canada, Mexique, Chine, Hong-Kong, Australie…). « Nous aimerions nous développer davantage », déclare Philippe Vuillemin, travaillant actuellement sur un projet au Pérou.

Un process d’exportation qui passe également par une réflexion sur le packaging des montres. Pour faciliter leur transport, les horloges sont prêtes à poser. À la clé : pas de manipulation ni de risque de casse lors de l’envoi. Et en cas de problème, la Manufacture peut s’appuyer sur tout un réseau d’horlogers à travers le monde. « L’avantage de l’horlogerie est qu’elle est universelle. Il y a des réparateurs dans tous les pays du monde. »

Un second souffle pour l’horloge comtoise

Ce qui distingue l’horloge “Vuillemin” de sa célèbre grande sœur la comtoise, c’est la modernité de son design. Plus de cadran en émail ni de fronton en laiton : les mouvements sont apparents – « on voit le temps se faire », souligne le dirigeant. L’acier a été remplacé par de l’inox, le laiton par du plaqué or… « Nous avons une forte valeur ajoutée sur les matériaux », ajoute-t-il. Travaillant auparavant pour des designers, la Manufacture Vuillemin a désormais sa propre collection, composée d‘une vingtaine de modèles, qui s’étoffe avec 2 ou 3 nouveaux produits chaque année : un modèle dans la tendance déco de l’année, un autre doté d’un mécanisme assez innovant et une collaboration d’envergure avec un artisan d’art « coup de cœur » (ébéniste, marbrier…) dans un rayon géographique très proche.

« Après 40 ans durant lesquels le quartz était à l’honneur, c’est difficile de promouvoir à nouveau l’horloge mécanique », raconte Philippe Vuillemin. Site internet, réseaux sociaux, visites du showroom et de l’usine… La Manufacture s’applique à mettre en situation ses mécanismes horlogers dans une démarche pédagogique. Deux fois par an, elle expose au salon Maison et Objet qui lui donne accès à une clientèle internationale.

Article pour La Tribune / Bpifrance

SpaceSense, fer de lance du spatial français

Créée en 2019 par Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, la startup deeptech SpaceSense souhaite rendre les informations issues de l’imagerie satellite accessibles à toutes les industries.

Plus 1,3 million d’hectares monitorés de façon quotidienne dans une dizaine de pays, sur 3 continents. Grâce à une technologie basée sur l’intelligence artificielle (IA) et l’imagerie satellite, jusque-là uniquement utilisée par les industries militaire et pétrolière, SpaceSense simplifie l’utilisation des images satellites des sols. Pour développer une solution globale et personnalisable, Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, ont entamé deux collaborations d’envergure avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d’études spatiales (CNES).

Démocratiser le New Space

« Le CNES nous aide au plan technique en nous mettant en contact avec des laboratoires et nous offre l’accès à des financements. Dernier en date, le Fonds French Tech Seed de Bpifrance à hauteur de 250 000 euros », précise Sami Yacoubi. Dans le cadre de son incubation dans l’ESA Business Incubation Centre (BIC), la startup bénéficie des contacts de l’ESA et postule à de nombreux appels d’offres de la part de l’agence spatiale pour développer de nouvelles fonctionnalités. « Notre ambition est de démocratiser le New Space et d’être l’un des fers de lance du spatial français », déclare-t-il.

La startup vient de lever 1 million d’euros afin de financer leur technologie d’automatisation des modèles en cours de développement. Cette opération lui a également permis de recruter 2 docteurs en intelligence artificielle et en imagerie satellite, ainsi que 3 autres profils techniques très expérimentés, mais aussi de s’entourer d’experts sur ses 3 grandes problématiques – agriculture, spatial et IA.

Des cas d’usages dans les secteurs de l’agriculture

L’accès aux images satellites permet notamment de veiller à la santé des cultures (vérifier l’humidité des sols, détecter les zones où il y a un problème, observer les évolutions) afin d’aider les agriculteurs à baisser leur consommation d’eau et de fertilisants. C’est aussi une solution de contrôle en matière de stockage de carbone – « un sujet très tendance avec la création des labels bas carbone », comme le rappelle le co-fondateur. Parmi ses clients, des agritech qui accompagnent les agriculteurs via des applications mobiles ou desktop dans la digitalisation de leurs opérations et le monitoring de leurs actions.

Dans le secteur de l’assurance, cette solution permet également de mieux identifier et prévenir de multiples risques agricoles. La startup travaille aussi sur la problématique du gonflement des sols argileux à l’origine de dégâts dans les fondations des habitations causés par la sécheresse. À la clé : gain de temps, réduction des coûts (sur une problématique qui représente à ce jour 1 milliard d’euros en France) et impartialité. « Plus notre solution devient accessible, plus des cas d’usages apparaissent », conclut le dirigeant.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Brasserie Mascaret, la pépite girondine

La brasserie artisanale Mascaret a été créée il y a 11 ans « contre vents et marées » par Fabrice et Pauline Rivière. La TPE girondine, qui emploie désormais 10 salariés dont 2 apprentis, produit la meilleure bière blonde bio du monde. Retour sur les réussites et les challenges de cette entreprise familiale. 

Bpifrance : Racontez-nous les débuts de la Brasserie Mascaret

Fabrice Rivière : Nous étions profondément convaincus d’avoir une âme d’entrepreneur. Brasseurs amateurs passionnés par la bière, nous nous sommes lancés en 2010 après avoir vécu 1 an et demi en Irlande du Nord. Au début, il n’y avait pas de brasserie en Gironde. Les gens pensaient que produire de la bière au pays du vin, cela ne pouvait pas marcher. Du jour au lendemain, on a affaire aux collectivités locales, aux banques, on se retrouve sous le coup de nombreuses normes qui relèvent de notre responsabilité. Arriver là où nous en sommes nous a demandé beaucoup de travail. Nous avons mis en place les outils pour y arriver. Étant très attachés au bio, nous avons fait énormément de pédagogie pour rassurer les clients en leur faisant goûter nos produits lors de portes ouvertes et d’animations sur des marchés et dans des magasins. Il y a eu beaucoup de succès mais aussi quelquefois des échecs.

Comment vous êtes-vous développés ?

F. R. Nous avons très rapidement fait face à une croissance assez forte qu’il fallait financer. À ce moment-là, on peut tomber dans un cercle vicieux : travailler beaucoup et investir peu. Nous avons embauché un salarié et avons peu à peu investi dans du matériel. Puis en 2017, la brasserie a pris une tout autre ampleur avec une capacité de production bien supérieure –3 000 hectolitres de bières par an. Nous nous sommes recentrés sur notre territoire en déménageant dans des locaux plus grands au Bouscat, une commune limitrophe de Bordeaux. Nous réalisons 80% de notre chiffre d’affaires en Gironde, l’essentiel en BtoC. Nous avons choisi de travailler en circuit court en installant notre outil de production au cœur de la zone urbaine, au plus près de nos clients. En tant que petite entreprise artisanale, nous sommes très fiers des 2 médailles d’or que nous avons reçues sur nos bières au concours mondial World Beer Awards 2019 et au Salon de l’agriculture de Paris en 2020. C’est le signe que nous sommes sur la bonne voie.

Comment avez-vous financé vos investissements ?

F. R. Au départ, nous avons dû hypothéquer notre maison. En 2017, la situation n’était plus la même : le bilan était propre, ce qui nous a permis de recevoir une subvention de la région Nouvelle-Aquitaine et de l’Europe pour l’achat de nouveau matériel, et de bénéficier d’un financement classique avec un pool bancaire. Au total, nous avons investi pour un montant d’1 million d’euros.

Quels sont vos challenges et vos projets actuels ?

F. R. Aujourd’hui, la question se pose de savoir si nous passons encore une autre marche : celle du marché national pour lequel nous sommes désormais sollicités, avant l’export. Car nos médailles nous portent au-delà des portes de la Gironde. Tous les feux sont au vert et nous pourrions aller plus loin. Malgré la crise, nous avons réussi à finir l’année en légère baisse. C’est très difficilement accessible pour une entreprise familiale de faire entrer des capitaux. Nous anticipons le risque mais restons optimistes. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

L’essor de l’apprentissage en ligne : quels effets sur le management d’entreprise ?

La crise a joué un rôle d’accélérateur sur la montée en puissance de la formation à distance. Modification de l’organisation et de la vie de l’entreprise, plus grande implication du manager dans la formation du collaborateur… La généralisation du e-learning change la relation entre managers et collaborateurs. 

Avec la crise, la digitalisation de la formation s’est accélérée à une vitesse sans précédent. Le digital est désormais le nouveau standard de la formation professionnelle – l’un des rares secteurs qui n’étaient pas encore digitalisés. C’est ce que révèle l’enquête réalisée cet été par Unow sur l’impact de la crise sur les compétences et les stratégies de formation des entreprises auprès de 600 fonctions RH et formation d’entreprises de plus de 250 salariés en France. Yannick Petit, CEO de cet organisme de formation spécialisé dans la formation en ligne, a observé cette année « une vraie bascule du marché » et un « changement de paradigme » : le pur distantiel a concerné en 2020 une grande majorité des formations contre 5 et 10% en 2019. « Intégrer du présentiel répondra désormais à un impératif pédagogique », indique Yannick Petit.

Des changements organisationnels 

Le management doit surmonter plusieurs obstacles : degré d’adhésion, temps de travail, freins stratégiques (récompenser et évaluer les différents niveaux de compétence)… Selon Laurent Villanueva, PDG d’E-Nov Training, une start-up toulousaine spécialisée dans le e-learning sur mesure, la formation en ligne nécessite un changement organisationnel. Le format digital permet une modularisation et une individualisation des parcours de formation. « Il est essentiel de proposer des formations adaptées qui correspondent à la culture, à la stratégie et aux moyens de l’entreprise », précise le dirigeant. La création d’une formation sur mesure découle ainsi d’une analyse du public cible (milieu social, situation géographique, niveau de connaissance des outils informatiques…).

Selon la même étude, 71% des répondants pensent que la modalité dominante sera désormais le blended learning, une formule hybride mixant présentiel et distanciel au sein d’un même parcours pédagogique. Pour Karim Ameur, ingénieur pédagogique et fondateur du jeune organisme de formation edset, « c’est le format idéal entre autonomie et accompagnement personnalisé ». 

Le nouveau rôle des managers L’essor des formations en ligne facilite le rôle des managers en « fédérant les collaborateurs et en boostant leur implication », selon Laurent Villanueva. « Le manager est beaucoup plus impliqué dans la formation de son collaborateur. Il devient une vraie partie prenante de sa montée en compétence en recevant des notifications de son évolution », ajoute Yannick Petit. Le manager a également pour rôle d’accompagner et de protéger le calendrier de son collaborateur afin de s’assurer du bon déroulé de la formation. Il lui faudra ainsi réorganiser les priorités pour rendre la formation compatible avec le travail.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Coup d’envoi du Big Tour à Vieux-Boucau : la fête de l’industrie française

Pour la deuxième année consécutive, la caravane du Big Tour sillonnera toute la France pour valoriser les entreprises du pays et insuffler à tous l’énergie d’entreprendre. L’enjeu cette année : revitaliser le tissu économique. Première étape mercredi 29 juillet à Vieux-Boucau dans les Landes.

La grande tournée française de l’entrepreneuriat débutera à Vieux-Boucau, en région Nouvelle-Aquitaine. « Le Big Tour répond à un objectif national : mettre en valeur l’industrie française avec sa modernité, ses besoins en recrutement et en compétences auprès d’une population jeune, à travers un message à son image (activités sportives, spectacles, concerts…). C’est une bonne idée de créer cet événement pour que les jeunes s’intéressent à l’industrie, cela reflète une image très positive du secteur qu’on aurait du mal à donner autrement. Le spectacle lui-même est facteur d’attractivité, c’est impressionnant. Les gens sont séduits », déclare Pierre Froustey, maire de la commune et Président de la Communauté de Communes de Maremne Adour Côte sud (MACS).

Valoriser les entreprises locales et raviver l’énergie entrepreneuriale

Le Big Tour sera l’occasion pour la commune de révéler aux yeux du territoire national ses richesses locales, notamment ses 10-15 entreprises les plus significatives dans l’agro-alimentaire, le monde du surf et le bâtiment. Cette station balnéaire incontournable des Landes a en effet des caractéristiques peu connues, avec une économie très forte portée par le tourisme, le commerce et l’industrie du bâtiment. Un territoire dynamique au plan démographique (70 000 habitants dans la communauté de communes avec une progression 4 fois supérieure à la moyenne nationale) dont le maire entend développer la puissance économique. C’est aussi un territoire innovant avec l’un des premiers espaces de construction virtuelle qui utilise la technologie du BIM (maquette numérique du bâtiment) et qui se distingue dans l’Économie Sociale et Solidaire. « Il faut valoriser la notion d’entrepreneuriat, surtout dans le contexte actuel : montrer qu’on peut adopter un état d’esprit positif, agir, rebondir, construire l’avenir et donner l’énergie d’entreprendre – autant de facteurs de limitation du risque sanitaire. Venez nous rejoindre lors du Big Tour, on va faire quelque chose de beau ! », lance-t-il enthousiaste.

Partenaire de la tournée cette année encore sur les 21 étapes, Live Nation présentera chaque soir plusieurs artistes dont les chanteurs Gaumar, Patrice et la danseuse Fauve Hautot, aux côtés de DJ et de musiciens locaux. Pour Angelo Gopee, Directeur Général de Live Nation, « c’est important d’aller à la rencontre des Français dans les villes et les petits villages pour présenter de nouveaux artistes. Le Big Tour est un événement collaboratif et participatif dans les régions. L’idée est de donner envie aux jeunes d’entreprendre et de continuer à montrer qu’il y a du positif, qu’on est solidaires et qu’on peut réaliser des choses. Il faut garder cette lueur d’espoir. » Depuis 2010, Live Nation est le 1er producteur de spectacles au monde (40 000 concerts, soit 1 concert tous les quarts d’heure et entre 1 500 et 1 600 concerts par an en France). La tournée du renouveau s’annonce festive ! 

Article pour La Tribune / Bpifrance

L’Atelier Tuffery : la plus ancienne manufacture française de jeans

Au cœur des Cévennes, l’Atelier Tuffery est une entreprise familiale créée en 1892, à la tête de laquelle 4 générations se sont succédées. Julien Tuffery, l’arrière-petit-fils du fondateur, en reprend les rênes en 2016 avec son épouse Myriam. Une success story made in France, entre héritage d’un savoir-faire traditionnel et modernisation.

L’histoire de l’Atelier Tuffery remonte à la fin du XIXe siècle avant l’invention du prêt-à-porter. En 1892, Célestin Tuffery, maître tailleur confectionneur à Florac et arrière-grand-père de l’actuel dirigeant, travaille la toile de Nîmes, un tissu économique, pratique et facile d’entretien adapté aux besoins des ouvriers des chemins de fer.

Une histoire écrite sur 4 générations

La seconde génération est réquisitionnée comme tailleurs dans les usines pour confectionner des uniformes. Puis sous l’influence américaine, l’Europe voit débarquer la grande mode du jean, symbole de liberté, d’émancipation et de rébellion. Chaque jour pendant 50 ans, 60 « petites mains » fabriquent des centaines de jeans à l’atelier.

À partir de 1980, le père et les deux oncles de Julien Tuffery reprennent l’entreprise – « ce sont encore les belles années », précise-t-il. Mais en 1985, débute l’ère de l’industrialisation qui ravage la production textile française dont plus de 80 % est délocalisée au Moyen-Orient, au Maghreb et en Asie. Résultat : en l’an 2000, la manufacture ne compte plus que 3 salariés. Des artisans passionnés portés par une éthique et des valeurs qui vont perpétuer le savoir-faire de la maison.

Un nouveau souffle entre artisanat et modernité

Après 30 ans sans investissement, l’Atelier Tuffery était voué à disparaître quand Julien en reprend la gérance avec Myriam, 4e génération à la tête de l’entreprise familiale. Tous deux ingénieurs dans l’industrie, ils ne se destinaient pas à reprendre le flambeau. Mais passionnés par un savoir-faire transmis par le père et les oncles de Julien – qui, dans ses plus jeunes années, « finissait ses devoirs sur la table à coudre et cousait aussitôt ses devoirs terminés » –, ils restructurent et développent la manufacture plus que centenaire comme une startup, un « chantier colossal ». « Nous revalorisons le métier de mon arrière-grand-père avec les techniques modernes de commercialisation, de communication et de digitalisation », explique-t-il.

Depuis 4 ans, l’Atelier Tuffery est florissant et compte désormais 20 employés. « Engagés dans une démarche de croissance à long terme, nous sommes de vrais passionnés de Made in France et défendons l’importance du local et d’une meilleure consommation. Nous voulons avant tout proposer une mode pointue », déclare-t-il. La manufacture, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires sur le web, se tourne aujourd’hui vers l’avenir : école de formation, extension de l’atelier pour multiplier par quatre sa surface de production, solutions digitales… « Nous sommes des e-commerçants de proximité, très attachés au territoire historique de l’atelier. Nous avons la chance de travailler et de vivre dans un cadre exceptionnel – le Parc National des Cévennes. Internet conjure l’isolement géographique et nous rapporte la valeur intégrale du produit », souligne le dirigeant, fier de son positionnement.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Rachat de Moulin BTP par Razel-Bec : opération réussie

Après 59 ans d’existence, l’entreprise familiale Moulin BTP, présente sur le marché régional du BTP en région Auvergne-Rhône-Alpes, a été rachetée en février 2019 par le groupe Razel-Bec. Le point sur les étapes de cette acquisition avec Paul Moulin, ancien PDG de Moulin BTP.

Le bon acheteur au bon moment. Créée par Fernand Moulin en 1961 à Bourgoin-Jallieu, la PME familiale Moulin BTP a fait le choix de la cession pour prospérer dans le temps. Après avoir successivement intégré les 4 fils du fondateur – Jean, Guy, Paul et Christian –, elle a rejoint récemment le groupe Razel-Bec afin de pallier ses difficultés financières. Cette opération significative pour le marché du BTP français permet de pérenniser l’activité de l’entreprise Moulin BTP, qui trouve un nouveau souffle en s’adossant à une société solide financièrement. 

Du changement sans bouleversement

Le fils du fondateur, Paul Moulin, admet que ce rachat a suscité beaucoup d’interrogations de la part de ses équipes. « Les 6 premiers mois ont été sources d’inquiétude et de préoccupation. L’ajustement des méthodes de travail dans les services transverses (gestion, finance, RH…) a été le point le plus délicat ». Après quelques échanges et les jours qui passent, les salariés ont compris que leur quotidien n’allait pas être chamboulé et qu’il n’y aurait que quelques ajustements. « Globalement, nous n’avons rien changé et tout s’est bien passé. Nous avons redimensionné le parc matériel, réorganisé les services transverses, engagé un contrôle strict de la gestion des chantiers. »

« Le champ des possibles s’est élargi »

Près de deux ans après l’opération, l’intégration n’est plus un sujet – « nous avons trouvé le mode d’emploi », assure-t-il. « L’entreprise a plutôt bien rebondi et se montre très résistante face à la crise. Cela n’a pas été facile mais nous avons atteint nos objectifs. Aujourd’hui, toutes les actions menées portent leurs fruits. »

Grâce à ce rachat, le leader régional du BTP est mieux armé pour faire face à l’année 2021. Les équipes travaillent efficacement, ce qui permet aux dirigeants de se concentrer sur le développement. « Nous continuons à nous inscrire dans une politique de performance et une dynamique positive de croissance, avec des embauches et des investissements maîtrisés à la clé. Ce rachat a élargi le champ des possibles. Nous avons désormais accès à plus d’opérations », affirme Paul Moulin. Pour le groupe Raser-Bec qui a acquis 95 % des activités de Moulin BTP en région Auvergne-Rhône-Alpes, ce rachat permet de poursuivre sa stratégie de renforcement du maillage territorial et conforte sa présence en Isère, avec deux agences de travaux publics situées à Bourgoin-Jallieu et à Brignoud.

Chiffres clés : 

  • Création : 1961 
  • Effectif : 140 salariés 
  • 60 à 70% de commande publique 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Telaqua : la startup qui rend l’irrigation intelligente

Parmi les entreprises qui mettent le numérique au service de la planète, la startup Telaqua propose aux agriculteurs des solutions connectées pour optimiser l’irrigation de leurs cultures. 

Fuites, vannes qui ne se déclenchent pas, pression trop basse… La gestion de l’eau est un enjeu clé pour les agriculteurs. Pour pallier ces nombreux aléas, Telaqua leur permet d’optimiser leur consommation d’eau via une application simple et intuitive basée sur l’intelligence artificielle. Ces solutions connectées les aident à surveiller, piloter et automatiser leur système d’irrigation grâce à des capteurs connectés. L’objectif : limiter le gaspillage de l’eau et s’assurer que chaque plante reçoive la bonne quantité d’eau au bon moment.

Un déploiement à l’international dès sa conception

Ce projet d’irrigation connecté a été conçu par Nicolas Carvallo, franco-chilien et CTO de Telaqua, à la faveur d’échanges avec son père, expert en systèmes d’irrigation qui gère 10 000 hectares au Chili. « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un marché au Chili mais aussi en France et en Europe sur cette problématique. Nous avons réalisé les premiers prototypes en région PACA avant de lancer le projet », raconte Sébastien Demech, CEO, ingénieur de formation. Face aux bons résultats obtenus au Chili, avec une consommation d’eau divisée par trois et une productivité multipliée par deux, l’entreprise s’est développée en France, en Espagne, au Portugal et en Côte d’Ivoire.

Telaqua installe des capteurs de pression, des sondes d’humidité et des vannes connectées. Moyennant un abonnement, l’utilisateur reçoit sur son smartphone des données de mesure de sa consommation d’eau et du débit, une alerte en cas de problème, et peut déprogrammer l’arrosage ou le reprogrammer s’il a plu. Très simple à utiliser, l’application ne nécessite aucun pré-requis ni formation préalable. Le système d’irrigation automatique est actuellement en phase de développement avec des laboratoires publics. 

Une levée de fonds pour industrialiser la solution  

En avril dernier, la jeune pousse a bouclé une levée de fonds de 400 000 euros avec MakeSense et deux fonds d’investissement. « Notre solution est en phase d’industrialisation », explique Sébastien Demech. « Grâce à cette levée de fonds, nous avons investi massivement sur la partie produit pour commercialiser des milliers d’exemplaires et avons optimisé l’application en travaillant sur la R&D et l’intelligence artificielle. » Les trois co-fondateurs comptent sur une deuxième levée de fonds en janvier 2021 afin de poursuivre l’industrialisation et commercialiser entre 700 et 1000 capteurs l’an prochain.

Chiffres clés : 

  • Lancement en avril 2018
  • 3 associés, 7 salariés
  • Une centaine de capteurs à travers le monde
  • Présent sur 3 continents
  • 80% de son chiffre d’affaires à l’international
  • Installation de chaque capteur en moins de 10 minutes 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Femmes dirigeantes : un enjeu de performance

Gouvernance féminisée et performance économique des entreprises semblent liées. Le point avec Dunya Bouhacene, Présidente de Women Equity Partners, initiative dédiée au soutien des PME de croissance dirigées par des femmes.

« Les PME dirigées par des femmes affichent des caractéristiques de surperformance avec une rentabilité en moyenne supérieure de 1,5 à 3,1% selon les secteurs, à celle des PME dirigées exclusivement par des hommes, et ce, à profil tout à fait comparable en termes de taille moyenne, répartition au sein des classes de chiffres d’affaires, ventilation sectorielle », indique Dunya Bouhacene. « Ces femmes excellent malgré de nombreuses contraintes de visibilité, de reconnaissance, de faible intégration dans les réseaux d’affaires traditionnels et de financement en capital. » Le programme Women Equity a pour mission de construire un écosystème favorable afin de majorer l’impact économique, financier, social et sociétal des entreprises dirigées par des femmes et ainsi concourir à l’émergence de champions régionaux, nationaux, et internationaux.

Les PME françaises dirigées par des femmes, des entreprises surperformantes

« Dans un horizon encore très genré, les dirigeantes de PME ont à déconstruire de nombreux biais et attendus pour se positionner. Il s’agit fréquemment de profils exceptionnels issus de la méritocratie républicaine et dotés d’une grande vélocité intellectuelle », explique Dunya Bouhacene. « Plus fortement diplômées en moyenne que leurs homologues, elles disposent d’une très fine connaissance de leur secteur d’activité après 15 à 20 ans d’expérience professionnelle. » 

Les chances de succès d’une entreprise s’accroissent en même temps qu’augmente le nombre de femmes dans sa gouvernance. Une étude de McKinsey publiée en 2013 montrait déjà que les entreprises dont la gouvernance est la plus mixte ont un résultat opérationnel de 48% supérieur à celles qui ont une gouvernance 100% masculine.

L’exemple de Daudin 

Chaque année depuis 10 ans, les Palmarès Women Equity saluent 50 entreprises aux performances remarquables dirigés par des femmes, sélectionnées parmi près de 40 000 PME et ETI françaises dont les chiffres d’affaires s’échelonnent entre 4 et 150 millions d’euros. Parmi ces top performers, focus sur l’entreprise Daudin, présidée par Stéphanie Jagu. Créée en 1833 et reprise par la famille Jagu en 2008, cette entreprise française spécialisée dans la fabrication de bases de vie de chantier et de remorques pour professionnels s’est considérablement développée depuis la prise de fonction de sa présidente, avec une croissance de 30% annuelle, un chiffre d’affaires de 13,5 millions d’euros en 2020 et un effectif passé de 9 à 56 salariés en 12 ans. L’objectif : atteindre 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et un effectif de 80 salariés d’ici 2024.

Mais si les PME ont intérêt à intégrer davantage de femmes dans leurs comités de direction, « la création reste la principale voie d’accès aux fonctions de direction pour les femmes », souligne Dunya Bouhacene.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Crypto-monnaies : le nouvel “étalon-or” des investisseurs selon Ledger

Après avoir battu records sur records, les cours du Bitcoin ou de l’Ethereum ont explosé fin 2020. Pascal Gauthier, CEO de Ledger, startup française de sécurité spécialisée dans les crypto-monnaies revient sur la très grande convoitise que génèrent ces actifs.

Il est loin le temps où crypto-monnaie rimait avec darkweb. Réservé aux initiés en 2009 lors de sa création, l’utilisation du Bitcoin – à l’instar de ses cousines Ethereum ou Ripple – semble s’être démocratisée, et ce de façon massive. D’après une étude de l’Université de Cambridge, le nombre d’utilisateurs de bitcoins a été multiplié par 3 en 3 ans : on compte aujourd’hui 101 millions de détenteurs – individus, entreprises et institutionnels – à travers le monde, contre 35 millions en 2018. Une augmentation vertigineuse que la crise sanitaire n’a pas freinée.

Le bitcoin, nouvel étalon-or ?

« Les crypto-monnaies sont une valeur de réserve et un vrai cas d’usage. Le bitcoin garde de la valeur au même titre que l’or. Investisseurs, entrepreneurs et spéculateurs parient sur un nouvel étalon-or », explique Pascal Gauthier, PDG de Ledger, rappelant que l’émission de bitcoins est limitée à 21 millions d’unités contrairement aux monnaies fiduciaires comme l’euro ou le dollar. Pionnier du bitcoin depuis 2014 et leader sur le marché des crypto-monnaies en France et dans le monde, l’entreprise sécurise la détention et les transactions en crypto-monnaies pour les utilisateurs individuels et les entreprises en concevant et commercialisant des portefeuilles physiques numériques appelés hardware wallets.

Mais, les crypto-monnaies, orientées vers la spéculation, restent des actifs d’investissement qui n’offrent « pas de garantie par nature ». En effet, ces monnaies virtuelles sont « des actifs spéculatifs et volatils sans retour sur investissement garanti, ce qui fait leur attrait et éloigne en même temps les personnes prudentes », souligne le dirigeant. Alors faut-il continuer à investir dans les crypto-monnaies ? Ledger « ne donne jamais de conseil d’investissement. Cela dépend de la stratégie de chacun. »

Un marché plutôt porteur

Malgré le risque inhérent à tout investissement, « le marché du bitcoin est plutôt porteur », souligne Pascal Gauthier. « On observe des usages dans le monde entier, notamment dans des pays où les systèmes bancaires ont échoué. En Argentine ou au Venezuela par exemple, les crypto-monnaies jouent un rôle de médium d’échange – et pas seulement de stockage de valeur. » Interrogé sur sa vision des crypto-monnaies à 5 ans, le patron de ce futur « géant mondial » nourrit des « espoirs de développement fort pour le bitcoin. Il s’agit d’une technologie, d’un protocole et d’un actif jeune. L’histoire est encore à construire. »

Chiffres clés de Ledger

  • Création : 2014
  • Effectif : 250 collaborateurs de plus de 25 nationalités 
  • Plus de 2 millions de hardware wallets 
  • Une cinquantaine de clients B2B
  • Plus de 165 pays dans le monde 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Fifty Truck, la plateforme intelligente de co-camionnage

Utiliser l’espace vide des camions qui circulent sur les routes françaises, voici le pari que s’est lancé Vincent Roux en créant Fifty Truck en 2015. La startup propose aux transporteurs une solution basée sur l’intelligence artificielle : des algorithmes d’optimisation de trajet.

30% d’espace vide dans les camions qui circulent sur les routes françaises. Une perte considérable à laquelle Vincent Roux veut apporter des solutions. Le dirigeant a fixé pour objectif d’atteindre un taux de remplissage de 100 %. Une ambition réalisable grâce à une intelligence artificielle mise au point pour optimiser les trajets routiers.  

« Nous sommes partis d’un constat : beaucoup de voyages se faisaient à vide dans le transport poids lourds. Or, chaque kilomètre parcouru par un camion représente 1 euro. L’idée était de trouver une solution technologique pour pallier ce manque à gagner ».

Une solution qui augmente le chiffre d’affaires des transporteurs 

À travers son innovation, l’entrepreneur souhaite réduire les intermédiaires et le temps passé en recherche et planification, tout en améliorant la pertinence des rapprochements et en minimisant les consommations de CO2. Après avoir rapidement rassemblé des données grâce à l’intelligence artificielle, Fifty Truck propose des livraisons aux transporteurs pour les aider à optimiser leur chargement et leur éviter ainsi de rouler à vide lors de leur retour sur site. 

Le transporteur lance une recherche de fret sur l’ensemble du parcours du véhicule ; l’outil calcule la pertinence de chaque résultat (kilométrage, détour, chargement) et identifie la réponse transport la plus adaptée auprès de transporteurs partenaires. Fifty Truck a développé ses propres algorithmes, en collaboration avec des sociétés spécialisées dans la cartographie. Une solution qui augmente de 25% le taux de remplissage des camions, et proportionnellement la marge et le chiffre d’affaires. 

Le secteur du transport doit se digitaliser, estime Vincent Roux, qui appelle de ses vœux « une interconnexion des systèmes d’information entre transporteurs pour une pleine exploitation des forces de transports ». Au cœur des stratégies de recherche et développement des entreprises, les solutions innovantes se multiplient pour optimiser les conditions de travail des employés et participer à la décarbonation.

Chiffres clés :

  • Création : 2017 
  • Effectif : 4 salariés
  • + 25% de remplissage des camions
  • 85 à 90 % des algorithmes développés en interne 
  • 1 milliers de transporteurs équipés

Article pour La Tribune / Bpifrance

Les PME doivent monter en compétences sur le Green IT, facteur de croissance

Rendre son informatique plus verte. Une démarche responsable qu’un grand nombre d’entreprises françaises ont amorcé pour réduire leur empreinte environnementale et sociale liée au numérique. C’est également un levier de croissance pour les PME, d’où l’intérêt d’investir dans des compétences en Green IT.

Très complexe, le sujet du Green IT fait appel à un grand nombre de compétences, comme le souligne Romuald Ribault, vice-président de l’Alliance Green IT (AGIT) et spécialiste de la fin de vie des équipements. Pluridimensionnel, il recouvre la dimension écologique du numérique liée au gaspillage et à la destruction du matériel IT, la consommation énergétique relative aux équipements informatiques et l’aspect économique de durabilité de l’investissement.

Investir dans les compétences numériques

« Il y a du progrès : non seulement les PME ont pris conscience des enjeux liés au numérique responsable, mais on observe également un net passage à l’action depuis 2019 avec la mise en place des éco-gestes comme le paramétrage des imprimantes ou mise à l’arrêt des postes de travail le soir », affirme Romuald Ribault, s’appuyant sur le dernier baromètre Green IT qui vise à mesurer la maturité Green IT des entreprises et à alimenter la réflexion collective autour des usages du numérique. « Mais il y a encore un grand manque de compétences, ces entreprises sont un peu perdues sur la manière d’agir », nuance ce passionné de l’IT. De plus, cette démarche est à relativiser car les impacts du numérique sont liés à l’ensemble du cycle de vie d’un produit ou service numérique.

Afin de mesurer l’impact des mesures mises en place, « il faut investir dans une montée en compétences pour se constituer sa propre culture numérique et faire appel à des ressources externes », conseille Romuald Ribault. Selon lui, ces compétences constituent des leviers de croissance qui permettent aux entreprises de développer leur modèle économique ou de le transformer. « Les entreprises françaises ont accès à toutes les compétences et moyens nécessaires (notamment grâce au soutien de l’ADEME et des Chambres de Commerce et d’Industrie) pour placer le Green IT au cœur de leur stratégie. La France a toutes les clés pour développer une filière d’excellence en la matière. Ça vaut le coup d’investir sur ce sujet », déclare-t-il.

Conjuguer performance et responsabilité

Exemple d’engagement en matière de Green IT : l’agence OpenStudio, spécialisée dans les plateformes web sur-mesure. « Cette démarche est un vrai levier de croissance et un cercle vertueux qui conjugue responsabilité, éthique et performance. Plutôt qu’une contrainte, c’est l’opportunité de nous améliorer sur des techniques et de faire monter en compétences nos équipes », souligne Arnault Pachot, son dirigeant-fondateur. Rendre les sites internet plus efficients les rend également plus efficaces pour les utilisateurs avec un affichage plus rapide des pages. « C’est un axe d’amélioration éthique qui va dans le sens d’une excellence technologique », note-il.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Econox : retour sur le rachat d’AD Coup

Acteur de l’économie circulaire, Econox fabrique des conteneurs de récupération pour tous types de déchets (textiles, ordures ménagères…). Retour sur le rachat de son prestataire AD Coup, sa restructuration, son financement et l’intégration des nouvelles équipes.

Basée à Bierne près de Dunkerque, Econox est spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de bornes de collecte design en acier – à l’origine notamment des conteneurs « Le relais » et du module Trilib’ à Paris sur le volet textile. En juin 2019, la PME a racheté AD Coup Littoral, entreprise de découpe laser alors en redressement judiciaire, devenu AD Coup by Econox. Les deux voisines étaient complémentaires, la découpe des pièces composant les containers en acier d’Econox étant systématiquement confiée à AD Coup.

Un rachat stratégique 

Grâce au soutien de Bpifrance, 2,6 millions d’euros ont été investis dans le rachat du fond de commerce et l’installation d’un outil complémentaire de peinture pour le grenaillage, la métallisation et le poudrage de certaines pièces métalliques. « Nous avons réussi à lever 2,6 millions alors que notre chiffre d’affaires s’élevait à 2,8 millions d’euros. C’était audacieux ! », s’enthousiasme Christophe Demassiet, son dirigeant-fondateur, qui développe toute une marque autour d’Econox (Econox Energie, Econox Production, etc.). « J’ai dû convaincre les banquiers et les partenaires du projet de l’intérêt d’acquérir AD Coup en termes de stratégie de développement commercial », indique-t-il. À savoir éviter la fuite de savoir-faire, mais aussi garantir aux clients d’Econox un produit de qualité et se diversifier. Et d’ajouter : « Bpifrance, qui m’a toujours accompagné, s’est porté garant auprès du pôle bancaire dans l’investissement du bâtiment ». Forte de 44 salariés sur les deux entités, Econox peut désormais faire face à de très grands volumes. Chiffre d’affaires prévu grâce à ces investissements : 8 millions d’euros.

10 des 14 emplois sauvés 

En rachetant AD Coup, Econox a sauvé 10 des 14 emplois que comptait la société. « Une entreprise se gère comme une famille. Il faut un chef, un pilote, un guide. C’est important de rassurer les collaborateurs ; notre politique de diversification des activités y contribue. Ils connaissent nos objectifs et sont motivés par le challenge que nous leur proposons », souligne le dirigeant. Ses objectifs sont de maintenir les emplois, de continuer à innover et à « s’amuser à apporter des solutions complètes clé en main ». Econox s’apprête à lancer un équipement capable de produire du fioul domestique à partir de plastiques non recyclables. « Je suis convaincu que tous les déchets devront être triés et revalorisés : les livres, les cheveux, les mégots, les déchets alimentaires… », conclut-il, confiant dans l’avenir d’Econox.

Chiffres clés d’Econox

  • Création : 2013
  • Rachat d’AD Coup : juin 2019
  • 10 emplois sur 14 repris
  • Levée de fonds de 2,9 millions d’euros 

Article pour La Tribune / Bpifrance

StockPro : l’application qui prévient le gaspillage dans le BTP

Bpifrance met régulièrement en lumière des entreprises technologiques à impact positif. Dans le secteur du BTP, StockPro est un acteur de la Tech for good qui contribue à faire bouger les lignes en matière d’écologie. Son application permet aux professionnels du bâtiment de piloter leur stock et de vendre leurs matériaux retours chantiers et fins de série afin de valoriser leur marge et de réduire leurs déchets. 

5 milliards d’euros de matériaux neufs issus des retours chantiers qui sont jetés chaque année. Un problème tant économique qu’écologique que Romain de Garsignies a voulu résoudre en cofondant StockPro. Cette application mobile a « une double proposition de valeur : c’est à la fois un outil de pilotage de stock pour réutiliser ses matériaux dormants et une plateforme professionnelle d’achat et de vente de matériaux neufs en stock », indique-t-il. Cet entrepreneur dans l’âme qui a cofondé plusieurs sociétés dans l’e-commerce, l’énergie solaire et le BTP s’est toujours intéressé au sujet du gaspillage. 

La 1ère place de marché de matériaux de réemploi en France

« Je crois à l’économie circulaire et à une approche collective qui associe tous les acteurs du réemploi – maîtres d’ouvrage et commanditaires », ajoute-t-il. Labellisée GreenTech verte par le ministère de la Transition écologique et solidaire, cette application engagée dans la lutte contre le gaspillage profite à toute la communauté du bâtiment (gérants du BTP, négociants, fabricants, architectes…) et intéresse désormais les distributeurs.

StockPro est également un canal de vente professionnel qui permet d’offrir une seconde première vie à des matériaux neufs invendus pour réaliser une marge supplémentaire, et de commercialiser les fins de séries.Pour mettre un produit en ligne sur la plateforme, l’utilisateur doit scanner le code-barre. Il peut choisir de le vendre ou non une fois le produit numérisé.

Devenir la plateforme référente de réemploi dans le BTP 

L’entreprise a rédigé une clause de réemploi de matériaux neufs que les maîtres d’ouvrage peuvent intégrer dans leurs appels d’offre afin de monitorer et d’encadrer le gaspillage des matériaux. « L’objectif est qu’aucun matériau neuf ne se retrouve dans la benne et d’imposer un pourcentage du marché en matériaux de réemploi », explique Romain de Garsignies. Durant le confinement, l’entreprise a rendu son application gratuite pour tous les professionnels du BTP. Son ambition : devenir la plateforme de référence en France en préemptant 20% du marché des matériaux de réemploi. Sa solution anti-gaspi sera bientôt adaptée au secteur hospitalier. 

StockPro en chiffres :

  • Lancement de l’application en juin 2019
  • Plus de 300 abonnés à l’application de gestion de stock
  • Plus de 10 000 utilisateurs
  • 110 000 matériaux en vente
  • 10 millions de matériaux référencés dans la base de données
  • 6 minutes d’utilisation moyenne sur l’application
  • 60% de réemploi pour chaque utilisateur de StockPro
  • 450 000 entreprises du bâtiment en France

Article pour La Tribune / Bpifrance

– Plus de 150 000 artisans

La digitalisation des PME se poursuit

1 PME sur 3 sans site web en France, plus de 60% des PME qui ne gèrent pas leur visibilité sur les moteurs de recherche… Des chiffres qui en disent long sur le travail que ces entreprises ont encore à accomplir en matière de digitalisation, notamment par la mise en place d’un site web de qualité et d’une stratégie de référencement adaptée.

Même si de fortes disparités existent entre les secteurs d’activités et les zones géographiques, toutes les PME n’investissent pas dans leur présence sur le web. En effet, si la quasi-totalité des 100 PME les plus performantes en France disposent d’un site internet comme le mentionne Le Figaro, 34% des PME françaises n’ont toujours pas de site internet (soit 1 sur 3). C’est ce que révèle l’enquête de Bpifrance sur la transformation digitale des PME réalisée fin 2019 auprès de 1 800 dirigeants de PME et d’ETI. « Sur les 66% restants, une large part dispose d’un site non actualisé et inadapté au référencement naturel », précise Florence Delaune, facilitatrice web chez Marketing Digital Facile, pour qui « toute entreprise a intérêt à être présente en ligne. »

Des entreprises peu digitalisées en plein réveil 

Selon cette même étude, 87% des dirigeants de PME ne font pas du digital une priorité même s’ils y voient une opportunité. Seuls 10% des décideurs interrogés sont pleinement engagés dans la transformation digitale de leur entreprise. « Les dirigeants sous-estiment l’importance de la visibilité web et du référencement », explique Florence Delaune. « Pragmatiques, ils veulent mesurer la rentabilité de leurs investissements et en constater rapidement les bénéfices concrets. Sans calcul de la rentabilité, le digital est vu comme une dépense et non comme un investissement », renchérit Françoise Baron, co-fondatrice et dirigeante de Digital’Ease & Vous, qui s’attelle à calculer les gains des entreprises grâce au digital.

Mais il semble que la crise sanitaire accélère la digitalisation des PME. « Avec le confinement, un certain nombre d’entre elles ont pris conscience de la nécessité d’un positionnement en ligne », ajoute Florence Delaune. Même son de cloche du côté de Rémy Magne, consultant-formateur expert en digitalisation des pratiques et des processus, qui évoque « un réveil assez fort de la part des petites PME qui ne ressentaient jusque-là pas toujours le besoin de communiquer sur leur activité et sont désormais contraintes de rebondir. » 

Le référencement, un enjeu pour les PME

D’après une enquête de Google et YouGov réalisée auprès de 500 dirigeants de PME sur leurs préoccupations numériques, 60% des PME qui disposent d’un site internet ne gèrent pas leur référencement. Or, « le SEO / SEA représente 95% de la visibilité sur internet », indique Sami Ghodbane, directeur commercial de l’agence SEO.fr. En cause, la complexité du sujet et un manque de compétences en interne. « 80% de nos clients ne savent pas mesurer les effets de leurs investissements. C’est pourquoi nous les accompagnons dans la stratégie de référencement et le suivi des opérations », précise-t-il. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Datacup : l’accès aux ressources numériques sans Internet

Avec la DataCup, la startup Mind and Go met la technique au service de l’humain. Grâce à cet outil innovant, la startup donne l’accès à des ressources éducatives et culturelles même dans des zones sans réseau internet ni électricité.

« Lors d’une mission au Niger, le responsable du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés de Niamey nous a mis au défi de porter de l’animation culturelle dans les camps de réfugiés », raconte Florent Thomas, dirigeant de Mind And Go. Cet ancien consultant en transport de voyageurs devenu formateur en informatique a créé cette société de service en logiciel libre (SSL) pour améliorer la vie du plus grand nombre grâce à des produits innovants. De là est née la box DataCup

Du numérique en connecté ou en déconnecté

Encyclopédies, livres, podcasts, partitions, tutoriels, thèses, jeux… Cette box de la taille d’une valise propose plus de 2 500 ressources numériques libres de droits et/ou du domaine public sans réseau internet ni électricité. Tous les contenus sont sourcés, catalogués et sélectionnés par les clients en fonction de leurs missions. « Nous souhaitons apporter des solutions simples et robustes à des problématiques concrètes que rencontrent les structures du secteur culturel. L’idée est d’attirer toujours plus de public vers ces ressources dans un objectif pédagogique ou de divertissement », précise Florent Thomas. 

Composée d’un nano-ordinateur dernière génération, d’un disque dur et d’un point d’accès wifi, la DataCup donne accès à la plateforme my.datacup pour consulter et télécharger les ressources via un simple navigateur web, depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Le mode connecté permet simplement de synchroniser la box. « À l’heure du « tout connecté », nous jouons la carte du « déconnecté » », indique son co-fondateur. 

Un outil pour créer du lien social

Mind And Go s’inscrit dans une démarche éthique de partage et de co-construction. La DataCup a permis à des enfants nés dans des camps de réfugiés de voir pour la première fois des images de leur pays d’origine. « Nous cherchons en permanence à donner du sens humain à notre action. Nous sommes convaincus que l’apprentissage et l’utilisation du numérique comme outil de lien social sont fondamentaux pour le développement de toute société. Apprendre à s’informer, à éviter les pièges, se cultiver et se divertir font partie intégrante de l’éducation, qui doit se décliner avec le numérique », poursuit le dirigeant de la startup. Ses prochains défis : finaliser la plateforme publique et commercialiser la DataCup.

La DataCup en chiffres :

  • Lancement en 2016 
  • 6 mois de R&D technique et documentaire
  • Une autonomie de 7 heures
  • Un disque dur pouvant aller jusqu’à 2To de données

Article pour La Tribune / Bpifrance

Bpifrance Inno Génération 2020 : le renouveau et la liberté d’entreprendre à l’honneur

Ce jeudi 1er octobre se tenait la 6e édition de Bpifrance Inno Génération à l’Accor Arena. Marquant la dernière étape du Big Tour, la grande fête de l’entrepreneuriat français était en cette année particulière placée sous le signe de la liberté. Entrepreneurs, dirigeants et créateurs d’entreprises ont répondu présent à l’appel de Bpifrance pour rebondir, s’inspirer, faire évoluer leur business et comprendre les enjeux de demain. 

« Le grand renouvellement s’accélère. Nous sommes là pour le piloter sans céder à la peur. La liberté est le carburant de notre riposte », a lancé Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance après l’introduction de Patrice Bégay, directeur exécutif Communication et Bpifrance Excellence. Liberté d’innover, d’entreprendre, de prendre des risques et de changer le monde : tel était le fil rouge de Bpifrance Inno Génération 2020. Tout au long de la journée, 70 top speakers ont pris la parole sur la scène du Bang, parmi lesquels des entrepreneurs de haut vol – Xavier Niel (Free), Stéphane Richard (Orange), Alexandre Ricard (Pernod Ricard) et Tigrane Seydoux (Big Mamma) pour ne citer qu’eux –, mais aussi des artistes (Gérard Garouste), des journalistes (Stéphane Bern) et des personnalités françaises et internationales de tous horizons.

Pour cette édition exceptionnelle adaptée au contexte de la crise sanitaire, 1 000 personnes triées sur le volet étaient réunies dans l’enceinte de l’Accor Arena. Le format phygital de Big permettait ainsi de suivre l’événement en direct, en ligne ou sur l’application Bpifrance Inno Génération. Au cœur de l’événement, des rencontres, des masterclass et des débats autour de la French Fab, la French Tech, la French Touch, du climat… Cette année, de nouveaux espaces ont été créés pour accueillir les entrepreneurs : l’Agora pour suivre des conférences autour de l’international notamment, les Desks régions pour rencontrer les représentants des directions régionales de Bpifrance, le Parcours Connecté qui mettait en avant les services digitaux de Bpifrance (la banque Bel, l’espace d’échanges sur les PME Le Lab, l’assistant financier Ma Tréso…) et l’Antenne au cœur de la Place du Village où s’étaient installés Cnews, Les Indés Radios et La Tribune, partenaires médias de Big.

Le renouveau de l’économie française 

Le plus grand rassemblement business d’Europe visait à booster l’optimisme et à relancer la croissance. « Vous n’avez qu’un objectif, qu’un devoir : foncer. Tenez bon et accélérez. Continuez à regarder le monde en grand et l’avenir au loin. Le monde d’après a déjà commencé », a déclaré Emmanuel Macron sur la grande scène, avant de rappeler le plan de relance du gouvernement tourné vers la réindustrialisation du pays et la lutte contre le réchauffement climatique. Dans les gradins, le monde de l’entrepreneuriat s’est levé pour applaudir le Président de la République et son hôte le Président du Kenya Uhuru Kenyatta. En fin de journée, son Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire s’est exprimé à son tour avec ferveur sur la perspective d’une économie décarbonée et innovante et sur le « génie entrepreneurial des Français »

Entendu à Bpifrance Inno Génération 2020

Espace Accompagnement

Boevi Lawson, fondateur de l’application Hugmify : « J’ai créé une application de rencontres axée sur les activités à réaliser lors des rendez-vous. Je suis actuellement en recherche de financement et suis venu connaître la marche à suivre pour lever des fonds. »

Sur la Place du Village

Célia Martin, fondatrice de Papa poule, mama cool : « Ce projet consiste à fabriquer des éponges lavables pour remplacer les éponges industrielles. Je suis ici pour m’inspirer, créer du réseau et me nourrir de retours d’expériences. »

Bulle French Fab 

Hélène Le Diouron, porteuse du projet HarmoniElles : « Ce projet consiste à établir des bases de données des PME détenues par des femmes afin de pouvoir les identifier plus rapidement. J’ai participé à une table ronde intitulée « PME au féminin : 3 réseaux qui agissent pour la mixité ». »

Article pour La Tribune / Bpifrance

Simplon forme au numérique les publics éloignés de l’emploi

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière Simplon, une école spécialisée dans les métiers du numérique qui s’adresse aux personnes éloignées de l’emploi – jeunes décrocheurs, demandeurs d’emploi et réfugiés.

“Chez Simplon, le numérique sert de levier d’insertion “ affirme Frédéric Bardeau, cofondateur de la startup. « Nous avons importé le modèle des bootcamps qui existait depuis 2010 dans la Silicon Valley – former des personnes en quelques semaines au métier de développeur – en le modifiant pour nous adresser non pas à un public diplômé, mais à des personnes de niveau bac ou en dessous », explique Frédéric Bardeau, cofondateur. Après avoir consacré une dizaine d’années à digitaliser les ONG, ce « dingo de numérique » a lancé l’école Simplon en mesurant l’impact social du numérique.

Des parcours d’insertion inclusifs 

Dotée de l’agrément « entreprise sociale d’utilité solidaire », Simplon forme gratuitement des demandeurs d’emplois et des salariés qui risquent de perdre leur emploi aux métiers du numérique (technicien IA, développeur, data analyste…). La start-up embauche également une partie des chômeurs pour continuer à les former. L’objectif : répondre à l’enjeu social de la fracture numérique et de la formation. « La gratuité intégrale est pour nous un gage d’inclusion et d’égalité des chances », souligne Frédéric Bardeau. 

Certifiantes pour 90 % d’entre elles, ces formations accélérées (de 3 mois à 2 ans) sont ouvertes à tous sans limite d’âge, ni distinction de niveau scolaire ou d’origine territoriale. Développées sur l’ensemble des territoires défavorisés – milieux ruraux, Outre-mer, quartiers populaires – et à l’international, ces formations intègrent les notions de RGPD, d’éco-conception, d’accessibilité numérique, d’impact environnemental, de privacy, de cyber-sécurité, ainsi qu’une attention particulière portée à la représentation des femmes dans ces métiers. 

Prochains défis pour la start-up : étendre géographiquement ses formations en France et à l’international, et continuer à développer son impact sans modifier sa taille – en franchise et en partenariat.

Simplon en chiffres : 

  • Lancement de l’entreprise en 2013
  • 4 000 à 5 000 apprenants par an pour la formation gratuite destinée aux chômeurs 
  • 36% de femmes 
  • 65% de personnes ayant un niveau égal ou inférieur au bac
  • 75% de taux d’insertion dans les 6 mois
  • 255 formations 
  • Une centaine de lieux de formation dans 20 pays

Article pour La Tribune / Bpifrance

Tessan : un accès démocratisé aux solutions de téléconsultation

Tessan lutte contre les déserts médicaux grâce à ses cabines de téléconsultation implantées en pharmacie partout en France. Elle compte ouvrir plusieurs cabines innovantes dans d’autres secteurs de la santé comme l’ophtalmologie ou la dermatologie.

« Avec nos dispositifs médicaux connectés, on apporte une brique complémentaire de la télémédecine », déclare Jordan Cohen, CEO de Tessan. Passé par des études de finance et d’économétrie (ndlr : étude statistique des données économiques), cet ancien directeur général de Tradition des Vosges puis de Laguiole a fondé Pharma Express, un service de livraison de médicaments via une application mobile, avant de lancer Tessan. L’objectif de sa startup : pallier les problèmes de déserts médicaux, l’un des grands défis du système de santé français. Dans le contexte de la crise sanitaire, ces innovations, qui offrent des alternatives à la consultation traditionnelle pour les suivis préventifs, sont plus que jamais d’actualité.

Des dispositifs de télémédecine

Grâce à ces bornes de téléconsultation faciles d’utilisation et complètement insonorisées, les patients ont accès à un médecin en moins de 15 minutes, avec la possibilité d’être assistés par leur pharmacien. Tessan a noué des partenariats avec des groupements de pharmacies et des laboratoires pour démocratiser l’accès aux solutions de téléconsultation en France. « Ce service est en pleine expansion. Nous sommes passés de 3 à 30 personnes en moins d’un an », indique Jordan Cohen. Ces cabines connectées devraient bientôt être installées dans les centres hospitaliers pour traiter rapidement les cas les moins graves afin de désengorger les services d’urgences. La startup a également mis en place des centres de santé en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) dont un à Aubervilliers, et prévoit d’en implanter progressivement d’autres dans toute la France.

Des solutions clés en main pour les acteurs de la santé

Estampillée « Jeune Entreprise Innovante » (JEI), Tessan investit beaucoup dans l’innovation et la R&D. « L’innovation, ainsi que la transparence et l’intégrité, sont au cœur de nos valeurs », souligne le CEO. Tessan vient de lancer un service de téléophtalmologie chez l’opticien ou dans des centres pour remédier aux problèmes d’accès à une consultation d’ophtalmologie. D’ici la fin d’année, un service de dépistage et de prévention en dermatologie sera également disponible via des cabines dotées de dermatoscopes de grande qualité. « Nous nous appuyons sur notre forte capacité d’innovation technologique pour proposer des solutions clés en main aux acteurs de la santé. Nous voulons continuer de trouver les bonnes idées et rester agiles sur ce secteur qui doit continuer de se réinventer. » 

Tessan en chiffres :

  • Lancée en 2015
  • 7 dispositifs médicaux connectés pour un diagnostic médical complet
  • 85​ ​pharmacies et mairies​ équipées de cabinets médicaux en France
  • 5 téléconsultations par heure
  • ​Des patients de 7 à 90 ans (39 ans en moyenne)
  • 94% des patients autonomes lors de la consultation

Article pour La Tribune / Bpifrance

Comment Biolie valorise les déchets pour fabriquer des ingrédients cosmétiques et nutraceutiques

La start-up Biolie, spécialiste de l’extraction enzymatique, valorise les coproduits de l’industrie agricole, agroalimentaire et forestière pour développer des actifs propres utilisés en cosmétique et pour les compléments alimentaires. Le point avec Nicolas Attenot, co-fondateur de cette start-up nancéenne.

Biolie valorise les coproduits agricoles, agroalimentaires et forestiers en traitant tout type de matière première végétale (graines, feuilles, tiges, racines, fleurs, fruits, légumes…). Des rafles de maïs pour élaborer un produit cosmétique aux propriétés cicatrisantes, des pétales de crocus issus de la production de safran transformés en un actif anti-âge ou encore des résidus de salades pour fabriquer un produit anti-vergétures… Mais aussi les aiguilles du sapin de Noël de la place Stanislas à Nancy qui servent de base pour des compléments alimentaires minceur.

Une société innovante reconnue sur le marché de la greentech

L’aventure commence avec l’élaboration d’un système d’extraction enzymatique, un procédé d’extraction végétale propre. « L’idée était d’exploiter cette technologie brevetée pour la mettre à disposition des industriels. Nous souhaitions travailler en local et en circuit court. Nous avons eu l’idée de valoriser les déchets provenant de l’industrie, ce qui présente un double intérêt environnemental et économique », explique Nicolas Attenot. Biolie crée des mélanges enzymatiques adaptés aux végétaux et aux objectifs d’extraction fixés qui permettent d’obtenir des ingrédients naturels originaux à partir des matières premières, le tout sans solvant organique.

Cette technologie qui vise à avoir un impact environnemental minimal répond aux principes de la chimie verte.Biolie libère tout ce qu’il y a dans la matrice afin d’obtenir des extraits huileux et aqueux, ainsi qu’un résidu solide appelé tourteau. Celui de salade est, par exemple, envoyé en méthanisation pour en faire du bio-gaz. Afin de limiter le transport vers les plateformes de méthanisation partenaires, la start-up vient d’installer une station de compostage pour valoriser ses tourteaux. 

Un acteur de l’économie circulaire

L’objectif de la startup : favoriser l’économie circulaire. « L’économie circulaire (ou up-cycling) est une notion de plus en plus à la mode en cosmétique. Depuis 2014, cela fait partie de notre ADN », souligne-t-il. « La bio-économie est un secteur en devenir mais un grand nombre de freins réglementaires empêchent son développement. Les changements passeront par des soutiens politiques pour faire bouger les lignes », insiste-t-il. Prochaines étapes pour la start-up déjà présente au Canada : devenir un acteur de référence de la greentech, vendre et étoffer son catalogue de produits et poursuivre ses efforts d’intensification commerciale en France et à l’export pour installer la technologie là où il y a la ressource en multipliant ses collaborations notamment en Amérique du Sud, en Afrique et en Australie.

Chiffres clés 

  • Création : 2012
  • 300 matières premières travaillées
  • 25 produits
  • 6 brevets
  • 33,3 % de l’activité à l’export en 2019

Article pour La Tribune / Bpifrance

La Londe-les-Maures : le Big Tour révèle une industrie innovante et porteuse

Ce mardi 25 août, la grande fête de l’entrepreneuriat se déroule à La Londe-les-Maures dans le Var, un territoire clé pour l’industrie manufacturière française, ouvert sur l’innovation. 

« On a dans notre région quelques éléments pour être des leaders mondiaux de l’industrie manufacturière », déclare Bernard Kleynhoff, Président de la Commission Économie, Industrie, Innovation, Nouvelles technologies et Numérique et Conseiller régional des Alpes-Maritimes. Amadeus, Arko Pharma, Airbus… La région a de quoi faire rêver les jeunes à tous les niveaux : « Nous avons un plan de reconquête régionale. Avec le Big Tour, on veut leur montrer qu’ils peuvent y trouver leur place et construire leur avenir ici dans l’industrie et les startups. Dans un contexte de réindustrialisation en France, on a besoin de reconstruire une industrie locale importante pour retrouver de l’autonomie industrielle, de l’indépendance et de la compétitivité. » 

Une industrie dynamique tournée vers l’avenir

Verallia est le leader européen et le 3e producteur mondial de l’emballage en verre pour les boissons et les produits alimentaires, avec 11 sites industriels et 2 500 salariés en France. « Nous voulons partager avec le public notre passion pour le verre, matériau d’exception sain et recyclable à l’infini, leur faire découvrir le verre d’emballage et les sensibiliser via un quiz (règles de tri, propriétés du verre, anecdotes sur les emballages en verre pour les boissons et les bouteilles alimentaires) sur la nécessité de l’économie circulaire pour réussir la transition vers une société neutre en carbone. Aucun emballage en verre ne devrait échapper au recyclage », affirme Michel Giannuzzi son PDG. En tant qu’acteur industriel français B2B assez peu connu du grand public, c’est l’occasion pour Verallia de mieux se faire connaître. « Nous sommes heureux de partager l’affiche du Big Tour avec des entreprises qui pourvoient des emplois, innovent et créent de la valeur sur le territoire français – preuve du dynamisme du tissu industriel français – et espérons que la tournée suscite des vocations. »

Sur le volet sportif, Christian Salomez, Président du Pays d’Aix Université Club Handball (PAUC), le club partenaire le plus important du handball français, se dit « fier d’être partenaire du Big Tour qui représente un enjeu de visibilité majeur » pour son club et ses 300 entreprises partenaires. « Nous remercions Bpifrance qui nous donne une force incroyable et une grosse dose d’optimisme durant la période que nous traversons. Nous trouvons beaucoup de dynamisme et de solidarité entre les membres partenaires. C’est très fort, très motivant et très encourageant. » Le PAUC entend présenter au public ses activités et ses nombreux projets (développement de la RSE au sein du club, académies de jeunes joueurs en Afrique occidentale et dans les DOM-TOM, implication des salariés des entreprises partenaires dans des actions sociales et éducatives en faveur des jeunes sportifs des différentes académies…).

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Savines-le-Lac : la montagne au cœur du développement économique des territoires

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, cap sur Savines-le-Lac, trésor du département des Hautes-Alpes entre lac et montagne, où le Big Tour fait étape aujourd’hui vendredi 21 août. 

« Nous sommes très honorés que le Big Tour fasse étape à Savines-le-Lac. C’est la reconnaissance par Bpifrance des territoires de montagnes », déclare Victor Berenguel, le maire de la commune. Renommé pour ses stations de sport d’hiver, le territoire des Hautes-Alpes est devenu une réelle destination nautique en été avec le lac de Serre-Ponçon – paradis de la voile et premier lac français en eau douce aux normes AFNOR – et le Parc national des Écrins. Développement durable, biodiversité, événementiel avec l’augmentation de la fréquentation touristique durant la saison estivale (qui représente plus de 40% du PIB des Hautes-Alpes)… « L’idée est de montrer à la jeunesse et aux familles que la montagne est au cœur du développement économique des territoires et qu’on va participer à l’innovation. Le Big Tour célèbre à la fois le savoir-faire français et la capacité d’oser, d’innover et d’entreprendre. Cet événement va ouvrir l’esprit à des jeunes et des familles et les motiver à oser entreprendre pour se développer », précise l’élu. Patrice Bégay, Directeur Éxecutif de Bpifrance complète, « susciter des vocations, donner l’envie, faire découvrir un monde que l’on ne connaît pas, choisir une formation, trouver un emploi, c’est ça le moteur de la tournée. »

L’entrepreneuriat à l’honneur 

Président fondateur du Groupe 6ème Sens Immobilier, promoteur et investisseur dans le résidentiel et le tertiaire, Nicolas Gagneux est également très fier que le groupe participe au Big Tour afin de « transmettre aux jeunes [sa] passion pour l’immobilier et [ses] valeurs d’entrepreneur, éveiller les talents d’aujourd’hui et de demain et leur donner des clés pour entreprendre ». À travers un film projeté à toutes les étapes du Big Tour, il entend partager son gout immodéré pour l’entrepreneuriat. « L’entrepreneuriat s’impose à tous les passionnés qui veulent être libre d’exprimer leur créativité et de pouvoir développer leurs idées de manière indépendante. Ayant de l’audace, prenant des risques, capable d’observer et de se remettre en question afin de mieux rebondir, l’entrepreneur va avoir encore plus d’importance dans le cadre de la relance. Je mesure la chance que j’ai d’être entrepreneur dans un pays comme la France, qui permet à ceux qui en ont l’envie et la volonté de pouvoir réaliser leur rêve de développer leur propre business ! », affirme-t-il.  

Le club USAP Basket, également partenaire de l’événement, contribue lui aussi à la relance économique de la région PACA. « Nous ambitionnons d’être le club de basket de haut niveau dans le département du Vaucluse », affirme Patrick Chêne son Président d’Honneur. Et de poursuivre : « Le sens de l’histoire est de nous développer grâce aux relations avec les entreprises, ce que Bpifrance nous aide à faire. Il s’agit de conjuguer la relation club de sport et entreprise de manière innovante – pas seulement en mettant leur nom sur nos maillots. Notre club se retrouve dans les valeurs défendues par Bpifrance, nous sommes donc solidaires de toutes leurs opérations. » Nul doute qu’avec le Big Tour, le « Business club des Partenaires » de l’USAP Basket devrait rapidement se développer.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour au Havre : la valorisation du Made in France

Ce samedi 15 août, le Big Tour met le cap sur la Normandie pour faire étape au Havre, capitale de la transition énergétique qui bénéficie d’un tissu industriel riche et diversifié.

La Havre est une ville portuaire et le premier port à conteneurs de France. Dans la grande zone industrielle adossée au port, elle abrite des industries très diversifiées (énergie, chimie, automobile, métallurgie, agro-alimentaire, collecte et valorisation des déchets…). Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO grâce à son architecture moderne et proposant une programmation culturelle attractive et un parcours artistique dans l’espace urbain, elle jouit d’une économie touristique en pleine croissance depuis une vingtaine d’années. Le Havre, capitale de la transition énergétique, s’oriente également vers les énergies marines renouvelables. « Une usine unique au monde de fabrication de pales et de nacelles d’éoliennes en mer va prochainement ouvrir en lieu et place d’une centrale à charbon », souligne Jean-Baptiste Gastinne, 1er adjoint au maire chargé du développement économique de la ville. « Ainsi, il nous a semblé naturel que le Big Tour 2020 fasse étape au Havre. Cet événement contribue à valoriser le savoir-faire industriel local dans la perspective d’y accueillir les industries du futur. »

Relocaliser en France 

Cette étape est l’occasion de « montrer à tous les entrepreneurs qu’il est possible de produire en France – avec 10 ans d’expérience, nous en sommes la preuve », indique Jean-Philippe Sionneau, responsable communication chez Le Coq Sportif. Grande marque du sport français et international fondée en 1882 dans l’Aube, Le Coq Sportif est l’équipementier de la team du Big Tour. « C’est important de participer à cette grande fête de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du savoir-faire français », ajoute-t-il. Après plus de 15 ans de production en Asie, la marque associée à toutes les grandes victoires du sport français a pris le parti depuis 2009 de rapatrier petit à petit près de 100% de sa production textile (tricotage et teinture) et de chaussettes en France, créant une centaine d’emplois directs dans son usine à Romilly-sur-Seine et indirects à Troyes. « Petit à petit, nous avons réussi à relocaliser la production, à créer et à pérenniser des emplois, à maintenir des métiers en voie de disparition comme celui de couturière, à valoriser le savoir-faire français et à faire vivre la filière dans tout le département (dont 2 entreprises qui déclinaient)Quand on veut, on peut ! »

Les visiteurs du Big Tour pourront également découvrir le STB Le Havre, club emblématique de basket qui fête ses 130 ans cette année. « Le basket est très ancien au Havre et un vecteur important de croissance. Bpifrance a créé une émulation, un rapprochement avec des entreprises autour de l’esprit sportif et défend les clubs de manière très active. L’idée est de développer le business, d’échanger des compétences et des expériences entre partenaires », précise Édouard Morlot son Président. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Quimper : redonner de l’énergie aux entrepreneurs

Aujourd’hui lundi 10 août, la grande tournée de l’entrepreneuriat fait étape à Quimper. L’occasion de faire rayonner les richesses de cette commune bretonne et de diffuser des messages positifs pour soutenir l’emploi et la vitalité économique du territoire.

Capitale de la Cornouaille, la ville de Quimper est connue pour son industrie textile et accueille notamment l’usine d’Eurosérum, quelques sièges d’entreprises comme Verlingue, ainsi que des entreprises du tourisme, de la construction navale et de transport maritime dans son port. À 15 km de la côte atlantique, proche de sites naturels tels que la Pointe du Raz et classée « ville d’art et d’histoire », elle attire de nombreux touristes l’été. Dans le cadre de la relance, la communauté d’agglomération de Quimper renforce son soutien aux plus petites entreprises, aux indépendants, aux associations et aux acteurs de l’ESS via un fond de 27,5 millions d’euros. La commune entend booster son dynamisme et son attractivité. Ses principaux axes de développement consistent à attirer de nouveaux habitants en préservant leur cadre de vie – c’est la 2e ville française où il fait le plus bon vivre selon un palmarès de 2017 –, créer 500 nouveaux logements par an pour construire la ville de demain et favoriser l’implantation d’entreprises pour maintenir son rang de 1èreagglomération comprise entre 70 000 et 100 000 habitants où il fait bon entreprendre (selon une étude de 2016). 

Un porte-drapeau de l’industrie française 

« Toutes les énergies, les industries, les compétences et les innovations doivent être déployés pour être de plus en plus attractif en France et à l’international en termes de formation, d’emploi, d’investissement et de vie sociale, surtout dans le contexte actuel », estime Thierry Geffroy, Président du Directoire du Groupe Samsic. Depuis sa création en 1986, le groupe dont l’une des filiales, SAMSIC Sécurité, accompagne le Big Tour, n’a eu de cesse d’être à la pointe de la technologie et de l’innovation dans les services. Ce partenaire, qui assure toutes les prestations de sécurité sur les 22 étapes de la tournée, prévoit d’emmener ses clients, salariés et amis institutionnels à la découverte de cette grande fête de l’entrepreneuriat. « Une société de service comme la nôtre doit être le porte-drapeau de l’industrie française et contribuer à redonner de l’énergie aux entrepreneurs », souligne-t-il. 

Avec près de 22 000 licenciés dans une centaine de clubs sportifs, Quimper est une ville très sportive. Le club de basket Union Jeanne d’Arc Phalange Quimper (UJAP Quimper), qui évolue en Pro B avec 12 joueurs professionnels, 2 entraîneurs et une trentaine d’équipes d’amateurs, compte lui aussi participer à la relance. Partenaire du Big Tour depuis sa première édition l’an dernier, le club y tient un stand toute la journée. « Cet événement est l’opportunité de se faire connaître et d’accrocher des partenaires plus importants. Notre stratégie s’oriente en effet de plus en plus vers le partenariat privé », indique Bernard Kervarec, son Président.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Saint-Malo : l’industrie de la relance verte

Aujourd’hui vendredi 14 août, le Big Tour installe sa caravane à Saint-Malo. L’occasion de découvrir le tissu économique local et de mettre en lumière notamment une start-up industrielle qui croit dans le recyclage. 

Le territoire du pays de Saint-Malo, constitué de plusieurs collectivités, s’étale de la Côte d’Émeraude (Dinard et Cancale) à Combourg dans l’arrière-pays, en passant par Dol et la Baie du Mont-Saint-Michel. L’économie locale est dominée par le tourisme qui génère 1/3 des emplois. C’est aussi un bassin industriel et artisanal dynamisé par quelques grands groupes tels que Timac Agro, spécialisée dans l’agrofourniture et la fertilisation, le groupe de prêt-à-porter Beaumanoir et les Thermes Marins de Saint-Malo. « Nous menons une réflexion sur le développement de l’économie locale pour favoriser l’implantation de start-ups dans le digital et le tertiaire », indique Jean-Virgile Crance, 1er adjoint au maire en charge du développement économique de Saint-Malo. « Il faut saluer tout le travail réalisé par Bpifrance pour soutenir les entreprises dans le cadre de cette crise sanitaire. Bpifrance a vocation à être mieux connue du grand public et notamment des jeunes. C’est vers eux qu’il faut tourner nos efforts », souligne l’élu. 

Une nouvelle vision de l’industrie de transformation des déchets

Paprec Group, leader français du recyclage avec 210 sites et plus de 12 millions de tonnes de déchets recyclés, a répondu présent à l’appel de Bpifrance pour présenter ses solutions au grand public via des animations autour de la valorisation des déchets et de la révolution numérique. Le groupe a en effet mis en place des technologies particulièrement performantes pour valoriser les déchets sous forme de nouvelles matières premières ou d’énergie. « Nous nous engageons au quotidien pour une planète plus verte et une société plus fraternelle en essayant de tracer un sillon qui nous est propre », déclare Sébastien Petithuguenin, son Directeur Général. « L’environnement est la lame de fond qui va revisiter l’ensemble de nos productions industrielles. L’industrie de transformation va devoir s’appuyer sur les matériaux issus du recyclage. Nous croyons beaucoup à l’éco-conception et avons la profonde conviction que la relance va être verte comme le souhaitent les citoyens », ajoute-t-il.

Saluant à son tour l’engagement remarquable de Bpifrance auprès des entrepreneurs durant la crise actuelle,Franck Danet, Président de Caen Basket Calvados, par ailleurs Directeur Général du cabinet d’expertise-comptable SOFICOM Walter France, estime qu’« il est important pour l’image du club d’être associé au Big Tour. L’objectif de ce partenariat est de professionnaliser le club. Chez nous, il n’y a pas de petit ou de grand partenaire. L’idée est de faire du business et de partager une passion commune pour le sport. »

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Larmor-Plage : l’industrie française à l’ère de la post-modernité

Aujourd’hui samedi 8 août, le Big Tour fait étape à Larmor-Plage, dans le Morbihan. L’occasion de découvrir les richesses industrielles de notre pays.

Larmor-Plage est une station de tourisme doté de très belles plages et du centre nautique de Kerguélen,première école de voile française. C’est aussi une ville d’agrément où il fait bon vivre, avec de plus en plus de résidences secondaires. Elle accueille des entreprises innovantes et dynamiques notamment dans le numérique. « C’est le territoire naturel des bureaux d’études, de la R&D, mais aussi des professions libérales et des services », précise Patrice Valton, le maire de la commune. « La vocation même du Big Tour nous colle à la peau : tourné vers l’avenir, porté par la French Touch et le savoir-faire de l’entrepriseCet événementd’ampleur va contribuer à développer la notoriété de Larmor-Plage à l’échelle nationale », se réjouit-il. 

Le haut-parleur de l’industrie et de la tech

Coup de projecteur sur Teréga, partenaire du Big Tour depuis sa première édition aux côtés de Bpifrance. Ce grand opérateur du réseau de transport de gaz implanté depuis 75 ans en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine (5 000 km de canalisations, 25% du stockage de gaz naturel, 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en France et 650 collaborateurs dans le Sud-Ouest) fera découvrir aux visiteurs du Big Tour une animation en 3D du fonctionnement des systèmes énergétiques d’aujourd’hui et de demain. « L’énergie entrepreneuriale est de plus en plus décentralisée, l’heure de la réappropriation des territoires a sonné », déclare Dominique Mockly son Président et Directeur Général. « L’association de l’industrie et de la technologie, à laquelle le Big Tour contribue, est essentielle pour la bonne santé du réseau économique des territoires. L’industrie d’aujourd’hui est différente de celle d’hier, nous sommes passés dans la post-modernité. Nos réseaux joueront sans doute un rôle de plus en plus important dans le développement de solutions locales. » Cet événement 100% fun qui attire les jeunes en associant dynamiques d’entreprises et plaisir montre aussi que « certains ont commencé à réaliser leurs rêves ».

Basé à Larmor-Plage, Pros-Consulte est spécialiste du bien-être au travail, sujet plus que jamais d’actualité. Leader des solutions numériques au service de l’humain, la PME qui propose aux salariés d’appeler l’un des 105 psychologues disponibles sur sa plateforme en ligne a multiplié par 3 son chiffre d’affaires l’an dernier.« Nous recevons énormément de demandes pour des interventions en entreprises, pour la formation et la plateforme d’écoute », note France Hétier, Directrice Générale. Au programme lors du Big Tour : présentation de l’activité, mise en avant du savoir-faire et de l’entrepreneuriat français et animation « à la sauce bretonne »avec le musicien Bernard Braz. « L’essence de cet événement est de booster l’énergie entrepreneuriale. Il n’a jamais été aussi facile d’entreprendre. Quand on n’a pas peur et qu’on croit en soi, on réussitTout est possible, le nouveau monde est à créer ! »  

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Biscarrosse : l’environnement à l’honneur

La 2e étape du Big Tour se déroule à Biscarrosse ce jeudi 30 juillet. Ce grand événement populaire fait la part belle à l’environnement. 

« Nous sommes très heureux de recevoir le Big Tour à Biscarrosse au sein de la Communauté de Communes des Grands Lacs », déclare Hélène Larrezet, maire de Biscarrosse. Cette station balnéaire qui bénéficie d’un patrimoine naturel exceptionnel (lacs et forêt) est une destination de tourisme balnéaire et d’écotourisme privilégiée. L’économie biscarrossaise est également tournée vers l’aéronautique (Centre DGA Essais de Missiles, un site unique en Europe, base aérienne de Cazaux…), avec une niche économique particulière liée à son passé industriel autour de l’hydraviation (Saint-Exupéry et d’autres grands noms de l’aviation française y ont pris leur envol pour les premières traversées transatlantiques). Autre grande caractéristique de la région, l’exploitation forestière – de la culture à la transformation du bois – grâce à la forêt des Landes. « Nous nous retrouvons dans les objectifs et les valeurs du Big Tour : la France qui gagne, qui produit de la qualité et axée sur la performance. Redynamisons-nous, ne baissons pas les bras. Transmettons un message positif aux jeunes, ouvrons-leur l’horizon ! », s’enthousiasme-t-elle.

S’émerveiller et agir pour la biodiversité 

Avec l’association Beauval Nature, le Big Tour est l’occasion de réfléchir sur l’écologie en s’émerveillant devant la beauté d’un tigre, la grâce d’une antilope ou l’agilité d’un singe via des vidéos tournées dans le ZooParc de Beauval. « Tout cela ne peut pas disparaître, alors nous agissons », lance Delphine Delord, la Vice-présidente. L’association est très impliquée dans des actions de préservation de la biodiversité mondiale et des espèces menacées, ainsi que des programmes de recherche scientifique qui visent à mieux connaître et protéger les animaux. « L’idée est de partager notre passion pour les animaux et la biodiversité, d’inciter les Français à venir au ZooParc – 4e plus beau zoo du monde avec 35 000 animaux – pour être en prise direct avec le monde du vivant et les sensibiliser sur la nécessité de prendre part à des actions en faveur de la biodiversité », affirme-t-elle. En parrainant un animal du ZooParc, chacun peut créer un lien avec lui tout en contribuant au financement des programmes de conservation (tous les fonds récoltés sont versés à l’association et utilisés sur le terrain).

Sur le volet sportif, le club Boxers de Bordeaux met en avant le hockey sur glace auprès de la population locale, économique et touristique à Biscarrosse, mais aussi à Vieux-Boucau et Arcachon. « Dans la métropole bordelaise, le hockey est le 1er sport de salle et le 3sport après le rugby et le foot », indique Thierry Parienty, Président du club et par ailleurs gérant de Voltéo, une chaîne nationale de magasins pour batteries et piles. Au programme : stand animé par des joueurs du club pour répondre aux questions du public, initiation et démonstrations sur la manière de tenir une crosse et de marquer des buts, ainsi que de nombreux lots à gagner.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour au Cap d’Agde : priorité à la réindustrialisation du pays

Avant-dernière étape du Big Tour ce jeudi 27 août : le Cap d’Agde, un territoire à forte attractivité touristique qui fait la part belle à l’écologie et à l’innovation pour attirer jeunes et investisseurs.

Avec 15 millions de visiteurs chaque année, le Cap d’Agde est la première station balnéaire française par sa capacité d’accueil, mais aussi une ville riche de 2 600 ans d’histoire. Engagée principalement dans 4 domaines – tourisme, agro-alimentaire, énergie et silver économie –, elle se veut innovante notamment dans le domaine environnemental (réutilisation des eaux usées pour arroser le golfe, parkings recouverts d’ombrières photo-voltaïques, utilisation de la géothermie dans les constructions…). « L’écologie pragmatique et opérationnelle est au cœur de notre stratégie », affirme Jérôme Cavaillès, directeur de cabinet de Gilles d’Ettore, le maire d’Agde. « Il faut réindustrialiser le pays. Pour relancer l’économie, nous avons besoin que les jeunes aient envie de s’investir dans l’innovation et la création d’entreprise. Nous soutenons cette dynamique impulsée par Le Big Tour. Nous avons créé la marque ombrelle « Invest In Cap d’Agde » pour attirer les investisseurs. Notre mantra ? Good life, fast business ».

Les PME françaises répondent présentes 

La présence au sein du Big Tour du groupe Aertec, spécialisé dans l’équipement et la maintenance des cabines passagers avec une forte activité dans le domaine aéronautique, illustre l’implication et l’énergie entrepreneuriale des PMEGoodies, maquettes d’avion fabriquées en impression 3D sous forme de puzzles pour attirer les enfants… « L’idée est de donner envie aux jeunes d’entreprendre, apporter de la motivation et montrer qu’on peut toujours rebondir. Il n’y a pas que les start-ups dans la high tech ! Et l’entrepreneuriat, ce n’est pas un diplôme qu’on acquiert, c’est un diplôme qu’on se donne à soi-même », lance Philippe Billebault, président fondateur qui emploie 240 salariés. Au mois de mars, il a pris le parti de se lancer dans la fabrication de masques pour remédier à la baisse brutale de l’activité – une bulle qui a éclaté début juin avec l’importation des produits asiatiques. Mais « ce marché redémarre et nous redressons peu à peu la barre », précise-t-il. La société est en train de réembaucher une quinzaine de personnes après avoir en recruté une quarantaine en contractuel dont elle a dû se séparer fin juin. Parallèlement, le groupe a investi près de 400 000 euros dans de nouvelles machines avec l’aide de la région Occitanie. 

Le Big Tour est aussi l’occasion pour le club Narbonne Volley de rencontrer des partenaires et de montrer au public les compétences de ses joueurs, dont certains feront découvrir aujourd’hui les gestes techniques du volley. « C’est un sport très pratiqué mais quand il est joué par des professionnels, c’est différent », affirmeJérémie Ribourel, son Président. Créé en 1963, ce club devenu professionnel en 2004 a déménagé en janvier dernier dans une aréna de 3 500 places. « Nous sommes entrés dans l’ère du sport business et du sport spectacle. Du jour au lendemain, nous avons réuni en moyenne plus de 1 900 personnes sur nos événements. Notre concept plaît beaucoup », s’enthousiasme-t-il. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Régis Saleur [Supernova Invest] : « Nous sommes des multi-spécialistes »

Supernova Invest est une société de gestion de fonds de capital-risque spécialisée dans la deep tech : des technologies de rupture, le plus souvent issues de la recherche publique, dans le digital (micro-électronique), la santé (dispositifs implantés, applications médicales…), l’énergie et l’environnement, ainsi que l’usine 4.0 (robotique, impression 3D…).

Bpifrance : Comment se déroulent les investissements ? 

Régis Saleur : Ce qui nous intéresse, c’est la croissance de sociétés très innovantes et souvent relativement jeunes (de moins de 10 ans). Nous intervenons en phase d’amorçage, de venture capital pour des sociétés entre 1 et 2 millions de chiffre d’affaires et en late stage pour les entreprises en forte croissance qu’on accélère pour les aider à se déployer à l’échelle industrielle ou à l’international. On étudie en moyenne 1 000 dossiers par an. Avec un fond, on finance 15 à 20 sociétés – on cherche à identifier les meilleures, celles qui ont le plus de potentiel. Jusqu’à présent, nous gérons 260 millions d’euros et avons investi dans plus de 150 entreprises dont 60 en portefeuille.

B. Quelles sont les étapes clés avant de décider d’investir ? 

RS. On étudie la proposition de valeur de la société, la technologie utilisée et la propriété intellectuelle, mais aussi l’activité historique et l’équipe. On cherche toute information utile en appelant notamment nos contacts pour se former une opinion sur l’entreprise. L’équipe formée par les personnes les plus séniors de la société présente un projet d’investissement au comité, on rencontre le management puis on décide de manière collégiale. Si le dossier est retenu, on fait une offre et on négocie les conditions d’investissement. On trouve assez systématiquement 2 ou 3 co-investisseurs, ce qui permet de mutualiser le risque. 

B. Avez-vous des anecdotes à partager ? 

RS. L’instruction d’un dossier prend environ 6 mois. Parfois, on met 1 an quand on identifie des startups intéressantes dans lesquelles on estime qu’il est trop tôt d’investir. On préfère alors observer d’abord la manière dont elles se positionnent sur leur marché. Il arrive que des fondateurs se séparent et cèdent leur société, ou au contraire qu’une startup surperforme et se fasse racheter avant de lever des fonds. À ce moment-là, on sait qu’on aurait dû être plus rapide. Cela m’est arrivé 2 fois avec le même fondateur.

B. Comment voyez-vous l’avenir de la deep tech ? 

RS. La deep tech nécessite de la recherche et correspond à des temps longs. On créé des actifs qui sont très concrets et tangibles, ce qui permet d’être plus résistant aux crises (les usines continuent de tourner). Moi qui ai investi pendant 10 ans dans le e-commerce, j’ai vécu la crise de la bulle internet, c’était beaucoup plus dur : on a remis tous les fondamentaux en cause, tout s’est arrêté. Aujourd’hui, on a besoin de faire la transition écologique et numérique. Le choc de la crise COVID est violent mais les fondamentaux sont toujours là. Ça me rend positif. Je suis content de travailler dans la deep tech.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Here comes del sol : des formations en ligne de yoga du visage

Bpifrance soutient l’audace des entrepreneurs qui, comme Aurélia Del Sol, ont eu le courage de rebondir et de surmonter les obstacles. Après avoir créé 2 sociétés, cette Française qui vit en Australie depuis près de 2 ans a fondé début mars Here comes del sol, qui propose des cours de yoga du visage en ligne sous forme de programmes et d’abonnements, ainsi que des cours de yoga.

Bpifrance : Comment a débuté votre parcours dentrepreneure ?

Aurélia Del Sol. J’ai créé une enseigne à domicile qui s’appelait La Bonne Maison : la semaine, je donnais des cours de yoga et le week-end, je proposais des brunchs cachés. J’y ai rencontré Julie avec qui j’ai fondé Chez Simone, « l’appartement qui vous veut du bien » dédié au bien-être (sport, food et partage). On s’est lancé à corps perdu dans ce projet incroyable qui a généré une fatigue extrême. Ces 2 ans ½ d’entrepreneuriat ont été challengeants et enrichissants bien qu’éprouvants. Avec le recul, j’aurais adoré être coachée, prendre mon temps pour les décisions importantes, être plus pondérée… 

B. D’où vous est venue l’idée de créer Here comes del sol ? 

ADS. Après l’aventure Chez Simone, je suis partie en Australie. Un an et demi de grands questionnements et d’introspection loin de mes repères et face à moi-même. Qu’est-ce que j’allais faire ? C’est difficile d’enlever ses couches de protection. Dans un pays étranger, on ne peut se raccrocher à rien. J’ai compris que la solution était à l’intérieur de moi. Je me suis formée en yoga à Bali puis j’ai commencé à donner des cours en Australie. Je me suis alors demandé comment me différentier. « Use your mess to create a message », ai-je entendu dans un podcast. J’avais résolu en une semaine avec le yoga du visage un problème de mâchoires serrées, je me sentais beaucoup mieux. C’était magique ! J’ai voulu partager cette méthode au plus grand nombre, la rendre cool et accessible pour donner envie de revenir à soi. Je me suis formée en ligne avec une experte en Angleterre. J’y ajouté ce que je sais faire – respiration, méditation et beauty food – pour créer la méthode « Face soul yoga » : se nourrir à l’intérieur pour être bien dans ses baskets. 

B. Quelles ont été vos ressources pour lancer ce projet ? 

ADS. J’aime les challenges, je me suis dit : « vas-y, fais-le ». J’ai pris ma caméra, mon micro, j’ai acheté une caméra et créé un petit studio chez moi – cela ne représentait quasiment aucun investissement. Et les compétences dont j’avais besoin, je les ai créées. Au début, je refaisais les vidéos car je n’avais ni le bon son ni la bonne image. Maintenant, je connais mes forces et mes faiblesses. J’ai besoin d’un expert-comptable, d’un monteur et de me concentrer sur ma plus grande force : créer du contenu. Durant le confinement, ma communauté sur les réseaux sociaux qui était déjà importante a beaucoup grossi. J’ai fait des lives sur Instagram qui ont touché entre 1000 et 12 000 personnes. Rien n’est impossible. 

B. De quoi êtes-vous le plus fière ?

ADS. Lorsque des marques m’ont contactée pour des coachings privés, mon coach m’a aidé à identifier ma valeur et à accepter que j’avais des valeurs et que mes tarifs pouvaient être trop élevés pour certaines. C’était audacieux pour moi de ne pas dire oui à tout ! Aujourd’hui, Here comes del sol compte plus de 226 abonnés et plus de 1680 clients. Mon objectif est d’atteindre au moins 1 000 membres et de faire une application mobile, ou rendre encore plus simple l’accès au contenu.  Je veux démocratiser le yoga du visage et en simplifier l’accès. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

K-Ryole, les remorques électriques intelligentes

Qu’ils se soient lancés dans l’entrepreneuriat, aient eu le courage de rebondir après un échec, n’aient pas hésité à embaucher et à investir, tous ont un point commun : ils ont osé surmonter les obstacles. Bpifrance soutient plus que jamais l’audace des entrepreneurs. Rencontre avec Nicolas Duvaut, cofondateur et CEO de K-Ryole, qui conçoit et fabrique des machines électriques intelligentes : des remorques pour vélo en logistique urbaine et des chariots de manutention pour le BTP.

Comment est née l’idée de lancer K-Ryole ? 

Tout est parti d’un projet de vacances avec mon ami Gilles Vallier, que j’avais rencontré en école d’ingénieur : nous devions partir faire le tour de l’Amérique à vélo pour les vacances mais n’avons pas trouvé de solution efficace pour le transport de nos affaires. Nous avons alors creusé l’idée d’une remorque électrique. K-ryole a vu le jour en février 2016, après 8 mois de travail. 

Quel a été le mode de financement de votre entreprise ?

Nous avons démarré uniquement en fonds propres grâce à la vente de mon appartement et à l’aide de notre réseau dont nos anciens collègues et amis d’école. Nous avons également bénéficié de dispositifs d’État avec Bpifrance et l’ADEME, et de 4 prêts d’honneur. Nous sommes accompagnés depuis 1 an par l’IFP Énergies nouvelles (IFPEN).

Le jour où nous avons osé vendre nos appartements et quitter nos CDI pour lancer K-Ryole, ça a été un saut dans le vide. Mais quand on a une âme d’aventurier, les inquiétudes sont vite balayées. Finalement, le risque serait de ne pas en prendre. On aura vécu pleinement ce qu’on aura voulu accomplir.

Nous souhaitons nous développer en gardant notre âme. L’an dernier, nous avons levé 1,7 millions d’euros avec nos 200 actionnaires et généré un chiffre d’affaires d’1,3 million d’euros. Portés par des valeurs tournées vers l’humain, nous impliquons nos salariés dans la construction des projets de l’entreprise : board stratégique incluant des collaborateurs, démarche RSE portée par chacun d’entre eux, management horizontal, pôle RH pour améliorer leur bien-être au travail…

De quoi êtes-vous le plus fier ? 

Je suis fier d’apporter une solution pratique, écologique et économique à nos clients. Nous sommes partis d’un PowerPoint ; aujourd’hui, des acteurs majeurs du secteur industriel, de la grande distribution, du BTP, de la livraison – entreprises françaises et grands groupes du CAC 40 dont Vinci, Bouygues, Monoprix, La Poste, Lafarge, EDF, Casino et Biocoop – utilisent nos véhicules au quotidien.

Comment voyez-vous l’avenir de votre entreprise ?

Nous souhaitons que K-Ryole devienne un outil de référence qui remplace le véhicule utilitaire, ayant à cœur de concilier économie et RSE. Nous travaillons actuellement sur notre internationalisation en ciblant les pays où le coût de la main d’œuvre est élevée et le vélo déjà implanté (Europe du Nord, Australie, Japon, Canada et États-Unis sur la partie manutention). 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Recrutement : l’intelligence artificielle, un outil au service de l’humain ?

L’Intelligence Artificielle (IA) facilite le travail des recruteurs en permettant d’automatiser certaines tâches à faible valeur ajoutée. Pour trouver la perle rare, elle représente un atout à condition que l’humain reste au centre des échanges. 

L’IA se fait une place de plus en plus grande dans le secteur des ressources humaines. En 2017, 49% des entreprises prévoyaient déjà d’y avoir recours dans leur processus de recrutement, d’après l’étude Talent acquisition: Enter the cognitive recruiter réalisée par le cabinet Deloitte. Ces technologies interviennent à différentes étapes du processus d’embauche pour décortiquer et sélectionner les CV, faire passer le premier entretien et évaluer le discours des candidats.

Une aide à la sélection de profils 

L’IA est un outil efficace de sourcing et de présélection de candidatures, qui permet de mieux identifier les talents en adéquation avec le poste à pourvoir (sites de matching, applications de géolocalisation…). Preuve en est avec le groupe RH&M, qui utilise les services d’HelloWork, société spécialisée dans l’IA du recrutement. « Nous recevions de moins en moins de candidatures pertinentes, de quoi être sérieusement inquiets », raconte Delphine Lancel, directrice associée de cette TPE parisienne qui anime des réseaux de DRH. « Grâce à l’IA, j’ai reçu de nombreux CV conformes à nos attentes bien que très différents. J’ai été impressionnée par la qualité et la variété des candidatures reçues, et ainsi par la puissance de cette technologie. Le sourcing est si qualitatif qu’il semble être le fruit d’une sélection humaine. C’est ce dont on avait toujours rêvé mais qu’on n’arrivait pas à faire », poursuit-elle. S’appuyant sur un système de mots-clés et des critères de proximité, la technologie valorise les compétences plutôt que le diplôme, l’école ou le secteur d’activité. 

Selon une étude réalisée en France par le cabinet de recrutement Robert Walters, l’IA serait synonyme de gain de temps et d’argent pour 41 % des recruteurs. Elle a permis à RH&M de recruter en moins de 30 jours 3 personnes en CDI avec seulement 2 offres diffusées sur les plateformes – et une dizaine de salariés depuis 1 an ½.  

Vers le recruteur augmenté ?

Mais d’après le cabinet Robert Walters, 62% des candidats pensent que « l’usage de l’intelligence artificielle dans le processus de recrutement présente un risque de déshumanisation ou de manque de personnalisation ». Dans quelle mesure un robot peut-il apprécier la dimension culturelle de notre façon de parler et des éventuelles déficiences d’un candidat (appréciation d’un silence, évaluation d’une personne bègue ou au débit de parole lent…) ? Ainsi, il est nécessaire d’utiliser l’IA à bon escient pour préserver l’expérience candidat et éviter tout risque de dérapage. « Loin de remplacer le recruteur, l’IA le supplée, enrichit sa valeur et le rend plus stratégique », souligne Delphine Lancel, rappelant que « rien ne vaut une bonne discussion ». Si cet outil peut s’avérer très utile et performant, la prise de décision finale reste bien entre les mains de l’employeur. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Rogervoice : l’application qui rend la téléphonie accessible aux sourds et aux malentendants

6 millions de sourds et malentendants en France dont « 500 000 personnes que la surdité empêche de téléphoner au travail et dans la vie quotidienne », précise Olivier Jeannel, fondateur et CEO de Rogervoice. Inspiré par la sortie de Siri, cet ancien manager chez Orange lui-même malentendant depuis l’âge de 2 ans a « voulu complètement changer la donne :les Français passent en moyenne plusieurs appels par jour, le téléphone reste un canal de communication très utilisé », note-t-il. Comme le clame le slogan – « Mes appels, ma liberté » –, son application mobile permet aux malentendants de téléphoner en toute autonomie afin de ne pas dépendre d’un proche ni devoir se rabattre sur une alternative moins satisfaisante.

Un outil à fort impact sociétal 

Disponible sur iOS et Android, l’application Rogervoice se définit comme « la 1ère technologie pour sourds et malentendants qui accompagne gratuitement vos appels ». En mariant l’intelligence artificielle et l’humain, elle permet de sous-titrer en temps réel les propos d’un interlocuteur (reconnaissance et synthèse vocale) et d’assurer la traduction d’une conversation en langue des signes française (visio-interprétation) pour les 65 000 personnes malentendantes qui signent en France. Le service de sous-titrage automatique est gratuit et illimité entre deux personnes qui disposent de l’application, et payant sous forme d’abonnements et de crédits pour joindre les personnes qui ne l’ont pas. 

« L’inclusion sociale est notre raison d’être », souligne Olivier Jeannel, fier d’avoir créé un outil qui bénéficie à toute la société. « L’objectif est que toutes les personnes concernées en France puissent rapidement en bénéficier à moindre prix. » Soutenue depuis sa création par Bpifrance, Rogervoice facilite l’insertion professionnelle et l’accessibilité au travail.

L’accessibilité téléphonique, un enjeu pour les entreprises

Depuis 2018, la loi pour une République numérique en France oblige les opérateurs, les grandes entreprises et les administrations à rendre tout service téléphonique accessible. Ainsi, la solution a été choisie par les opérateurs membres de la Fédération française des télécoms (Orange, SFR, Bouygues Telecom…) pour donner accès gratuitement à une heure par mois de communication aux sourds et aux malentendants. Trente entreprises ont aussi fait confiance à Rogervoice pour rendre leur service client accessible. Un virage B2B pour la start-up qui propose désormais une déclinaison web de son application (deux lignes de code sont intégrées dans le back-office du site internet à équiper).

Durant la crise, Rogervoice a été plébiscitée grâce à la mobilisation de l’équipe pour rendre accessible le numéro vert mis en place par le gouvernement. Conçue dès l’origine pour l’international, l’application est utilisée dans 52 pays et disponible dans plus de 100 langues à travers le monde. Prochaine étape : l’international en B2B.

Chiffres clés

  • Lancée en 2015
  • 40 000 utilisateurs dans le monde entier
  • Déjà 1 million d’appels passés grâce à l’application 
  • + de 60 000 appels chaque mois 

Article pour La Tribune / Bpifrance

MSER rebondit durant la crise

Société de prestation de services spécialisée dans l’entretien en menuiserie et en serrurerie pour les bailleurs sociaux, le secteur hôtelier, les collectivités et les espaces de bureaux. MSER a su s’adapter à la crise en fabriquant et commercialisant des écrans de protection sanitaire dans son atelier de menuiserie. Christophe Mercier, son dirigeant, revient sur le lancement de cette nouvelle activité dans un contexte inédit. 

Bpifrance : Comment s’est passé pour vous le début de la crise sanitaire ?

Christophe Mercier. Il était très difficile pour nous de poursuivre nos interventions normalement. La priorité immédiate a été de protéger nos salariés et de rassurer nos clients en maintenant une capacité de travail pour répondre aux urgences liées à des problèmes de sécurité. En effectifs très réduits (2 ou 3 techniciens sur le terrain au début), on a tout de même réussi à assurer un service minimum. J’avais décidé de ne pas fermer totalement l’entreprise, ce qui était un bon signal vis-à-vis de nos clients. Au fil des semaines, on a reçu de plus en plus de demandes d’interventions, la confiance revenait progressivement. 

Quelles mesures avez-vous prises pour faire face à cette situation ?

CM. J’ai créé un planning de présence minimum dans les bureaux et recouru au travail à distance. Plus généralement, j’ai élaboré un plan de continuité d’activité qui décrit les règles de sécurité sanitaire à observer dans l’entreprise et chez les clients. J’ai affecté un « référent Covid » à chacun des clients récurrents de l’entreprise pour répondre à leurs questions, et utilisé les dispositifs de soutiens mis en place par le gouvernement. Et j’ai équipé les bureaux de système de séparation qu’on a nous-mêmes fabriqués, puis commercialisés face à la demande croissante.

Parlez-nous du lancement de ce nouveau produit 

CM. Avant la crise, nous n’avions jamais fabriqué ni commercialisé d’écrans de protection. Aujourd’hui, nous avons déjà équipé des loges de gardien, des bureaux, des écoles, des espaces de restauration et des zones de vie avec plusieurs centaines d’écran de protection. Ce produit est une alliance de bois et de plexyglass ou de verre. On le propose en 3 déclinaisons : en protection frontale, latérale (pour les centres d’appels, les espaces de coworking…) ou sous forme de paravent sur roulettes (pour les open spaces). Tout est fabriqué localement à Romainville en Seine-Saint-Denis. Notre atelier de menuiserie est de nouveau plein. Sans avoir compensé ce qui a été perdu lors du confinement, nous avons su créer quelque chose de nouveau dans le domaine de l’agencement mobile.

Quel bilan dressez-vous de cette période ? 

CM. L’adaptation permanente a été parfois délicate, il fallait vivre au jour le jour dans un climat général d’incertitudes et d’inquiétudes. Mais ce fut aussi une expérience incroyable avec de très bonnes surprises. Une période très riche au plan humain qui a révélé les motivations des hommes et des femmes. J’avais un noyau dur avec moi. Dans des environnements dégradés, on voit émerger des choses très positives : les élans de solidarité, la façon dont les personnes veulent contribuer, s’accrochent et sont créatifs. En tant que dirigeant, c’est rassurant.

Les jeunes veulent des entreprises engagées pour le climat

Dans la lignée de la suédoise Greta Thunberg et de la néozélandaise Chlöe Swarbrick à l’origine de l’expression « OK, Boomer », les jeunes de la génération Z font valoir leur engagement écologique y compris dans la sphère professionnelle. De plus en plus préoccupés par l’urgence climatique, ils attendent que les entreprises se montrent à la hauteur des enjeux environnementaux. C’est ce que révèle la 3e édition du baromètre « Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi » réalisée en décembre 2019 par Boston Consulting Group (BCG), la Conférence des grandes écoles (CGE) et Ipsos auprès de 4 112 étudiants et 2 083 jeunes diplômés.

Des attentes fortes vis-à-vis des entreprises 

Selon cette étude, près de 3/4 des étudiants et jeunes djplômés estiment que la RSE d’une entreprise est un critère important dans le choix de leur poste ; 30% le jugent même essentiel. Ils refuseraient même un poste dans une entreprise qui n’amorce pas la transition écologique. « Les jeunes talents issus des grandes écoles ne seront pas engagés par une entreprise, ils s’engageront pour une entreprise », déclare Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE.

Suspectées de greenwashing, les entreprises doivent plus que jamais montrer à la nouvelle génération qu’elles agissent par conviction et non par opportunisme. Le Manifeste étudiant pour un réveil écologique a recueilli depuis fin 2018 plus de 32 000 signatures d’étudiants de grandes écoles qui « ne veulent pas travailler au service de projets déconnectés de l’urgence écologique ». Sur son site internet lancé en novembre dernier, le collectif offre des outils pour aider les étudiants à choisir leur futur employeur selon la sincérité de sa démarche environnementale et inciter les entreprises à agir. 

Une volonté d’engagement dans le monde professionnel

En quête de sens au travail et tournée vers l’utilité sociale, 90% des jeunes interrogés par l’étude du BCG se déclarent prêts à s’impliquer dans le plan d’actions sociales et environnementales mis en place par leur employeur. Ils attendent néanmoins plus d’opportunités de s’engager et de formations sur les sujets RSE. 

La « génération climat » accepterait même de gagner moins pour travailler dans une entreprise écolo. Selon un sondage interne réalisé en février 2019 par Corentin Bisot, l’un des étudiants à l’initiative du collectif, « les étudiants de Polytechnique sont prêts à accepter une baisse de salaire significative pour intégrer une entreprise qui place la transition écologique au cœur de sa stratégie ». Sur 211 répondants volontaires, plus de la moitié accepteraient d’être payés jusqu’à 20% de moins. Les jeunes, moteurs d’un monde meilleur ?

Article pour La Tribune / Bpifrance

wenabi dynamise l’action solidaire en entreprise

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière la startup Wenabi qui facilite la mobilisation des salariés en faveur d’actions solidaires, de mécénat de compétences et de dons à des associations. 

« Développer une solution tech pour faciliter l’engagement solidaire ». Telle était l’ambition d’Emmanuel Bentejac, de Thomas Soucaille et d’Aristide Flandrin, 3 amis aux compétences très complémentaires – un expert en RSE, un financier et un profil tech – devenus en 2017 les cofondateurs et associés de wenabi.

Recréer du lien entre le monde associatif et le monde de l’entreprise

wenabi est une plateforme de mise en relation qui aide les associations à trouver des ressources en compétences, financement et/ou bénévoles. Après plusieurs mois de « test and learn », elle est officiellement lancée début 2018 dans une quinzaine de pays. Les associations y font remonter leurs besoins, les entreprises choisissent un programme d’engagement et les collaborateurs peuvent s’engager sur les missions solidaires qui leur tiennent à cœur. Entièrement gratuit pour les associations, ce service est facturé aux entreprises via un système d’abonnement. 

Dix grands groupes parmi lesquels Generali, Unibail-Rodamco-Westfield, Legrand, Sanofi, Total, Crédit Agricole Assurances, Vinci et La Poste, ainsi que de nombreuses TPE et PME, ont déjà rejoint la plateforme. « Nous proposons des missions réalisables à distance et du mécénat de compétences », affirme Stéphanie Osmont, Directrice de l’innovation sociale et environnementale du groupe La Poste, engagé depuis un an aux côtés de wenabi. Le groupe propose à ses salariés des formats courts, individuels et collectifs, tout au long de leur carrière : animation d’ateliers, journées citoyennes, hackatons solidaires, team building, ateliers de coaching, etc. Durant le confinement, un dispositif inédit d’entraide a été mis en place pour aider les équipes sur le terrain : plus de 700 collaborateurs se sont mobilisés.

Une plateforme de la tech for good 

Depuis mars 2018, wenabi a permis la réalisation de 50 000 heures d’actions solidaires. Innovante et engagée, la jeune pousse récompensée notamment par le prix Impact du Galion Booster en 2019 a levé 1 million d’euros auprès de Side Capital et Kima Ventures en octobre dernier. Prochains enjeux : rendre sa croissance pérenne, continuer à améliorer l’outil et augmenter sa visibilité. 

wenabi travaille à renforcer sa présence en France et à poursuivre son déploiement sur le marché européen et international. « La tech for good est un secteur en plein essor. D’ici 3 à 5 ans, nous voulons devenir la plateforme de référence de l’engagement sociétal des entreprises en Europe », déclare Emmanuel Bentejac. « L’engagement solidaire est devenu un sujet important pour les entreprises et leurs collaborateurs. Gageons qu’il le restera. » 

wenabi en chiffres : 

  • 2018 : lancement officiel de la plateforme 
  • 15 salariés 
  • 25 000 utilisateurs 
  • 50 000 heures d’actions solidaires en 2 ans 
  • + de 800 associations françaises et internationales 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Sensoria Analytics veille à la santé de votre cœur

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Sensoria Analytics dédiée à la prévention des maladies cardiorespiratoires.

« Chaque année, les pathologies cardiovasculaires tuent 18 millions de personnes dans le monde, soit 1 personne sur 3, dont la moitié n’a aucun symptôme antérieur. C’est un non-sens alors que des solutions simples existent », déclare Slah Aridhi, fondateur et CEO de Sensoria Analytics. Ingénieur en intelligence artificielle et en traitement de biosignaux, qui a coordonné des programmes complexes au Canada, aux État-Unis et en Europe, a créé une solution de prévention des maladies cardiorespiratoires baptisée CardioSensys.

Le premier outil de dépistage systématique du risque cardiovasculaire

Utilisant les dernières avancées de l’intelligence artificielle et du traitement des signes vitaux, CardioSensys permet aux médecins généralistes d’évaluer en moins de 2 minutes les risques d’accidents cardiovasculaires chez leurs patients. Intégré dans le parcours de soins classique, ce prédiagnostic simple, non-invasif, rapide et fiable permet de sauver des vies et de réduire le coût lié à la prise en charge de ces pathologies par le système de santé. « L’idée est de créer une prise de conscience d’abord chez le professionnel de santé puis chez le malade afin qu’il puisse lui-même se prendre en charge ».

Cet outil est composé d’un oxymètre puissant développé par la startup pour palier la piètre qualité des oxymètres sur le marché (« nous ajoutons de nouvelles fonctionnalités à un outil existant »), et d’un logiciel d’intelligence artificielle. « Outil de dépistage et non de diagnostic », il analyse 7 signes vitaux : saturation en oxygène, indice de tension artérielle et élasticité, taux respiratoire, indice de rigidité artérielle et rythme et la variabilité cardiaque. 

La santé digitale, un marché en pleine explosion

Encore à l’état de prototype même si « le cœur de la technologie est là », CardioSensys est en phase de précommercialisation. Des tests cliniques sont prévus cette année au CHU de Nice, ainsi que du beta testing auprès de nombreux médecins. « Nous nous adressons aujourd’hui aux médecins, puis nous ciblerons le grand public », précise Slah Aridhi. Après avoir levé 200 000 euros avec l’aide de Bpifrance et de l’incubateur Paca-Est (Sophia-Antipolis), il envisage une deuxième levée de fonds d’un million d’euros. « Avec la pandémie du Covid-19, le marché mondial de la santé digitale va exploser. Il devrait atteindre 509 milliards de dollars d’ici 2025 », note-t-il. « En France, les startups françaises en healthtech devraient générer un chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros en 2030 ».

Sensoria Analytics en chiffres

  • Lancement en 2017
  • Commercialisation de l’outil fin 2020
  • 7 signes vitaux clés analysés
  • Évaluation du risque cardiovasculaire en 2 minutes

Article pour La Tribune / Bpifrance

Aurizone : un GPS d’intérieur pour tous

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Aurizone qui propose un GPS d’intérieur conçu pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes au sein des bâtiments et s’adresse à tous ceux qui se perdent facilement dans de grands espaces.

« Notre désir était de rendre les bâtiments plus accessibles grâce aux progrès de l’intelligence artificielle », raconte CyrilCourtonne, cofondateur d’Aurizone. Ingénieur de formation, il a longtemps travaillé dans les télécoms avant de diriger une agence d’innovation digitale. Pour lancer sa startup, il s’est associé avec un architecte (à l’origine d’un bâtiment inclusif dans le cadre du programme « Réinventer Paris ») et un docteur en intelligence artificielle. 

L’application smartphone qui rend le monde plus accessible 

Dans le secteur du bâtiment, Aurizone représente « une innovation majeure : le GPS d’intérieur pour tous ». Fruit de la collaboration entre usagers, architectes et scientifiques, cette application a été conçue pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes dans les bâtiments. « Au démarrage, nous avons organisé des « labs Aurizone » pour recueillir les retours des utilisateurs malvoyants », relate Cyril Courtonne.

Disponible gratuitement sur Android et iOS, cette application intègre 3 fonctionnalités : la localisation, la découverte et le guidage. L’utilisateur est géolocalisé précisément à l’intérieur d’un bâtiment grâce à une cartographie précise des locaux et à l’analyse des signaux émis par le maillage de balises Bluetooth Low Energy – sans GPS. Il peut être assisté dans ses déplacements via une description en temps réel de son environnement. Il peut également être guidé pas à pas vers un point d’intérêt. Depuis peu, l’app propose en outre des contenus enrichis (mp3, textes et audioguide géolocalisés), une fonctionnalité validée par la société Streetlab au cœur de l’Institut de la Vision.

Un outil de guidage universel 

Utile à tous, Aurizone permet de mieux se repérer et s’orienter dans des environnements complexes – bâtiments publics, gares, musées, sièges sociaux d’entreprises… En France, le Palais de Justice de Paris, le Ministère des Armées, des boutiques Orange, des bâtiments L’Oréal, La Maison de Victor Hugo (Paris Musée) et la gare d’Aix-en-Provence en sont déjà équipés ; en Asie, des bâtiments à Singapour et à Bangkok. Prochains projets d’ici fin 2020 : une grande salle d’événementiel, des gares, et deux musées (pour la fonction audioguide). D’ici 2024, les Jeux olympiques à Paris « qui seront résolument inclusifs ». Très sollicitée à l’étranger, la startup parisienne, en pleine structuration, compte poursuivre son internationalisation.

Aurizone en chiffres : 

  • Lancée en 2017
  • 12 bâtiments équipés 
  • Une soixantaine de bâtiments équipés d’ici 2021
  • 1 million de mètres carrés couverts 
  • 3 000 utilisateurs récurrents 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le 17 mars, bientôt la « journée nationale des gestes audacieux » ?

Première journée de confinement en France, le 17 mars pourrait bien devenir dès l’an prochain la « journée nationale des gestes audacieux » sur l’initiative de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », en partenariat avec La Tribune. 

En réponse à la crise sanitaire du Covid-19 qui impose le confinement à travers le monde, l’association « Elles ! les femmes Audacieuses » propose aux Français d’adopter au quotidien un « geste audacieux » facile et accessible.

« En cette période difficile, de nombreuses initiatives voient le jour dans un élan de solidarité spontanée. Conscients de la nécessité d’un changement, nous sommes tous en train de modifier nos usages. La planète respire. La famille se retrouve. L’enjeu est de pérenniser ces actes de bienveillance, de générosité et d’altruisme et de les rendre naturels pour sortir grandis de cette épreuve », explique Virginie Atlan, fondatrice et présidente de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », par ailleurs Directrice de la Maison de la Métropole Nice Côte d’Azur et Région Sud. Une invitation à devenir plus « créatifs, solidaires, éthiques et responsables » pour construire un monde meilleur. « L’audace sera de ne pas oublier », peut-on lire sur le compte Instagram de l’association.

L’opportunité de réinventer l’avenir ensemble

Limiter l’usage du plastique au quotidien, aller au travail en vélo plutôt qu’en voiture, favoriser l’alimentation en circuits courts pour soutenir les producteurs locaux… « Il n’y a pas de petit geste, il y a une somme de gestes. Le plus important, c’est de se réinventer », souligne-t-elle.

Chaque année, le 17 mars, l’association mettra en lumière les initiatives solidaires et les actions publiques mises en place par les collectivités territoriales lors d’une remise de trophées. Entreprises, associations, citoyens et régions sont ainsi appelés à adopter tous ensemble de nouvelles pratiques bienveillantes.

Un réseau d’ambassadrices influentes

Sur Instagram, l’association publie des témoignages de « gestes audacieux », à commencer par ceux de ses ambassadrices. Parmi elles, Cécile de Ménibus, Luana Belmondo, Séverine Ferrer, Danièle Évenou, Laurie Cholewa ou encore Vanessa Demouy – dernière en date à avoir rejoint le mouvement. Personnalités issues des secteurs de l’audiovisuel, du spectacle, du cinéma et des médias, ces Audacieuses populaires donnent de la voix à cette démarche citoyenne. « Grâce à elles, nous sommes visibles auprès de 2 millions d’abonnés sur Twitter, Facebook et Instagram », se réjouit Virginie Atlan.

Des « geste audacieux » aussi simples qu’inspirants :

– la productrice de cinéma Alexandra Fechner se promet de « garder [toute l’année] l’esprit de communauté dans un souci de solidarité » ;

– pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la célèbre cheffe Luana Belmondo a décidé de vider désormais entièrement son frigo avant de refaire ses courses ;

– la journaliste Laurence Françoise a choisi, quant à elle, de limiter l’usage du téléphone portable au sein du foyer familial pour se reconnecter à l’essentiel : vivre le moment présent en pleine conscience avec ses proches.

Des actions soutenues par des mécènes de qualité

La « journée nationale des gestes audacieux » sera également l’occasion d’engager des actions sur l’ensemble du territoire en collaboration avec des mécènes. Pour déployer ces « gestes audacieux » à l’échelle nationale, l’association peut compter sur les directeurs régionaux de la Fondation ENGIE, sur le réseau des 900 agences Century 21 en France et sur l’entreprise bio Markal, mobilisée à ses côtés dans la mise en place d’actions antigaspis. « Nous sommes très exigeants sur la qualité des mécènes qui nous accompagnent », précise Virginie Atlan. Forte de plus de 600 membres, « Elles ! les femmes Audacieuses » poursuit sa mission de contribuer au changement par l’engagement positif. 

N’hésitez pas à partager vos « gestes audacieux » à l’adresse contact@elleslesaudacieuses.com. Suivez les audacieuses sur Instagram @elleslesaudacieuses

Article pour La Tribune