Valéry Lévy-Soussan, PDG d’Audiolib : « Le livre audio numérique est en plein essor » 

Les livres audios numériques ont conquis en un an 800 000 nouveaux adeptes. Valérie Lévy-Soussan, PDG d’Audiolib et présidente de la commission « livre audio » du Syndicat national de l’édition (SNE), décrypte cette tendance forte et partage sa vision de l’avenir du secteur. 

Selon la 12ᵉ enquête sur les usages du livre publiée en avril 2022 par la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia), le Syndicat national de l’édition (SNE) et la Société des gens de lettres (SGDL), la France compte 9,9 millions d’adeptes de livres audio (7,9 millions en physique et 6,6 en numérique) soit un Français sur cinq. Aussi, 15% des Français de 15 ans et plus ont déjà écouté un livre audio physique et 12 % un livre audio numérique. 

Big Média : Comment expliquez-vous l’essor du livre audio ?

Valérie Lévy-Soussan : Depuis 15 ans, le marché du livre audio s’est singulièrement transformé. Si le livre audio jeunesse a toujours existé, il est un peu moins présent sur le volet numérique au profit de boîtiers audio connectés. Côté adulte, ce qui a vraiment changé depuis 4 ans est le grand essor du livre audio numérique. Avec le développement des smartphones, des plateformes et de l’usage d’écoute grâce aux podcasts, le livre audio est devenu plus facilement accessible. Les ventes ont augmenté, ce qui a incité des éditeurs à entrer sur ce marché ou à développer leur catalogue. Il s’est encore développé à la faveur des confinements. Un des principaux atouts du livre audio est qu’il facilite l’accès au livre et procure du plaisir, comme lorsqu’on écoute une belle pièce musicale, un feuilleton radiophonique ou un podcast. Il permet à des personnes qui n’avait pas ou plus l’habitude de lire d’accéder à des offres sans cette barrière d’effort de lecture. 

BM : Quel est le profil-type de l’auditeur de livre et quels sont les usages ?

VLS : Le profil de lecteurs change et se développe. Les usages s’intensifient et les usagers rajeunissent.Concernant le livre audio numérique, alors que le public des débuts était plutôt une auditrice de 46 ans en moyenne, 55% des auditeurs sont désormais des hommes, ont 39 ans ½ en moyenne, soit près de 10 ans de moins que l’âge moyen des lecteurs de livres imprimés. Ils sont très fortement équipés et férus d’activités numériques. Les livres audio sont principalement écoutés sur un smartphone et à domicile, soit en complément d’une autre activité, notamment manuelle, soit pour prendre un moment pour soi. 

BM : Quelle est la place du livre audio numérique dans l’offre sonore actuelle ? 

VLS : Globalement, nous sommes portés par cette offre sonore de plus en plus large et je pense que le livre audio y a toute sa place. On me demande souvent si les livres audio sont en concurrence avec les podcasts. Je pense que ce sont des contenus très différents. Un medium n’en a jamais supplanté un autre ; chacun correspond à des usages différents à divers moments de la journée. 

BM : À quels défis le secteur doit-il faire face ?

VLS : Le secteur du livre audio est encore assez méconnu ; il y a donc un enjeu de notoriété d’usage. Le livre audio doit aussi combattre un certain nombre de préjugés pour gagner ses lettres de noblesse et s’affirmer comme un livre à part entière. Mais le défi principal est de développer les catalogues pour mieux refléter l’offre que l’on trouve en librairie et les diffuser sur toutes les plateformes afin de rencontrer le plus large public. Nous sommes également très attachés à maintenir une qualité professionnelle d’enregistrement et de son, ce qui nous différencie beaucoup des plateformes gratuites. Le travail des studios et des comédiens est essentiel pour susciter de l’émotion de l’auditeur ou lui permettre d’apprendre. Cela déterminera si l’auditeur renouvellera l’expérience. C’est un travail très particulier et ce savoir-faire se répand de plus en plus. 

C’est un marché en mouvement, avec l’arrivée en France des plateformes de streaming de livres. Dans les années à venir, il va y avoir de plus en plus de façons d’accéder au livre audio. Aux Etats-Unis, émergent aussi les voix de synthèse développées par l’intelligence artificielle. Ce sont d’autres développements auxquels nous pourrons avoir à affronter. Chez Audiolib, nous allons continuer à tester de nouveaux segments et des centres d’intérêt différents, en phase avec la demande, afin de rester le premier éditeur de livres audio en France – hors jeunesse.

La marque Aigle revient en France et réduit son empreinte carbone

À l’aube de ses 170 ans, la marque Aigle prouve qu’elle sait se réinventer. Fin 2020, la société devient l’une des 88 entreprises ayant fait le choix de la relocalisation, afin de s’engager pour une mode plus durable.

« Permettre à chacun de vivre pleinement des expériences sans laisser d’autres empreintes que celles de ses pas », c’est le défi que s’est lancée Sandrine Conseiller, à la tête de l’entreprise Aigle depuis juin 2019. En se plongeant dans 170 ans d’histoire, la cheffe d’entreprise s’est promis de « réveiller une marque endormie ». Au fil des mois et années passés dans l’entreprise, la dirigeante constate qu’Aigle a toujours su traverser les époques en conservant son ADN : des vêtements conçus pour l’extérieur, dans une démarche durable. Pour s’inscrire dans cette lignée, Sandrine Conseiller se fixe pour objectif de « potentialiser la force de la marque, mettre en lumière des valeurs existantes et renforcer ses engagements natifs », explique-t-elle. 

Les produits, les clients et la planète : c’est à travers ces trois piliers que l’entreprise compte apporter sa pierre à l’édifice avec comme principal moteur la réduction de son empreinte carbone et sa reconnaissance comme société durable. Une volonté qui s’ajoute à des engagements déjà très encrés dans l’ADN de l’entreprise puisqu’elle soutient depuis 2017 la Ligue pour la protection des Oiseaux (LPO) dans sa protection d’espèces menacées. 

Pour Sandrine Conseiller, « devenir une entreprise à mission était d’abord une garantie interne que les engagements pris s’ancrent dans la durée, mais aussi un engagement très fort pour l’externe. On a besoin que la société civile s’engage ! », s’exclame-t-elle. En effet, l’entreprise vise aujourd’hui une baisse de 46 % de ses gaz à effet de serre d’ici 2030 et espère arriver à 50 % d’énergie renouvelable d’ici 2025. 

« Relocaliser n’est ni facile ni évident économiquement » 

Passer de 10 % à 70 % de produits recyclés sur la collection automne-hiver 2022 était un des objectifs de la marque. Aujourd’hui de nombreux produits, comme les parkas, sont conçus en plastique recyclé. Ce travail est le fruit d’une recherche importante sur la technicité afin de coller aux piliers que la marque s’est imposée. Dans cette même idée l’entreprise a ouvert en 2020 Second Souffle, une usine consacrée à la seconde et dans laquelle les clients peuvent s’informer sur la traçabilité de chaque produit grâce à un QR code dédié. « Un projet très complexe pour une ETI », confie la dirigeante.   

Afin d’avoir une trajectoire bas carbone, la marque française fait le choix de relocaliser une partie de sa production de bottes. « Relocaliser n’est ni facile ni évident économiquement », ajoute Sandrine Conseiller. Une stratégie qui a pourtant porté ses fruits puisqu’elle a permis à la marque de valoriser son savoir-faire made in France. « D »ici 2025, on espère donc doubler nos ventes de bottes en caoutchouc !», conclut la cheffe d’entreprise. 

> Article réalisé pour Big Média

Félix de Monts, artiste militant

« Quelques traits d’esprit, un peu de philosophie et une invitation, pour les gens qui nous liront, à se questionner sur le sens de leur vie et l’œuvre qu’ils en font ». Ainsi Félix de Monts, « l’initiateur » de Vendredi, résume-t-il notre échange à bâtons rompus. Rencontre avec un esprit libre et créatif, visionnaire et militant.

Derrière sa startup sociale qui « permet à chacune et chacun de changer le monde sans changer de travail », créée il y a plus de 7 ans, se cache un entrepreneur au profil atypique : Félix de Monts est un artiste dans l’âme, mu par le désir d’innover et de faire bouger les lignes. « Je ne réduirais pas la notion d’entreprendre au fait de monter et de diriger une entreprise. On peut entreprendre de plein de façons dans sa vie : organiser un week-end surprise pour des proches, ou bien un acte de création littéraire, artistique… Ce que je trouve intéressant derrière la création d’une entreprise, c’est l’acte de création lui-même », déclare-t-il. 

Un homme engagé

Né au Cameroun, le jeune Félix découvre la vie en communauté au cours d’« expériences de vie significatives » comme le scoutisme et la pension. Il est très tôt sidéré par les dysfonctionnements sociétaux ou sociaux : travail abrutissant, porteur de souffrance et dénué de sens, modèle éducatif stéréotypé, communication violente… Il aiguise sa conscience politique sur les bancs de Sciences Po, navigue entre public et privé comme analyste à l’ambassade de France aux Etats-Unis, puis consultant chez Accenture. « La politique est partout, hyper importante, les gens ont tendance à vraiment oublier », affirme-t-il. « Comment on fait pour changer les choses : c’est ce que je trouve intéressant. Les sujets sont parfois politiques, parfois – de plus en plus – entrepreneuriaux », ajoute Félix, qui revendique son « côté naturellement actif ». 

La vision de Vendredi, plateforme d’engagement citoyen qui simplifie la gestion de toutes les actions solidaires d’une entreprise, émerge lors d’un stage au Cameroun dans une association fondée par une amie de ses parents qu’il appréciait beaucoup ; son décès en marque la genèse. « Il y a plein de choses dans la vie qui nous donnent des idées, et par moment on décide d’agir. Cette contrainte n’est pas uniquement de notre ressort personnel. Il y a aussi des événements de vie qui font qu’on se retrouve à entreprendre », analyse-t-il.

Décloisonner 

Félix « ne se voyait pas du tout aller dans le secteur privé classique, ni dans le secteur public ». Chemin faisant, il est interpelé par l’absurdité d’un monde schizophrène entre les entreprises d’un côté et l’intérêt général et le bien commun (État, collectivités, associations) de l’autre. « On a mis un mur entre le salarié et le citoyen. J’ai toujours porté cette conviction qu’on peut faire tomber ce mur et construire des ponts pour relier les deux mondes », affirme-t-il.

Né en lien étroit avec cette vision, le projet basé sur un modèle hybride a pris diverses formes : d’abord une association étudiante, puis une entreprise qui réunit aujourd’hui 220 entreprises, plus de 1 800 associations et 40 000 utilisateurs. « Je n’ai pas fait ça pour m’enrichir personnellement. Dans le monde idéal, notre projet serait resté une asso. Mais la vie, ce n’est pas le monde idéal », note Félix, pragmatique. Après avoir proposé aux salariés des missions d’associations et développé une logique de sensibilisation aux sujets climatiques, sociaux (égalité femme-homme) et de handicap, Vendredi aide désormais les entreprises à être exemplaires en interne pour qu’elles deviennent une partie de la solution. 

Le rôle de Félix ? « Donner envie aux gens de partager, d’incarner la vision et de la transmettre ». D’un point de vue plus pratique, parler à des investisseurs ou à des candidats, trouver de l’argent, des financements, coordonner les sujets marketing, vente, ressources humaines, coacher ses dirigeants d’équipe… « Ce qui est intéressant en tant qu’entrepreneur, c’est qu’on change de rôle tous les jours. On alterne en permanence entre des postures de négociation et de séduction, présentes dans toutes les facettes du métier : penser la stratégie, vendre, gérer des conflits, trancher, arbitrer… Tous les 5-6 mois ou années (en fonction du rythme de développement), on change de fonction ou de métier », explique-t-il. 

« Je trouve ça hyper excitant d’entreprendre »

En contrepoint de sa colère, c’est un garçon très joyeux – son rire est aussi communicatif que son flot rapide et son verbe passionné. « Il y a plein de situations qui m’attristent, que je trouve injustes et anormales, mais j’essaie de ne pas me laisser contaminer par ça et d’exprimer quelque chose de souriant et positif, qui est aussi une facette de ma personnalité. Je pense que c’est mieux pour faire changer les choses. »

Félix est assez fasciné par « notre capacité en tant qu’espèce à considérer des comportements très normaux, et puis ensuite à complètement les remettre en cause ». Par exemple la RSE, qui n’était autrefois « même pas la cinquième roue du carrosse », est aujourd’hui un sujet dont toutes les entreprises se sont emparées. De ce « changement quasiment civilisationnel qui est en train de s’opérer doucement » il a tiré un enseignement : « En tant qu’entrepreneur, il ne faut écouter personne. »

Faire bouger les lignes 

« Ma mission telle que je la définis, c’est que sur des problèmes socio-environnementaux sur lesquels j’ai mes convictions, de faire en sorte que les sujets bougent et que tout le monde bouge – c’est ce qui m’amuse en tous cas », raconte-t-il. Félix critique la société devenue « très business », qui fige beaucoup la réussite autour du « mythe de l’entrepreneuriat ». Aujourd’hui, son projet est très entrepreneurial mais pourrait prendre une autre forme. « Je pense qu’il y a plein de façons de faire bouger les choses sur ces sujets. La philosophie, le théâtre, le cinéma permettent de faire réfléchir les gens et les faire changer de comportement. La question intéressante, c’est comment on influence le récit », soutient-il.

Après avoir beaucoup pris l’avion plus jeune, ce fils d’une ancienne hôtesse de l’air essaye désormais de voyager autrement. Très porté sur la culture, il aime le théâtre, la poésie, le cinéma, la danse et voudrait reprendre les cours de dessin – tout « ce qui [lui] permet de voyager, de rêver… La culture, c’est du voyage à peu d’empreinte carbone », dit-t-il.

« On est dirigeant à sa façon » 

Félix accorde une grande importance à l’authenticité, devenue valeur fondatrice de la culture de Vendredi. « Je ne crois pas à la nécessité de jouer un rôle en tant que dirigeant. La façon de diriger est propre à chacun », affirme-t-il. Celui qui ne se sentait « pas forcément fait pour monter ni diriger une entreprise « parce qu’au départ [il] n’[est] pas très pratique, se pose beaucoup de questions, doute beaucoup » détaille ses « attributs précieux » : pas mal d’énergie, une vision stratégique et beaucoup de passion dans ce qu’il accomplit – enfant, il était très joueur, une qualité qu’il estime nécessaire dans la vie. « On a encore combien de temps ? Moi je sais que ça peut durer 2 jours ½ parce que je suis un peu bavard », glousse-t-il.

Avec la maturité, il a fait de Vendredi son « terrain de jeu », renonçant à « être tout-puissant, avoir le contrôle et pouvoir vraiment changer les choses », et non plus « un point clé pour [s]on bonheur personnel ». « On doit toujours switcher entre être très investi, dans le moment, et prendre une très grande distance » avec des sujets qui peuvent être très « contaminants » à titre personnel, tels que l’environnement, précise Félix, qui a même « souvent très envie de baisser les bras ». « C’est génial ce qu’on fait chez Vendredi ! J’y mets de l’énergie, j’y crois et en même temps, est-ce si important pour mon bien-être, ma joie personnelle ? Est-ce là le plus important ? Pas forcément… On est un pansement, un maillon d’une grande chaîne. On ne sauve pas des vies », relativise-t-il.

L’énergie de l’amour

Félix de Monts ne se définit pas seulement par son travail, « et pourtant [il est] entrepreneur » comme il le souligne. Après avoir « beaucoup beaucoup beaucoup bossé pendant longtemps » et en avoir payé le prix en privé, il veille aujourd’hui à préserver son espace personnel. « Très vite, tout le monde se retrouve à parler de son boulot, alors que c’est hyper intéressant de parler d’autre chose », revendique-t-il. Pour lui, « le plus important dans la vie c’est l’amour ». Il répète à l’envi aux personnes qui travaillent à ses côtés qu’« il y a 2 énergies dans la vie : soit on embrasse la peur, soit on embrasse l’amour. Si on est dans l’énergie de la peur, on ne pourra jamais rien construire. » En point d’orgue, il cite Thierry Marx : « N’oubliez pas que l’entreprise la plus importante de votre vie, c’est votre vie. » « Allez, trop de punchlines ! », s’exclame Félix, en filant à son rendez-vous suivant.

> Portrait réalisé pour Instinct Collectif

Promouvoir la diversité dans les grandes écoles : le combat de Daniella Tchana

Docteure en mécanique et nanotechnologie, Daniella Tchana s’est engagée très tôt pour l’égalité des chances. La fondatrice de la première prépa scientifique à distance participe activement à l’empowerment des femmes issues de la diversité. 

« 80% des jeunes en grandes écoles d’ingénieurs sont issus de prépa parisiennes », avance Daniella Tchana pour qui le manque de diversité dans ces établissements s’explique par la contrainte géographique et financière. « En réponse, j’ai voulu redistribuer les cartes afin d’aider les étudiants qui le souhaitent, à intégrer de grandes écoles », déclare la docteure. Cherchant à pallier l’inégalité d’accès à ces formations sélectives, elle fonde sa startup BeSMART-edu en 2017. L’ambition : devenir le premier lycée français entièrement à distance, couplé à une école d’ingénieurs, et « le Stanford français »

Un parcours sans modèle de réussite féminin dans les sciences  

Ce n’était pas prédestiné. Daniella Tchana a grandi sans modèle féminin ayant endossé une carrière scientifique. Malgré le manque d’encouragement – « c’est un cursus difficile, tu ne vas pas t’en sortir », lui dit-on, elle s’oriente tout de même vers un cursus scientifique. Avec deux ans d’avance, elle mène en parallèle des études en physique-chimie et en cybersécurité avant de décrocher une bourse d’excellence pour étudier en France. Elle obtient un double master en école d’ingénieur puis son doctorat.  

Continuant sur sa lancée, l’entrepreneure d’origine camerounaise intègre une école de commerce où elle bénéficie d’un large réseau et d’un programme de mentoring. « J’ai été accompagnée par une tutrice en or qui m’a aidée à comprendre le fonctionnement du monde de l’entreprise et à adopter les codes de ce milieu ». En même temps, elle rejoint le programme Leadership de l’association Diversidays, dédiée à l’inclusion numérique. Débarrassée du syndrome de l’imposteur, elle prend confiance en elle. 

Œuvrer pour que les jeunes femmes osent  

« Je me suis rendu compte que des profils comme le mien sont rares. » Une raison suffisante pour pousser Daniella Tchana à s’engager « pour que des jeunes filles issues des minorités puissent se dire : « Si elle a pu le faire, moi aussi je vais y arriver » ». Confiante en sa capacité de pouvoir impacter la jeune génération, elle œuvre pour que les jeunes filles osent. « Pourquoi, quand on est une femme de couleur, on nous met une étiquette qui ne nous ressemble pas ? J’ai compris qu’il fallait que je fasse quelque chose ». 

En plus de sa startup BeSMART-edu, Daniella Tchana est aussi la fondatrice de STEM4ALL, une association qui intervient dans les établissements des quartiers prioritaires de la ville pour « montrer que c’est possible de se hisser au sommet ». Un engagement qui vaut à l’entrepreneure d’origine camerounaise de figurer parmi les premières femmes noires du classement Choiseul, qui met en lumière les jeunes dirigeants les plus prometteurs.   

> Article réalisé pour Big Média (Bpifrance)

« Face à la crise du logement, il est urgent d’agir », Hervé Legros, président fondateur d’Alila 

À l’occasion du congrès de l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui débute ce 27 octobre à Lyon, Hervé Legros « pousse un coup de gueule » face à la « crise majeure du logement sur le territoire ». Promoteur privé spécialiste du logement social et intermédiaire, Alila en appelle à la responsabilité de l’État pour prendre la pleine mesure de ce sujet de fond encore trop peu considéré et agir rapidement. 

Plus que jamais, Alila sonne l’alerte sur la crise du logement en France. « Elle est silencieuse mais profonde et majeure. Malheureusement, c’est une boule de neige lancée à grande vitesse, qui va exploser pour les mauvaises raisons », prévient le président fondateur du groupe immobilier qui se revendique 7e promoteur français et « leader du logement pour tous ». Arrêt des constructions depuis 5 ans, augmentation du nombre de familles en attente d’un logement social (environ 3 millions de personnes, et 4,5 de mal-logés selon le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l’état du mal-logement en France). Ce à quoi s’ajoute la conjoncture actuelle : hausse des coûts de construction, des prix de l’énergie, du coût de financement…Pourtant, « le logement est un produit de première nécessité et le premier poste de dépenses des Français », rappelle l’entrepreneur, 39 ans dont 15 ans à la tête d’Alila. 

« Le logement est la prochaine bombe sociale »

Face à l’inaction politique, Hervé Legros ne décolère pas. « L’alarme a été tirée depuis quelque temps. Malheureusement, on ne nous entend pas. L’État se cache derrière les maires pour justifier de la non-construction ». Selon ce promoteur autodidacte, un trop grand nombre de réglementations, aussi complexes que contradictoires, entravent élus et professionnels. « Je n’arrive pas à comprendre comment un secteur qui créé autant de richesses dans le budget de notre pays est aujourd’hui en souffrance, désorienté, délaissé… »

« Depuis 15 ans, le logement social est subventionné par le logement libre »

Pour les acteurs privés, l’équation économique est intenable en raison de nombreux freins conjoncturels et structurels. « Entre la VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) trop chère, la hausse du prix des matières premières, l’impact de la RE 2020, les ventes incertaines de logements et la hausse des taux d’intérêt », ils ne peuvent plus produire du logement conventionné. Résultat, les promoteurs mettent aujourd’hui un coup d’arrêt à de nombreux programmes, alors que l’État s’était fixé un objectif de 250 000 logements sociaux en 2 ans.

« Depuis 15 ans, le logement social est subventionné par le logement libre »

Sur la VEFA – entre 75 et 85% de la production HLM en France –, le président fondateur aux 8 000 à 9 000 logements sociaux et intermédiaires réservés en 2022 s’insurge contre le plafonnement des prix, qui n’ont pas été réactualisés depuis 10 à 15 ans. « Ce qui me dérange aujourd’hui, ce sont toutes ces idéologies de bureau, contraires à la réalité de terrain, qui font du tort au secteur du logement social et à l’utilisateur. » Par exemple, à Vétraz-Monthoux, dans la métropole d’Annemasse (74), le prix de vente social du mètre carré en VEFA est plafonné à 2 150 euros, alors que le prix de revient du mètre carré en intégrant tous ses coûts est de 3 800 euros hors taxes. « Pourtant, mes clients sont prêts à nous acheter plus cher. Le monde HLM n’a pas de problème d’argent ! Par manque de compétences de maîtrise d’ouvrage direct, il a d’ailleurs besoin des acteurs privés pour pouvoir construire du logement », insiste-t-il. Pour compenser cette perte, Alila doit faire payer les particuliers, ce qui a contribué à l’augmentation des prix de l’immobilier du neuf dans les grandes métropoles. 

Hervé Legros appelle ainsi l’État à « prendre ses responsabilités en simplifiant ces règles et en adoptant une vraie politique du logement volontariste pour faire évoluer la situation rapidement ». Alila réclame l’actualisation urgente des plafonds des prix VEFA « pour être en adéquation avec le coût du logement social, qui est de qualité, performant, innovant ». Selon le promoteur, il faut obliger, ou inciter fortement, les élus locaux à délivrer des permis de construire. « Pour faire repartir la machine, il serait aujourd’hui grand temps de créer une loi du logement qui impose une production totale de logements par an dans les zones où il y en a besoin. » Autres mesures réclamées par le promoteur : octroyer au logement un ministère de plein exercice et réduire les délais d’instruction des permis de construire pour accélérer les mises en chantier. « Je demande à ce qu’il y ait une vraie prise de conscience de ce qu’est la difficulté du logement dans notre pays. Soyons efficace, construisons. »

> Article publié sur le site de La Tribune

Mathilde Lefrançois, la jeune pousse

Tombée très jeune dans la marmite de l’entrepreneuriat, Mathilde Lefrançois, 29 ans, a déjà cofondé deux entreprises. Depuis 4 ans et demi, cet esprit libre toujours de bonne humeur continue de faire croître avec patience sa marketplace Farmitoo au service des agriculteurs, en veillant au bien-être de ses équipes. 

En évoquant sa fibre entrepreneuriale, Mathilde Lefrançois s’anime : « J’adore créer, conceptualiser, rêver aussi – à la solution et à l’entreprise parfaite. Je suis hyper motivée quand je lance un nouveau projet », raconte cette entrepreneure née, amatrice « des débuts ». Au fil de l’échange, elle laisse peu à peu découvrir son insatiable curiosité, ainsi que sa soif d’apprendre et de rencontrer de nouvelles personnes.

Etre libre et s’épanouir autrement

Entreprendre – Mathilde y prend goût en observant son père, entrepreneur en travaux publics qui a repris la direction d’une imprimerie. « Tu crées ton projet, tu es libre », pense-t-elle « naïvement » dans ses plus jeunes années. Aujourd’hui, elle en rit : « On dépend de nos clients, de nos fournisseurs, de notre équipe, de nos investisseurs… On n’est jamais vraiment libre ! J’ai mis du temps à le comprendre parce que j’adore faire ce que je veux et je n’aime pas qu’on m’impose des choix. » Si, à l’époque, Mathilde ne veut surtout pas « passer toute [s]a carrière dans une seule boîte » à l’image de sa mère, « aujourd’hui, c’est en train de changer ».

« Je me verrais bien passer toute ma carrière chez Farmitoo »

Son diplôme d’école de commerce en poche (Master entrepreneuriat à l’ESSCA), s’imaginant tour à tour designer d’intérieur puis commissaire-priseur, elle fait un passage furtif dans le monde de l’art, au sein d’une prestigieuse maison de vente aux enchères à Londres. « Pour moi, l’art c’était la culture ; c’était magnifique. » Mais déçue par un milieu d’investisseurs plus que de passionnés d’art, elle s’en éloigne pour chercher un terreau plus en accord avec ses valeurs – confiance, intégrité, respect. 

D’un projet étudiant, elle monte sa première marketplace dédiée à la location de matériel de voyage. Sans business model solide ni market fit, le projet fait chou blanc. Elle reconnaît néanmoins avoir beaucoup appris de cette expérience. Impatiente, elle apprend à coder en 9 semaines au Wagon pour lancer la première version du site. Elle découvre le CtoC (qu’elle juge a posteriori moins facile que le BtoB ou le BtoC), « [se] retrouve dans cette jungle à essayer de trouver des clients et des fonds ». Seule sur ce projet pendant 1 an et demi, en parallèle de ses études, alors qu’elle préfère le travail en équipe…

« Je me verrais bien passer toute ma carrière chez Farmitoo »

Son diplôme d’école de commerce en poche (Master entrepreneuriat à l’ESSCA), s’imaginant tour à tour designer d’intérieur puis commissaire-priseur, elle fait un passage furtif dans le monde de l’art, au sein d’une prestigieuse maison de vente aux enchères à Londres. « Pour moi, l’art c’était la culture ; c’était magnifique. » Mais déçue par un milieu d’investisseurs plus que de passionnés d’art, elle s’en éloigne pour chercher un terreau plus en accord avec ses valeurs – confiance, intégrité, respect. 

D’un projet étudiant, elle monte sa première marketplace dédiée à la location de matériel de voyage. Sans business model solide ni market fit, le projet fait chou blanc. Elle reconnaît néanmoins avoir beaucoup appris de cette expérience. Impatiente, elle apprend à coder en 9 semaines au Wagon pour lancer la première version du site. Elle découvre le CtoC (qu’elle juge a posteriori moins facile que le BtoB ou le BtoC), « [se] retrouve dans cette jungle à essayer de trouver des clients et des fonds ». Seule sur ce projet pendant 1 an et demi, en parallèle de ses études, alors qu’elle préfère le travail en équipe…

« Aujourd’hui, je fais ce qui m’anime. L’entrepreneuriat est une part importante de ma vie »

Mathilde prend à cœur sa mission au service de la société, en contact direct et permanent avec « des gens francs, sincères, honnêtes ». « Les agriculteurs sont les personnes qui nous nourrissent. Leur métier, c’est leur passion et toute leur vie. Ce sont eux qui définissent la road map de l’entreprise », souligne-t-elle. Pour se faire une place dans le secteur agricole, il a fallu se former sur le tas, ainsi que l’aide précieuse de Denis pour renforcer la confiance en soi. « Même si on est considérés comme des NIMA (Non issus du milieu agricole), on est à l’écoute des agriculteurs, on comprend leurs problématiques et on cherche à leur proposer le meilleur service possible. Aujourd’hui, c’est pour moi un challenge et une force qui me motivent au quotidien », note l’entrepreneure.

Cultiver l’optimisme

En 2021, Mathilde reçoit le prix de la meilleure jeune dirigeante de la tech par le Club Ivy, composé d’entrepreneurs et de dirigeants de la tech en France. « Une marque de reconnaissance d’un travail d’équipe et un ego boost mais après il faut continuer ». Au début de l’aventure Farmitoo, certains sceptiques auraient pu la décourager : « Tu es jeune, tu es une femme et en plus, tu ne viens pas du secteur agricole… Bonne chance ! », lui lance-t-on alors. Mais rien n’arrête cette fonceuse qui cultive un optimisme à toute épreuve : « Dans chaque décision et chaque avancée, j’y vais si j’y crois ; je peux tout défoncer ». Les efforts payent. À l’été 2021, elle se prête à l’« exercice compliqué mais passionnant » de la levée de fonds pour montrer que son entreprise est significative dans l’AgTech, suivie par de nombreux recrutements dès septembre pour tripler puis quadrupler l’équipe en 6 mois. 

La confiance, l’ouverture d’esprit, la tolérance et la curiosité sont les pierres angulaires de la culture de son entreprise, présente dans 7 pays. « On a une super équipe de 80 personnes, avec 13 nationalités différentes. Beaucoup de diversité, d’origines et de cultures différentes donc. On est une vraie auberge espagnole ! », se réjouit Mathilde, très attentive aux valeurs des personnes qu’elle recrute. « Je n’étais pas habituée à travailler avec des Allemands, des Italiens, des Espagnols, des Néerlandais… On accepte que chaque personne est différente, notamment dans son mode de fonctionnement, et que malgré tout, on se rejoint sur nos valeurs. L’équipe apporte énormément et chacun fait un travail incroyable ! », s’exclame-t-elle.

« Il faut être reposé physiquement et psychologiquement pour prendre de bonnes décisions »

« On sait tous que c’est l’équipe qui va faire réussir Farmitoo. C’est impressionnant de voir à quel point les gens sont impliqués, ressentent un sentiment d’appartenance et s’entendent bien. Ça créé des amitiés », s’émeut Mathilde, qui veille à garder un bon équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle. Pour se ressourcer, elle aime passer du temps avec son copain, sa famille ou ses amis, mais aussi faire du sport et du théâtre. Comme la nature, l’entrepreneuriat lui a enseigné la patience : « Monter et diriger une boîte est un engagement très fort, mais c’est surtout un marathon qui prend du temps et de l’énergie. On veille donc à prendre soin les uns des autres. »

Nourrir le projet

« Maintenant, il faut nourrir le projet, le structurer et le stabiliser. » Passé la peur de cette phase de développement et de structuration, Mathilde découvre le plaisir de cette étape « très différente et passionnante » : « Ce que je fais évolue énormément. Tous les 6 mois, je change de rôle, on lance de nouveaux projets. » L’entrepreneure souhaite continuer à déployer Farmitoo pour avoir plus d’impact dans le quotidien des agriculteurs. Son ambition d’ici 2025 ? Réussir le pari de la ferme du futur, équipée de drones et des capteurs. « On s’insère dans un projet de transition agricole pour fournir aux agriculteurs leur matériel, leur faire découvrir les nouvelles technologies et les accompagner pour produire mieux. »

« On ne peut pas avoir le contrôle de tout »

Aujourd’hui, des managers et head of aux compétences très spécifiques les accompagnent dans la stratégie. « C’est passionnant de faire venir de nouvelles compétences et expertises au sein de l’entreprise », commente la co-fondatrice. C’est le moment pour Mathilde et son co-CEO de « donner les clés à leurs équipes » et les responsabiliser. « On est là pour insuffler et partager une vision de la boîte, donner le cap en rappelant les objectifs. Mon rôle est aussi d’accompagner, de challenger les managers et de faire perdurer la culture d’entreprise en la transmettant à chacun. » Dans un écosystème qu’elle a créé autour d’une mission et de valeurs communes, Mathilde veut pérenniser l’aventure Farmitoo.

> Article publié sur Instinct Collectif

Les tiers-lieux, laboratoires du monde de demain 

Phénomène de société qui à floris dans les villes depuis ces dix dernières années, les tiers-lieux connaissent une progression exponentielle dans toute la France. Créateurs de valeurs humaines, économiques et de synergies, ces nouveaux espaces hybrides, entre lieux de travail et espaces de vie, rassemblent de nouvelles communautés pour inventer le monde de demain. 

« L’émergence des tiers-lieux contribue à la réhorizontalisation des organisations et de la société à tous les niveaux. Ce mouvement incite à remettre l’échange, le partage et l’ouverture au cœur des organisations », souligne Ruben Grave, expert et fondateur de be-tiers-lieux. Cette plateforme en ligne vise à soutenir et pérenniser ces structures via une conception et un modèle économique solides, une bonne intégration territoriale, un développement en ruralité, la création d’emplois et des partenariats long terme avec le marché de l’immobilier. 
En proposant une approche décloisonnée du monde professionnel et en favorisant les interactions entre différents univers, les tiers-lieux. Ils permettent de repenser les méthodes de travail, les modèles économiques et les expertises (immobilier, bâtiment, architecture, design, management, développement territorial, financement, informatique, communication…). D’abord métropolitains, ce phénomène a rapidement gagné les territoires ruraux, les petites et moyennes villes et quartiers de banlieue si bien qu’en 2018 la France comptait plus de 1800 tiers-lieux dont 800 hors métropole.

Remix Coworking tente l’aventure de la différence

« Créer des ponts entre des univers qui n’étaient pas destinés à se rencontrer ». Telle est l’ambition de Remix Coworking. Cofondé par Hanane Chapelle El Jamali et Anthony Gutman, cette “chaine” de tiers-lieux implantée dans plusieurs arrondissements parisiens puise ses racines dans le parcours professionnel de ses fondateurs. Respectivement scientifique et financier de formation, Hanane et Anthony ont souhaité faire de leur association un lieu diversifié aux profils variés :  jeunes diplômés, grands-parents, patrons de boîtes du CAC40, startuppeurs, indépendants, artistes et créatifs… « Avant la crise sanitaire, on nous appelait pour louer un bureau, aujourd’hui, c’est surtout pour faire partie d’une communauté et retisser des liens. Ce phénomène a vocation à se répandre dans le monde du travail », indique l’optimiste Anthony Gutman. « Nous veillons à ce que notre action soit lisible afin d’accompagner les personnes dans cette mutation à venir et contribuer au développement de ce modèle à grande échelle », précise le duo. Adepte du « slow business », Remix Coworking vise à « réorganiser le monde du travail », poursuit la co-fondatrice Hanane Chapelle El Jamali. Pour l’expert et fondateur de be-tiers-lieux Ruben Grave, « les tiers-lieux sont des terrains d’expérimentation et des territoires d’innovation, qui participent à la création de valeur non seulement économique mais sociétale. »

Le MoHo, « créateur de coalition »

« On observe une hybridation profonde de la société, qui correspond à un changement de modèle au niveau mondial, au moins pour les 15 prochaines années. Les tiers-lieux recréent ou redynamisent des écosystèmes hybrides qui favorisent la sérendipité* et boostent la collaboration », indique Olivier Cotinat, fondateur du MoHo à Caen. Le « premier collider** d’Europe », vise à créer une mobilisation citoyenne mondiale pour répondre aux grands défis contemporains et co-construire le monde de demain (jeunesse, climat, transformation digitale…), mais aussi créer des vocations, comme le lancement du « D-Day de l’impact positif », en référence au débarquement de 1944 en Normandie. Le MoHo (acronyme de Mosaic House) réunit, de manière pérenne et continue, des publics qui ne se rencontraient pas auparavant – startups, écoliers, étudiants, chercheurs, salariés, entrepreneurs, leaders, ONG et artistes – dans une ancienne succursale de Renault. 1 000m2 sont accessibles gratuitement au grand public, à travers des programmes collectifs à impact (« Deplastify The Planet », avec l’université de UC Berkeley) et des événements. Inspiré de la mythique d.school, l’école de design de Stanford, ce « collider » place la modularité au centre de l’expérience, avec « un parcours utilisateur ultra qualitatif ». 
Salles de créativité, salle de conférence, amphithéâtre, terrain de sport, sauna, restaurants, bibliothèque, studio TV… tout y est pensé pour favoriser l’engagement, l’inclusion, la créativité et la coopération. « Les défis que nous devons relever sont tellement exigeants et complexes que les solutions ne peuvent être que collectives. Une révolution est en train de s’opérer : dans un monde encore trop souvent en silos, des initiatives comme MoHo incarnent le début d’une nouvelle ère de la collaboration », déclare Olivier Cotinat. 

* Capacité, aptitude à faire par hasard une découverte inattendue et à en saisir l’utilité (scientifique, pratique).
** Un lieu de rencontre entre différentes populations. L’objectif est de les faire travailler ensemble pour créer de nouveaux projets en prenant les opinions et les points de vue de chacun. En mélangeant les populations, on ouvre le champ des possibles.

> Article réalisé pour Big Média

50 ans et 500 millions de dollars de chiffre d’affaires : The Smiley Compagny garde le sourire

En croissance constante depuis 15 ans, The Smiley Company, à l’origine de l’émoticône le plus connu au monde, se classe depuis 2016 parmi les 100 plus grosses licences mondiales. Son CEO, Nicolas Loufrani, explique le fonctionnement de son modèle de licence.  

Une entreprise qui donne le sourire depuis 50 ans. Avec 50 employés, Nicolas et Franklin Loufrani travaillent depuis leur siège londonien sur 400 contrats de licence de leur marque, The Smiley Company, dans différents secteurs comme la mode, la maison et même dans l’alimentaire. A l’occasion de son cinquantième anniversaire, l’entreprise invite 50 marques, de Raf Simons à Karl Lagerfeld à jouer avec ce logo, aussi bien sur des sacs, des vêtements ou même des pendentifs en diamant, entre autres. « L’univers de la licence réunit tous ceux qui ont réussi à créer une image de marque autour d’une propriété intellectuelle. Ce sont des phénomènes globaux à la notoriété mondiale », définit le dirigeant Nicolas Loufrani.

Deux tiers des salariés sont des créatifs

En 1972, son père, Franklin Loufrani est la première personne à enregistrer cet “émoji” en tant que marque déposée. Dans un marché de la licence encore marginal, The Smiley Company est précurseur et est très vite sollicitée par des marques de renoms. Aujourd’hui, l’entreprise est l’une des 100 plus grosses licences mondiales. En 2021, son chiffre d’affaires a approché les 500 millions de dollars. Son influence lui permet d’avoir un fonctionnement rare dans cet univers très concurrentiel : la majeure partie de l’équipe est composée de créatifs, designers et product managers, chargés de repérer les tendances et de concevoir les produits – 15 000 par an en moyenne. La marque les propose à ses partenaires qui doivent en assurer la fabrication. « J’investis beaucoup dans la créativité, qui est notre fonds de commerce. J’ai toujours positionné The Smiley Company comme une entreprise créative, tant sur les produits que le marketing », affirme Nicolas Loufrani, ayant à cœur de « toujours rester en phase avec le monde d’aujourd’hui ».

Depuis près de 14 ans, le chef d’entreprise a aussi changé sa stratégie de recrutement. Plutôt que d’embaucher des professionnels du secteur, « formatés seulement pour vendre des licences », il préfère recruter « des personnes issues de marques comme Adidas ou Nike, d’enseignes et de grands magasins, qui ont une vision de la finalité : apporter au consommateur un produit excitant ».

Une stratégie adaptée à chaque secteur

L’entreprise a défini une stratégie globale pour la marque, mais aussi une stratégie par industrie et une par tranche d’âges. « Pour chaque cible, nous utilisons des marques différentes et déterminons les partenaires qui nous intéressent – 95 % de nos partenariats viennent de cette démarche proactive. Nous créons ensuite des campagnes de marketing et définissons l’univers créatif », détaille-t-il. Sans oublier la stratégie : « selon les marchés, nous définissons les équipes nécessaires à notre développement, ainsi que les pays à lancer en direct avec l’ouverture de bureaux ou à travers des agents de licence sur les marchés moins importants. Nous expliquons aux entreprises l’intérêt de travailler avec nous, comme l’augmentation de leurs ventes et l’enjeu d’image pour leur enseigne. C’est un travail conséquent ! », poursuit-il. Régulièrement, The Smiley Company participe aux plus grands salons mondiaux de la licence. L’occasion de lancer des opérations de co-branding, « la grande tendance ».

Fin 2021, l’entreprise a dévoilé sa nouvelle campagne pour 2023, « Future Positive » autour du développement durable. « Nous nous donnons 5 ans pour que nos 400 licenciés développent des collections Future positive. Il y en aura une cinquantaine pour 2023. Nous sommes la première marque de licence à faire cette promesse. Si on s’y met tous, le futur sera positif ! », déclare l’entrepreneur. 

Article publié sur Big Média

Algonomia : quand l’algorithmie révolutionne la fiscalité des grands groupes

La startup française, fondée en 2017, déploie des outils de suivi de la fiscalité et d’aide à la décision à destination des directions fiscales de groupes internationaux. L’objectif : leur permettre d’évaluer et d’anticiper l’impact des différentes réformes fiscales sur leur entreprise.

Forte d’une équipe pluridisciplinaire, Algonomia construit des solutions technologiques pour répondre aux cas d’usage en matière de fiscalité. Au fil de son évolution, des questions se posent : comment représenter le droit fiscal de manière algorithmique ? Comment calculer l’impact des réformes fiscales sur une entreprise mais aussi potentiellement sur une économie entière – sur la France, sur l’Europe – et construire des algorithmes qui permettent de faire ces estimations ?

Pour un meilleur pilotage de la gouvernance fiscale des groupes

Le caractère innovant d’Algonomia est double. En équipant les directions fiscales de groupes internationaux d’outils de suivi de leur fiscalité à travers le monde, la startup leur donne plus d’autonomie dans la collecte de données, l’analyse et le suivi des tâches. Grâce à l’algorithmie, la startup leur apporte également un outil d’aide à la décision pour qu’elles puissent contribuer à la performance de leur groupe. De responsables de la conformité, les directions fiscales deviennent ainsi partenaires de la direction financière dans la décision sur un certain nombre de sujets fiscaux (prix de transfert, fiscalité internationale…).

« Les directions fiscales n’ont pas les degrés de liberté, les données et les outils d’analyse facilement disponibles. Avec nos solutions, nous les équipons pour qu’elles se libèrent des tâches complexes non fiscales et puissent ainsi se concentrer sur leur valeur ajoutée comme la gestion des risques fiscaux, l’automatisation des calculs…», souligne Walid Eljaafari, CEO et co-fondateur. « Comme les algorithmes sous-jacents peuvent souvent être très complexe, nous investissons fortement dans l’ergonomie de nos interfaces pour les rendre facilement utilisables. » Autre bénéfice : l’entreprise leur fait gagner de temps sur l’organisation des process et l’automatisation.

Des solutions digitales innovantes

Bénéficiant de crédits d’impôt recherche, Algonomia mène d’importants travaux d’innovation. Le cœur de son équipe, dédié à la R&D (actuellement une dizaine de développeurs ingénieurs) construit la technologie et établit les solutions. Puis, les consultants en transformation digitale participent à leur implémentation. La startup se distingue par la pluridisciplinarité au cœur de la réalisation des tâches de conception. « Si nous avons une connaissance profonde de ces sujets, nous construisons nos solutions dans une approche itérative, au plus près des besoins de nos clients. Nous sommes vraiment à leur écoute », explique Walid Eljaafari.

La jeune entreprise propose des solutions qui s’adaptent aux structures organisationnelles et présente chaque trimestre à tous ses clients son calendrier de développement en fonction de leurs retours (maintenance évolutive). « Nous faisons de la haute couture », précise le CEO. « C’est toute la démarche que nous adoptons dans le design thinking, qui repose sur la notion d’empathie. C’est notre capacité à nous remettre en cause qui fait notre grande valeur ajoutée. »

Une vision technologique de la fiscalité de demain

Désormais, Algonomia souhaite mettre ses algorithmes en open source. « Nous sommes vraiment favorables à la transparence de l’algorithmie. Nous allons vraiment tout miser sur le fait que nous ne sommes pas une boîte noire magique, mais que tout soit auditable, questionnable et vérifiable. D’autre part, nous pensons que la législation fiscale devrait prendre la forme d’un algorithme plutôt que de textes, qui sont potentiellement ambigus et sujets à (ré)interprétations. Cela serait beaucoup plus performant que tous ces calculs soient automatisés. C’est un enjeu de sécurité juridique », affirme Walid Eljaafari.

Ce nouveau membre de la French Tech veut « faire rayonner la tech française » : « Nous sommes potentiellement amenés à traiter avec des clients internationaux puisque les problématiques fiscales internationales sont communes partout dans le monde », note le dirigeant. Ses ambitions : augmenter sa base de clients, renforcer son équipe de consultants et faire monter en puissance son équipe commerciale pour toucher le marché européen. À la rentrée, Algonomia sortira également une étude avec Fidal et l’Edhec, qui vise à « aider les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire à se positionner sur leur propre niveau de maturité parmi les groupes français et européens ».

> Lire l’article sur le site de La Tribune

SpaceSense, fer de lance du spatial français

Créée en 2019 par Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, la startup deeptech SpaceSense souhaite rendre les informations issues de l’imagerie satellite accessibles à toutes les industries.

Plus 1,3 million d’hectares monitorés de façon quotidienne dans une dizaine de pays, sur 3 continents. Grâce à une technologie basée sur l’intelligence artificielle (IA) et l’imagerie satellite, jusque-là uniquement utilisée par les industries militaire et pétrolière, SpaceSense simplifie l’utilisation des images satellites des sols. Pour développer une solution globale et personnalisable, Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, ont entamé deux collaborations d’envergure avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d’études spatiales (CNES).

Démocratiser le New Space

« Le CNES nous aide au plan technique en nous mettant en contact avec des laboratoires et nous offre l’accès à des financements. Dernier en date, le Fonds French Tech Seed de Bpifrance à hauteur de 250 000 euros », précise Sami Yacoubi. Dans le cadre de son incubation dans l’ESA Business Incubation Centre (BIC), la startup bénéficie des contacts de l’ESA et postule à de nombreux appels d’offres de la part de l’agence spatiale pour développer de nouvelles fonctionnalités. « Notre ambition est de démocratiser le New Space et d’être l’un des fers de lance du spatial français », déclare-t-il.

La startup vient de lever 1 million d’euros afin de financer leur technologie d’automatisation des modèles en cours de développement. Cette opération lui a également permis de recruter 2 docteurs en intelligence artificielle et en imagerie satellite, ainsi que 3 autres profils techniques très expérimentés, mais aussi de s’entourer d’experts sur ses 3 grandes problématiques – agriculture, spatial et IA.

Des cas d’usages dans les secteurs de l’agriculture

L’accès aux images satellites permet notamment de veiller à la santé des cultures (vérifier l’humidité des sols, détecter les zones où il y a un problème, observer les évolutions) afin d’aider les agriculteurs à baisser leur consommation d’eau et de fertilisants. C’est aussi une solution de contrôle en matière de stockage de carbone – « un sujet très tendance avec la création des labels bas carbone », comme le rappelle le co-fondateur. Parmi ses clients, des agritech qui accompagnent les agriculteurs via des applications mobiles ou desktop dans la digitalisation de leurs opérations et le monitoring de leurs actions.

Dans le secteur de l’assurance, cette solution permet également de mieux identifier et prévenir de multiples risques agricoles. La startup travaille aussi sur la problématique du gonflement des sols argileux à l’origine de dégâts dans les fondations des habitations causés par la sécheresse. À la clé : gain de temps, réduction des coûts (sur une problématique qui représente à ce jour 1 milliard d’euros en France) et impartialité. « Plus notre solution devient accessible, plus des cas d’usages apparaissent », conclut le dirigeant.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Brexit : comment Wecasa a réussi à s’implanter à Londres

La plateforme de services à domicile Wecasa a amorcé il y a plus d’un an son expansion européenne. En avril 2021, la startup parisienne a ouvert son application à Londres, soutenue par un nouveau tour de table l’été dernier à hauteur de 15 millions d’euros. Retour sur leur implantation au Royaume-Uni post Brexit. 

L’annonce du Brexit a entrainé les dirigeants français à revoir leurs ambitions d’internationalisation, ce n’est pas le cas de Wecasa. Avec 200 000 clients, 7 000 professionnels indépendants et plusieurs milliers de rendez-vous par jour, l’entreprise est un des leaders français des services et du bien-être à domicile. Alors qu’elle s’est récemment implantée à Londres, Wecasa compte déjà̀ 5 000 clients et un réseau de 500 professionnels sur place. À l’étranger, la promesse reste la même : « un rendez-vous dans les deux heures en quelques clics ».

S’internationaliser en pilotant depuis la France

Le Brexit n’a pas eu d’impact sur le développement au Royaume-Uni de la startup, qui offre désormais un service entre des clients et des professionnels britanniques, sans aucun flux transfrontalier de marchandises ni de personnes. « Nous souhaitons développer une clientèle européenne avec notre équipe internationale », déclare Antoine Chatelain, co-fondateur de Wecasa. En effet, l’activité de Wecasa a la particularité de pouvoir être pilotée à distance. Pour comprendre le fonctionnement d’autres marketplaces à l’international, les 5 co-fondateurs ont échangé́ notamment avec Mano Mano et Back Market, qui ont une forte présence à l’étranger avec l’essentiel de leurs équipes en France. « Il y a 10 ans, pour se développer dans un pays, il fallait y ouvrir un bureau avec un manager, ce qui engendrait des coûts importants. Cela a été une grande libération pour moi d’apprendre que beaucoup d’entreprises s’étaient organisées différemment », raconte Antoine Chatelain. Pour conserver une bonne compréhension du marché londonien, la jeune pousse a recruté une équipe britannique dans ses locaux parisiens. Elle consolide également, d’année en année, sa culture d’entreprise internationale. 

« La compréhension du droit des travailleurs sur les plateformes britanniques est le sujet qui nous a le plus mobilisés » 

Pour confirmer le besoin international avant de se lancer, la startup a pris la température du marché en appelant des indépendants locaux. Pour se déployer, elle a mis en place des partenariats et des outils marketing. « Avec le bouche-à-oreille, le cercle vertueux de la marketplace s’est mis en place : plus on a de professionnels sur la plateforme, plus le service est de qualité. Dans ces métiers d’artisanat à domicile comme dans beaucoup de secteurs, les meilleurs deviennent indépendants », indique l’entrepreneur. 
Côté gestion, Wecasa a sollicité́ un cabinet d’avocats anglais spécialisé pour mettre en place le texte juridique sur le statut des indépendants. « La compréhension du droit des travailleurs sur les plateformes britanniques est le sujet qui nous a le plus mobilisés », rapporte Antoine Chatelain. L’entreprise, qui prévoit de doubler de taille cette année, veut à terme ouvrir son application dans toutes les grandes villes du monde. 

> Article publié sur Big Média

L’Atelier Tuffery : la plus ancienne manufacture française de jeans

Au cœur des Cévennes, l’Atelier Tuffery est une entreprise familiale créée en 1892, à la tête de laquelle 4 générations se sont succédées. Julien Tuffery, l’arrière-petit-fils du fondateur, en reprend les rênes en 2016 avec son épouse Myriam. Une success story made in France, entre héritage d’un savoir-faire traditionnel et modernisation.

L’histoire de l’Atelier Tuffery remonte à la fin du XIXe siècle avant l’invention du prêt-à-porter. En 1892, Célestin Tuffery, maître tailleur confectionneur à Florac et arrière-grand-père de l’actuel dirigeant, travaille la toile de Nîmes, un tissu économique, pratique et facile d’entretien adapté aux besoins des ouvriers des chemins de fer.

Une histoire qui s’écrit sur 4 générations

La seconde génération est réquisitionnée comme tailleurs dans les usines pour confectionner des uniformes. Puis sous l’influence américaine, l’Europe voit débarquer la grande mode du jean, symbole de liberté, d’émancipation et de rébellion. Chaque jour pendant 50 ans, 60 « petites mains » fabriquent des centaines de jeans à l’atelier.

À partir de 1980, le père et les deux oncles de Julien Tuffery reprennent l’entreprise – « ce sont encore les belles années », précise-t-il. Mais en 1985, débute l’ère de l’industrialisation qui ravage la production textile française dont plus de 80 % est délocalisée au Moyen-Orient, au Maghreb et en Asie. Résultat : en l’an 2000, la manufacture ne compte plus que 3 salariés. Des artisans passionnés portés par une éthique et des valeurs qui vont perpétuer le savoir-faire de la maison.

Un nouveau souffle entre artisanat et modernité

Après 30 ans sans investissement, l’Atelier Tuffery était voué à disparaître quand Julien en reprend la gérance avec Myriam, 4e génération à la tête de l’entreprise familiale. Tous deux ingénieurs dans l’industrie, ils ne se destinaient pas à reprendre le flambeau. Mais passionnés par un savoir-faire transmis par le père et les oncles de Julien – qui, dans ses plus jeunes années, « finissait ses devoirs sur la table à coudre et cousait aussitôt ses devoirs terminés » –, ils restructurent et développent la manufacture plus que centenaire comme une startup, un « chantier colossal ». « Nous revalorisons le métier de mon arrière-grand-père avec les techniques modernes de commercialisation, de communication et de digitalisation », explique-t-il.

Depuis 4 ans, l’Atelier Tuffery est florissant et compte désormais 20 employés. « Engagés dans une démarche de croissance à long terme, nous sommes de vrais passionnés de Made in France et défendons l’importance du local et d’une meilleure consommation. Nous voulons avant tout proposer une mode pointue », déclare-t-il. La manufacture, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires sur le web, se tourne aujourd’hui vers l’avenir : école de formation, extension de l’atelier pour multiplier par quatre sa surface de production, solutions digitales… « Nous sommes des e-commerçants de proximité, très attachés au territoire historique de l’atelier. Nous avons la chance de travailler et de vivre dans un cadre exceptionnel – le Parc National des Cévennes. Internet conjure l’isolement géographique et nous rapporte la valeur intégrale du produit », souligne le dirigeant, fier de son positionnement.

> Article réalisé pour Big Média

Teebike mise sur l’apprentissage pour reconditionner des vélos en fin de vie 

En partenariat avec la fondation Apprentis d’Auteuil, la jeune entreprise niçoise Teebike récupère des vélos destinés à la casse. Elle les fait reconditionner et électrifier par des apprentis en réinsertion afin de les former aux métiers du cycle. 

« Le vélo est inusable », clame Laurent Durrieu, le fondateur de Teebike. Les pneus peuvent être changés, les freins contrôlés, le dérailleur réglé… En 2019, sa startup voit le jour en réaction aux cimetières à vélos qu’il observe en Chine. « C’est le premier pays à avoir lancé des vélos en libre-service. Résultat : 25 millions de bicyclettes en circulation et un modèle économique qui n’a pas marché. Il m’a paru nécessaire de redonner une valeur d’usage à ces vélos  pour pouvoir les revendre », raconte le dirigeant. 

Entre mobilité durable et économie circulaire

« Le projet Teebike a deux dimensions », affirme Laurent Durrieu. La première, c’est la roue Teebike qui permet d’électrifier son vélo au lieu d’en racheter un nouveau – « un produit unique au monde ». La deuxième, c’est la récupération de vélos issus de la décharge et leur réhabilitation dans des ateliers d’insertion gérés par les Apprentis d’Auteuil. « Les petites déchetteries nous en mettent une dizaine de côté chaque semaine. Des enseignes comme Décathlon nous en récupèrent trois ou quatre », indique-t-il. 

Chaque vélo remis à neuf suit un process rigoureux : il est remis en état par deux personnes, testé et contrôlé par une autre et validé par une encadrante technique qui assure le dernier contrôle qualité. Après ce bain de jouvence – électrification en prime –, les cycles sont revendus bien en dessous des prix du marché et garantis 2 ans.

Un impact local, social et environnemental 

La récupération et le reconditionnement des vélos se fait localement, en partenariat avec des ressourceries ou les ateliers Emmaüs. Teebike a déjà ouvert deux ateliers, dont un à Montauban composé de 20 salariés en insertion, deux encadrants et un coordinateur. L’entreprise envisage d’ouvrir une dizaine d’ateliers de ce type d’ici fin 2023. Son objectif, à terme : en créer une vingtaine afin de couvrir l’ensemble du territoire. « Dans le cadre de ce programme en partenariat avec la fondation, nous localisons les futures implantations en fonction de leur capacité de recrutement autour d’un projet vélos. Nous échangeons avec les déchetteries, ainsi qu’avec Décathlon, sur la possibilité de récupérer d’anciens vélos, et définissons un objectif géographique », explique le fondateur.

> Article réalisé pour Big Média

La Manufacture Horlogère Vuillemin à l’heure de la French Touch

Fabricant de mouvements mécaniques d’horloges comtoises depuis 1969, la Manufacture Vuillemin reconnue depuis 2012 comme Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) et inscrite depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, s’exporte désormais à l’international.

« Notre stratégie consiste à proposer des produits qui ont 50% de mécanique et 50% l’âme française. La French Touch fonctionne très bien à l’international », affirme Philippe Vuillemin, gérant depuis 2010 de la Manufacture éponyme. Il faut dire que depuis la reconnaissance de l’entreprise comme EPV en 2012, puis son inscription depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, la marque aux savoir-faire d’excellence s’est assuré une renommée à l’international.
Les comtoises Vuillemin s’exportent aujourd’hui dans le monde entier (Suisse, Allemagne, Italie, Espagne, Norvège, Canada, Mexique, Chine, Hong-Kong, Australie…). « Nous aimerions nous développer davantage », déclare Philippe Vuillemin, travaillant actuellement sur un projet au Pérou.

Un process d’exportation qui passe également par une réflexion sur le packaging des montres. Pour faciliter leur transport, les horloges sont prêtes à poser. À la clé : pas de manipulation ni de risque de casse lors de l’envoi. Et en cas de problème, la Manufacture peut s’appuyer sur tout un réseau d’horlogers à travers le monde. « L’avantage de l’horlogerie est qu’elle est universelle. Il y a des réparateurs dans tous les pays du monde. »

Un second souffle pour l’horloge comtoise

Ce qui distingue l’horloge “Vuillemin” de sa célèbre grande sœur la comtoise, c’est la modernité de son design. Plus de cadran en émail ni de fronton en laiton : les mouvements sont apparents – « on voit le temps se faire », souligne le dirigeant. L’acier a été remplacé par de l’inox, le laiton par du plaqué or… « Nous avons une forte valeur ajoutée sur les matériaux », ajoute-t-il. Travaillant auparavant pour des designers, la Manufacture Vuillemin a désormais sa propre collection, composée d‘une vingtaine de modèles, qui s’étoffe avec 2 ou 3 nouveaux produits chaque année : un modèle dans la tendance déco de l’année, un autre doté d’un mécanisme assez innovant et une collaboration d’envergure avec un artisan d’art « coup de cœur » (ébéniste, marbrier…) dans un rayon géographique très proche.

« Après 40 ans durant lesquels le quartz était à l’honneur, c’est difficile de promouvoir à nouveau l’horloge mécanique ». Site internet, réseaux sociaux, visites du showroom et de l’usine… La Manufacture s’applique à mettre en situation ses mécanismes horlogers dans une démarche pédagogique. Deux fois par an, elle expose au salon Maison et Objet qui lui donne accès à une clientèle internationale.

> Article réalisé pour Big Média

Trophées Femmes en EA & en ESAT 2022 : une journée riche en émotions

Le 8 mars 2022, journée internationale du droit des femmes, les acteurs du secteur protégé et adapté ont répondu présent à l’appel de RéseauH pour la 8e édition des Trophées Femmes en EA & en ESAT. Cet événement organisé par Dominique du Paty, fondatrice de réseauH, s’est tenu au format phygital en présence d’invités exceptionnels et de partenaires experts dont le réseau Gesat, ONU Femmes France et la CPME. Retour sur les temps forts.

« Cela fait deux ans que j’attends ce moment », a déclaré avec émotion Dominique du Paty en préambule des Trophées Femmes en EA et en ESAT – point d’orgue de six mois de travail. Les Trophées célèbrent des femmes en situation de handicap aux parcours remarquables, « des rôles modèles », a souligné Sophie Iborra, Vice-présidente chargée de la place des Femmes dans l’économie et Directrice des relations institutionnelles à La Tribune. Mais aussi une journée de partages et d’échanges sur l’égalité professionnelle femme-homme, la mixité, la diversité, l’inclusion et – fil rouge cette année – les territoires, qui ont su « fièrement réinventer insertion, emploi et équité durant la pandémie ». Denis Charrier, Directeur Général du réseau Gesat, a rappelé la force du maillage territorial des EA et des ESAT en France, au nombre de 2 250 sur l’ensemble du territoire, soit 1 établissement toutes les 16 communes.

Témoignages et tables rondes autour des territoires

Afin de « briser la glace » et de favoriser les échanges collaboratifs, le public était invité d’emblée à participer à un quiz interactif, par équipes, pour tester ses connaissances du secteur protégé et adapté. Les actions des entreprises partenaires en faveur de l’inclusion ont été mises en lumière à travers des témoignages vidéo et des tables rondes. Durant la première table ronde, « plein feu sur deux partenariats uniques réalisés en régions avec le secteur du handicap » : Decathlon et onepoint. De plus en plus inclusif, Decathlon, partenaire des Jeux Paralympiques Paris 2024, promeut l’innovation sociale au travers de partenariats avec des EA et des ESAT pour réparer des vélos et des produits de second choix, corder des raquettes… « Notre ambition est de sous-traiter 2 millions du chiffre d’affaires utile auprès du secteur protégé et adapté. Nous prônons une connexion entre achats inclusifs et business, surtout pour la qualité », a déclaré Franck Martinez, Responsable QVT France et Président de la Fondation Decathlon, annonçant en exclusivité la création du premier CFA Decathlon qui ouvrira ses portes en septembre prochain – « première pierre d’un édifice qu’on veut porter très haut » -, sous les applaudissements du public.

Lors de la deuxième table ronde dédiée aux « Pratiques inspirantes dans nos territoires : emplois, équités et insertions », Valentin Duthion, fondateur du Regard Français, a souligné l’importance de créer du lien entre les EA et les ESAT d’une part et le milieu ordinaire d’autre part « pour que demain, recruter une personne en situation de handicap ne soit plus un geste engagé, mais parce qu’il y a un savoir-faire ». Sa marque de tee-shirts handiresponsables, fabriqués en Rhône-Alpes en collaboration avec des EA et des ESAT, valorise les compétences des travailleurs en situation de handicap et pose « un regard positif sur le handicap ». « Parce que toutes les compétences valent toutes les différences », comme l’affirme la nouvelle baseline de réseauH, qui s’est transformé en 2021.

Une cérémonie émouvante

La marraine de l’événement, Tatiana de Francqueville, par ailleurs Directrice générale de La Tribune, a salué « l’engagement de ceux qui ont su faire de leurs différences une vraie chance, qui font preuve d’intelligence, de résilience et qui ne lâchent rien même quand c’est difficile ». Mais aussi celui « des entreprises qui voient comme une chance le recrutement des collaborateurs et collaboratrices de tous horizons ». Au total, 51 nominées aux parcours inspirants ont été distinguées par le vote de plus de 7 500 personnes. La cérémonie de remise des Trophées a été emprunte de moments forts, comme le poème de Maya de Passorio Peyssard, Partner Secteur public et Space chez onepoint : « La femme est l’avenir de l’homme, écrivait le poète. Ce Trophée en est l’illustration parfaite… ». Et émaillée de messages d’empowerment : « J’encourage et je soutiens toutes les femmes à avancer pas à pas vers leur avenir », a affirmé la première lauréate. Chez d’autres finalistes, cette reconnaissance a provoqué une joie franche : « Je remercie tout le monde qui a cru en moi. Et moi qui n’ai pas cru en moi du tout… J’ai eu un assez grand parcours de vie, énorme même. J’ai cru désespérer d’ailleurs… Mais non. Qui l’eût cru ? », a lancé Valérie Cabrol, maçon et lauréate du prix Malakoff Humanis, qui a ému et fait rire la salle tout à la fois.

Beaucoup d’émotions donc devant ce « tableau de femmes avec des potentiels, des différences, des compétences et un cœur énorme ». « Quand on voit les yeux de ces ouvrières, c’est magnifique », s’est enthousiasmé Daniel Hauger, Président du Réseau Gesat, renouvelant son soutien à réseauH. Pour clore cette après-midi riche de partages et de rencontres, entre rires et larmes, Dominique du Paty a demandé un ban pour ces femmes exceptionnelles, parfois venues de loin : « Cette détermination, cette simplicité, cette humilité… Je suis toujours très touchée par ce que vous êtes, Mesdames. Merci. »

> Article publié dans La Tribune

Sonia Josse : « Talâme est un projet de transmission »

Entrepreneure dans l’âme, Sonia Josse a fondé Aynos, initialement une marque de chaussures grandes pointures femmes, devenue ensuite un atelier de stylisme et design de chaussures, puis Talâme, une agence 100% digitale d’accompagnement à la création d’entreprise et au développement des TPE. Humaine, positive et bienveillante, elle revient sur son parcours entrepreneurial atypique et sur la création de ces 2 entreprises. 

Bpifrance : Quels ont été les débuts de votre parcours entrepreneurial ? 

Sonia Josse. J’ai un parcours professionnel atypique. À la sortie de mon école de commerce en 2008 – en pleine crise économique –, je ne trouvais pas de travail. J’ai fait des petits boulots pendant 1 an ½ pour survivre, puis j’ai occupé un poste de chef de projet web pour des banques françaises et européennes, mais cela n’avait pas de sens à mes yeux. Après quelques années d’expérience, je me suis dit que j’étais enfin armée pour entreprendre. En 2015, j’ai eu l’idée de monter une entreprise de chaussures grandes tailles – moi qui chausse du 42-43. Je me suis faite financée par Crédit Agricole d’Île-de-France – pour qui j’ai tourné des spots valorisant leur accompagnement aux jeunes entrepreneurs  – et Initiative Seine Yvelines à hauteur de 130 000 euros sur 3 ans. De là est née Aynos. D’abord orientée vers le-commerce, l’entreprise a changé de business model pour la distribution puis le sur mesure. Depuis 2 ans, c’est un atelier de design qui travaille avec une quinzaine de petites marques qui veulent se lancer.

Parlez-nous de la création de Talâme 

SJ. Talâme, c’est une histoire d’amour, c’est mon bébé. J’adore entreprendre, c’est formidable ! Mais ça n’est pas si simple d’être bien accompagné. Quand on veut créer une entreprise aujourd’hui, les structures existantes vers lesquelles se tourner ont une approche essentiellement administrative. On n’a pas toujours accès à des entrepreneurs et on fait face à la solitude de l’entrepreneur. Avec Aynos, j’ai appris à entreprendre, à gérer des choses que je ne connaissais pas (gérer la clientèle, la concurrence qui évolue très vite, maintenir la confiance…). Je me suis dit que si j’en sortais vivante, il fallait que je transmette ces compétences. 

En quoi consiste votre activité ? 

SJ. Nous accompagnons des créateurs d’entreprise et des dirigeants de TPE/PME sur tous types de projets sans exclusion, de l’idée jusqu’au moment où ils se sentent prêts à se lancer et ce jusqu’à temps que l’entreprise soit solide. 

Il faut être très long-termiste dans l’accompagnement et proposer un programme complet. Nous ajoutons une mise en réseau (Talâme, c’est l’association du mont Tal, le volcan philippin, et Palam qui signifie « pont » en hindi). Nous créons des ponts, des passerelles de compétences : les entrepreneurs ne sont jamais seuls et peuvent parler à d’autres entrepreneurs.

Comment voyez-vous la suite de l’aventure ?

SJ. Talâme ayant une forte dimension sociale, je travaille à favoriser l’entrepreneuriat comme voie d’insertion professionnelle auprès de personnes éloignées de l’entreprise

(personnes sans emploi, femmes victimes de violences conjugales, jeunes issus de zones prioritaires…) et à développer des programmes sociaux et solidaires. Je travaille avec beaucoup d’acteurs de l’entrepreneuriat social. 

J’aimerais avancer sur la mise en réseau et poursuivre le mentorat dans des écoles, des centres décrochages scolaires…. Cela peut générer des vocations, de l’espoir. L’idée est d’entretenir l’étincelle qu’on a dans les yeux de ceux qui entreprennent. Il faut que les gens continuent d’être heureux. Moi je suis une entrepreneuse heureuse ! 

Telaqua, la startup qui rend l’irrigation intelligente

Parmi les entreprises qui mettent le numérique au service de la planète, la startup Telaqua propose aux agriculteurs des solutions connectées pour optimiser l’irrigation de leurs cultures. 

Fuites, vannes qui ne se déclenchent pas, pression trop basse… La gestion de l’eau est un enjeu clé pour les agriculteurs. Pour pallier ces nombreux aléas, Telaqua leur permet d’optimiser leur consommation d’eau via une application simple et intuitive basée sur l’intelligence artificielle. Ces solutions connectées les aident à surveiller, piloter et automatiser leur système d’irrigation grâce à des capteurs connectés. L’objectif : limiter le gaspillage de l’eau et s’assurer que chaque plante reçoive la bonne quantité d’eau au bon moment.

Un déploiement à l’international dès sa conception

Ce projet d’irrigation connecté a été conçu par Nicolas Carvallo, franco-chilien et CTO de Telaqua, à la faveur d’échanges avec son père, expert en systèmes d’irrigation qui gère 10 000 hectares au Chili. « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un marché au Chili mais aussi en France et en Europe sur cette problématique. Nous avons réalisé les premiers prototypes en région PACA avant de lancer le projet », raconte Sébastien Demech, CEO, ingénieur de formation. Face aux bons résultats obtenus au Chili, avec une consommation d’eau divisée par trois et une productivité multipliée par deux, l’entreprise s’est développée en France, en Espagne, au Portugal et en Côte d’Ivoire.

Telaqua installe des capteurs de pression, des sondes d’humidité et des vannes connectées. Moyennant un abonnement, l’utilisateur reçoit sur son smartphone des données de mesure de sa consommation d’eau et du débit, une alerte en cas de problème, et peut déprogrammer l’arrosage ou le reprogrammer s’il a plu. Très simple à utiliser, l’application ne nécessite aucun pré-requis ni formation préalable. Le système d’irrigation automatique est actuellement en phase de développement avec des laboratoires publics. 

Une levée de fonds pour industrialiser la solution  

En avril dernier, la jeune pousse a bouclé une levée de fonds de 400 000 euros avec MakeSense et deux fonds d’investissement. « Notre solution est en phase d’industrialisation », explique Sébastien Demech. « Grâce à cette levée de fonds, nous avons investi massivement sur la partie produit pour commercialiser des milliers d’exemplaires et avons optimisé l’application en travaillant sur la R&D et l’intelligence artificielle. » Les trois co-fondateurs comptent sur une deuxième levée de fonds en janvier 2021 afin de poursuivre l’industrialisation et commercialiser entre 700 et 1000 capteurs l’an prochain.

Chiffres clés : 

  • Lancement en avril 2018
  • 3 associés, 7 salariés
  • Une centaine de capteurs à travers le monde
  • Présent sur 3 continents
  • 80% de son chiffre d’affaires à l’international
  • Installation de chaque capteur en moins de 10 minutes 

> Article publié sur Big Média (Bpifrance)

« Jamais deux sans trois » : la devise d’Aurélia Del Sol, créatrice d’entreprise pour la troisième fois

Bpifrance soutient l’audace des entrepreneurs qui, comme Aurélia Del Sol, ont eu le courage de rebondir et de surmonter les obstacles. Après avoir créé 2 sociétés, cette Française qui vit en Australie depuis près de 2 ans a fondé début mars Here comes del sol, qui propose des cours de yoga du visage en ligne sous forme de programmes et d’abonnements, ainsi que des cours de yoga.

Bpifrance : Comment a débuté votre parcours dentrepreneure ?

Aurélia Del Sol. J’ai créé une enseigne à domicile qui s’appelait La Bonne Maison : la semaine, je donnais des cours de yoga et le week-end, je proposais des brunchs cachés. J’y ai rencontré Julie avec qui j’ai fondé Chez Simone, « l’appartement qui vous veut du bien » dédié au bien-être (sport, food et partage). On s’est lancé à corps perdu dans ce projet incroyable qui a généré une fatigue extrême. Ces 2 ans ½ d’entrepreneuriat ont été challengeants et enrichissants bien qu’éprouvants. Avec le recul, j’aurais adoré être coachée, prendre mon temps pour les décisions importantes, être plus pondérée… 

B. D’où vous est venue l’idée de créer Here comes del sol ? 

ADS. Après l’aventure Chez Simone, je suis partie en Australie. Un an et demi de grands questionnements et d’introspection loin de mes repères et face à moi-même. Qu’est-ce que j’allais faire ? C’est difficile d’enlever ses couches de protection. Dans un pays étranger, on ne peut se raccrocher à rien. J’ai compris que la solution était à l’intérieur de moi. Je me suis formée en yoga à Bali puis j’ai commencé à donner des cours en Australie. Je me suis alors demandé comment me différentier. « Use your mess to create a message », ai-je entendu dans un podcast. J’avais résolu en une semaine avec le yoga du visage un problème de mâchoires serrées, je me sentais beaucoup mieux. C’était magique ! J’ai voulu partager cette méthode au plus grand nombre, la rendre cool et accessible pour donner envie de revenir à soi. Je me suis formée en ligne avec une experte en Angleterre. J’y ajouté ce que je sais faire – respiration, méditation et beauty food – pour créer la méthode « Face soul yoga » : se nourrir à l’intérieur pour être bien dans ses baskets. 

B. Quelles ont été vos ressources pour lancer ce projet ? 

ADS. J’aime les challenges, je me suis dit : « vas-y, fais-le ». J’ai pris ma caméra, mon micro, j’ai acheté une caméra et créé un petit studio chez moi – cela ne représentait quasiment aucun investissement. Et les compétences dont j’avais besoin, je les ai créées. Au début, je refaisais les vidéos car je n’avais ni le bon son ni la bonne image. Maintenant, je connais mes forces et mes faiblesses. J’ai besoin d’un expert-comptable, d’un monteur et de me concentrer sur ma plus grande force : créer du contenu. Durant le confinement, ma communauté sur les réseaux sociaux qui était déjà importante a beaucoup grossi. J’ai fait des lives sur Instagram qui ont touché entre 1000 et 12 000 personnes. Rien n’est impossible. 

B. De quoi êtes-vous le plus fière ?

ADS. Lorsque des marques m’ont contactée pour des coachings privés, mon coach m’a aidé à identifier ma valeur et à accepter que j’avais des valeurs et que mes tarifs pouvaient être trop élevés pour certaines. C’était audacieux pour moi de ne pas dire oui à tout ! Aujourd’hui, Here comes del sol compte plus de 226 abonnés et plus de 1680 clients. Mon objectif est d’atteindre au moins 1 000 membres et de faire une application mobile, ou rendre encore plus simple l’accès au contenu.  Je veux démocratiser le yoga du visage et en simplifier l’accès. 

> Article réalisé pour Bpifrance Création

Crypto-monnaies, le nouvel “étalon-or” des investisseurs selon Ledger

Après avoir battu records sur records, les cours du Bitcoin ou de l’Ethereum ont explosé fin 2020. Pascal Gauthier, CEO de Ledger, startup française de sécurité spécialisée dans les crypto-monnaies revient sur la très grande convoitise que génèrent ces actifs.

Il est loin le temps où crypto-monnaie rimait avec darkweb. Réservé aux initiés en 2009 lors de sa création, l’utilisation du Bitcoin – à l’instar de ses cousines Ethereum ou Ripple – semble s’être démocratisée, et ce de façon massive. D’après une étude de l’Université de Cambridge, le nombre d’utilisateurs de bitcoins a été multiplié par 3 en 3 ans : on compte aujourd’hui 101 millions de détenteurs – individus, entreprises et institutionnels – à travers le monde, contre 35 millions en 2018. Une augmentation vertigineuse que la crise sanitaire n’a pas freinée.

Le bitcoin, nouvel étalon-or ?

« Les crypto-monnaies sont une valeur de réserve et un vrai cas d’usage. Le bitcoin garde de la valeur au même titre que l’or. Investisseurs, entrepreneurs et spéculateurs parient sur un nouvel étalon-or », explique Pascal Gauthier, PDG de Ledger, rappelant que l’émission de bitcoins est limitée à 21 millions d’unités contrairement aux monnaies fiduciaires comme l’euro ou le dollar. Pionnier du bitcoin depuis 2014 et leader sur le marché des crypto-monnaies en France et dans le monde, l’entreprise sécurise la détention et les transactions en crypto-monnaies pour les utilisateurs individuels et les entreprises en concevant et commercialisant des portefeuilles physiques numériques appelés hardware wallets.

Mais, les crypto-monnaies, orientées vers la spéculation, restent des actifs d’investissement qui n’offrent « pas de garantie par nature ». En effet, ces monnaies virtuelles sont « des actifs spéculatifs et volatils sans retour sur investissement garanti, ce qui fait leur attrait et éloigne en même temps les personnes prudentes », souligne le dirigeant. Alors faut-il continuer à investir dans les crypto-monnaies ? Ledger « ne donne jamais de conseil d’investissement. Cela dépend de la stratégie de chacun. »

Un marché plutôt porteur

Malgré le risque inhérent à tout investissement, « le marché du bitcoin est plutôt porteur », souligne Pascal Gauthier. « On observe des usages dans le monde entier, notamment dans des pays où les systèmes bancaires ont échoué. En Argentine ou au Venezuela par exemple, les crypto-monnaies jouent un rôle de médium d’échange – et pas seulement de stockage de valeur. » Interrogé sur sa vision des crypto-monnaies à 5 ans, le patron de ce futur « géant mondial » nourrit des « espoirs de développement fort pour le bitcoin. Il s’agit d’une technologie, d’un protocole et d’un actif jeune. L’histoire est encore à construire. »

Chiffres clés de Ledger

  • Création : 2014
  • Effectif : 250 collaborateurs de plus de 25 nationalités 
  • Plus de 2 millions de hardware wallets 
  • Une cinquantaine de clients B2B
  • Plus de 165 pays dans le monde 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Travailler dans une entreprise sans bureau : l’exemple de B.LIV Champagne

Armonie Bellepeau Crochet, co-fondatrice de B.LIV Champagne, a fait le choix de ne pas avoir de bureau fixe. Avec une équipe répartie dans toute la France, elle souhaite prouver que ce modèle a un impact positif sur le fonctionnement de l’entreprise.

La crise sanitaire a fortement favorisé l’accélération du télétravail. Certaines entreprises en ont même profité pour adopter un fonctionnement en 100 % distanciel. C’est le cas de B.LIV Champagne, une marque initialement positionnée sur l’événementiel en B2B. Cette « Digital Native Vertical Brand » – entreprise née sur les réseaux sociaux par et pour les jeunes – s’est en effet réorientée durant le confinement vers le e-commerce et a fait le choix de ne plus avoir de bureau fixe. Un nouveau modèle pour l’entreprise qui offre de la flexibilité et la possibilité à ses salariés de travailler n’importe où.

Rapide retour en arrière. En 2014, Armonie Bellepeau Crochet découvre la fabrication du champagne lors de ses premières vendanges dans le domaine familial de son amie Estelle Hecht et tombe amoureuse du métier. De cette amitié et de cette passion commune naît B.LIV Champagne. Mais en 2020, la co-fondatrice devient digital nomade. Après être passée par Paris puis Bordeaux, elle a posé ses valises à Lisbonne. Ce qui ne l’empêche pas d’échanger en permanence avec ses équipes.

Apprendre à manager différemment

Répartis entre Paris, Lyon, Reims, le Sud de la France et Lisbonne, toutes les collaboratrices de l’entreprise travaillent à distance grâce aux outils digitaux collaboratifs (Slack, Notion…). Chefs de projets, freelances et stagiaires sont recrutés non sur des critères géographiques mais sur leurs compétences. La souplesse est également de mise en termes d’emploi du temps, que « chacun gère en fonction de ses besoins et de ses contraintes. Certains sont plus du matin, d’autres du soir. Si l’un de nous a envie de faire une sieste dans l’après-midi, c’est possible tant que les objectifs sont remplis à la fin de la semaine. Nous ne sommes plus à l’horaire mais à l’objectif », explique la dirigeante qui souhaite avant tout valoriser l’autonomie et la liberté. « Cela correspond à notre mode de vie et notre mode de fonctionnement », ajoute-t-elle.

Comme dans une entreprise classique, les équipes se réunissent régulièrement. Le vendredi soir, elles font le point sur les to-do lists de chacune et établissent leurs missions au mois et à la semaine. Le lundi matin, une session de brainstorming permet d’échanger sur leurs idées et projets. Des réunions sont organisées par mini-session d’une après-midi sur certains projets qui nécessitent un travail d’équipe. Et pour créer de la cohésion, elles se retrouveront mensuellement en séminaire en présentiel à partir du mois de mai sur le site de l’exploitation, à Berru en Champagne.

Ce fonctionnement requiert de « penser différemment et d’être plus disponible, mais c’est au service d’un bien-être général qui est génial », souligne Armonie Bellepeau Crochet. En tant que manager, elle se doit désormais de valoriser la responsabilité individuelle et de faire en sorte que ses collaborateurs prennent confiance en eux, loin d’un management infantilisant. « Nous leur apprenons à poser les limites », conclut-elle.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Fifty Truck, la plateforme intelligente de co-camionnage

Utiliser l’espace vide des camions qui circulent sur les routes françaises, voici le pari que s’est lancé Vincent Roux en créant Fifty Truck en 2015. La startup propose aux transporteurs une solution basée sur l’intelligence artificielle : des algorithmes d’optimisation de trajet.

30% d’espace vide dans les camions qui circulent sur les routes françaises. Une perte considérable à laquelle Vincent Roux veut apporter des solutions. Le dirigeant a fixé pour objectif d’atteindre un taux de remplissage de 100 %. Une ambition réalisable grâce à une intelligence artificielle mise au point pour optimiser les trajets routiers.  

« Nous sommes partis d’un constat : beaucoup de voyages se faisaient à vide dans le transport poids lourds. Or, chaque kilomètre parcouru par un camion représente 1 euro. L’idée était de trouver une solution technologique pour pallier ce manque à gagner ».

Une solution qui augmente le chiffre d’affaires des transporteurs 

À travers son innovation, l’entrepreneur souhaite réduire les intermédiaires et le temps passé en recherche et planification, tout en améliorant la pertinence des rapprochements et en minimisant les consommations de CO2. Après avoir rapidement rassemblé des données grâce à l’intelligence artificielle, Fifty Truck propose des livraisons aux transporteurs pour les aider à optimiser leur chargement et leur éviter ainsi de rouler à vide lors de leur retour sur site. 

Le transporteur lance une recherche de fret sur l’ensemble du parcours du véhicule ; l’outil calcule la pertinence de chaque résultat (kilométrage, détour, chargement) et identifie la réponse transport la plus adaptée auprès de transporteurs partenaires. Fifty Truck a développé ses propres algorithmes, en collaboration avec des sociétés spécialisées dans la cartographie. Une solution qui augmente de 25% le taux de remplissage des camions, et proportionnellement la marge et le chiffre d’affaires. 

Le secteur du transport doit se digitaliser, estime Vincent Roux, qui appelle de ses vœux « une interconnexion des systèmes d’information entre transporteurs pour une pleine exploitation des forces de transports ». Au cœur des stratégies de recherche et développement des entreprises, les solutions innovantes se multiplient pour optimiser les conditions de travail des employés et participer à la décarbonation.

Chiffres clés :

  • Création : 2017 
  • Effectif : 4 salariés
  • + 25% de remplissage des camions
  • 85 à 90 % des algorithmes développés en interne 
  • 1 milliers de transporteurs équipés

Article pour La Tribune / Bpifrance

StockPro : l’application qui prévient le gaspillage dans le BTP

Bpifrance met régulièrement en lumière des entreprises technologiques à impact positif. Dans le secteur du BTP, StockPro est un acteur de la Tech for good qui contribue à faire bouger les lignes en matière d’écologie. Son application permet aux professionnels du bâtiment de piloter leur stock et de vendre leurs matériaux retours chantiers et fins de série afin de valoriser leur marge et de réduire leurs déchets. 

5 milliards d’euros de matériaux neufs issus des retours chantiers qui sont jetés chaque année. Un problème tant économique qu’écologique que Romain de Garsignies a voulu résoudre en cofondant StockPro. Cette application mobile a « une double proposition de valeur : c’est à la fois un outil de pilotage de stock pour réutiliser ses matériaux dormants et une plateforme professionnelle d’achat et de vente de matériaux neufs en stock », indique-t-il. Cet entrepreneur dans l’âme qui a cofondé plusieurs sociétés dans l’e-commerce, l’énergie solaire et le BTP s’est toujours intéressé au sujet du gaspillage. 

La 1ère place de marché de matériaux de réemploi en France

« Je crois à l’économie circulaire et à une approche collective qui associe tous les acteurs du réemploi – maîtres d’ouvrage et commanditaires », ajoute-t-il. Labellisée GreenTech verte par le ministère de la Transition écologique et solidaire, cette application engagée dans la lutte contre le gaspillage profite à toute la communauté du bâtiment (gérants du BTP, négociants, fabricants, architectes…) et intéresse désormais les distributeurs.

StockPro est également un canal de vente professionnel qui permet d’offrir une seconde première vie à des matériaux neufs invendus pour réaliser une marge supplémentaire, et de commercialiser les fins de séries.Pour mettre un produit en ligne sur la plateforme, l’utilisateur doit scanner le code-barre. Il peut choisir de le vendre ou non une fois le produit numérisé.

Devenir la plateforme référente de réemploi dans le BTP 

L’entreprise a rédigé une clause de réemploi de matériaux neufs que les maîtres d’ouvrage peuvent intégrer dans leurs appels d’offre afin de monitorer et d’encadrer le gaspillage des matériaux. « L’objectif est qu’aucun matériau neuf ne se retrouve dans la benne et d’imposer un pourcentage du marché en matériaux de réemploi », explique Romain de Garsignies. Durant le confinement, l’entreprise a rendu son application gratuite pour tous les professionnels du BTP. Son ambition : devenir la plateforme de référence en France en préemptant 20% du marché des matériaux de réemploi. Sa solution anti-gaspi sera bientôt adaptée au secteur hospitalier. 

StockPro en chiffres :

  • Lancement de l’application en juin 2019
  • Plus de 300 abonnés à l’application de gestion de stock
  • Plus de 10 000 utilisateurs
  • 110 000 matériaux en vente
  • 10 millions de matériaux référencés dans la base de données
  • 6 minutes d’utilisation moyenne sur l’application
  • 60% de réemploi pour chaque utilisateur de StockPro
  • 450 000 entreprises du bâtiment en France
  • Plus de 150 000 artisans

> Article publié sur Big Média (Bpifrance)

Bpifrance Inno Génération 2020 : le renouveau et la liberté d’entreprendre à l’honneur

Ce jeudi 1er octobre se tenait la 6e édition de Bpifrance Inno Génération (BIG) à l’Accor Arena. Marquant la dernière étape du Big Tour, la grande fête de l’entrepreneuriat français était en cette année particulière placée sous le signe de la liberté. Entrepreneurs, dirigeants et créateurs d’entreprises ont répondu présent à l’appel de Bpifrance pour rebondir, s’inspirer, faire évoluer leur business et comprendre les enjeux de demain. 

« Le grand renouvellement s’accélère. Nous sommes là pour le piloter sans céder à la peur. La liberté est le carburant de notre riposte », a lancé Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance après l’introduction de Patrice Bégay, directeur exécutif Communication et Bpifrance Excellence. Liberté d’innover, d’entreprendre, de prendre des risques et de changer le monde : tel était le fil rouge de Bpifrance Inno Génération 2020. Tout au long de la journée, 70 top speakers ont pris la parole sur la scène du Bang, parmi lesquels des entrepreneurs de haut vol – Xavier Niel (Free), Stéphane Richard (Orange), Alexandre Ricard (Pernod Ricard) et Tigrane Seydoux (Big Mamma) pour ne citer qu’eux –, mais aussi des artistes (Gérard Garouste), des journalistes (Stéphane Bern) et des personnalités françaises et internationales de tous horizons.

Pour cette édition exceptionnelle adaptée au contexte de la crise sanitaire, 1 000 personnes triées sur le volet étaient réunies dans l’enceinte de l’Accor Arena. Le format phygital de Big permettait ainsi de suivre l’événement en direct, en ligne ou sur l’application Bpifrance Inno Génération. Au cœur de l’événement, des rencontres, des masterclass et des débats autour de la French Fab, la French Tech, la French Touch, du climat… Cette année, de nouveaux espaces ont été créés pour accueillir les entrepreneurs : l’Agora pour suivre des conférences autour de l’international notamment, les Desks régions pour rencontrer les représentants des directions régionales de Bpifrance, le Parcours Connecté qui mettait en avant les services digitaux de Bpifrance (la banque Bel, l’espace d’échanges sur les PME Le Lab, l’assistant financier Ma Tréso…) et l’Antenne au cœur de la Place du Village où s’étaient installés Cnews, Les Indés Radios et La Tribune, partenaires médias de Big.

Le renouveau de l’économie française 

Le plus grand rassemblement business d’Europe visait à booster l’optimisme et à relancer la croissance. « Vous n’avez qu’un objectif, qu’un devoir : foncer. Tenez bon et accélérez. Continuez à regarder le monde en grand et l’avenir au loin. Le monde d’après a déjà commencé », a déclaré Emmanuel Macron sur la grande scène, avant de rappeler le plan de relance du gouvernement tourné vers la réindustrialisation du pays et la lutte contre le réchauffement climatique. Dans les gradins, le monde de l’entrepreneuriat s’est levé pour applaudir le Président de la République et son hôte le Président du Kenya Uhuru Kenyatta. En fin de journée, son Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire s’est exprimé à son tour avec ferveur sur la perspective d’une économie décarbonée et innovante et sur le « génie entrepreneurial des Français »

Entendu à Bpifrance Inno Génération 2020

Espace Accompagnement

Boevi Lawson, fondateur de l’application Hugmify : « J’ai créé une application de rencontres axée sur les activités à réaliser lors des rendez-vous. Je suis actuellement en recherche de financement et suis venu connaître la marche à suivre pour lever des fonds. »

Sur la Place du Village

Célia Martin, fondatrice de Papa poule, mama cool : « Ce projet consiste à fabriquer des éponges lavables pour remplacer les éponges industrielles. Je suis ici pour m’inspirer, créer du réseau et me nourrir de retours d’expériences. »

Bulle French Fab 

Hélène Le Diouron, porteuse du projet HarmoniElles : « Ce projet consiste à établir des bases de données des PME détenues par des femmes afin de pouvoir les identifier plus rapidement. J’ai participé à une table ronde intitulée « PME au féminin : 3 réseaux qui agissent pour la mixité ». »

> Article à retrouver dans La Tribune

Datacup : l’accès aux ressources numériques sans Internet

Avec la DataCup, la startup Mind and Go met la technique au service de l’humain. Grâce à cet outil innovant, la startup donne l’accès à des ressources éducatives et culturelles même dans des zones sans réseau internet ni électricité.

« Lors d’une mission au Niger, le responsable du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés de Niamey nous a mis au défi de porter de l’animation culturelle dans les camps de réfugiés », raconte Florent Thomas, dirigeant de Mind And Go. Cet ancien consultant en transport de voyageurs devenu formateur en informatique a créé cette société de service en logiciel libre (SSL) pour améliorer la vie du plus grand nombre grâce à des produits innovants. De là est née la box DataCup

Du numérique en connecté ou en déconnecté

Encyclopédies, livres, podcasts, partitions, tutoriels, thèses, jeux… Cette box de la taille d’une valise propose plus de 2 500 ressources numériques libres de droits et/ou du domaine public sans réseau internet ni électricité. Tous les contenus sont sourcés, catalogués et sélectionnés par les clients en fonction de leurs missions. « Nous souhaitons apporter des solutions simples et robustes à des problématiques concrètes que rencontrent les structures du secteur culturel. L’idée est d’attirer toujours plus de public vers ces ressources dans un objectif pédagogique ou de divertissement », précise Florent Thomas. 

Composée d’un nano-ordinateur dernière génération, d’un disque dur et d’un point d’accès wifi, la DataCup donne accès à la plateforme my.datacup pour consulter et télécharger les ressources via un simple navigateur web, depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Le mode connecté permet simplement de synchroniser la box. « À l’heure du « tout connecté », nous jouons la carte du « déconnecté » », indique son co-fondateur. 

Un outil pour créer du lien social

Mind And Go s’inscrit dans une démarche éthique de partage et de co-construction. La DataCup a permis à des enfants nés dans des camps de réfugiés de voir pour la première fois des images de leur pays d’origine. « Nous cherchons en permanence à donner du sens humain à notre action. Nous sommes convaincus que l’apprentissage et l’utilisation du numérique comme outil de lien social sont fondamentaux pour le développement de toute société. Apprendre à s’informer, à éviter les pièges, se cultiver et se divertir font partie intégrante de l’éducation, qui doit se décliner avec le numérique », poursuit le dirigeant de la startup. Ses prochains défis : finaliser la plateforme publique et commercialiser la DataCup.

La DataCup en chiffres :

  • Lancement en 2016 
  • 6 mois de R&D technique et documentaire
  • Une autonomie de 7 heures
  • Un disque dur pouvant aller jusqu’à 2To de données

> Article publié sur Big Média (Bpifrance)

Simplon forme au numérique les publics éloignés de l’emploi

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière Simplon, une école spécialisée dans les métiers du numérique qui s’adresse aux personnes éloignées de l’emploi – jeunes décrocheurs, demandeurs d’emploi et réfugiés.

“Chez Simplon, le numérique sert de levier d’insertion “ affirme Frédéric Bardeau, cofondateur de la startup. « Nous avons importé le modèle des bootcamps qui existait depuis 2010 dans la Silicon Valley – former des personnes en quelques semaines au métier de développeur – en le modifiant pour nous adresser non pas à un public diplômé, mais à des personnes de niveau bac ou en dessous », explique Frédéric Bardeau, cofondateur. Après avoir consacré une dizaine d’années à digitaliser les ONG, ce « dingo de numérique » a lancé l’école Simplon en mesurant l’impact social du numérique.

Des parcours d’insertion inclusifs 

Dotée de l’agrément « entreprise sociale d’utilité solidaire », Simplon forme gratuitement des demandeurs d’emplois et des salariés qui risquent de perdre leur emploi aux métiers du numérique (technicien IA, développeur, data analyste…). La start-up embauche également une partie des chômeurs pour continuer à les former. L’objectif : répondre à l’enjeu social de la fracture numérique et de la formation. « La gratuité intégrale est pour nous un gage d’inclusion et d’égalité des chances », souligne Frédéric Bardeau. 

Certifiantes pour 90 % d’entre elles, ces formations accélérées (de 3 mois à 2 ans) sont ouvertes à tous sans limite d’âge, ni distinction de niveau scolaire ou d’origine territoriale. Développées sur l’ensemble des territoires défavorisés – milieux ruraux, Outre-mer, quartiers populaires – et à l’international, ces formations intègrent les notions de RGPD, d’éco-conception, d’accessibilité numérique, d’impact environnemental, de privacy, de cyber-sécurité, ainsi qu’une attention particulière portée à la représentation des femmes dans ces métiers. 

Prochains défis pour la start-up : étendre géographiquement ses formations en France et à l’international, et continuer à développer son impact sans modifier sa taille – en franchise et en partenariat.

Simplon en chiffres : 

  • Lancement de l’entreprise en 2013
  • 4 000 à 5 000 apprenants par an pour la formation gratuite destinée aux chômeurs 
  • 36% de femmes 
  • 65% de personnes ayant un niveau égal ou inférieur au bac
  • 75% de taux d’insertion dans les 6 mois
  • 255 formations 
  • Une centaine de lieux de formation dans 20 pays

Article pour La Tribune / Bpifrance

Tessan : un accès démocratisé aux solutions de téléconsultation

Tessan lutte contre les déserts médicaux grâce à ses cabines de téléconsultation implantées en pharmacie partout en France. Elle compte ouvrir plusieurs cabines innovantes dans d’autres secteurs de la santé comme l’ophtalmologie ou la dermatologie.

« Avec nos dispositifs médicaux connectés, on apporte une brique complémentaire de la télémédecine », déclare Jordan Cohen, CEO de Tessan. Passé par des études de finance et d’économétrie (ndlr : étude statistique des données économiques), cet ancien directeur général de Tradition des Vosges puis de Laguiole a fondé Pharma Express, un service de livraison de médicaments via une application mobile, avant de lancer Tessan. L’objectif de sa startup : pallier les problèmes de déserts médicaux, l’un des grands défis du système de santé français. Dans le contexte de la crise sanitaire, ces innovations, qui offrent des alternatives à la consultation traditionnelle pour les suivis préventifs, sont plus que jamais d’actualité.

Des dispositifs de télémédecine

Grâce à ces bornes de téléconsultation faciles d’utilisation et complètement insonorisées, les patients ont accès à un médecin en moins de 15 minutes, avec la possibilité d’être assistés par leur pharmacien. Tessan a noué des partenariats avec des groupements de pharmacies et des laboratoires pour démocratiser l’accès aux solutions de téléconsultation en France. « Ce service est en pleine expansion. Nous sommes passés de 3 à 30 personnes en moins d’un an », indique Jordan Cohen. Ces cabines connectées devraient bientôt être installées dans les centres hospitaliers pour traiter rapidement les cas les moins graves afin de désengorger les services d’urgences. La startup a également mis en place des centres de santé en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) dont un à Aubervilliers, et prévoit d’en implanter progressivement d’autres dans toute la France.

Des solutions clés en main pour les acteurs de la santé

Estampillée « Jeune Entreprise Innovante » (JEI), Tessan investit beaucoup dans l’innovation et la R&D. « L’innovation, ainsi que la transparence et l’intégrité, sont au cœur de nos valeurs », souligne le CEO. Tessan vient de lancer un service de téléophtalmologie chez l’opticien ou dans des centres pour remédier aux problèmes d’accès à une consultation d’ophtalmologie. D’ici la fin d’année, un service de dépistage et de prévention en dermatologie sera également disponible via des cabines dotées de dermatoscopes de grande qualité. « Nous nous appuyons sur notre forte capacité d’innovation technologique pour proposer des solutions clés en main aux acteurs de la santé. Nous voulons continuer de trouver les bonnes idées et rester agiles sur ce secteur qui doit continuer de se réinventer. » 

Tessan en chiffres :

  • Lancée en 2015
  • 7 dispositifs médicaux connectés pour un diagnostic médical complet
  • 85​ ​pharmacies et mairies​ équipées de cabinets médicaux en France
  • 5 téléconsultations par heure
  • ​Des patients de 7 à 90 ans (39 ans en moyenne)
  • 94% des patients autonomes lors de la consultation

> Article publié sur Big Média

Comment Biolie valorise les déchets pour fabriquer des ingrédients cosmétiques et nutraceutiques

La start-up Biolie, spécialiste de l’extraction enzymatique, valorise les coproduits de l’industrie agricole, agroalimentaire et forestière pour développer des actifs propres utilisés en cosmétique et pour les compléments alimentaires. Le point avec Nicolas Attenot, co-fondateur de cette start-up nancéenne.

Biolie valorise les coproduits agricoles, agroalimentaires et forestiers en traitant tout type de matière première végétale (graines, feuilles, tiges, racines, fleurs, fruits, légumes…). Des rafles de maïs pour élaborer un produit cosmétique aux propriétés cicatrisantes, des pétales de crocus issus de la production de safran transformés en un actif anti-âge ou encore des résidus de salades pour fabriquer un produit anti-vergétures… Mais aussi les aiguilles du sapin de Noël de la place Stanislas à Nancy qui servent de base pour des compléments alimentaires minceur.

Une société innovante reconnue sur le marché de la greentech

L’aventure commence avec l’élaboration d’un système d’extraction enzymatique, un procédé d’extraction végétale propre. « L’idée était d’exploiter cette technologie brevetée pour la mettre à disposition des industriels. Nous souhaitions travailler en local et en circuit court. Nous avons eu l’idée de valoriser les déchets provenant de l’industrie, ce qui présente un double intérêt environnemental et économique », explique Nicolas Attenot. Biolie crée des mélanges enzymatiques adaptés aux végétaux et aux objectifs d’extraction fixés qui permettent d’obtenir des ingrédients naturels originaux à partir des matières premières, le tout sans solvant organique.

Cette technologie qui vise à avoir un impact environnemental minimal répond aux principes de la chimie verte.Biolie libère tout ce qu’il y a dans la matrice afin d’obtenir des extraits huileux et aqueux, ainsi qu’un résidu solide appelé tourteau. Celui de salade est, par exemple, envoyé en méthanisation pour en faire du bio-gaz. Afin de limiter le transport vers les plateformes de méthanisation partenaires, la start-up vient d’installer une station de compostage pour valoriser ses tourteaux. 

Un acteur de l’économie circulaire

L’objectif de la startup : favoriser l’économie circulaire. « L’économie circulaire (ou up-cycling) est une notion de plus en plus à la mode en cosmétique. Depuis 2014, cela fait partie de notre ADN », souligne-t-il. « La bio-économie est un secteur en devenir mais un grand nombre de freins réglementaires empêchent son développement. Les changements passeront par des soutiens politiques pour faire bouger les lignes », insiste-t-il. Prochaines étapes pour la start-up déjà présente au Canada : devenir un acteur de référence de la greentech, vendre et étoffer son catalogue de produits et poursuivre ses efforts d’intensification commerciale en France et à l’export pour installer la technologie là où il y a la ressource en multipliant ses collaborations notamment en Amérique du Sud, en Afrique et en Australie.

Chiffres clés 

  • Création : 2012
  • 300 matières premières travaillées
  • 25 produits
  • 6 brevets
  • 33,3 % de l’activité à l’export en 2019

Article pour La Tribune / Bpifrance

La Londe-les-Maures : le Big Tour révèle une industrie innovante et porteuse

Ce mardi 25 août, la grande fête de l’entrepreneuriat se déroule à La Londe-les-Maures dans le Var, un territoire clé pour l’industrie manufacturière française, ouvert sur l’innovation. 

« On a dans notre région quelques éléments pour être des leaders mondiaux de l’industrie manufacturière », déclare Bernard Kleynhoff, Président de la Commission Économie, Industrie, Innovation, Nouvelles technologies et Numérique et Conseiller régional des Alpes-Maritimes. Amadeus, Arko Pharma, Airbus… La région a de quoi faire rêver les jeunes à tous les niveaux : « Nous avons un plan de reconquête régionale. Avec le Big Tour, on veut leur montrer qu’ils peuvent y trouver leur place et construire leur avenir ici dans l’industrie et les startups. Dans un contexte de réindustrialisation en France, on a besoin de reconstruire une industrie locale importante pour retrouver de l’autonomie industrielle, de l’indépendance et de la compétitivité. » 

Une industrie dynamique tournée vers l’avenir

Verallia est le leader européen et le 3e producteur mondial de l’emballage en verre pour les boissons et les produits alimentaires, avec 11 sites industriels et 2 500 salariés en France. « Nous voulons partager avec le public notre passion pour le verre, matériau d’exception sain et recyclable à l’infini, leur faire découvrir le verre d’emballage et les sensibiliser via un quiz (règles de tri, propriétés du verre, anecdotes sur les emballages en verre pour les boissons et les bouteilles alimentaires) sur la nécessité de l’économie circulaire pour réussir la transition vers une société neutre en carbone. Aucun emballage en verre ne devrait échapper au recyclage », affirme Michel Giannuzzi son PDG. En tant qu’acteur industriel français B2B assez peu connu du grand public, c’est l’occasion pour Verallia de mieux se faire connaître. « Nous sommes heureux de partager l’affiche du Big Tour avec des entreprises qui pourvoient des emplois, innovent et créent de la valeur sur le territoire français – preuve du dynamisme du tissu industriel français – et espérons que la tournée suscite des vocations. »

Sur le volet sportif, Christian Salomez, Président du Pays d’Aix Université Club Handball (PAUC), le club partenaire le plus important du handball français, se dit « fier d’être partenaire du Big Tour qui représente un enjeu de visibilité majeur » pour son club et ses 300 entreprises partenaires. « Nous remercions Bpifrance qui nous donne une force incroyable et une grosse dose d’optimisme durant la période que nous traversons. Nous trouvons beaucoup de dynamisme et de solidarité entre les membres partenaires. C’est très fort, très motivant et très encourageant. » Le PAUC entend présenter au public ses activités et ses nombreux projets (développement de la RSE au sein du club, académies de jeunes joueurs en Afrique occidentale et dans les DOM-TOM, implication des salariés des entreprises partenaires dans des actions sociales et éducatives en faveur des jeunes sportifs des différentes académies…).

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Savines-le-Lac : la montagne au cœur du développement économique des territoires

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, cap sur Savines-le-Lac, trésor du département des Hautes-Alpes entre lac et montagne, où le Big Tour fait étape aujourd’hui vendredi 21 août. 

« Nous sommes très honorés que le Big Tour fasse étape à Savines-le-Lac. C’est la reconnaissance par Bpifrance des territoires de montagnes », déclare Victor Berenguel, le maire de la commune. Renommé pour ses stations de sport d’hiver, le territoire des Hautes-Alpes est devenu une réelle destination nautique en été avec le lac de Serre-Ponçon – paradis de la voile et premier lac français en eau douce aux normes AFNOR – et le Parc national des Écrins. Développement durable, biodiversité, événementiel avec l’augmentation de la fréquentation touristique durant la saison estivale (qui représente plus de 40% du PIB des Hautes-Alpes)… « L’idée est de montrer à la jeunesse et aux familles que la montagne est au cœur du développement économique des territoires et qu’on va participer à l’innovation. Le Big Tour célèbre à la fois le savoir-faire français et la capacité d’oser, d’innover et d’entreprendre. Cet événement va ouvrir l’esprit à des jeunes et des familles et les motiver à oser entreprendre pour se développer », précise l’élu. Patrice Bégay, Directeur Éxecutif de Bpifrance complète, « susciter des vocations, donner l’envie, faire découvrir un monde que l’on ne connaît pas, choisir une formation, trouver un emploi, c’est ça le moteur de la tournée. »

L’entrepreneuriat à l’honneur 

Président fondateur du Groupe 6ème Sens Immobilier, promoteur et investisseur dans le résidentiel et le tertiaire, Nicolas Gagneux est également très fier que le groupe participe au Big Tour afin de « transmettre aux jeunes [sa] passion pour l’immobilier et [ses] valeurs d’entrepreneur, éveiller les talents d’aujourd’hui et de demain et leur donner des clés pour entreprendre ». À travers un film projeté à toutes les étapes du Big Tour, il entend partager son gout immodéré pour l’entrepreneuriat. « L’entrepreneuriat s’impose à tous les passionnés qui veulent être libre d’exprimer leur créativité et de pouvoir développer leurs idées de manière indépendante. Ayant de l’audace, prenant des risques, capable d’observer et de se remettre en question afin de mieux rebondir, l’entrepreneur va avoir encore plus d’importance dans le cadre de la relance. Je mesure la chance que j’ai d’être entrepreneur dans un pays comme la France, qui permet à ceux qui en ont l’envie et la volonté de pouvoir réaliser leur rêve de développer leur propre business ! », affirme-t-il.  

Le club USAP Basket, également partenaire de l’événement, contribue lui aussi à la relance économique de la région PACA. « Nous ambitionnons d’être le club de basket de haut niveau dans le département du Vaucluse », affirme Patrick Chêne son Président d’Honneur. Et de poursuivre : « Le sens de l’histoire est de nous développer grâce aux relations avec les entreprises, ce que Bpifrance nous aide à faire. Il s’agit de conjuguer la relation club de sport et entreprise de manière innovante – pas seulement en mettant leur nom sur nos maillots. Notre club se retrouve dans les valeurs défendues par Bpifrance, nous sommes donc solidaires de toutes leurs opérations. » Nul doute qu’avec le Big Tour, le « Business club des Partenaires » de l’USAP Basket devrait rapidement se développer.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour au Havre : la valorisation du Made in France

Ce samedi 15 août, le Big Tour met le cap sur la Normandie pour faire étape au Havre, capitale de la transition énergétique qui bénéficie d’un tissu industriel riche et diversifié.

La Havre est une ville portuaire et le premier port à conteneurs de France. Dans la grande zone industrielle adossée au port, elle abrite des industries très diversifiées (énergie, chimie, automobile, métallurgie, agro-alimentaire, collecte et valorisation des déchets…). Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO grâce à son architecture moderne et proposant une programmation culturelle attractive et un parcours artistique dans l’espace urbain, elle jouit d’une économie touristique en pleine croissance depuis une vingtaine d’années. Le Havre, capitale de la transition énergétique, s’oriente également vers les énergies marines renouvelables. « Une usine unique au monde de fabrication de pales et de nacelles d’éoliennes en mer va prochainement ouvrir en lieu et place d’une centrale à charbon », souligne Jean-Baptiste Gastinne, 1er adjoint au maire chargé du développement économique de la ville. « Ainsi, il nous a semblé naturel que le Big Tour 2020 fasse étape au Havre. Cet événement contribue à valoriser le savoir-faire industriel local dans la perspective d’y accueillir les industries du futur. »

Relocaliser en France 

Cette étape est l’occasion de « montrer à tous les entrepreneurs qu’il est possible de produire en France – avec 10 ans d’expérience, nous en sommes la preuve », indique Jean-Philippe Sionneau, responsable communication chez Le Coq Sportif. Grande marque du sport français et international fondée en 1882 dans l’Aube, Le Coq Sportif est l’équipementier de la team du Big Tour. « C’est important de participer à cette grande fête de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du savoir-faire français », ajoute-t-il. Après plus de 15 ans de production en Asie, la marque associée à toutes les grandes victoires du sport français a pris le parti depuis 2009 de rapatrier petit à petit près de 100% de sa production textile (tricotage et teinture) et de chaussettes en France, créant une centaine d’emplois directs dans son usine à Romilly-sur-Seine et indirects à Troyes. « Petit à petit, nous avons réussi à relocaliser la production, à créer et à pérenniser des emplois, à maintenir des métiers en voie de disparition comme celui de couturière, à valoriser le savoir-faire français et à faire vivre la filière dans tout le département (dont 2 entreprises qui déclinaient)Quand on veut, on peut ! »

Les visiteurs du Big Tour pourront également découvrir le STB Le Havre, club emblématique de basket qui fête ses 130 ans cette année. « Le basket est très ancien au Havre et un vecteur important de croissance. Bpifrance a créé une émulation, un rapprochement avec des entreprises autour de l’esprit sportif et défend les clubs de manière très active. L’idée est de développer le business, d’échanger des compétences et des expériences entre partenaires », précise Édouard Morlot son Président. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Quimper : redonner de l’énergie aux entrepreneurs

Aujourd’hui lundi 10 août, la grande tournée de l’entrepreneuriat fait étape à Quimper. L’occasion de faire rayonner les richesses de cette commune bretonne et de diffuser des messages positifs pour soutenir l’emploi et la vitalité économique du territoire.

Capitale de la Cornouaille, la ville de Quimper est connue pour son industrie textile et accueille notamment l’usine d’Eurosérum, quelques sièges d’entreprises comme Verlingue, ainsi que des entreprises du tourisme, de la construction navale et de transport maritime dans son port. À 15 km de la côte atlantique, proche de sites naturels tels que la Pointe du Raz et classée « ville d’art et d’histoire », elle attire de nombreux touristes l’été. Dans le cadre de la relance, la communauté d’agglomération de Quimper renforce son soutien aux plus petites entreprises, aux indépendants, aux associations et aux acteurs de l’ESS via un fond de 27,5 millions d’euros. La commune entend booster son dynamisme et son attractivité. Ses principaux axes de développement consistent à attirer de nouveaux habitants en préservant leur cadre de vie – c’est la 2e ville française où il fait le plus bon vivre selon un palmarès de 2017 –, créer 500 nouveaux logements par an pour construire la ville de demain et favoriser l’implantation d’entreprises pour maintenir son rang de 1èreagglomération comprise entre 70 000 et 100 000 habitants où il fait bon entreprendre (selon une étude de 2016). 

Un porte-drapeau de l’industrie française 

« Toutes les énergies, les industries, les compétences et les innovations doivent être déployés pour être de plus en plus attractif en France et à l’international en termes de formation, d’emploi, d’investissement et de vie sociale, surtout dans le contexte actuel », estime Thierry Geffroy, Président du Directoire du Groupe Samsic. Depuis sa création en 1986, le groupe dont l’une des filiales, SAMSIC Sécurité, accompagne le Big Tour, n’a eu de cesse d’être à la pointe de la technologie et de l’innovation dans les services. Ce partenaire, qui assure toutes les prestations de sécurité sur les 22 étapes de la tournée, prévoit d’emmener ses clients, salariés et amis institutionnels à la découverte de cette grande fête de l’entrepreneuriat. « Une société de service comme la nôtre doit être le porte-drapeau de l’industrie française et contribuer à redonner de l’énergie aux entrepreneurs », souligne-t-il. 

Avec près de 22 000 licenciés dans une centaine de clubs sportifs, Quimper est une ville très sportive. Le club de basket Union Jeanne d’Arc Phalange Quimper (UJAP Quimper), qui évolue en Pro B avec 12 joueurs professionnels, 2 entraîneurs et une trentaine d’équipes d’amateurs, compte lui aussi participer à la relance. Partenaire du Big Tour depuis sa première édition l’an dernier, le club y tient un stand toute la journée. « Cet événement est l’opportunité de se faire connaître et d’accrocher des partenaires plus importants. Notre stratégie s’oriente en effet de plus en plus vers le partenariat privé », indique Bernard Kervarec, son Président.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Saint-Malo : l’industrie de la relance verte

Aujourd’hui vendredi 14 août, le Big Tour installe sa caravane à Saint-Malo. L’occasion de découvrir le tissu économique local et de mettre en lumière notamment une start-up industrielle qui croit dans le recyclage. 

Le territoire du pays de Saint-Malo, constitué de plusieurs collectivités, s’étale de la Côte d’Émeraude (Dinard et Cancale) à Combourg dans l’arrière-pays, en passant par Dol et la Baie du Mont-Saint-Michel. L’économie locale est dominée par le tourisme qui génère 1/3 des emplois. C’est aussi un bassin industriel et artisanal dynamisé par quelques grands groupes tels que Timac Agro, spécialisée dans l’agrofourniture et la fertilisation, le groupe de prêt-à-porter Beaumanoir et les Thermes Marins de Saint-Malo. « Nous menons une réflexion sur le développement de l’économie locale pour favoriser l’implantation de start-ups dans le digital et le tertiaire », indique Jean-Virgile Crance, 1er adjoint au maire en charge du développement économique de Saint-Malo. « Il faut saluer tout le travail réalisé par Bpifrance pour soutenir les entreprises dans le cadre de cette crise sanitaire. Bpifrance a vocation à être mieux connue du grand public et notamment des jeunes. C’est vers eux qu’il faut tourner nos efforts », souligne l’élu. 

Une nouvelle vision de l’industrie de transformation des déchets

Paprec Group, leader français du recyclage avec 210 sites et plus de 12 millions de tonnes de déchets recyclés, a répondu présent à l’appel de Bpifrance pour présenter ses solutions au grand public via des animations autour de la valorisation des déchets et de la révolution numérique. Le groupe a en effet mis en place des technologies particulièrement performantes pour valoriser les déchets sous forme de nouvelles matières premières ou d’énergie. « Nous nous engageons au quotidien pour une planète plus verte et une société plus fraternelle en essayant de tracer un sillon qui nous est propre », déclare Sébastien Petithuguenin, son Directeur Général. « L’environnement est la lame de fond qui va revisiter l’ensemble de nos productions industrielles. L’industrie de transformation va devoir s’appuyer sur les matériaux issus du recyclage. Nous croyons beaucoup à l’éco-conception et avons la profonde conviction que la relance va être verte comme le souhaitent les citoyens », ajoute-t-il.

Saluant à son tour l’engagement remarquable de Bpifrance auprès des entrepreneurs durant la crise actuelle,Franck Danet, Président de Caen Basket Calvados, par ailleurs Directeur Général du cabinet d’expertise-comptable SOFICOM Walter France, estime qu’« il est important pour l’image du club d’être associé au Big Tour. L’objectif de ce partenariat est de professionnaliser le club. Chez nous, il n’y a pas de petit ou de grand partenaire. L’idée est de faire du business et de partager une passion commune pour le sport. »

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Larmor-Plage : l’industrie française à l’ère de la post-modernité

Aujourd’hui samedi 8 août, le Big Tour fait étape à Larmor-Plage, dans le Morbihan. L’occasion de découvrir les richesses industrielles de notre pays.

Larmor-Plage est une station de tourisme doté de très belles plages et du centre nautique de Kerguélen,première école de voile française. C’est aussi une ville d’agrément où il fait bon vivre, avec de plus en plus de résidences secondaires. Elle accueille des entreprises innovantes et dynamiques notamment dans le numérique. « C’est le territoire naturel des bureaux d’études, de la R&D, mais aussi des professions libérales et des services », précise Patrice Valton, le maire de la commune. « La vocation même du Big Tour nous colle à la peau : tourné vers l’avenir, porté par la French Touch et le savoir-faire de l’entrepriseCet événementd’ampleur va contribuer à développer la notoriété de Larmor-Plage à l’échelle nationale », se réjouit-il. 

Le haut-parleur de l’industrie et de la tech

Coup de projecteur sur Teréga, partenaire du Big Tour depuis sa première édition aux côtés de Bpifrance. Ce grand opérateur du réseau de transport de gaz implanté depuis 75 ans en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine (5 000 km de canalisations, 25% du stockage de gaz naturel, 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en France et 650 collaborateurs dans le Sud-Ouest) fera découvrir aux visiteurs du Big Tour une animation en 3D du fonctionnement des systèmes énergétiques d’aujourd’hui et de demain. « L’énergie entrepreneuriale est de plus en plus décentralisée, l’heure de la réappropriation des territoires a sonné », déclare Dominique Mockly son Président et Directeur Général. « L’association de l’industrie et de la technologie, à laquelle le Big Tour contribue, est essentielle pour la bonne santé du réseau économique des territoires. L’industrie d’aujourd’hui est différente de celle d’hier, nous sommes passés dans la post-modernité. Nos réseaux joueront sans doute un rôle de plus en plus important dans le développement de solutions locales. » Cet événement 100% fun qui attire les jeunes en associant dynamiques d’entreprises et plaisir montre aussi que « certains ont commencé à réaliser leurs rêves ».

Basé à Larmor-Plage, Pros-Consulte est spécialiste du bien-être au travail, sujet plus que jamais d’actualité. Leader des solutions numériques au service de l’humain, la PME qui propose aux salariés d’appeler l’un des 105 psychologues disponibles sur sa plateforme en ligne a multiplié par 3 son chiffre d’affaires l’an dernier.« Nous recevons énormément de demandes pour des interventions en entreprises, pour la formation et la plateforme d’écoute », note France Hétier, Directrice Générale. Au programme lors du Big Tour : présentation de l’activité, mise en avant du savoir-faire et de l’entrepreneuriat français et animation « à la sauce bretonne »avec le musicien Bernard Braz. « L’essence de cet événement est de booster l’énergie entrepreneuriale. Il n’a jamais été aussi facile d’entreprendre. Quand on n’a pas peur et qu’on croit en soi, on réussitTout est possible, le nouveau monde est à créer ! »  

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour à Biscarrosse : l’environnement à l’honneur

La 2e étape du Big Tour se déroule à Biscarrosse ce jeudi 30 juillet. Ce grand événement populaire fait la part belle à l’environnement. 

« Nous sommes très heureux de recevoir le Big Tour à Biscarrosse au sein de la Communauté de Communes des Grands Lacs », déclare Hélène Larrezet, maire de Biscarrosse. Cette station balnéaire qui bénéficie d’un patrimoine naturel exceptionnel (lacs et forêt) est une destination de tourisme balnéaire et d’écotourisme privilégiée. L’économie biscarrossaise est également tournée vers l’aéronautique (Centre DGA Essais de Missiles, un site unique en Europe, base aérienne de Cazaux…), avec une niche économique particulière liée à son passé industriel autour de l’hydraviation (Saint-Exupéry et d’autres grands noms de l’aviation française y ont pris leur envol pour les premières traversées transatlantiques). Autre grande caractéristique de la région, l’exploitation forestière – de la culture à la transformation du bois – grâce à la forêt des Landes. « Nous nous retrouvons dans les objectifs et les valeurs du Big Tour : la France qui gagne, qui produit de la qualité et axée sur la performance. Redynamisons-nous, ne baissons pas les bras. Transmettons un message positif aux jeunes, ouvrons-leur l’horizon ! », s’enthousiasme-t-elle.

S’émerveiller et agir pour la biodiversité 

Avec l’association Beauval Nature, le Big Tour est l’occasion de réfléchir sur l’écologie en s’émerveillant devant la beauté d’un tigre, la grâce d’une antilope ou l’agilité d’un singe via des vidéos tournées dans le ZooParc de Beauval. « Tout cela ne peut pas disparaître, alors nous agissons », lance Delphine Delord, la Vice-présidente. L’association est très impliquée dans des actions de préservation de la biodiversité mondiale et des espèces menacées, ainsi que des programmes de recherche scientifique qui visent à mieux connaître et protéger les animaux. « L’idée est de partager notre passion pour les animaux et la biodiversité, d’inciter les Français à venir au ZooParc – 4e plus beau zoo du monde avec 35 000 animaux – pour être en prise direct avec le monde du vivant et les sensibiliser sur la nécessité de prendre part à des actions en faveur de la biodiversité », affirme-t-elle. En parrainant un animal du ZooParc, chacun peut créer un lien avec lui tout en contribuant au financement des programmes de conservation (tous les fonds récoltés sont versés à l’association et utilisés sur le terrain).

Sur le volet sportif, le club Boxers de Bordeaux met en avant le hockey sur glace auprès de la population locale, économique et touristique à Biscarrosse, mais aussi à Vieux-Boucau et Arcachon. « Dans la métropole bordelaise, le hockey est le 1er sport de salle et le 3sport après le rugby et le foot », indique Thierry Parienty, Président du club et par ailleurs gérant de Voltéo, une chaîne nationale de magasins pour batteries et piles. Au programme : stand animé par des joueurs du club pour répondre aux questions du public, initiation et démonstrations sur la manière de tenir une crosse et de marquer des buts, ainsi que de nombreux lots à gagner.

Article pour La Tribune / Bpifrance

Le Big Tour au Cap d’Agde : priorité à la réindustrialisation du pays

Avant-dernière étape du Big Tour ce jeudi 27 août : le Cap d’Agde, un territoire à forte attractivité touristique qui fait la part belle à l’écologie et à l’innovation pour attirer jeunes et investisseurs.

Avec 15 millions de visiteurs chaque année, le Cap d’Agde est la première station balnéaire française par sa capacité d’accueil, mais aussi une ville riche de 2 600 ans d’histoire. Engagée principalement dans 4 domaines – tourisme, agro-alimentaire, énergie et silver économie –, elle se veut innovante notamment dans le domaine environnemental (réutilisation des eaux usées pour arroser le golfe, parkings recouverts d’ombrières photo-voltaïques, utilisation de la géothermie dans les constructions…). « L’écologie pragmatique et opérationnelle est au cœur de notre stratégie », affirme Jérôme Cavaillès, directeur de cabinet de Gilles d’Ettore, le maire d’Agde. « Il faut réindustrialiser le pays. Pour relancer l’économie, nous avons besoin que les jeunes aient envie de s’investir dans l’innovation et la création d’entreprise. Nous soutenons cette dynamique impulsée par Le Big Tour. Nous avons créé la marque ombrelle « Invest In Cap d’Agde » pour attirer les investisseurs. Notre mantra ? Good life, fast business ».

Les PME françaises répondent présentes 

La présence au sein du Big Tour du groupe Aertec, spécialisé dans l’équipement et la maintenance des cabines passagers avec une forte activité dans le domaine aéronautique, illustre l’implication et l’énergie entrepreneuriale des PMEGoodies, maquettes d’avion fabriquées en impression 3D sous forme de puzzles pour attirer les enfants… « L’idée est de donner envie aux jeunes d’entreprendre, apporter de la motivation et montrer qu’on peut toujours rebondir. Il n’y a pas que les start-ups dans la high tech ! Et l’entrepreneuriat, ce n’est pas un diplôme qu’on acquiert, c’est un diplôme qu’on se donne à soi-même », lance Philippe Billebault, président fondateur qui emploie 240 salariés. Au mois de mars, il a pris le parti de se lancer dans la fabrication de masques pour remédier à la baisse brutale de l’activité – une bulle qui a éclaté début juin avec l’importation des produits asiatiques. Mais « ce marché redémarre et nous redressons peu à peu la barre », précise-t-il. La société est en train de réembaucher une quinzaine de personnes après avoir en recruté une quarantaine en contractuel dont elle a dû se séparer fin juin. Parallèlement, le groupe a investi près de 400 000 euros dans de nouvelles machines avec l’aide de la région Occitanie. 

Le Big Tour est aussi l’occasion pour le club Narbonne Volley de rencontrer des partenaires et de montrer au public les compétences de ses joueurs, dont certains feront découvrir aujourd’hui les gestes techniques du volley. « C’est un sport très pratiqué mais quand il est joué par des professionnels, c’est différent », affirmeJérémie Ribourel, son Président. Créé en 1963, ce club devenu professionnel en 2004 a déménagé en janvier dernier dans une aréna de 3 500 places. « Nous sommes entrés dans l’ère du sport business et du sport spectacle. Du jour au lendemain, nous avons réuni en moyenne plus de 1 900 personnes sur nos événements. Notre concept plaît beaucoup », s’enthousiasme-t-il. 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Régis Saleur [Supernova Invest] : « Nous gérons 260 millions d’euros et avons investi dans plus de 150 entreprises »

Supernova Invest est une société de gestion de fonds de capital-risque spécialisée dans la deep tech : des technologies de rupture, le plus souvent issues de la recherche publique, dans le digital (micro-électronique), la santé (dispositifs implantés, applications médicales…), l’énergie et l’environnement, ainsi que l’usine 4.0 (robotique, impression 3D…).

Bpifrance : Comment se déroulent les investissements ? 

Régis Saleur : Ce qui nous intéresse, c’est la croissance de sociétés très innovantes et souvent relativement jeunes (de moins de 10 ans). Nous intervenons en phase d’amorçage, de venture capital pour des sociétés entre 1 et 2 millions de chiffre d’affaires et en late stage pour les entreprises en forte croissance qu’on accélère pour les aider à se déployer à l’échelle industrielle ou à l’international. On étudie en moyenne 1 000 dossiers par an. Avec un fond, on finance 15 à 20 sociétés – on cherche à identifier les meilleures, celles qui ont le plus de potentiel. Jusqu’à présent, nous gérons 260 millions d’euros et avons investi dans plus de 150 entreprises dont 60 en portefeuille.

B. Quelles sont les étapes clés avant de décider d’investir ? 

RS. On étudie la proposition de valeur de la société, la technologie utilisée et la propriété intellectuelle, mais aussi l’activité historique et l’équipe. On cherche toute information utile en appelant notamment nos contacts pour se former une opinion sur l’entreprise. L’équipe formée par les personnes les plus séniors de la société présente un projet d’investissement au comité, on rencontre le management puis on décide de manière collégiale. Si le dossier est retenu, on fait une offre et on négocie les conditions d’investissement. On trouve assez systématiquement 2 ou 3 co-investisseurs, ce qui permet de mutualiser le risque. 

B. Avez-vous des anecdotes à partager ? 

RS. L’instruction d’un dossier prend environ 6 mois. Parfois, on met 1 an quand on identifie des startups intéressantes dans lesquelles on estime qu’il est trop tôt d’investir. On préfère alors observer d’abord la manière dont elles se positionnent sur leur marché. Il arrive que des fondateurs se séparent et cèdent leur société, ou au contraire qu’une startup surperforme et se fasse racheter avant de lever des fonds. À ce moment-là, on sait qu’on aurait dû être plus rapide. Cela m’est arrivé 2 fois avec le même fondateur.

B. Comment voyez-vous l’avenir de la deep tech ? 

RS. La deep tech nécessite de la recherche et correspond à des temps longs. On créé des actifs qui sont très concrets et tangibles, ce qui permet d’être plus résistant aux crises (les usines continuent de tourner). Moi qui ai investi pendant 10 ans dans le e-commerce, j’ai vécu la crise de la bulle internet, c’était beaucoup plus dur : on a remis tous les fondamentaux en cause, tout s’est arrêté. Aujourd’hui, on a besoin de faire la transition écologique et numérique. Le choc de la crise COVID est violent mais les fondamentaux sont toujours là. Ça me rend positif. Je suis content de travailler dans la deep tech.

> Article pour Big Média (Bpifrance)

Recrutement : l’intelligence artificielle, un outil au service de l’humain ?

L’Intelligence Artificielle (IA) facilite le travail des recruteurs en permettant d’automatiser certaines tâches à faible valeur ajoutée. Pour trouver la perle rare, elle représente un atout à condition que l’humain reste au centre des échanges. 

L’IA se fait une place de plus en plus grande dans le secteur des ressources humaines. En 2017, 49% des entreprises prévoyaient déjà d’y avoir recours dans leur processus de recrutement, d’après l’étude Talent acquisition: Enter the cognitive recruiter réalisée par le cabinet Deloitte. Ces technologies interviennent à différentes étapes du processus d’embauche pour décortiquer et sélectionner les CV, faire passer le premier entretien et évaluer le discours des candidats.

Une aide à la sélection de profils 

L’IA est un outil efficace de sourcing et de présélection de candidatures, qui permet de mieux identifier les talents en adéquation avec le poste à pourvoir (sites de matching, applications de géolocalisation…). Preuve en est avec le groupe RH&M, qui utilise les services d’HelloWork, société spécialisée dans l’IA du recrutement. « Nous recevions de moins en moins de candidatures pertinentes, de quoi être sérieusement inquiets », raconte Delphine Lancel, directrice associée de cette TPE parisienne qui anime des réseaux de DRH. « Grâce à l’IA, j’ai reçu de nombreux CV conformes à nos attentes bien que très différents. J’ai été impressionnée par la qualité et la variété des candidatures reçues, et ainsi par la puissance de cette technologie. Le sourcing est si qualitatif qu’il semble être le fruit d’une sélection humaine. C’est ce dont on avait toujours rêvé mais qu’on n’arrivait pas à faire », poursuit-elle. S’appuyant sur un système de mots-clés et des critères de proximité, la technologie valorise les compétences plutôt que le diplôme, l’école ou le secteur d’activité. 

Selon une étude réalisée en France par le cabinet de recrutement Robert Walters, l’IA serait synonyme de gain de temps et d’argent pour 41 % des recruteurs. Elle a permis à RH&M de recruter en moins de 30 jours 3 personnes en CDI avec seulement 2 offres diffusées sur les plateformes – et une dizaine de salariés depuis 1 an ½.  

Vers le recruteur augmenté ?

Mais d’après le cabinet Robert Walters, 62% des candidats pensent que « l’usage de l’intelligence artificielle dans le processus de recrutement présente un risque de déshumanisation ou de manque de personnalisation ». Dans quelle mesure un robot peut-il apprécier la dimension culturelle de notre façon de parler et des éventuelles déficiences d’un candidat (appréciation d’un silence, évaluation d’une personne bègue ou au débit de parole lent…) ? Ainsi, il est nécessaire d’utiliser l’IA à bon escient pour préserver l’expérience candidat et éviter tout risque de dérapage. « Loin de remplacer le recruteur, l’IA le supplée, enrichit sa valeur et le rend plus stratégique », souligne Delphine Lancel, rappelant que « rien ne vaut une bonne discussion ». Si cet outil peut s’avérer très utile et performant, la prise de décision finale reste bien entre les mains de l’employeur. 

> Article réalisé pour Big Média (Bpifrance)

Rogervoice : l’application qui rend la téléphonie accessible aux sourds et aux malentendants

6 millions de sourds et malentendants en France dont « 500 000 personnes que la surdité empêche de téléphoner au travail et dans la vie quotidienne », précise Olivier Jeannel, fondateur et CEO de Rogervoice. Inspiré par la sortie de Siri, cet ancien manager chez Orange lui-même malentendant depuis l’âge de 2 ans a « voulu complètement changer la donne :les Français passent en moyenne plusieurs appels par jour, le téléphone reste un canal de communication très utilisé », note-t-il. Comme le clame le slogan – « Mes appels, ma liberté » –, son application mobile permet aux malentendants de téléphoner en toute autonomie afin de ne pas dépendre d’un proche ni devoir se rabattre sur une alternative moins satisfaisante.

Un outil à fort impact sociétal 

Disponible sur iOS et Android, l’application Rogervoice se définit comme « la 1ère technologie pour sourds et malentendants qui accompagne gratuitement vos appels ». En mariant l’intelligence artificielle et l’humain, elle permet de sous-titrer en temps réel les propos d’un interlocuteur (reconnaissance et synthèse vocale) et d’assurer la traduction d’une conversation en langue des signes française (visio-interprétation) pour les 65 000 personnes malentendantes qui signent en France. Le service de sous-titrage automatique est gratuit et illimité entre deux personnes qui disposent de l’application, et payant sous forme d’abonnements et de crédits pour joindre les personnes qui ne l’ont pas. 

« L’inclusion sociale est notre raison d’être », souligne Olivier Jeannel, fier d’avoir créé un outil qui bénéficie à toute la société. « L’objectif est que toutes les personnes concernées en France puissent rapidement en bénéficier à moindre prix. » Soutenue depuis sa création par Bpifrance, Rogervoice facilite l’insertion professionnelle et l’accessibilité au travail.

L’accessibilité téléphonique, un enjeu pour les entreprises

Depuis 2018, la loi pour une République numérique en France oblige les opérateurs, les grandes entreprises et les administrations à rendre tout service téléphonique accessible. Ainsi, la solution a été choisie par les opérateurs membres de la Fédération française des télécoms (Orange, SFR, Bouygues Telecom…) pour donner accès gratuitement à une heure par mois de communication aux sourds et aux malentendants. Trente entreprises ont aussi fait confiance à Rogervoice pour rendre leur service client accessible. Un virage B2B pour la start-up qui propose désormais une déclinaison web de son application (deux lignes de code sont intégrées dans le back-office du site internet à équiper).

Durant la crise, Rogervoice a été plébiscitée grâce à la mobilisation de l’équipe pour rendre accessible le numéro vert mis en place par le gouvernement. Conçue dès l’origine pour l’international, l’application est utilisée dans 52 pays et disponible dans plus de 100 langues à travers le monde. Prochaine étape : l’international en B2B.

Chiffres clés

  • Lancée en 2015
  • 40 000 utilisateurs dans le monde entier
  • Déjà 1 million d’appels passés grâce à l’application 
  • + de 60 000 appels chaque mois 

Article pour La Tribune / Bpifrance

Les jeunes veulent des entreprises engagées pour le climat

Dans la lignée de la suédoise Greta Thunberg et de la néozélandaise Chlöe Swarbrick à l’origine de l’expression « OK, Boomer », les jeunes de la génération Z font valoir leur engagement écologique y compris dans la sphère professionnelle. De plus en plus préoccupés par l’urgence climatique, ils attendent que les entreprises se montrent à la hauteur des enjeux environnementaux. C’est ce que révèle la 3e édition du baromètre « Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi » réalisée en décembre 2019 par Boston Consulting Group (BCG), la Conférence des grandes écoles (CGE) et Ipsos auprès de 4 112 étudiants et 2 083 jeunes diplômés.

Des attentes fortes vis-à-vis des entreprises 

Selon cette étude, près de 3/4 des étudiants et jeunes djplômés estiment que la RSE d’une entreprise est un critère important dans le choix de leur poste ; 30% le jugent même essentiel. Ils refuseraient même un poste dans une entreprise qui n’amorce pas la transition écologique. « Les jeunes talents issus des grandes écoles ne seront pas engagés par une entreprise, ils s’engageront pour une entreprise », déclare Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE.

Suspectées de greenwashing, les entreprises doivent plus que jamais montrer à la nouvelle génération qu’elles agissent par conviction et non par opportunisme. Le Manifeste étudiant pour un réveil écologique a recueilli depuis fin 2018 plus de 32 000 signatures d’étudiants de grandes écoles qui « ne veulent pas travailler au service de projets déconnectés de l’urgence écologique ». Sur son site internet lancé en novembre dernier, le collectif offre des outils pour aider les étudiants à choisir leur futur employeur selon la sincérité de sa démarche environnementale et inciter les entreprises à agir. 

Une volonté d’engagement dans le monde professionnel

En quête de sens au travail et tournée vers l’utilité sociale, 90% des jeunes interrogés par l’étude du BCG se déclarent prêts à s’impliquer dans le plan d’actions sociales et environnementales mis en place par leur employeur. Ils attendent néanmoins plus d’opportunités de s’engager et de formations sur les sujets RSE. 

La « génération climat » accepterait même de gagner moins pour travailler dans une entreprise écolo. Selon un sondage interne réalisé en février 2019 par Corentin Bisot, l’un des étudiants à l’initiative du collectif, « les étudiants de Polytechnique sont prêts à accepter une baisse de salaire significative pour intégrer une entreprise qui place la transition écologique au cœur de sa stratégie ». Sur 211 répondants volontaires, plus de la moitié accepteraient d’être payés jusqu’à 20% de moins. Les jeunes, moteurs d’un monde meilleur ?

> Article réalisé pour Big Média (Bpifrance)

wenabi dynamise l’action solidaire en entreprise

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière la startup Wenabi qui facilite la mobilisation des salariés en faveur d’actions solidaires, de mécénat de compétences et de dons à des associations. 

« Développer une solution tech pour faciliter l’engagement solidaire ». Telle était l’ambition d’Emmanuel Bentejac, de Thomas Soucaille et d’Aristide Flandrin, 3 amis aux compétences très complémentaires – un expert en RSE, un financier et un profil tech – devenus en 2017 les cofondateurs et associés de wenabi.

Recréer du lien entre le monde associatif et le monde de l’entreprise

wenabi est une plateforme de mise en relation qui aide les associations à trouver des ressources en compétences, financement et/ou bénévoles. Après plusieurs mois de « test and learn », elle est officiellement lancée début 2018 dans une quinzaine de pays. Les associations y font remonter leurs besoins, les entreprises choisissent un programme d’engagement et les collaborateurs peuvent s’engager sur les missions solidaires qui leur tiennent à cœur. Entièrement gratuit pour les associations, ce service est facturé aux entreprises via un système d’abonnement. 

Dix grands groupes parmi lesquels Generali, Unibail-Rodamco-Westfield, Legrand, Sanofi, Total, Crédit Agricole Assurances, Vinci et La Poste, ainsi que de nombreuses TPE et PME, ont déjà rejoint la plateforme. « Nous proposons des missions réalisables à distance et du mécénat de compétences », affirme Stéphanie Osmont, Directrice de l’innovation sociale et environnementale du groupe La Poste, engagé depuis un an aux côtés de wenabi. Le groupe propose à ses salariés des formats courts, individuels et collectifs, tout au long de leur carrière : animation d’ateliers, journées citoyennes, hackatons solidaires, team building, ateliers de coaching, etc. Durant le confinement, un dispositif inédit d’entraide a été mis en place pour aider les équipes sur le terrain : plus de 700 collaborateurs se sont mobilisés.

Une plateforme de la tech for good 

Depuis mars 2018, wenabi a permis la réalisation de 50 000 heures d’actions solidaires. Innovante et engagée, la jeune pousse récompensée notamment par le prix Impact du Galion Booster en 2019 a levé 1 million d’euros auprès de Side Capital et Kima Ventures en octobre dernier. Prochains enjeux : rendre sa croissance pérenne, continuer à améliorer l’outil et augmenter sa visibilité. 

wenabi travaille à renforcer sa présence en France et à poursuivre son déploiement sur le marché européen et international. « La tech for good est un secteur en plein essor. D’ici 3 à 5 ans, nous voulons devenir la plateforme de référence de l’engagement sociétal des entreprises en Europe », déclare Emmanuel Bentejac. « L’engagement solidaire est devenu un sujet important pour les entreprises et leurs collaborateurs. Gageons qu’il le restera. » 

wenabi en chiffres : 

  • 2018 : lancement officiel de la plateforme 
  • 15 salariés 
  • 25 000 utilisateurs 
  • 50 000 heures d’actions solidaires en 2 ans 
  • + de 800 associations françaises et internationales 

> Article réalisé pour Big Média (Bpifrance)

Sensoria Analytics veille à la santé de votre cœur

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Sensoria Analytics dédiée à la prévention des maladies cardiorespiratoires.

« Chaque année, les pathologies cardiovasculaires tuent 18 millions de personnes dans le monde, soit 1 personne sur 3, dont la moitié n’a aucun symptôme antérieur. C’est un non-sens alors que des solutions simples existent », déclare Slah Aridhi, fondateur et CEO de Sensoria Analytics. Ingénieur en intelligence artificielle et en traitement de biosignaux, qui a coordonné des programmes complexes au Canada, aux État-Unis et en Europe, a créé une solution de prévention des maladies cardiorespiratoires baptisée CardioSensys.

Le premier outil de dépistage systématique du risque cardiovasculaire

Utilisant les dernières avancées de l’intelligence artificielle et du traitement des signes vitaux, CardioSensys permet aux médecins généralistes d’évaluer en moins de 2 minutes les risques d’accidents cardiovasculaires chez leurs patients. Intégré dans le parcours de soins classique, ce prédiagnostic simple, non-invasif, rapide et fiable permet de sauver des vies et de réduire le coût lié à la prise en charge de ces pathologies par le système de santé. « L’idée est de créer une prise de conscience d’abord chez le professionnel de santé puis chez le malade afin qu’il puisse lui-même se prendre en charge ».

Cet outil est composé d’un oxymètre puissant développé par la startup pour palier la piètre qualité des oxymètres sur le marché (« nous ajoutons de nouvelles fonctionnalités à un outil existant »), et d’un logiciel d’intelligence artificielle. « Outil de dépistage et non de diagnostic », il analyse 7 signes vitaux : saturation en oxygène, indice de tension artérielle et élasticité, taux respiratoire, indice de rigidité artérielle et rythme et la variabilité cardiaque. 

La santé digitale, un marché en pleine explosion

Encore à l’état de prototype même si « le cœur de la technologie est là », CardioSensys est en phase de précommercialisation. Des tests cliniques sont prévus cette année au CHU de Nice, ainsi que du beta testing auprès de nombreux médecins. « Nous nous adressons aujourd’hui aux médecins, puis nous ciblerons le grand public », précise Slah Aridhi. Après avoir levé 200 000 euros avec l’aide de Bpifrance et de l’incubateur Paca-Est (Sophia-Antipolis), il envisage une deuxième levée de fonds d’un million d’euros. « Avec la pandémie du Covid-19, le marché mondial de la santé digitale va exploser. Il devrait atteindre 509 milliards de dollars d’ici 2025 », note-t-il. « En France, les startups françaises en healthtech devraient générer un chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros en 2030 ».

Sensoria Analytics en chiffres

  • Lancement en 2017
  • Commercialisation de l’outil fin 2020
  • 7 signes vitaux clés analysés
  • Évaluation du risque cardiovasculaire en 2 minutes

Article pour La Tribune / Bpifrance

Aurizone, un GPS d’intérieur pour tous

Quand l’innovation digitale se veut positive et au service des autres, elle mérite un coup de projecteur ! Aujourd’hui, Bpifrance met en lumière l’entreprise Aurizone qui propose un GPS d’intérieur conçu pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes au sein des bâtiments et s’adresse à tous ceux qui se perdent facilement dans de grands espaces.

« Notre désir était de rendre les bâtiments plus accessibles grâce aux progrès de l’intelligence artificielle », raconte CyrilCourtonne, cofondateur d’Aurizone. Ingénieur de formation, il a longtemps travaillé dans les télécoms avant de diriger une agence d’innovation digitale. Pour lancer sa startup, il s’est associé avec un architecte (à l’origine d’un bâtiment inclusif dans le cadre du programme « Réinventer Paris ») et un docteur en intelligence artificielle. 

L’application smartphone qui rend le monde plus accessible 

Dans le secteur du bâtiment, Aurizone représente « une innovation majeure : le GPS d’intérieur pour tous ». Fruit de la collaboration entre usagers, architectes et scientifiques, cette application a été conçue pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes dans les bâtiments. « Au démarrage, nous avons organisé des « labs Aurizone » pour recueillir les retours des utilisateurs malvoyants », relate Cyril Courtonne.

Disponible gratuitement sur Android et iOS, cette application intègre 3 fonctionnalités : la localisation, la découverte et le guidage. L’utilisateur est géolocalisé précisément à l’intérieur d’un bâtiment grâce à une cartographie précise des locaux et à l’analyse des signaux émis par le maillage de balises Bluetooth Low Energy – sans GPS. Il peut être assisté dans ses déplacements via une description en temps réel de son environnement. Il peut également être guidé pas à pas vers un point d’intérêt. Depuis peu, l’app propose en outre des contenus enrichis (mp3, textes et audioguide géolocalisés), une fonctionnalité validée par la société Streetlab au cœur de l’Institut de la Vision.

Un outil de guidage universel 

Utile à tous, Aurizone permet de mieux se repérer et s’orienter dans des environnements complexes – bâtiments publics, gares, musées, sièges sociaux d’entreprises… En France, le Palais de Justice de Paris, le Ministère des Armées, des boutiques Orange, des bâtiments L’Oréal, La Maison de Victor Hugo (Paris Musée) et la gare d’Aix-en-Provence en sont déjà équipés ; en Asie, des bâtiments à Singapour et à Bangkok. Prochains projets d’ici fin 2020 : une grande salle d’événementiel, des gares, et deux musées (pour la fonction audioguide). D’ici 2024, les Jeux olympiques à Paris « qui seront résolument inclusifs ». Très sollicitée à l’étranger, la startup parisienne, en pleine structuration, compte poursuivre son internationalisation.

Aurizone en chiffres : 

  • Lancée en 2017
  • 12 bâtiments équipés 
  • Une soixantaine de bâtiments équipés d’ici 2021
  • 1 million de mètres carrés couverts 
  • 3 000 utilisateurs récurrents 

> Article pour Big Média (Bpifrance)

Le 17 mars, bientôt la « journée nationale des gestes audacieux » ?

Première journée de confinement en France, le 17 mars pourrait bien devenir dès l’an prochain la « journée nationale des gestes audacieux » sur l’initiative de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », en partenariat avec La Tribune.

En réponse à la crise sanitaire du Covid-19 qui impose le confinement à travers le monde, l’association « Elles ! les femmes Audacieuses » propose aux Français d’adopter au quotidien un « geste audacieux » facile et accessible.

« En cette période difficile, de nombreuses initiatives voient le jour dans un élan de solidarité spontanée. Conscients de la nécessité d’un changement, nous sommes tous en train de modifier nos usages. La planète respire. La famille se retrouve. L’enjeu est de pérenniser ces actes de bienveillance, de générosité et d’altruisme et de les rendre naturels pour sortir grandis de cette épreuve », explique Virginie Atlan, fondatrice et présidente de l’association « Elles ! les femmes Audacieuses », par ailleurs Directrice de la Maison de la Métropole Nice Côte d’Azur et Région Sud. Une invitation à devenir plus « créatifs, solidaires, éthiques et responsables » pour construire un monde meilleur. « L’audace sera de ne pas oublier », peut-on lire sur le compte Instagram de l’association.

L’opportunité de réinventer l’avenir ensemble

Limiter l’usage du plastique au quotidien, aller au travail en vélo plutôt qu’en voiture, favoriser l’alimentation en circuits courts pour soutenir les producteurs locaux… « Il n’y a pas de petit geste, il y a une somme de gestes. Le plus important, c’est de se réinventer », souligne-t-elle.

Chaque année, le 17 mars, l’association mettra en lumière les initiatives solidaires et les actions publiques mises en place par les collectivités territoriales lors d’une remise de trophées. Entreprises, associations, citoyens et régions sont ainsi appelés à adopter tous ensemble de nouvelles pratiques bienveillantes.

Un réseau d’ambassadrices influentes

Sur Instagram, l’association publie des témoignages de « gestes audacieux », à commencer par ceux de ses ambassadrices. Parmi elles, Cécile de Ménibus, Luana Belmondo, Séverine Ferrer, Danièle Évenou, Laurie Cholewa ou encore Vanessa Demouy – dernière en date à avoir rejoint le mouvement. Personnalités issues des secteurs de l’audiovisuel, du spectacle, du cinéma et des médias, ces Audacieuses populaires donnent de la voix à cette démarche citoyenne. « Grâce à elles, nous sommes visibles auprès de 2 millions d’abonnés sur Twitter, Facebook et Instagram », se réjouit Virginie Atlan.

Des « geste audacieux » aussi simples qu’inspirants :

– la productrice de cinéma Alexandra Fechner se promet de « garder [toute l’année] l’esprit de communauté dans un souci de solidarité » ;

– pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la célèbre cheffe Luana Belmondo a décidé de vider désormais entièrement son frigo avant de refaire ses courses ;

– la journaliste Laurence Françoise a choisi, quant à elle, de limiter l’usage du téléphone portable au sein du foyer familial pour se reconnecter à l’essentiel : vivre le moment présent en pleine conscience avec ses proches.

Des actions soutenues par des mécènes de qualité

La « journée nationale des gestes audacieux » sera également l’occasion d’engager des actions sur l’ensemble du territoire en collaboration avec des mécènes. Pour déployer ces « gestes audacieux » à l’échelle nationale, l’association peut compter sur les directeurs régionaux de la Fondation ENGIE, sur le réseau des 900 agences Century 21 en France et sur l’entreprise bio Markal, mobilisée à ses côtés dans la mise en place d’actions antigaspis. « Nous sommes très exigeants sur la qualité des mécènes qui nous accompagnent », précise Virginie Atlan. Forte de plus de 600 membres, « Elles ! les femmes Audacieuses » poursuit sa mission de contribuer au changement par l’engagement positif.

N’hésitez pas à partager vos « gestes audacieux » à l’adresse contact@elleslesaudacieuses.com. Suivez les audacieuses sur Instagram @elleslesaudacieuses

> Article réalisé pour La Tribune

Le premier forum dédié à la « smart city »

Le premier « forum Smart City du Grand Paris », consacré aux mobilités, se tiendra le 20 novembre prochain à l’Hôtel de Ville. Créé par la Mairie de Paris en collaboration avec le média « La Tribune », ce projet collaboratif propose d’édifier la ville intelligente de demain.

A l’initiative de la Mairie de Paris, en collaboration avec l’hebdomadaire  économique et financier « La Tribune », le premier forum consacré à la ville intelligente verra le jour le 20 novembre prochain, à l’Hôtel de Ville. L’objectif ? Conforter la région Paris Ile-de-France dans son rôle de leader en matière d’intelligence augmentée.

Pour cette première édition, le Forum Smart City du Grand Paris réunira des spécialistes des mobilités et des acteurs des villes connectées (collectivités, entreprises publiques et privées, starts-up, entrepreneurs, ingénieurs, décideurs, intellectuels et responsables politiques) autour de débats animés par « La Tribune ».

Au programme :

  • la place des technologies dans la ville intelligente, par Nathalie Leboucher, Directrice du programme Smart Cities d’Orange,
  • la mobilité connectée, par Patrick Gatellier, Responsable des programmes « smart mobility » au sein du centre de recherche de Thales,
  • la « smartmobile », l’automobile partagée du XXIe siècle, par David Lacombled, Président de la Villa Numeris et Directeur délégué à la stratégie contenus d’Orange,
  • « inventer collectivement un nouveau modèle de ville », par Anne Hidalgo, Maire de Paris…

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