L’Apprentissage par Problèmes (APP) : un premier bilan positif

L’ISO a mis en place, en janvier dernier, une méthode pédagogique innovante : l’apprentissage par problèmes (APP) . Du côté des étudiants, la découverte d’une plus grande autonomie et d’une meilleure intégration des connaissances est source de motivation. Du côté des enseignants, l’enjeu majeur réside dans le changement de posture (le passage de celle d’expert qui dispense un cours académique à celle de guide). Huit étudiants et enseignants de l’ISO Lille, Nantes et Marseille, racontent leur toute première expérience de l’APP.

Des étudiants plus autonomes et impliqués

Clément Haie, en 1e année de BTS à temps plein à l’ISO Lille, estime que l’APP est « une méthode très adaptée à [sa] génération, en recherche d’autonomie » et que « le fait de trouver des éléments de résolution par soi-même est motivant ». Lucie Eekhout Campion, dans la même classe, se sent « très impliquée avec cette pédagogie, plus ludique que les cours magistraux ».

Charles Fayollet, étudiant à l’ISO Nantes, renchérit : « Au début, je ne voyais pas l’intérêt de cette nouvelle pédagogie, mais j’ai bien vite changé d’avis : je me sens plus investi, j’arrive mieux à me projeter dans la problématique et la recherche de solution par nous-mêmes nous met vraiment en haleine. »

De bons résultats à la clé

Thomas Dutertre, enseignant d’optique géométrique à l’ISO Lille, dresse un bilan favorable de l’APP : « La recherche et la création de supports ont été l’un des principaux bénéfices de ce nouveau projet, qui m’a permis de me challenger. Je considère cette évolution pédagogique comme un défi stimulant qui me donne l’occasion de me renouveler, mais aussi une méthode très intéressante qui me fait découvrir le niveau de raisonnement dont les étudiants sont capables. La démarche intellectuelle est plus poussée, les mécanismes mieux intégrés et les sujets compris dans leur globalité. Il y a également plus de place pour l’échange et les résultats sont satisfaisants. » Il se déclare confiant pour la suite : « Nous allons devenir de plus en plus performants au fil de notre pratique. »

Même bilan à l’ISO Marseille, où Catherine Gorce enseigne la prise de mesure et la réalisation d’équipements optiques : « À l’annonce du projet d’APP, j’ai tout de suite été enthousiaste quant à ce changement d’approche, malgré le travail qu’il impliquait. Suite au premier prosit de janvier, les étudiants sont plutôt contents et j’ai observé de bons résultats », souligne-t-elle.

Peggy Vinet, également enseignante à Marseille : « Au début, j’ai dû m’adapter pour me mettre en retrait, et la classe s’est naturellement divisée en 2 groupes : le premier, très dynamique ; le second, beaucoup plus en demande pour être accompagné. Cela dit, je trouve ce renouveau très ludique et positif. Les résultats m’ont agréablement surprise, et certains étudiants se sont « révélés » », précise-t-elle.

Des enseignants satisfaits

Au-delà de ses appréhensions initiales, Mélanie Pavy, enseignante d’optique géométrique à l’ISO Lille, raconte : « Je suis contente de constater que l’APP porte ses fruits en termes de résultats et de satisfaction des étudiants. Beaucoup plus intéressés, ils poursuivent notamment leurs échanges sur le prosit à la sortie de l’école. De plus, le fonctionnement par demi-groupe facilite le processus d’apprentissage et la disposition des tables en U invite à la convivialité. Je vais continuer à prendre mes marques dans cette nouvelle dynamique – aiguiller les étudiants sans leur donner la réponse », indique-t-elle.

Cyril Vidalin, enseignant à l’ISO Nantes, de conclure : « Les étudiants vont plus loin que ce que j’aurais imaginé. Chaque cours est une surprise ! Ils apprennent et assimilent mieux. Rapidement, ils gagnent en maturité et adoptent un vocabulaire adapté et un discours construit ».

En somme, étudiants et enseignants s’entendent à dire que l’APP est une évolution bénéfique dans leur formation et leur parcours professionnels respectifs.

Retrouvez l’article sur le site de l’ISO

L'Institut Supérieur d'Optique forme depuis 30 ans les experts des 
métiers de l’optique.

Innovation pédagogique : l’ISO lance les apprentissages par problèmes (APP)

Début 2017, l’ISO a mis en place l’apprentissage par problèmes (APP), une méthode pédagogique innovante qui s’appuie sur le fonctionnement de l’entreprise et mise sur la participation active des étudiants dans le processus de formation. Cette approche tournée vers la pratique les rend à la fois plus autonomes et plus aptes à travailler en équipe, ce qui favorise leur employabilité.

Visant la réussite de ses étudiants, l’ISO se remet sans cesse en question pour adapter sa pédagogie aux nouvelles générations. Le choix de l’APP répond à l’évolution de l’attention de la génération Z. Une méthode à haute valeur ajoutée pour les étudiants et pour l’école.

Une méthodologie structurée

Organisés par équipes, les étudiants réfléchissent à un problème posé par leur enseignant – le « tuteur » – et travaillent à le résoudre par eux-mêmes.

Une fois le problème identifié (étape dénommée « prosit aller »), un travail individuel est mené à partir des hypothèses émises en groupe et des ressources fournies par le tuteur (« Activités d’Études et Recherches »). Des travaux dirigés, conférences ou travaux pratiques (« workshop ») permettent d’échanger sur les hypothèses de chacun. Le debrief (« prosit retour ») vise à réaliser la synthèse des informations recueillies, avant l’évaluation finale.

Au sein de chaque équipe, quatre fonctions occupées par autant d’étudiants : l’animateur (qui distribue la parole), le scribe (qui met au propre les données à retenir), le secrétaire (chargé de la prise de notes pour suivre l’évolution  du travail) et le gestionnaire (qui supervise le temps). Ensemble, les étudiants décident d’un retroplanning et apprennent à s’organiser.

Des étudiants plus autonomes

« Avec l’APP, les étudiants sont plus impliqués, proactifs dans leur apprentissage et sont mieux préparés aux réalités du terrain. Sans compter le meilleur ancrage des connaissances », analyse Gilles Magré, Directeur Pédagogique à l’ISO Lyon et pilote du projet APP sur l’ensemble des écoles ISO.

Le problème soumis aux étudiants couvre plusieurs champs disciplinaires de manière à ce qu’ils mobilisent l’ensemble de leurs connaissances. « Cette méthode pédagogique permet d’harmoniser les contenus proposés, s’inscrivant ainsi dans la réforme du BTS sur la transversalité des enseignements », précise-t-il.

Désir d’apprendre, désir d’enseigner

Étudiants et enseignants considèrent ce changement comme bénéfique et source de motivation. « Les étudiants reprennent goût à l’apprentissage. Désireux de trouver la solution à tout prix, certains restent parfois même un quart d’heure après la fin des cours », souligne Gilles Magré Et les voyant s’épanouir, les enseignants sont gagnés par le même enthousiasme.

Pour faciliter le déploiement de cette nouvelle méthode pédagogique à l’ISO, les enseignants sont accompagnés au quotidien par des formateurs du CESI, une école d’ingénieurs pionnière dans l’application de l’APP. Quatre enseignants de l’ISO Nantes, Lyon et Paris sont également chargés de coordonner l’ensemble de l’équipe pédagogique des écoles ISO.

Une centaine d’enseignants, ainsi que les directeurs d’école, ont déjà été formés à cette nouvelle méthode qui devrait à terme se déployer à l’ensemble des matières et des sections.

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