Innovation pédagogique : l’ISO lance les apprentissages par problèmes (APP)

Début 2017, l’ISO a mis en place l’apprentissage par problèmes (APP), une méthode pédagogique innovante qui s’appuie sur le fonctionnement de l’entreprise et mise sur la participation active des étudiants dans le processus de formation. Cette approche tournée vers la pratique les rend à la fois plus autonomes et plus aptes à travailler en équipe, ce qui favorise leur employabilité.

Visant la réussite de ses étudiants, l’ISO se remet sans cesse en question pour adapter sa pédagogie aux nouvelles générations. Le choix de l’APP répond à l’évolution de l’attention de la génération Z. Une méthode à haute valeur ajoutée pour les étudiants et pour l’école.

Une méthodologie structurée

Organisés par équipes, les étudiants réfléchissent à un problème posé par leur enseignant – le « tuteur » – et travaillent à le résoudre par eux-mêmes.

Une fois le problème identifié (étape dénommée « prosit aller »), un travail individuel est mené à partir des hypothèses émises en groupe et des ressources fournies par le tuteur (« Activités d’Études et Recherches »). Des travaux dirigés, conférences ou travaux pratiques (« workshop ») permettent d’échanger sur les hypothèses de chacun. Le debrief (« prosit retour ») vise à réaliser la synthèse des informations recueillies, avant l’évaluation finale.

Au sein de chaque équipe, quatre fonctions occupées par autant d’étudiants : l’animateur (qui distribue la parole), le scribe (qui met au propre les données à retenir), le secrétaire (chargé de la prise de notes pour suivre l’évolution  du travail) et le gestionnaire (qui supervise le temps). Ensemble, les étudiants décident d’un retroplanning et apprennent à s’organiser.

Des étudiants plus autonomes

« Avec l’APP, les étudiants sont plus impliqués, proactifs dans leur apprentissage et sont mieux préparés aux réalités du terrain. Sans compter le meilleur ancrage des connaissances », analyse Gilles Magré, Directeur Pédagogique à l’ISO Lyon et pilote du projet APP sur l’ensemble des écoles ISO.

Le problème soumis aux étudiants couvre plusieurs champs disciplinaires de manière à ce qu’ils mobilisent l’ensemble de leurs connaissances. « Cette méthode pédagogique permet d’harmoniser les contenus proposés, s’inscrivant ainsi dans la réforme du BTS sur la transversalité des enseignements », précise-t-il.

Désir d’apprendre, désir d’enseigner

Étudiants et enseignants considèrent ce changement comme bénéfique et source de motivation. « Les étudiants reprennent goût à l’apprentissage. Désireux de trouver la solution à tout prix, certains restent parfois même un quart d’heure après la fin des cours », souligne Gilles Magré Et les voyant s’épanouir, les enseignants sont gagnés par le même enthousiasme.

Pour faciliter le déploiement de cette nouvelle méthode pédagogique à l’ISO, les enseignants sont accompagnés au quotidien par des formateurs du CESI, une école d’ingénieurs pionnière dans l’application de l’APP. Quatre enseignants de l’ISO Nantes, Lyon et Paris sont également chargés de coordonner l’ensemble de l’équipe pédagogique des écoles ISO.

Une centaine d’enseignants, ainsi que les directeurs d’école, ont déjà été formés à cette nouvelle méthode qui devrait à terme se déployer à l’ensemble des matières et des sections.

> Retrouvez l’article sur le site de l’ISO

L'Institut Supérieur d'Optique forme depuis 30 ans les experts des 
métiers de l’optique.

Institut des Métiers et de l’Artisanat à Meaux : un accélérateur d’innovations dans l’artisanat

Inauguré le 19 octobre 2015, le nouvel Institut des Métiers et de l’Artisanat (IMA) du pays de Meaux propose des formations en alternance parmi cinq domaines de compétence : alimentation, automobile (maintenance et déconstruction automobile), électricité et électrotechnique, métiers de la beauté, ainsi que commerce, vente et gestion.

Initié en 2005 pour compléter l’offre de formation pédagogique sur le territoire, l’Institut des Métiers et de l’Artisanat du Pays de Meaux est le fruit d’un travail collectif de dix années. Son intégration dans le dispositif d’Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat (URMA) vise à offrir, à chaque apprenti ou professionnel,
une possibilité d’évolution qualifiante ou diplômante tout au long de sa vie.

L’IMA accueille 950 apprentis, du CAP au BTS en passant par le Brevet de Maîtrise d’Artisan, issus de tous horizons : jeunes apprentis, demandeurs d’emplois, salariés et chefs d’entreprises. “La gestation fut longue, l’accouchement difficile. Mais… que le bébé est beau !”, s’enthousiasme Elisabeth Détry, Présidente de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Seine-et-Marne. Sur un montant global de 34,66 M€, le Conseil départemental de Seine-et-Marne a apporté un financement à hauteur de 3 M€.

Revaloriser l’apprentissage

Pour attirer les futurs apprentis, le centre de formation propose “un cadre moderne, pratique et convivial et offre d’excellentes conditions de travail”, indique Elisabeth Détry. Résolument tourné vers l’avenir, l’IMA est conçu comme une vitrine technologique des métiers de l’artisanat.

“Dans toutes les filières que nous représentons, nous sommes porteurs des dernières innovations et attentifs à anticiper les futures évolutions”, déclare Sabine Mathieu, Directrice du CFA/IMA de la Chambre de Métiers de Seine-et-Marne.

Le fer de lance de l’innovation

Chaque pôle pédagogique dispose d’équipements innovants et presque tous, d’unités de recherche et de développement. Dans la filière dédiée aux métiers de bouche, un laboratoire d’analyses sensorielles permet d’anticiper les évolutions dans le domaine du goût. Le pôle automobile bénéficie d’un atelier et d’une salle de recherche avec un banc de puissance pour testerles véhicules sur place.

L’IMA est plus qu’un simple centre deformation : pour faire bénéficier les apprentis des plus récentes innovations, l’établissement a ouvert ses plateaux pédagogiques aux professionnels. Ainsi, les équipements sont utilisés à la fois par les jeunes et les professionnels comme espaces de recherche et d’application de process innovants.

Des formations adaptées aux besoins des entreprises

“Dans une entreprise, la place de chaque apprenti correspond à un besoin. Nous devons veiller à répondre rapidement aux nouvelles demandes des entreprises en adaptant sans cesse notre offre pédagogique”, souligne Elisabeth Détry. Ainsi, certaines formations répondent à des besoins émergents. Dans le domaine du développement durable par exemple, un cursus dédié au démontage de véhicules hors d’usage et au recyclage des pièces détachées est proposé, en réponse aux exigences réglementaires sur la valorisation des véhicules hors d’usage.

L’IMA du pays de Meaux a de nombreux atouts pour se développer, ses nouveaux plateaux techniques et espaces d’enseignement permettant à terme d’accueillir 1 500 auditeurs sur trois alternances. “L’apprentissage reste la voie d’excellence pour acquérir un diplôme, mais bien au-delà, il permet d’accéderà un emploi dès la sortie de parcours”.

> Retrouvez l’article dans le magazine Trajectoires #43

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Jimini’s, la startup spécialiste des insectes apéritifs

Né en 2013, la startup Jimini’s propose des insectes déshydratés et assaisonnés pour l’apéritif (criquets, molitors ou vers de farine et grillons). Implantée à Vaux-le-Pénil, cette jeune pousse fait souffler un vent d’innovation dans le secteur agro-alimentaire européen.

“Tout a commencé devant l’émission Koh-Lanta, en voyant un candidat manger un énorme verblanc. On a eu tous deux envie d’y goûter !” raconte Bastien Rabastens, fondateur de Jimini’s avec Clément Scellier. À l’époque, le premier prépare le barreau, le second est tout juste diplômé d’une école de commerce.

En lançant le projet de Jimini’s, leur postulat est simple : si un tiers de la planète intègre déjà les insectes dansson régime alimentaire – notamment en Asie, en Afrique et enAmérique du Sud – pourquoi pas les Européens ? Ils lancent ainsi une campagne de crowdfunding qui leur permet d’ouvrir leur premier atelier à Évreux.

Créer de l’appétence pour les insectes

Les insectes suscitent à la fois curiosité et répulsion. Pour les rendre appétissants et sublimer leur goût – plutôt neutre au départ –, les jeunes entrepreneurs ont l’idée de les assaisonner (curry fruité, tomate séchée, fines herbes, sésame et cumin). Ils les sélectionnent exclusivement dans des fermes d’élevage hollandaises afin de garantir une traçabilité optimale.

Côté marketing, “quel moyen plus simple que l’humour pour séduire une clientèle parfois terrorisée par l’idée de déguster des insectes ?”. La société revendique un positionnement “fun”, proche de ses consommateurs, notamment via les réseaux sociaux et les #ApéroJIMINIS.

De nouvelles recettes

S’appuyant sur son pôle Recherche & Développement, la startup diversifie sa gamme de produits. Fin 2015, Jimini’s a proposé, en collaboration avec L’Atelier des Chefs, 10 recettes de criquets et molitors non-assaisonnés, à préparer chez soi à l’aide d’une recette.

Loin de se limiter à l’apéritif, la startup se développe aujourd’hui sur un nouveau secteur : les barres à base de farine de grillons. Grâce à une nouvelle campagne de crowdfunding, plus de 22 000 € ont été récoltés pour financer les machines qui fabriqueront ces nouveaux produits.

Un développement à l’international

En septembre 2015, pour faire face à sa croissance et bénéficier du dynamisme économique seine-et-marnais, la startup déménage dans un atelier de 280m2 à Vaux-le-Pénil. Elle a récemment rejoint le cluster Vitagora de Melun Val de Seine sur la thématique “Goût Nutrition Santé”.

Alors que les produits Jimini’s sont distribués dans plus de 280 points de vente en France (dont les prestigieuses Galeries Lafayette et le BHV), en Belgique, aux Pays-Bas, ainsi qu’en Angleterre et en Écosse, “le reste du Royaume-Uni et les États-Unis constituent les prochains marchés à conquérir”, conclut Bastien Rabastens.

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Premier forum de l’innovation en Seine-et-Marne le 7 avril 2016

Le 7 avril prochain, le réseau Innov 77 organise le premier forum consacré à l’innovation en Seine-et-Marne dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie à Serris.

Objectif pour les organisateurs : réunir sur une demi-journée l’ensemble des partenaires de l’innovation en Île-de-France et identifier de nouvelles entreprises à accompagner pour la promotion de leur projet d’innovation.

Au programme de ce 1er Forum, des rendez-vous individuels de conseils avec des organismes partenaires, une conférence thématique sur la démarche d’innovation accompagnée de témoignages de chefs d’entreprises.

Pour rappel, Innov 77 qui est piloté par Seine et Marne Développement et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-et-Marne, accompagné par l’agence Paris Région Entreprises (PRE), BPI France, l’INPI, Captronic et l’Incubateur Descartes, vise à accompagner les projets de développement et d’innovation des entreprises de Seine-et-Marne via un programme annuel d’ateliers thématiques, de conventions d’affaires et des permanences de diagnostics de projets.

Depuis 2012, ce réseau a permis de diffuser une information de qualité auprès de nombreuses entreprises seine-et-marnaises, la création de partenariats entre PME, des mises en relation d’entreprises avec des centres techniques ou de recherche, et également de mettre en contact les entreprises avec l’ensemble des interlocuteurs publics et privés, susceptibles d’apporter conseils et expertise pour la réalisation des projets d’innovation et de les orienter vers des dispositifs de soutien à l’innovation, mais également de développement international.

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Villeroy & Boch Fliesen : la dernière usine de carreaux de faïence en France

L’usine Villeroy & Boch Fliesen de La Ferté-Gaucher est spécialisée dans la fabrication de carreaux de faïence de grand format (60 cm et plus). Avec le soutien de l’État et des collectivités territoriales, le site a initié un vaste plan de modernisation.

La société Villeroy & Boch Fliesen est née en 2007 d’une joint-venture entre Villeroy & Boch SA et la holding turque Eczacibasi, actionnaire majoritaire. Depuis, l’usine de La Ferté-Gaucher est devenue un site multi-marques spécialisé dans la fabrication de carreaux grand format. Elle travaille pour Villeroy & Boch et pour d’autres enseignes commercialisées en Allemagne, en Europe du Nord et de l’Est, en Russie et en Turquie.

“Je crois beaucoup à la méthode du pas à pas”

En 2007, la fabrication de carreaux grand format représente un marché de niche qui offre des perspectives de développement intéressantes. “À cette époque, ce segment représentait 7 % du volume produit par l’usine. Aujourd’hui, il s’élève à 70 % de la production totale”, souligne Valérie Gaffet, Directrice de l’usine de La Ferté-Gaucher.

Mais pour rester compétitive, l’entreprise a initié un projet de modernisation visant à augmenter la productivité et à créer de la valeur, avec pour principaux leviers l’investissement dans de nouveaux outils de fabrication et la diversification du portefeuille produits.

Une diminution des coûts de production

Pour augmenter sa productivité, l’usine de La Ferté-Gaucher a dû optimiser toutes les étapes de son processus de fabrication. Les premières phases du plan ont consisté à moderniser l’outil de production et à accélérer le processus de cuisson : ajout de séchoirs, de lignes d’émaillage, de brûleurs et mise en place d’un système de stockage. “Sur l’un des deux process existants, il y a maintenant deux lignes de fabrication qui fonctionnent indépendamment l’une de l’autre. Nous travaillons désormais en flux discontinu”, explique Valérie Gaffet.

Ces initiatives ont déjà généré un gain de productivité de 18 %. La prochaine étape du plan consistera à adapter l’outil de production pour la fabrication de carreaux de très grand format (40×120 cm).

Une démarche d’innovation

Afin d’améliorer son offre produits, la société Villeroy & Boch Fliesen a investi dans des outils d’impression numérique et a confié à l’usine de La Ferté-Gaucher le développement complet d’une gamme de produits. Celle-ci a fait appel au designer français Adrien de Melo, qui a conçu de nouveaux motifs à l’aide des dernières technologies. Le fruit de cette collaboration a été présenté au public lors de l’exposition “Design Power”, qui s’est tenue au printemps 2015.

“Je crois qu’on se dirige vers une personnalisation des motifs. Tout cela n’est qu’un début”, s’enthousiasme Valérie Gaffet, dont la priorité est d’anticiper les tendances. “Nous commercialisons très peu de produits en France. Le marché français représente donc pour nous une belle opportunité de développement”, conclut-elle.

> Retrouvez l’article dans le magazine Trajectoires #42

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SFOB, le spécialiste des outils sur mesure

La Société de Fabrication d’Outillage de la Brie (SFOB) est spécialisée dans la fabrication d’outillages spéciaux à haute valeur ajoutée. Ses clients sont issus des secteurs aéronautique, automobile, pharmaceutique, cosmétique, mais aussi du bâtiment et de l’armement.

SFOB a été créé en 1969 à Lagny-sur-Marne en réponse à une demande croissante sur le secteur de la frappe à froid », raconte Eddy Courtachon, directeur général de SFOB. Dès lors, la société se développe rapidement au fil des créations et des rachats successifs.

En 1978, SFOB créé SES (Société des Etablissements Sercer), spécialisée dans l’outillage de l’injection plastique. En 1984, SFOB rachète le savoir-faire de l’entreprise Frogerais, spécialisée dans la fabrication d’outillage pour machine à comprimer les poudres. Puis, en 1986, elle rachète la société Mille, implantée dans l’Oise et spécialisée dans la fabrication de guides de perçage et depompes à engrenages. En 1995, la holding SSM Participationsvoit le jour, réunissant quatre départements : SES, SFOB,Mille et SFOB Equipement, spécialisée dans les outils destinés à l’industrie pharmaceutique. “Ces différentes activités nous ont assuré un flux de production permanent et nous ont permis de résister aux différentes crises”, souligne Eddy Courtachon.

“Nous fabriquons presque tout sur mesure”

Forte de 46 ans d’expérience, SFOB est reconnue pour son savoir-faire et la qualité de ses outillages. La société fabrique aussi bien des pièces unitaires que des séries jusqu’à plusieurs dizaines de pièces, presque tout sur mesure. Hormis quelques sociétés en Europe, la concurrence est concentrée dans les pays du low cost.

“Nous ne pourrons bien sûr jamais rivaliser avec ce marché en termes de prix, mais nous nous en différencions par la durabilité de nos produits”, affirme Eddy Courtachon. Dans l’atelier, la main d’œuvre est très qualifiée et difficile à recruter. Embauchées pour leur motivation essentiellement, les jeunes recrues suivent des formations en interne durant plusieurs années.

Un développement à l’international

Pour développer son chiffre à l’exportation, SFOB s’est attachée les services d’agents locaux indépendants en Allemagne, au Maroc, en Algérie et au Canada. “Aujourd’hui, le Moyen-Orient tend à devenir l’eldorado des grands laboratoires pharmaceutiques. Nous sommes donc en train de réaliser une étude de marché dans cette région, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, en Égypte, ainsi qu’en Turquie et au sultanat d’Oman”, déclare Eddy Courtachon.

Priorité à l’innovation

Tout au long de son développement, SFOB a investi dans lerenouvellement de son parc machines afin de le moderniser, tout en conservant certains moyens de production pérennes. La quasi-totalité des machines conventionnelles qui pouvaient évoluer vers une commande numérique ont été remplacées. “En restant à l’affût des nouvelles techniques et des nouveaux process qui permettent d’augmenter la tenue denos outillages, nous assurons l’avenir de l’entreprise”, souligne Eddy Courtachon.

> Retrouvez l’article dans le magazine Trajectoires #42

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Tous connectés !

Les étudiants seine-et-marnais ont du talent. Deux de leurs projets viennent d’être récompensés pour leur caractère tout à la fois technologique et innovant.

La livraison de colis par drone ? C’est le projet d’Hadrien Busieau et Thomas Denner, ingénieurs de l’École des Ponts Paris Tech, lauréats 2015 du concours “Tous connectés” en Seine-et-Marne.

Ce dispositif soutenu dans le département par l’Université Paris Est et PEPITE 3EF (Entrepreneuriat Etudiant dans l’Est Parisien) vise à promouvoir des projets technologiques et innovants portés par des jeunes étudiants. Autres lauréats parmi les sept projets en concours le 18 juin dernier à l’UPEM, Thomas Bardoux (UPEM) et Hélène Chu (CNAM) pour “Signo”, coup de cœur du public, un lecteur de musique audio-connecté aux téléphones portables.

Le jury a également souligné la qualité du projet d’Anaïs Kali : Monpetitbalcon.fr, plateforme collaborative pour citadins jardiniers en herbe et amoureux de cuisine. Les
lauréats pourront défendre leur projet pour obtenir le statut d’étudiant- entrepreneur par le biais du comité PEPITE 3EF qui instruira la demande pour le compte du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Retrouvez l’article dans le magazine Trajectoires #41

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Le premier forum dédié à la « smart city »

Le premier « forum Smart City du Grand Paris », consacré aux mobilités, se tiendra le 20 novembre prochain à l’Hôtel de Ville. Créé par la Mairie de Paris en collaboration avec le média « La Tribune », ce projet collaboratif propose d’édifier la ville intelligente de demain.

A l’initiative de la Mairie de Paris, en collaboration avec l’hebdomadaire  économique et financier « La Tribune », le premier forum consacré à la ville intelligente verra le jour le 20 novembre prochain, à l’Hôtel de Ville. L’objectif ? Conforter la région Paris Ile-de-France dans son rôle de leader en matière d’intelligence augmentée.

Pour cette première édition, le Forum Smart City du Grand Paris réunira des spécialistes des mobilités et des acteurs des villes connectées (collectivités, entreprises publiques et privées, starts-up, entrepreneurs, ingénieurs, décideurs, intellectuels et responsables politiques) autour de débats animés par « La Tribune ».

Au programme :

  • la place des technologies dans la ville intelligente, par Nathalie Leboucher, Directrice du programme Smart Cities d’Orange,
  • la mobilité connectée, par Patrick Gatellier, Responsable des programmes « smart mobility » au sein du centre de recherche de Thales,
  • la « smartmobile », l’automobile partagée du XXIe siècle, par David Lacombled, Président de la Villa Numeris et Directeur délégué à la stratégie contenus d’Orange,
  • « inventer collectivement un nouveau modèle de ville », par Anne Hidalgo, Maire de Paris…

> Retrouvez le programme détaillé et le formulaire d’inscription sur le site du forum

Forum Smart City du Grand Paris
Hôtel de Ville de Paris
3 rue Lobau, 75004 Paris

Gérard Borde, l’homme à quatre mains

À la croisée entre art et industrie, la céramique de Gérard Borde reflète son insatiable quête de créativité et d’innovation.

Depuis vingt-cinq ans, Gérard Borde, Maître d’art céramiste, fait dialoguer art et technique en associant son savoir-faire à la recherche plastique d’artistes designers, architectes, sculpteurs… Sa dernière réalisation ? Le fauteuil « Beyrouth », premier mobilier urbain en céramique créé en collaboration avec Marc Aurel, pour lequel il a remporté le Prix Liliane Bettencourt « Pour l’Intelligence de la Main ». Directeur du CRAFT (Centre de Recherche sur les Arts du Feu et de la Terre) et enseignant à l’école Supérieure d’Art et de Céramique de Tarbes, il œuvre au service de la création et de l’innovation pour le secteur industriel.

Gérard Borde, vous êtes céramiste, Maître d’art distingué par le ministère de la Culture. D’où vient votre passion pour la céramique ? 

Cette passion a débuté vers 17-18 ans, quand j’ai commencé à créer, puis quand je suis entré à l’école des Beaux-Arts de Limoges. J’aimais particulièrement le dessin, le modelage et la sculpture. Après mon diplôme des Beaux-Arts, je suis entré à la Manufacture de Sèvres, que j’ai quittée pour me tourner davantage vers les artistes.

Gérard Borde

Quelle est la modernité de ce matériau ancestral ? 

La céramique est un terme générique qui englobe beaucoup de matériaux. Elle a d’infinies possibilités et beaucoup de domaines d’application : le domaine médical, spatial, aéronautique… Les gens ne s’imaginent pas tout ce que l’on peut faire avec de la céramique : des moteurs de voiture, des satellites, des miroirs… C’est un élément phare de modernisation technique et technologique. Le carbure de silicium, par exemple, est employé dans l’aérospatial pour la fabrication des miroirs optiques et la cartographie des étoiles. Il peut résister à une chaleur de 2200℃, ce qui le rend plus résistant que la pierre précieuse. Comme il n’existe pas sur Terre – mais seulement dans l’espace –, nous le recomposons.

La céramique a également trouvé sa place dans le domaine médical et biomédical pour tous les éléments qui entrent dans le corps humain. Par exemple, on fabrique des éponges en alumine sur lesquelles on fait repousser des chairs. On maîtrise de plus en plus la céramique, désormais autant que le plastique. Et ce qui me passionne, c’est de mettre ce matériau à disposition des artistes. Cela permet d’innover davantage, d’aller plus vite et de plus en plus loin. C’est fabuleux !

Vous avez collaboré avec des artistes tels que le sculpteur-graveur Francois-Xavier Lalanne et le peintre Zao Wou-Ki. Quel est le fil conducteur de vos collaborations ? 

J’ai beaucoup collaboré avec le designer Marc Aurel. Nous nous sommes rencontrés il y a plus de trois ans, suite à l’appel à projets du ministère de la Culture pour un travail à quatre mains entre un designer et un artisan d’art pour créer du mobilier urbain. Auparavant, on ne voyait pas de mobilier urbain composé exclusivement de céramique. On voyait de la céramique collée sur du béton, comme au Portugal, mais guère plus. Il n’y avait aucune raison que la céramique ne soit pas employée pour cela, on en fait même des gilets pare-balles ! Ce n’était pas normal ! Comme nous avions des affinités, avec Marc Aurel, nous avons décidé de travailler ensemble. Vous savez, je travaille avec toutes sortes d’artistes : des designers, des architectes, des plasticiens, comme le plasticien-lumière Yann Kersalé. Ce sont toutes des manières différentes d’utiliser la céramique.

Le fauteuil "Beyrouth" par Gérard Borde et Marc Aurel

Dessin préparatoire pour le fauteuil "Beyrouth"

Vous venez de remporter le Prix Bettencourt pour votre collaboration avec Marc Aurel : cette passerelle entre l’art, l’artisanat et l’industrie vous paraît-elle être une direction fertile ? 

Les industriels n’ont plus beaucoup d’argent. Notre rôle est donc de développer des choses qui leur apporteront une valeur ajoutée en termes d’innovation. Un artiste ne peut pas s’adresser directement aux entreprises. Il lui faut une interface comme la nôtre qui servira d’intermédiaire. Les industriels nous font confiance puisqu’on a déjà travaillé avec eux. On développe des projets industriels, on crée en permanence. C’est avantageux pour eux car ils n’ont pas le développement à leur charge.

Luminaire céramique "Nano"

Quels sont vos projets pour les années à venir ? 

J’ai beaucoup de projets avec Marc Aurel : le Prix Bettencourt nous ouvre beaucoup de champs, mais nous allons d’abord finaliser plusieurs projets de mobilier urbain en cours, notamment des luminaires. Aussi, des artistes me sollicitent de plus en plus pour des demandes de collaboration. Ils s’intéressent plus que jamais à la céramique pour diversifier leur activité.

Lire l’article sur le site de L’Observatoire du design urbain

L'Observatoire du design urbain, magazine édité par Marc et Caterina Aurel, propose des pistes de réflexion sur les usages de la ville.