Juliette Papin remporte la finale européenne du concours FORCE

Étudiante en Licence d’Optique à l’ISO Nantes, Juliette Papin a remporté la finale du concours EMEA FORCE 2019 le 11 mai dernier à Budapest, en Hongrie. C’est la première fois en 7 ans que la France décroche la première place de ce concours européen. Félicitations à Juliette !

Organisé chaque année par le laboratoire CooperVision, le concours FORCE (Future Ocular Research Creativity Event) voit s’affronter des étudiants en optométrie de différents pays sur un projet de recherche relatif aux lentilles de contact. Cette année, la 7e édition a accueilli des étudiants de 11 pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique (EMEA).

Juliette, lauréate de la finale EMEA FORCE CooperVision 2019

Lors de la grande finale le 11 mai dernier au Centre d’innovation CooperVision à Budapest, Juliette Papin s’est distinguée par la présentation dans un anglais impeccable de son étude sur « La variation des comportements phoriques, comparaison entre 2 lentilles : Addition VS Effet convexe », parmi les 14 étudiants en optométrie venus de tous horizons.

Bilan de son étude : elle a observé une diminution significative de l’esophorie pour la lentille multifocale ; quant à la lentille à effet convexe, elle pourrait avoir un effet sur les esophores et les myopes – il faudrait réaliser une étude complémentaire sur une cohorte plus importante pour que cette tendance se révèle significative.

Étudiante en Licence Professionnelle d’Optique, cette passionnée d’optométrie poursuivra sa formation en Master l’an prochain. Par la suite, elle envisage de passer le diplôme européen pour exercer peut-être à l’étranger, et aimerait également faire de l’enseignement.

Le concours FORCE de CooperVision ouvre des portes 

« Participer à ce concours a énormément apporté à ma formation et m’a beaucoup appris au niveau théorique et pratique. Je me suis sans cesse remise en question, interrogée sur le sens des résultats que j’obtenais, questionnée sur la façon de présenter les résultats de la manière la plus claire et la plus pertinente », raconte Juliette.

« À Budapest, j’ai rencontré des personnes passionnées, passionnantes et d’une bienveillance rare. J’ai eu la chance d’échanger avec les autres participants aussi bien sur le déroulement de leurs études que sur la pratique de notre métier dans leur pays », poursuit-elle. « Jamais je n’aurais pensé vivre une telle expérience, ressentir tant d’émotions en trois jours… C’est un souvenir inoubliable ! »

Sur un plan plus personnel, Juliette « [a] gagné en confiance en [elle] » et « ressor[t] grandie de cette expérience ».

Sa tutrice, Brigitte Couture, optométriste et professeure de contactologie à l’ISO Nantes, a beaucoup aimé accompagner Juliette jusqu’à la finale européenne, qui a été pour elle « une belle expérience sous le signe de l’émotion et du partage ».

La jeune lauréate remercie chaleureusement Brigitte Couture et Alexandre Meslé, chargé de l’organisation de la finale française et de l’accompagnement des étudiants et de leur tuteur au niveau européen, pour leur soutien et leurs conseils, mais aussi celles et ceux qui ont participé à son étude « sans qui rien n’eût été possible », ainsi que son ami Adrien Larmoire pour son indéfectible soutien.

D’ici quelques mois, elle publiera son étude dans le Journal de l’Optométrie Francophone (JOF). En janvier prochain, elle présentera son étude lors du Congrès d’Optométrie et de Contactologie (COC) à Paris, puis en plénière au Netherlands Contact lenzen Congress (NCC) deux mois plus tard, sur l’invitation de CooperVision Europe. En outre, elle est d’ores et déjà invitée à la finale FORCE EMEA 2020.

L’ISO Nantes sur le podium pour la 2e année consécutive

Chaque année depuis sa création en 2013, de nombreux étudiants de l’ISO participent à ce concours de renommée internationale. Certains ont même remporté la finale France et participé à la grande finale européenne :

  • Alexandre Meslé (ISO Bordeaux) en 2013,
  • Benoit Pelatan (ISO Bordeaux) en 2015,
  • Mehdi Yahiani (ISO Lille) en 2016,
  • Ludivine Willmann (ISO Nantes, numéro 2 du classement européen) en 2018.

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Challenge ISO BMO 2019 x Krys Group : les futurs managers et entrepreneurs à l’épreuve

Le 8 janvier, les 85 étudiants des 4 promotions du Bachelor de Manager en Optique des ISO Lille, Nantes, Lyon et Paris se sont rendus sur le site de fabrication de verre CODIR de Krys Group, à Bazainville, pour la présentation du groupe et de l’étude de cas sur laquelle ils vont s’affronter cette année, dans le cadre du parrainage du BMO 2019 par Krys Group. L’occasion pour eux de visiter le site de production et la plateforme logistique du groupement d’enseignes français.

 Une étude de cas pratique

 Le challenge annuel entre les 4 promos du BMO repose sur une étude de cas dont la réponse sera présentée devant un jury au mois de juillet. Cette étude de cas met les étudiants dans la peau d’un coordinateur régional Krys chargé d’accompagner un opticien multi-propriétaire en difficulté dans le redressement de son activité. Tout au long de l’année, chaque promo est coachée par un responsable régional Krys.

 D’un point de vue pédagogique, l’objectif est double : offrir aux étudiants l’opportunité de mettre en pratique leurs connaissances à travers une mise en situation réaliste, mais aussi d’échanger avec des professionnels de l’optique et de développer leur réseau.

« Cette étude de cas vise à faire converger les enseignements transverses que les étudiants acquièrent durant leur formation – management, marketing, finance et capacité d’anticipation – et à valider leur capacité à prendre la parole en public et à convaincre le jury », explique Élodie Dubois, coordinatrice pédagogique BMO à l’ISO.

Grâce à ce partenariat, l’ISO bénéficie du regard d’un leader de l’optique sur le BMO.

Un partenariat gagnant-gagnant

Pour Krys Group, « le parrainage avec l’ISO s’inscrit, à court terme, dans une démarche pédagogique : former ces étudiants à devenir de bons entrepreneurs et managers en leur partageant nos bonnes pratiques », déclare Gaëlle Besse, chef de projet du Développement des Ressources Humaines Réseau de l’enseigne.

Cette collaboration implique d’autres enjeux pour le groupe, comme le développement de sa marque employeur – garantir son attractivité auprès de futurs diplômés bientôt sur le marché du travail – « et le renforcement de notre partenariat avec l’ISO».

Une initiative qui répond, à long terme, à une logique de recrutement : « les diplômés du BMO pourront devenir des collaborateurs dans l’une des 3 enseignes Krys Group (Krys, Lynx Optique et Vision Plus) ou des adhérents associés à la coopérative. »

Les étapes du challenge

Les 4 écoles ISO constitueront des équipes jusqu’à 3 personnes. Lors d’un premier rendez-vous avec leurs coaches, les équipes de chaque école leur présenteront un début de plan d’action, ce qui leur permettra d’affiner leur diagnostic et de réorienter au besoin leur recommandation. Puis, 4 équipes seront pré-sélectionnées dans chaque école par un responsable de l’ISO et une équipe sera sélectionnée par les coaches dans chaque école pour concourir à la finale.

Le 1er juillet, le jury composé des coaches et de membres de la direction Krys Group et ISO récompensera 3 équipes lauréates après la présentation orale de leurs résultats. « Les étudiants seront évalués sur leur capacité à détecter les problèmes, à identifier des solutions à court terme et à proposer un plan d’action concret », précise la coordinatrice du BMO. « Ils sont très motivés, conscients que ce concours peut leur ouvrir des portes dont celles de leur premier emploi ».

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Stages ISO à l’international : un atout pour les étudiants et les diplômés de Licence

L’ISO offre l’opportunité à ses étudiants et diplômés de la Licence professionnelle d’optique d’effectuer 1 ou 2 mois de stage à l’étranger. Cette immersion dans un environnement différent leur est bénéfique tant pour leur future carrière que pour leur enrichissement personnel, avec à la clé la découverte d’une nouvelle culture et une expérience linguistique. De retour respectivement d’Australie, de Chine et de New-York, Thibault Zickler (ISO Nancy), Renaud Rabatel (ISO Lyon) et Céline D. (ISO Paris) font le bilan de leur stage à l’international.

Découvrir le fonctionnement de l’optométrie à Sydney

Étudiant à l’ISO Nancy, Thibault Zickler est parti à Sydney du 5 juillet au 31 août derniers. Durant 2 mois, avec des étudiants de l’ISO, il a partagé son temps entre les cours à l’University of New South Wales et la pratique aux côtés des étudiants en 4e et 5e année d’optométrie. « Nous avons découvert des protocoles différents et manipulé du matériel réservé en France aux ophtalmologues (comme les fonds d’œil) », raconte Thibault.« Pour moi, c’est un vrai plus d’avoir fait 2 mois de stage à l’étranger. »

Au plan personnel, il a profité de la vie étudiante à Sydney et s’est fait des amis avec qui il est resté en contact. « Durant nos 2 semaines de tourisme, nous avons fait un road trip de Sydney à Brisbane, sillonné la côte, admiré la Blue Mountain et visité des réserves animalières. J’ai tellement apprécié cette expérience que cela m’a donné envie de travailler en Australie ! »

S’enrichir de la culture chinoise à Wenzhou

Renaud Rabatel a lui aussi « saisi l’opportunité fabuleuse d’aller voir comment les optométristes travaillent dans un pays aussi lointain et de découvrir une autre culture ». Habitué des voyages, cet étudiant de l’ISO Lyon est parti en stage à Wenzhou, en Chine, du 22 septembre au 19 novembre. Son objectif ? Préparer sa carrière à l’étranger – il hésite encore entre la Suisse et l’Allemagne.

Durant son stage au Wenzhou Medical College, Renaud a assisté au traitement de nombreuses maladies oculaires et à des actes chirurgicaux. « Les Chinois sont très organisés et efficaces. Ce stage m’a permis d’apprendre à poser un diagnostic plus rapidement sur les maladies les plus répandues », indique-t-il, précisant qu’il a « dû [s]’imposer et faire preuve d’initiative, étant entouré en permanence de 5 et 20 personnes en attente de traitement ».

« Nous avons reçu une initiation au chinois, ce qui m’a permis de mieux échanger avec les locaux – en sus de l’anglais qui est indispensable. Comme je faisais l’effort de parler quelques mots dans leur langue, les Chinois étaient ravis d’échanger avec moi. Grâce à ce stage, j’ai gagné en confiance en moi », précise-t-il. « J’ai adoré découvrir ce pays et cette culture. J’ai découvert le mode de vie et la gentillesse des Chinois, mais aussi leur sens de la démesure. Cela requiert une certaine ouverture d’esprit mais permet également d’en gagner. »

Vivre le rêve américain à New-York

Étudiante à l’ISO Paris, Céline D. a toujours rêvé de partir vivre aux États-Unis. Elle a ainsi profité de son cursus à l’ISO pour concilier ses études et son rêve américain : grâce à son bon niveau d’anglais, elle est partie découvrir la pratique de l’optométrie à la Suny University à New-York, du 4 au 30 août. Elle a visité différents magasins d’optique où exercent des optométristes et pratiqué sur des cas concrets – « une expérience très enrichissante ».

Elle explique qu’aux États-Unis, les ophtalmologues et les optométristes travaillent main dans la main, de manière complémentaire. Les optométristes reçoivent une formation plus poussée qu’en France, obtenant in fine un niveau Doctorat. Ils traitent l’ensemble des pathologies oculaires, exceptées celles qui nécessitent une intervention chirurgicale. 

« J’ai appris à faire des tests complémentaires (glaucome, pression d’œil) que les optométristes ne pratiquent pas en France. Cela m’a confortée dans mon envie de travailler aux États-Unis ou au Canada », souligne-t-elle. « J’ai adoré vivre ces quelques semaines à New-York, ainsi que parler anglais. Les New-Yorkais sont très sympathiques. C’était une magnifique opportunité à saisir et un super stage! »

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Stages Erasmus : 3 étudiants témoignent de leur expérience à l’étranger

Grâce à la charte Erasmus + signée par toutes les écoles ISO, les étudiants en BTS et en spécialisation Bac+3 à l’ISO peuvent effectuer un stage dans le pays européen de leur choix. Baptiste Pourcher a porté son dévolu sur l’Espagne, Elias Mitri a choisi l’Italie et Christel-Marie Dina Bollanga la ville de Londres. Apports professionnels et personnels, culturels et linguistiques, différences avec le marché de l’optique français… Ces 3 étudiants dressent un bilan de leur expérience de stage à l’étranger.

« Avec ce stage en Espagne, j’ai confirmé mon choix d’ouvrir un magasin d’optique et d’audio-prothèses »

Baptiste Pourcher, étudiant en BTS à l’ISO, a effectué un stage dans un magasin indépendant d’optique et d’audio-prothèses à Jávea, à 1h de Valence.

Désireux d’appréhender le marché de l’optique en Espagne, Baptiste a travaillé d’abord en atelier, puis en espace de vente. Il a relevé plusieurs différences avec le marché français : par exemple, les vendeurs espagnols sont plus proches de leurs clients et les tutoient systématiquement ; beaucoup d’Espagnols demandent à négocier le prix des lunettes, à cause du système de remboursement qui est assez différent du nôtre – le client doit en général payer l’intégralité de son équipement.

« Ce stage m’a permis de mettre en pratique mes compétences en ajustement de monture notamment et m’a apporté une plus grande confiance en moi. Il m’a surtout conforté dans mon choix d’ouvrir un magasin qui proposera ce double service pour faire face au vieillissement de la population française et à la demande grandissante en équipements optiques et en audio-prothèses ».

 « Je suis entré dans les coulisses d’une jeune marque créatrice italienne »

Étudiant franco-libanais en Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO, Elias Mitri a fait son stage à Trévise, en Italie, auprès de la marque Soya, créée il y a 4 ans par Matteo Pontello (la marque travaille entre autres pour Cartier, Fendi et Loewe). « J’aime particulièrement l’Italie et le design italien », raconte le jeune Franco-libanais. « Les Italiens ont une vision avant-gardiste, ils osent la couleur et les formes extravagantes. »

Pendant 2 mois, il a participé au lancement de la nouvelle collection, approfondi sa connaissance des logiciels de création, découvert en détail le processus de création, les sources d’inspiration du créateur (entre musées et boutiques vintage) et tissé « une vraie relation humaine avec l’équipe », « considéré même comme un membre de l’entreprise et de la famille à part entière. » Le jeune homme a profité de son stage pour explorer les environs de Trévise et visiter Venise en pleine Biennale. À l’aise en anglais, il n’a pas ressenti la « barrière de la langue ».

« Ce stage m’a conforté dans mon projet de lancer d’ici 2 à 3 ans ma propre marque créatrice qui portera ma double culture. En attendant, je souhaite proposer mes services en design de lunettes comme freelance à différentes marques et suis déjà en pleine négociation avec une entreprise. »

« J’ai découvert de l’intérieur le fonctionnement d’une marque anglaise »

Après 2 ans d’alternance chez Grand Optical Champs Élysées, Christel-Marie Dina Bollanga, étudiante en Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO, a voulu découvrir le marché de l’optique dans un autre pays, mais aussi se dépayser et pratiquer son anglais. Direction Londres pour un stage chez Oliver Goldsmith – une marque anglaise créée en 1926 qu’elle a connue par l’intermédiaire d’une intervenante dans son cursus de formation.

Elle a partagé son temps entre le magasin (2 jours par semaine) et le bureau (3 jours hebdomadaires) en tant que coordinatrice de production. Sa mission principale ? Choisir les couleurs des montures des prochaines collections. « J’ai beaucoup appris sur la production de lunettes et me suis rendue compte qu’il y a un énorme travail derrière chaque design de monture. »

« Au plan culturel et linguistique, j’ai fait des visites très intéressantes de musées et de galeries et cette immersion m’a fait beaucoup progresser en anglais. À mon retour, j’ai obtenu le TOEIC haut la main. »

« Côté administratif, mes démarches ont été facilitées par l’ISO qui m’a mise en relation avec une conseillère Erasmus et m’a permis d’obtenir une bourse », précise Christel-Marie. La jeune diplômée « encourage tous les étudiants à faire un stage à l’étranger. C’est une super expérience qui dépayse, fait grandir et rend plus autonome. »

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« Reste à charge zéro », accès aux soins : que va changer la future réforme ?

Alors que la concertation autour du « reste à charge zéro » est engagée depuis février dernier avec le gouvernement, l’ensemble de la filière optique se mobilise pour améliorer l’accès aux soins optiques en France. Objectif : aboutir à la création d’un panier de soins « standard » pour lequel le patient n’aura aucun reste à charge. Cette réforme s’inscrit dans un projet global de santé publique en optique, audioprothèse et dentaire. L’ISO prend part à cette concertation d’envergure et se prépare à faire évoluer ses formations suivant les directions que le gouvernement prendra au mois de juin.

Le « RAC 0 », l’un des axes forts de la réforme

La concertation « Améliorer l’accès aux soins – Reste à charge zéro » (communément appelé « RAC 0 »), lancée par le ministère de la Santé et le ministère de l’Économie et des Finances le 23 janvier dernier, est une réforme clé pour la santé des Français. Elle déterminera les conditions selon lesquelles ils pourront disposer de soins et d’équipements optiques, auditifs et dentaires de qualité dans les années à venir et les renouveler dans de bonnes conditions.

Le reste à charge représente la part des dépenses de santé qui n’est couverte ni par l’assurance maladie obligatoire, ni par l’assurance maladie complémentaire. En optique comme dans les autres secteurs concernés par la réforme, le reste à payer à la charge des patients est important, ce qui se traduit par des renoncements aux soins pour des motifs financiers, en particulier pour les personnes aux revenus les plus modestes. A noter qu’en optique ce renoncement s’explique également par des délais d’attente de plus en plus longs pour rencontrer un ophtalmologue.

Fabricants, opticiens, ophtalmologues, assurances maladie obligatoire, complémentaires santé et réseaux de soins : tous les acteurs de la filière optique sont assis à la table des négociations. Ensemble, ils travaillent à définir un panier de soins nécessaire pour tous les Français, qui s’appliquera chez tous les opticiens et pour toutes les corrections.

L’évolution de la filière optique

Cette réforme aura des conséquences directes sur les professionnels de santé et notamment sur les opticiens. Ils manifestent leurs inquiétudes sur les plans sanitaires (fixation d’un seuil élevé d’évolution de la vue pour bénéficier d’une prise en charge) et économiques. La qualité des équipements optiques « RAC 0 » risque notamment d’en être impactée, avec des verres d’origine lointaine dont les performances techniques ne pourront être systématiquement contrôlées – une conséquence qui fait gronder toute la filière. Mais rien n’est encore joué ! Le projet global de réforme du « RAC 0 » est en phase de négociation et les premières annonces du ministère de la Santé devraient être connues début juin.

Dans le secteur optique, d’autres mesures ont déjà été mises en place avant la réforme sur le « RAC 0 ». Suite à la publication d’un décret le 12 octobre dernier sur les nouvelles règles de délivrance de verres correcteurs et de lentilles de contact, les opticiens jouent un plus grand rôle dans le parcours de santé visuelle et sont reconnus comme des professionnels de santé à part entière. Ces nouvelles prérogatives incitent les diplômés à se spécialiser au-delà de la formation classique du BTS Opticien-Lunetier.

L’évolution et la revalorisation de la formation des opticiens sont donc des enjeux importants qui ont toute leur place dans ce projet de réforme.

L’ISO, une école au plus près des réalités du terrain

L’ISO se prépare à adapter son offre pédagogique pour répondre aux évolutions du secteur. Forte d’un rayonnement en France et à l’international, l’école fait sans cesse évoluer ses méthodes d’enseignement et son contenu pédagogique pour proposer des formations professionnalisantes en connexion permanente avec le monde de l’entreprise. Ces formations sont assurées par des professionnels en exercice, gage de leur adéquation avec le marché de l’emploi.

Dans un contexte où les entreprises doivent toujours plus se différencier, les besoins d’expertise continuent de s’accroître. Pour répondre à cette demande, l’ISO forme des opticiens et, plus globalement, des experts des métiers de la vision : la formation d’opticien est un tremplin qui permet à tous les profils de s’épanouir dans l’une des nombreuses filières de l’optique (santé visuelle, fonctions commerciales, luxe, industrie optique, enseignement…). Les trois quarts des étudiants diplômés de BTS Opticien Lunetier suivent une spécialisation de niveau Bac+3 qui enrichit leur valeur ajoutée et leur ouvre des perspectives de carrière.

La santé visuelle, un des enjeux du 21e siècle

Comme dans beaucoup de métiers, l’opticien est appelé à évoluer. Son défi ? Être agile, en permanence : apprendre à utiliser des logiciels métiers performants, nouer des relations de qualité basées sur la collaboration (clients, ophtalmologues…) et s’adapter aux nouvelles technologies digitales.

Dans les prochaines années, les besoins en santé visuelle vont considérablement augmenter du fait du vieillissement de la population (augmentation du nombre de presbytes, des cas de DMLA et des besoins en basse vision), du doublement du nombre de myopes dans le monde d’ici 2050, des changements de modes de vie, avec notamment l’impact des écrans.

Le marché de l’emploi pour les diplômés en optique reste dynamique : le nombre d’offres d’emploi a augmenté de 56% en deux ans, plus des deux tiers des opticiens diplômés sont déjà en poste à la fin de leurs études et 94% trouvent un emploi en moins d’un mois après l’obtention de leur diplôme (Source : Bien Vu – Hors-Série – Le guide de l’emploi 2018).

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Une diplômée du Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO habille le regard de l’actrice Armelle Lesniak

Vendredi 6 avril, l’actrice Armelle Lesniak s’est rendue à l’ISO Bordeaux pour le shooting de sa paire de lunettes signée Meg Eyewear. La monture a été créée sur mesure par Mégane Jeanmaire, diplômée du Bachelor de Lunetier Créateur (BLC) à la tête de sa propre marque. Retour sur un projet créatif et collaboratif réussi.

Une monture sur-mesure pour Armelle Lesniak

« L’idée de ce concours m’est venue lors d’une répétition de la pièce « Une heure avec Maria Callas » au Trianon à Bordeaux, dans laquelle Armelle jouait le rôle éponyme », raconte Johan Yvon, maquilleur qui travaille régulièrement avec l’actrice et intervient dans le BLC à l’ISO en tant que morpho-visagiste. Faire travailler les étudiants sur la conception sur-mesure d’une paire de lunettes pour l’actrice est l’occasion de les solliciter sur un projet stimulant en lien avec leur cursus.

Séduite par l’idée de son maquilleur et ami, Armelle formule un brief à destination des étudiants : « Je voulais de grosses lunettes en écaille dont la forme conviendrait à celle de mon visage. Pas extravagantes, mais discrètes, élégantes et intemporelles ». L’ISO porte le projet auprès des étudiants et diplômés du cursus créatif, et au terme de 3 mois de travail, plusieurs d’entre eux lui soumettent une proposition.

Conseillée par Johan Yvon et Jean Flahaut, également intervenant au sein du BLC, l’actrice porte son choix sur le projet de Mégane. « J’ai trouvé sa monture très élégante, avec beaucoup de personnalité et de la fantaisie, en continuité de mon regard. Ni loufoques ni ordinaires : un équilibre parfait et rare. C’est comme si je l’ai avais toujours portées. »

Le sur-mesure, « une vibration qui nous rend unique »

À la tête de la marque Meg Eyewear, la jeune créatrice a travaillé en fonction des traits de l’actrice, s’inspirant du modèle « Bertille » issu de sa collection. Après les prises de mesures morphologiques et quelques retouches pour équilibrer les proportions de la monture, la magie opère. « La lunette lui va si bien ! », souligne Johan Yvon.

« Pour moi, le sur-mesure, c’est de l’artisanat. Une vibration qui nous rend unique », indique Armelle Lesniak. « Cela vaut le coup d’avoir des lunettes faites pour soi car c’est un objet très intime que l’on porte tout près de son visage, et un bel accessoire qui permet d’affirmer sa personnalité. »

Mégane Jeanmaire, diplômée du BLC et jeune créatrice prometteuse

Ayant toujours été attirée par la création lunettière et sa dimension manuelle (son père et son grand-père étaient ébénistes), Mégane Jeanmaire dit Cartier s’oriente vers le Bachelor de Lunetier Créateur après son BTS Opticien-Lunetier. Son stage à Sydney dans un bureau de design la conforte dans sa passion pour la création lunettière et lui donne le déclic pour créer sa propre collection. À son retour d’Australie, elle obtient le soutien financier du Rotary Club de Cognac et lance Meg Eyewear.

En parallèle de son métier d’opticienne qu’elle exerce 3 jours par semaine, la jeune créatrice développe désormais sa marque, reconnaissable entre toutes par le nez en forme d’as de pique, et distribuée dans 8 points de vente essentiellement dans l’Ouest de le France. Elle cherche actuellement un agent pour étendre son territoire de vente.

« Mégane est une jeune créatrice très talentueuse à qui je souhaite tout le meilleur pour l’avenir. Sa collection porte une vraie signature et une personnalité unique. Si je peux contribuer à son développement, j’en serais très heureuse ! », déclare Armelle Lesniak. « Un grand merci également à Johan, l’artisan de ce beau projet, qui est un très grand maquilleur », poursuit-elle.

Baptisé « Armelle », le modèle porté par l’actrice devrait être standardisé (après retravail de la taille), puis commercialisé et présenté au prochain SILMO. Une belle collaboration humaine et créative portée par un enseignant passionné et grâce au soutien de l’ISO !

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Ils ont 30 ans cette année, tout comme l’ISO : découvrez leur parcours

L’ISO fête ses 30 ans le 30 septembre. À cette occasion, l’école met à l’honneur des étudiants qui célèbrent le même événement cette année. Interview croisée de 2 autres étudiants ce mois-ci : Sophie Deletré, étudiante en Licence Professionnelle d’Optique à l’ISO Bordeaux, et Loïc Uguen, en BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Lyon.

Quel est votre parcours ?

Sophie Deletré : Ma formation s’est déroulée en deux temps : j’ai suivi un BTS Opticien-Lunetier et un Bachelor européen en Marketing à Bordeaux. Une fois diplômée, j’ai travaillé pendant deux ans en magasin et fait une pause d’un an à Londres. Puis, à mon retour en France, j’ai repris mes études avec la Licence Professionnelle d’Optique à l’ISO Bordeaux pour me spécialiser. Quand on cherche un emploi, plus on a de bagage, plus on est intéressant aux yeux d’un recruteur !
Loïc Uguen : Après mon bac S, deux premières années de médecine et cinq ans d’école d’infirmière infructueuses, j’ai travaillé en tant qu’aide-soignant dans différentes structures. Mais après deux ans, je me suis réorienté vers des études d’optique car je ne me voyais pas rester aide-soignant toute ma vie.

Pourquoi vous êtes-vous (ré)orienté(e) vers des études d’optique ?

Sophie Deletré : C’est une amie opticienne qui m’a parlé de ce métier. J’aimais bien l’idée de pouvoir concilier le commerce, la technique et la santé visuelle.
Loïc Uguen : C’est aussi un opticien qui m’a parlé un jour de sa profession. J’ai été séduit par ce métier polyvalent, c’est pourquoi j’ai choisi d’entrer à l’ISO Lyon.

Trente ans, qu’est-ce que cela vous évoque ?

Sophie Deletré : Pour moi, 30 ans, c’est un peu le passage à l’âge adulte !
Loïc Uguen : Moi, ça me fait plus rire qu’autre chose, mais comme j’ai 30 ans en juillet, je dirais que mon plus beau cadeau sera le diplôme du BTS !

Comment allez-vous fêter vos 30 ans ?

Sophie Deletré : Je vais passer un week-end avec mes amis à faire la fête.
Loïc Uguen : Pour moi, ce sera une célébration dans l’intimité, aux côtés de ma compagne.

Quelle est votre devise dans la vie ?

Sophie Deletré : Comme je suis une personne positive, ça serait sûrement : « Toujours voir le verre à moitié plein ».
Loïc Uguen : Ma devise, avec mes amis, c’est : « Toute cascade mérite salaire », qui est un détournement humoristique du proverbe « Tout travail mérite salaire » !

Quelle est votre vision de l’optique ?

Sophie Deletré : Je trouve mon métier top !
Loïc Uguen : Le secteur est porteur et présente de belles opportunités de carrière.

Quels sont vos vœux pour vos 30 ans ?

Sophie Deletré : Au plan professionnel, j’ai pour projet d’ouvrir un magasin. Côté vie privée, je souhaite acheter une maison.
Loïc Uguen : J’aimerais d’abord obtenir mon BTS. Reprendre mes études à l’ISO a conforté mon choix d’orientation. Quand j’aurai mon diplôme, je me vois entrer dans une grande enseigne d’optique et monter les échelons. Peut-être qu’un jour, je deviendrai directeur de magasin (si possible dans ma Bretagne natale) ! Dans 30 ans, je me vois marié, avec des enfants et la même passion qu’aujourd’hui pour la course à pied – d’ailleurs, dès que j’ai mon diplôme, je m’y remets !

Que souhaitez-vous à l’ISO pour ses 30 ans ?

Sophie Deletré : L’ISO est une très bonne école à qui je souhaite de continuer à proposer des cursus d’aussi bonne qualité.
Loïc Uguen : Je souhaite à l’ISO de continuer sur sa lancée, avec notamment toujours d’excellents résultats au BTS.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote sur votre cursus à l’ISO ?

Sophie Deletré : J’étais dans une promo assez hétérogène au niveau des âges, avec plusieurs personnes en reprise d’études comme moi – je n’étais même pas la plus âgée !
Loïc Uguen : La différence d’âge avec mes camarades de classe me vaut le surnom de « Papa » dans ma promo, ce qui me fait beaucoup rire !

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Une mission humanitaire de formations et de consultations ophtalmologiques au Népal

Mission ophtalmologique au Népal

Créée en 2006, l’association Namaste Enfants d’Himalaya vient en aide aux populations défavorisées – et en particulier aux enfants – du Népal. Elle soutient des initiatives impulsées par des orphelinats et des écoles dans l’ensemble du pays :

  • construction d’un centre éducatif et mise en place d’une formation de couture pour les femmes dans la région de Supauli, à la frontière de l’Inde,
  • édification d’un pont aux abords du mont Everest,
  • fourniture de matériel spécialisé pour les enfants atteints de handicap dans la région de Katmandou…

Fort d’une centaine de membres bénévoles, l’association accompagne actuellement une dizaine de projets.

En 2010, lorsque Roshan Pun – Coordinateur de l’association, alors assistant ophtalmologiste au Népal – débarque en France, il a en tête un objectif clair : engranger le maximum de connaissances à l’ISO afin de pouvoir les transmettre aux professionnels de son pays natal. « Le diplôme népalais d’opticien ne requiert que peu de connaissances et s’obtient au terme d’une formation de seulement 3 mois » explique Roshan. Sans connaître un seul mot de français à son arrivée, il décrochera 4 ans plus tard son BTS Opticien Lunetier à l’ISO Nantes, où il fait la connaissance de Chloé et de Stanislas, 2 étudiants français. Ensemble ils partiront 5 ans plus tard dans le cadre de la mission au Népal.

Initié en 2013 par des formations en optique et des consultations ophtalmologiques dans les écoles de la région ouest du pays, le projet s’est poursuivi en 2015 grâce au soutien – financier et moral – de l’ISO, ainsi que d’autres partenaires de l’association. L’objectif est double : former le personnel médical du Lumbini Eye Institute, l’un des plus grands centres de soin oculaire situé au sud du pays, et assurer des consultations ophtalmologiques dans des villages isolés du Népal.

« La formation aux techniques d’optique était destinée au personnel soignant du Lumbini Eye Institute et à celui de l’hôpital de Palpa – opticiens, ophtalmologistes, assistants ophtalmologistes et optométristes » indique Roshan. Au programme : enseignement des connaissances optiques élémentaires dont les différents types de verre et la prise de mesure, mais aussi distribution de manuels, de montures, d’outils et d’appareils optiques.

En partenariat avec l’hôpital de Palpa, l’équipe a également mené des consultations dans 3 villages très isolés au centre du Népal (Jhirubas et Palpa) afin de traiter les personnes souffrant de troubles de la vue. La mission vise à dépister des maladies oculaires et des cas de cataracte – dont l’opération équivaut à un mois de salaire au Népal (entre 30 et 50 euros). En 2 jours, avec l’aide de praticiens locaux, ils ont :

  • assuré 286 consultations dans les 2 villages,
  • décelé 45 cas de cataracte au total,
  • équipé 60 % des personnes consultées en lunettes,
  • délivré un traitement oculaire à 80 % des personnes présentes.

L’association a également financé 45 opérations de la cataracte avec implant, 5 ptérygions et 1 chalazion.

Pour Chloé et Stanislas, devenus tous deux opticiens-optométristes dans un magasin d’optique dans l’ouest, l’expérience a été enrichissante à tout point de vue : « Une immersion dans un pays où nous n’avons pas rencontré un seul Européen, les consultations en népalais (avec Roshan qui jouait le rôle d’interprète), la découverte d’une autre culture et de techniques optiques ancestrales et l’extrême générosité des Népalais sont autant de souvenirs uniques scellant des liens forts avec ce pays et ses habitants ». Mariant leur goût du voyage à leur passion pour l’optique, Chloé et Stanislas ont tout de suite eu à cœur de participer à cette aventure « avant tout humaine ».

« Lors de tous nos déplacements, les Népalais nous répétaient : « Il faut revenir, il faut revenir ». « Bien sûr que nous y retournerons ! », s’enthousiasme Chloé. Pour l’heure, ils envisagent des voies différentes : la jeune femme, également en dernière année de Master Ingénierie de la Vision à la faculté d’Orsay, hésite entre l’enseignement – pour pouvoir « transmettre ses connaissances » – et le travail en laboratoire ou en cabinet d’ophtalmologie. Quant à Stanislas, il espère d’ici quelques années occuper un poste à responsabilité dans un magasin d’optique. « A côté de cela, nous comptons bien sûr nous impliquer encore davantage dans les futurs projets de l’association ».

Pour en savoir plus sur l’association Namasté Enfants d’Himalaya, rendez-vous sur leur site internet asso-nepal.com et leur page Facebook.

Lire l’article sur le site de l’ISO