Voyage d’études : les étudiants du BLC au coeur de la lunetterie made in France

Les 11 et 12 mars derniers, les étudiants du Bachelor de Lunetier Créateur à l’ISO Paris et l’ISO Bordeaux ont rencontré des fabricants et visité des usines à Morez et Oyonnax dans le Jura, berceau de la lunetterie française. C’est la quatrième année que l’ISO organise ce voyage d’études dans les coulisses de la création lunettière.

L’objectif : faire découvrir aux futurs opticiens-créateurs et designers un savoir-faire artisanal unique au monde.

Les étudiants en BLC ont fait beaucoup de rencontres passionnantes, notamment avec :

  • les designers de Morel, qui leur ont présenté leur savoir-faire et leurs équipements innovants, et la directrice générale de l’entreprise, par ailleurs présidente du SILMO,
  • des ouvriers spécialisés dans la coloration et le traitement des métaux,

et ont découvert les étapes et les différentes techniques de fabrication de montures (métal et acétate).

« Je suis fier de travailler dans le milieu de l’optique »

Valentin Bageot, étudiant à l’ISO Bordeaux, a beaucoup aimé la rencontre avec les designers de Morel – « très contents de montrer leur travail [aux étudiants] » –, et la directrice générale qui « [leur] a présenté chacun de ses employés ». Il a pris la mesure de « tout le savoir-faire concentré dans ces deux communes françaises ». Fier de travailler dans le milieu de l’optique, il nourrit l’ambition de créer sa propre marque dans les années à venir.

« Avec toutes ces rencontres de gens passionnés, on n’a pas vu le temps passer »

Lui aussi étudiant à l’ISO Bordeaux et aspirant créateur, Arthur Salles a eu « l’impression de partir une semaine tellement ce voyage était intense et riche d’enseignements. Cela m’a ouvert les yeux sur la réalité du terrain », déclare-t-il. Ce qui l’a le plus intéressé ? La visite des usines Decoracet, avec la découverte du processus de fabrication des plaques d’acétate.

« C’est la première fois que je visitais un bureau de design »

Romain Husson (ISO Paris) a eu un coup de cœur pour la visite « très complète » des bureaux de design de l’entreprise Morel. Ces rencontres « très riches » avec des passionnés l’ont conforté dans son idée de partir travailler en région après ses études et de s’orienter vers le design. « Je pensais que la création d’une monture était plus automatisée ; en réalité, beaucoup de personnes participent à la fabrication d’une monture », souligne le jeune homme.

« J’ai été particulièrement intéressé par la dimension design et création de ce voyage » 

Alexandre Ducos, également à l’ISO Paris, a « trouvé très intéressant de voir les usines qui fabriquent les lunettes de la marque Théo » dont les étudiants ont visité en début d’année les bureaux de design à Anvers, en Belgique. Intéressé par la voie du community management, il a aimé rencontrer les community managers de Morel.

« Sans l’ISO, je n’aurais sans doute jamais eu l’occasion de visiter toutes ces usines »

Manon de Clermont-Tonnerre, de l’ISO Paris, a quant à elle beaucoup apprécié la rencontre avec le plus ancien ouvrier de l’usine Eyebrowear : « il a pris le temps de nous expliquer son métier avec beaucoup de passion, c’était une belle expérience humaine », se souvient la jeune fille, qui pense travailler dans un bureau de design une fois diplômée, mais hésite encore avec la communication, le marketing et le design d’espace. Elle « remercie l’ISO de [lui] avoir offert l’opportunité de faire toutes ces découvertes enrichissantes ! ».

> Retrouvez l’article sur le site de l’ISO

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Voyage d’études : les étudiants en MBA découvrent le marché de l’optique en Chine

Les étudiants en MBA Stratégies Commerciales et Marketing Optique et Santé sont partis à la découverte du marché de l’optique en Chine, du 18 au 29 octobre dernier. Entre visites de magasins et excursions touristiques, Paola Ibrahim, Cassandre Vyncke et Patrice Danger, étudiants à l’ISO Paris, dressent le bilan de leur voyage d’études dans l’Empire du Milieu.  

Des visites en magasins d’optique

Durant ces 11 jours, les opticiens managers et entrepreneurs ont appris à mieux connaître le marché chinois. Au programme : visites de magasins d’optique et rencontre des équipes et directeurs en présence d’une guide-traductrice.

Ils ont découvert le fonctionnement de différentes enseignes, notamment :

  • Tongxie (5 magasins) à Kunming,
  • Quanye (dans le top 3 du secteur optique en Chine avec 250 magasins) à Chongqing,
  • Bao Dao, le leader chinois (1 500 magasins).

« Nous avons été très bien reçus par les équipes et les directeurs de magasins, qui ont montré beaucoup d’intérêt pour nos recommandations et nos méthodes de travail », déclarent Cassandre et Paola.

Les spécificités du marché chinois

En raison d’une myopie galopante, la Chine compte beaucoup de porteurs de lunettes et 30% des personnes équipées portent des lentilles.

En magasin, les rôles sont bien distincts : d’un côté les vendeurs exclusivement dédiés à la vente des équipements et très peu orientés vers le conseil ; de l’autre, les optométristes en blouse blanche qui délivrent eux-mêmes les ordonnances. « On est loin de la polyvalence des opticiens français », note Cassandre. Le client passe directement des mains de l’optométriste à celles du vendeur, au sein du même magasin.

De plus, l’optométrie y occupe une place prépondérante, avec 50% de la surface totale des magasins dédiés à cette activité, des examens de vue très poussés et de nombreux équipements de pointe équivalant au matériel des ophtalmologues français. Paola souligne que « les Chinois veulent être à la pointe en matière d’optométrie ».

Le recours massif à l’application WeChat rend le parcours de soin notablement différent. Réseau social le plus utilisé en Chine avec plus de 963 millions d’utilisateurs par mois, c’est l’outil incontournable pour le suivi médical (par exemple l’envoi de la fiche d’examen de vue et de la facture), mais aussi pour régler les achats de la vie quotidienne.

Mais dans l’espace de vente, « ils ont 50 ans de retard par rapport à la France » : pas de table de vente, d’outils digitaux ni de tablettes pour les prises de mesure.

Le merchandising y est également très différent puisque les fournisseurs et les laboratoires monnayent l’espace de vente dédié à leurs produits. Résultat : des lunettes peu mises en valeur et des marques posées pêle-mêle, les unes à côté des autres. Selon Patrice, « on a du mal à distinguer une cohérence et des univers à part entière ».

Une immersion dans la culture chinoise

Destination dépaysante pour les étudiants, la Chine leur a dévoilé sa culture millénaire riche et fascinante.

  • À une centaine de kilomètres au sud-est de Kunming, les étudiants ont d’abord visité la forêt de pierre de Shilin, un site très réputé composé d’aiguilles rocheuses de plusieurs mètres dues à l’érosion par le vent depuis 200 millions d’années. « C’est la visite qui m’a le plus marquée », raconte Paola, qui a beaucoup apprécié « l’atmosphère magique de ce labyrinthe minéral où l’on croise des locaux en tenue traditionnelle. »
  • Puis à Chongqing, la ville aux 32 millions d’habitants, ils ont été très impressionnés par le spectacle du métro qui traverse de part en part un immeuble d’habitations.
  • Enfin, la « très belle balade » en bateau à Zhouzhuang, une petite ville ancienne à 1h30 de Shanghaï, souvent considérée comme la plus belle ville de canaux en Chine, restera gravée dans leur mémoire.

« Cette expérience très enrichissante a été l’occasion d’admirer une variété d’univers incroyable, de l’hyperville très dense aux villages les plus reculés, mais aussi de sortir de ma zone de confort », précise Patrice. Paola y a gagné, quant à elle, une plus grande ouverture d’esprit – un bilan partagé par une grande majorité d’étudiants partis en voyage d’études ou en stage à l’étranger.

> Lire l’article sur le site de l’ISO

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